Bienvenue
Pourquoi ce site ?
Au
sujet de l'auteur
Ouvrages
publiés
Autour
d'un livre Parole aux
visiteurs Cadeauteur Liens

13 décembre - Politique intérieure, Présidentielles 2012
La mission secrète de
Montebourg
Le PS ne remettrait-il
pas sa conquête du pouvoir à plus tard ?
Que Jack Lang ne se soit
pas soumis au vote des militants lors des primaires a pu surprendre,
mais plus encore de le voir faire de même pour les législatives et
d'assister maintenant à sa mise sur la touche pour celles-ci, comme
s'il avait été décidé en haut lieu de stopper son tour de France.
À moins que le Chevalier
blanc n'ait ému ceux dont il a pu attirer l'attention sur des
rumeurs telles, que les plus sceptiques finissent par n'en plus
croire leurs yeux ni leurs oreilles. Il suffit en effet sur Internet,
d'associer son nom aux sujets les plus scabreux pour voir fleurir les
liens conduisant à des articles, à des vidéos même, l'impliquant,
dans des conditions et des termes réduisant à l'état de
peccadilles d'autres mésaventures ; le tout dans un mutisme
saisissant, tant de sa part que de celle des médias traditionnels.
Bien sûr, après le cas
Guérini, le moment n'est pas le mieux choisi pour sortir des
placards de la fédération du 62 ses cadavres et de s'en prendre à
ses membres les plus en vue, car comment mieux servir les
extrémismes, dont en premier lieu le FN, qu'en offrant à l'opinion
ne serait-ce qu'un ramassis de ragots. (dont bien entendu pas le
moindre n'est fondé).
Mais ne serait-ce pas
justement l'objectif de Montebourg, dans le droit fil d'une recette
mitterrandienne ayant fait ses preuves, que d'agiter l'extrême
droite pour contrecarrer le pouvoir en place ? Un Sénat se
déclarant aussi opportunément favorable au vote des étrangers (en
ne répugnant pas à s'allier pour cela à l'extrême gauche)
n'offre-t-il pas un autre exemple d'une telle stratégie.
Une question vient alors
à l'esprit : Le PS a-t-il vraiment l'intention et le désir de
conquérir la présidence de la République ? Par les temps qui
courent, ne vaut-il pas mieux laisser à d'autres une tâche aussi
ardue et ingrate que de sortir le pays de la crise et tenter de le
redresser. Et même, pour pousser le raisonnement, ne serait-ce pas
condamner à terme, autant le FN que l'actuel pouvoir que de
favoriser l'élection du candidat de l'un aussi bien que de l'autre
de ces deux camps?
D'autant plus qu'au
confort d'une opposition ancrée dans une irresponsabilité passéiste
s'ajouterait un avantage considérable : un parti purgé et rajeuni
(ce qui ne peut se faire instantanément ni sans douleurs) ferait
assez bien dans un décor comme celui qui nous attend au terme du
prochain quinquennat, eu égard à une conjoncture plus sombre que
jamais et aux réformes restant à faire.
Savants calculs dont le
cynisme n'a rien de dérangeant d'un point de vue strictement
politicien. D'autant plus que leurs auteurs, dont l'un au moins est
suffisamment jeune aujourd'hui pour être menacé de gifles, le
seront alors encore assez pour remplacer des éléphants
indéboulonnables.
L'admettre et l'expliquer d'une
manière ou d'une autre serait engager les électeurs les moins
sectaires à faire preuve d'un civisme s'éloignant d'une
antisarkozysme primaire qui fait le jeu du pire dont nous payerions
tous et rapidement le prix.
28 novembre - Société, Démographie, Politique internationale
Monstrueuse
pyramide sociale
La
pyramide des âges synthétise et représente graphiquement la
manière dont se répartissent les individus constitutifs d'une
structure, telle une nation par exemple et cette représentation à
des moments successifs rend compte de l'évolution de la répartition
qui y règne, mettant en évidence les effets inéluctables à
attendre de son vieillissement, tel qu'il résulte de celui des
individus qui la composent. Il en est en effet d'un organisme, quel
qu'il soit, comme de n'importe lequel d'entre nous, et au-delà comme
de tout ce qui existe : à la naissance fait suite la croissance (ou
développement), puis le déclin (ou régression) et enfin la mort.
Pour
tout individu comme pour toute nation et pour l'humanité entière,
il s'agit dès lors de repousser autant que possible cette échéance
fatidique, avec un certain succès à en juger par le spectaculaire
allongement de notre espérance de vie, même si ce dernier demeure
aussi infime qu'illusoire au regard de l'éternité à laquelle
certains aspirent. Quoi qu'il en soit, la solution aux problèmes que
pose ce vieillissement à l'espèce humaine, en termes de banale
organisation, semble résider dans le maintien de son taux de
natalité à un niveau assurant le remplacement de ses actifs, tout
en tenant compte du fait qu'en dépit de l'allongement de leur durée
de vie ils finiront par être incapables de la moindre contribution à
l'effort collectif puis disparaîtront, remplacés par de nouveaux
venus, dont le nombre est hélas d'un ajustement des plus
problématiques. Alors que ces remplaçants naissent en surnombre là
où ils ne le faudrait pas, ils manquent là où ils sont d'une
nécessité criante. Monumental casse-tête à la complexité duquel
s'ajoute des aspects éthiques, religieux, idéologiques, etc. qui,
pour aussi respectables qu'ils soient, le rendrait insoluble s'il ne
l'était de lui-même.
Une
autre représentation pyramidale existe, dont l'objet n'est plus
l'âge des hommes mais leur rapports sociaux. Cette pyramide sociale
exprime la répartition des êtres humains, non plus en fonction de
leur âge mais selon leur richesse (ou leur pauvreté) et leur
pouvoir (ou leur dépendance) ; pouvoir sur autrui et pouvoir de
changer leur propre destin ; dépendance par rapport à ceux qui, par
un euphémisme ne manquant pas de cynisme, sont présentés comme
leurs semblables.
A
l'époque du franchissement du cap des 7 milliards d'êtres humains
et d'une mondialisation qui, par la réduction des distances et des
différences, tend à réduire à une seule les pyramides sociales de
toutes les nations, le sujet ne vaut-il pas d'être évoqué ?
La
misère n'est pas, comme la pauvreté, un état relatif trop souvent
confondue avec l'inconfort. Qu'a en effet de commun une petite
minorité d'exclus (même si son utopique éradication doit être
tentée jusqu'à ce qu'il n'y en aie plus un seul) à Paris ou au fin
fond de la banlieue la plus déshéritée de n'importe quelle grande
cité occidentale, avec ces milliards d'indigents absolus qui
peuplent le Sahel, la Somalie et tant d'autres pitoyables États
comme les tas de détritus des faubourgs du Caire, de Calcutta et de
trop nombreuses métropoles surpeuplées ?
S'il
est possible de relativiser la pauvreté au point de l'assortir
d'indices et autres outils d'évaluation statistique, il n'en est pas
de même pour ce dénuement total qui règne là où la question du
chômage ne se pose même pas, faute d'activités industrielles ou
autres. Cette misère n'aurait-elle pas dès lors d'autres causes
qu'économiques ? l'absence du minimum de ressources qu'elle
traduit ne résulterait-elle pas plus simplement d'une prolifération
livrée à elle-même, d'autant plus monstrueuse qu'elle y condamne
la progéniture de ceux qui en sont issus ?
Pour
comprendre, plutôt que de considérer courbes et tableaux de
chiffres, la pyramide – ce volume que les anciens, qui étaient
peut-être meilleurs observateurs que nous, ont pu déjà considérer
comme représentatif de tous types d'organisation hiérarchisés –
peut nous aider. Appliquons-en la structure, avec sa base et son
sommet, à l'ensemble des hommes peuplant la planète. Une telle
pyramide sociale ou des richesses matérielles, puisque là est
désormais l'aune à laquelle se mesure un confort que les hommes se sont laissés entraîner à confondre avec le bonheur, avec
l'opulence à son sommet et la misère à sa base, met bien en
évidence le rôle de la démographie dans nos rapports sociaux,
actuels comme prévisibles.
Dès
lors que cette pyramide croît en volume, ce qui est le cas du simple
fait de l'augmentation constante de la population, sa base se
développe, proportionnellement, toujours davantage que son sommet,
alors que se livre à tous ses niveaux une lutte ininterrompue pour
la conquête d'au moins une part des richesses accaparées par les
occupants des étages supérieurs, ou leur illusoire partage. Il
s'agit pour chacun de se hisser aussi peu que ce soit vers le haut,
en dépit du poids qui l'écrase. À noter au passage le confort bien
relatif de ceux qui occupent une situation médiane, comprimés entre
la poussée venant du bas et le poids qui les domine.
Parfois,
une secousse est provoquée par une base insurgée ; c'est la
révolution. Celle-ci peut entraîner quelques changements pour les
mieux nantis, aussi bien que des bouleversements profonds, touchant
toutes les étages de la pyramide sociale, mais quelle que soit la
nature de ces bouleversement, qu'ils soient d'origine politique,
sociale, financière, religieuse, philosophique, etc, la pyramide
n'abdique en rien son rôle représentatif et s'applique comme si de
rien n'était au nouvel état de choses avec toujours un sommet et
une bases. La structure d'ensemble de la société née de la
dernière révolution reste immuablement représentée de la même
façon, avec les plus riches et plus puissants au sommet et les
autres s'entassant, toujours plus nombreux, à la base. Après toutes
les mutations qu'a pu connaître la société des hommes depuis ses
origines, et à travers toutes les formes de civilisation qu'elle a
pu traverser et connaître au cours des millénaires, en 2011, sur 7
milliards d'êtres humains, cette base en compte 3 qui vivent avec
moins de deux dollars par jour – l'un d'entre eux mourant de faim
toutes les 3 secondes –, alors qu'au sommet logent les 500
personnes les plus riches et les plus puissantes de la planète. Or chaque
jour voit croître la population mondiale de plus de 220 000
individus, chacun allant se ranger à la place que lui assigne le
sort dans une pyramide qui s'atrophie d'autant. Hormis les arguments
sans plus de fins que d'efficacité de ceux qui promettent aussi bien
le prochain arrêt de la progression qu'une explosion, le constat est
ce qu'il est, et puisqu'il nous semble interdit d'envisager une autre
structure que pyramidale, des questions se posent, appelant des
réponses chaque jour plus urgentes :
-
Jusqu'à quel point se développera cette pyramide et s'atrophiera sa
base ? En d'autres termes, par quels moyens le cours des choses
est-il susceptible de changer ? Une façon existe-t-elle, autre
que vainement utopique, d'irriguer cette base des richesses du sommet
qui la domine ? Par la révolution ? Quelles que soient leurs
raisons, leur ampleur et leur violence, les révolutions n'ont jamais
rien changé à la structure pyramidale de la société, en dépit de
ceux qui s'obstinent à nier son caractère représentatif du
monde dans lequel nous vivons ; refusent d'en reconnaître le
caractère incontournable, ou veulent la contraindre à une platitude
aussi égalitaire qu'utopique, quand ils ne prétendent pas la faire
reposer sur sa pointe.
.
Par la fraternité ? Il suffit d'en considérer les acquis au
cours de l'histoire et spécialement durant le siècle écoulé, pour
se faire une idée de ce qu'il y a lieu d'en attendre.
.
Par le progrès scientifique et technique ? Il n'est qu'un outil
aux mains des hommes, qui en font ce qui motive l'observation du
point précédent. Quel que soit le régime en vigueur : politique,
financier, intellectuel, ... Ce serait la négation même de
l'incontournable rapport entre sa base et son sommet qui serait
aboli. Il est bien entendu toujours possible de rêver, mais il en
est ainsi et il paraît aussi improbable que la pyramide puisse un
jour sortir de notre univers, et du champ des perceptions qu'elle
nous impose que d'arrêter le mouvement des astres et l'alternance du
jour et de la nuit.
En
tout état de cause, concernant la pyramide sociale, en attendant le
partage auquel seuls les saints consentent, l'individu est condamné
à la simple prise de conscience et au mieux à des vœux ou à des
gestes sans grande portée réformatrice. C'est donc à l'élite et
en particulier aux politiques, dont le rôle est de prévoir, de s'en
préoccuper. Après avoir pris eux-mêmes la mesure d'une situation
aux conséquences aussi désastreuses que prévisibles, il est de
leur responsabilité d'identifier nos vrais problèmes de société
et de leur affecter un ordre de priorité. Or qui se soucie
réellement de démographie, au-delà du constat de sa progression,
dans le meilleur des cas ? Pourtant le développement durable et
le respect de la planète qui en est la condition première, ne sont
que vœux pieux, en l'absence de sa prise en compte.
Si
rien n'est fait pour ramener la population du globe à un niveau
maîtrisable, dans les meilleurs délais et conditions possibles,
l'humanité ne fera qu'accroître ses maux jusqu'au pire. Prendre
conscience d'une évidence aussi criante, le plus largement et le
plus rapidement possible ne peut plus suffire. Le pragmatisme dicte
de procéder d'urgence à un investissement massif en vue de réguler
le niveau de la population mondiale et de cesser de s'en remettre
aussi stupidement qu'hypocritement à la providence quand ce n'est
pas aux saignées aussi barbares qu'insiffisantes opérées ici et là
par les guerres, les famines et la maladie.
Alors
que chaque pays en est encore à ergoter sur son cas particulier, en
cherchant à concilier taux de natalité et âge de cessation
d'activité solvable, le problème de la pauvreté est mondial et
tend chaque jour davantage à s'imposer comme tel. Rien d'utile ne
pourra donc se faire autrement qu'à cette échelle et par la démographie,
sans s'arrêter aux considérations d'ordre idéologique, religieux,
etc. qui ne manqueront pas d'y faire obstacle.
Les
tenants d'une croissance démographique dont les conséquences sont
laissées au secours de la providence se sont-ils jamais demandé où
vont se loger, dans la pyramide sociale, les dizaines de millions
d'individus qui viennent chaque année augmenter la population
mondiale ? ils doivent être conscients qu'ils vont à la place que
leur assigne leur appartenance à l'une ou l'autre des catégories
qui peuplent cette même pyramide, avec une probabilité d'échouer à
sa base – c'est -à-dire de rejoindre les miséreux –,
proportionnelle à la place que ceux-ci y occupent déjà.
Quant
à secouer sous le nez de ceux qui s'en plaindraient le hochet de la
promotion sociale, selon lequel chacun a ses chances d'échapper à
son sort, il en est comme de leurs chances de remporter le prochain
loto, à la différence près qu'il ne s'agit pas ici d'un jeu mais
d'un drame. Un drame qui nous concerne tous et encore davantage nos
propres enfants. Que ces généreux irresponsables aillent donc en
parler aux cohortes d'affamées qui peuplent tant d'endroits de notre
planète et la submergeront bientôt, poussées par leur simple
instinct de survie, si leur nombre et leur proportion continuent de
croître.
12 octobre - Politique, Elections, Primaires, Présidentielles 2012
Le grand show des
primaires
Monumentale farce que ces
primaires dont les participants sont tout simplement formés de la
clientèle habituelle s'opposant à des réformes pourtant
indispensables au pays. A commencer par la fonction publique. Ceci
expliquant en premier lieu le nombre des votants , qui est encore
au-dessous de la pléthore de fonctionnaires et assimilables,
arc-boutés sur leurs avantages catégoriels, au nom de la démocratie
et de l'égalité de traitement de tous les citoyens mais dont seuls
ceux qui ont une activité solvable font les frais.
Il faut cependant
reconnaître au Ps l'efficacité de ses communicants telle qu'ils
viennent d'en faire la démonstration en des circonstances majeures,
même si un antisarkozysme primaire soigneusement entretenu les y
aide. Ne voilà-t-il pas que le résultat des primaires serait un
plébiscite anti-Sarkozy !
C'est en tout cas avec
tout le savoir faire d'une dialectique héritée du marxisme qu'ils
ils ont su écarter du parti les retombées de l'affaire DSK; après
avoir porté avec tapage celui-ci aux nues en dépit de la trahison
dont il était l'image, des valeurs fondamentales de la gauche.
C'est encore avec la même
infatigable obstination qu'ils sèment leurs mines sous les pas de la
majorité, à coups de rumeurs dont ils se soucient peu de savoir si
elles sont fondées ou non dès lors qu'elles sont susceptibles de
troubler un peu plus le paysage politique.
Mais c'est surtout à
l'occasion des primaires que s'est exprimé ce talent propagandiste.
Opération de
communication de grande envergure ayant mobilisé la plupart des
media dans une complicité qui ne date pas d'hier et qui confirmerait
s'il en état besoin le niveau d'infiltration auquel en est la presse
de notre pays. Rappelons à ce sujet que prétendre que la presse
n'est pas largement noyautée par la pensée unique sous prétexte
que des grandes fortunes en seraient les propriétaires, c'est
d'abord nier l'évidence, dans la plus pure tradition de cette même
dialectique qui enseigne de ne jamais hésiter à le faire si la
conquête du pouvoir le nécessite. Il n'est que de regarder la TV et
de lire n'importe quel journal pour s'en rendre compte, tant il est
vrai que rares sont ceux qui ne font pas des feuilletons des moindres
avatars, réels ou supposés, du pouvoir, en évitant par contre de
mentionner, ou pour le moins de s'attarder, sur ceux de l'opposition.
Mais ne faisons pas de mauvais esprit ; peut-être est-ce dû à
l'exemplarité irréfutable des représentants de l'opposition, de
droite comme de gauche ?
Nier ce noyautage, c'est
aussi proférer quelques contradictions de taille :
Pour ce qui est de la
mainmise des grandes fortune sur la presse et en déduire que
celle-ci s'en trouve muselée à leur avantage, c'est oublier un peu
facilement que l'argent n'ayant pas d'odeur, un patron de presse n'a
qu'un objectif : celui d'en gagner davantage et pour cela de servir à
son lectorat ce qui lui plaît et non pas ce qui risquerait le
détacher de son journal, avec pour conséquence de se ruiner.
N'importe quel riche est apolitique dès lors que ses intérêts sont
en jeu (c'est d'ailleurs son point faible). De ce point de vue, faire
élire un représentant de la droite pour laisser ensuite son propre
journal lui tirer dessus à longueur de temps n'a rien de
contradictoire pour un patron de presse. Il est par contre surprenant
de voir combien de journalistes se prêtent à cet exercice. Il n'en
demeure pas moins que davantage qu'une injure, le dire reviendrait à
accuser bien des journalistes et des rédactions de trahir leur
propre opinion, ce qui serait iconoclaste.
Quoi qu'il en soit, passer
de 1 million de votants le soir de la consultation à 2 millions et
demi le lendemain matin, soulève quelques questions : le
dépouillement était-il si compliqué que le deuxième chiffre n'ait
été connu que le lendemain ? Et s'il était connu le soir même,
comme cela est plus vraisemblable, pourquoi le PS se serait-il privé
de s'en réjouir aussitôt ? Effet de son étonnement, scrupule
motivé par un tel succès ou effet d'annonce savamment calculé ? il
est vrai qu'entre les gauchistes qui sont allés pousser Montebourg,
les frontistes qui ont voté Aubry pour contrer Hollande et tous ceux
qui, à un titre ou à un autre n'ayant rien à voir avec le choix
d'un candidat socialiste, ont voulu profiter de l'occasion, il y a de
quoi douter, sinon du caractère démocratique de la consultation, au
moins de son sérieux et encore plus de la signification de ses
résultats.
Il n'en demeure pas moins
que ces primaires sont une opération de publicité sans précédent,
violant sans vergogne la règle du temps de parole et engagée sans
le moindre risque, leurs organisateurs ayant su compter pour se
rendre aux urnes,sur tous ceux qui habituellement se rendent sagement
aux convocations lancées lors de grèves et manifestations en tous
genres auxquelles ils sont abonnés par soumission idéologique
autant que par intérêt catégoriel.
Réjouissons-nous, nous
aurons droit à une resucée avec le deuxième tour.
Après la parodie de débat
du premier tour, dans lequel 3 éléphants fatigués ont tenu la tête
d'affiche, devant 3 faire-valoir, les uns et les autres ne faisant
que ressasser les vieux poncifs qui sont loin de faire un programme,
nous allons vivre le palpitant épisode de la confrontation à deux
(plus 1). Oublieront-ils encore que la situation économique et
sociale mondiale, telle que générant une inquiétude généralisée
aggravée par la démographie, demande autre chose que le désir de
revanche d'un gauche bien franchouillarde qui n'a qu'à s'en prendre
à elle-même ? Et le énième énoncé des recettes d'une idéologie
et d'une démagogie dépassées, appliquées à la France, comme si
rien d'autre n'existait suffira-t-il à assurer le succès du gagnant
(ou de la gagnante) lorsqu'il s'agira de choses sérieuses ?
19 septembre - Politique, Société, Mœurs
DSK - Les larmes du
crocodile
Ses avocats avaient peut
être raison de déconseiller à DSK de s'exprimer comme il a jugé
opportun de le faire. En effet, bien qu'à l'entendre nous ayons pu
nous sentir parfois prêts à pleurer, le jeux et les arguments
étaient décidément aussi forcés que peu convaincants. Son
intervention n'a été de ce fait qu'un exercice de repentance de
façade mal calculé, s'adressant d'ailleurs, comme il l'a clairement
dit, à ses seuls compatriotes ayant vu en lui leur messie. Pour se
reconvertir dans le spectacle, comme l'ont fait d'autres politiciens
avant lui, il a besoin d'une sérieuse formation, ne serait-ce que
pour perdre de son infatuation et de son arrogance.
C'est par contre carrément
tous les téléspectateurs qu'il a pris pour des demeurés :
- En affirmant que les 7
chefs d'accusation d'abord prononcés à son encontre par la justice
de New York ont été levés fautes de preuves. Ils l'ont TOUS été
parce que ces preuves n'étaient pas étayées au point d'entraîner
la conviction de 100% d'un grand jury, ce qui est tout autre chose
qu'un non lieu à la française ; ce que chacun peut comprendre.
- En évoquant comme il l'a
fait les mensonges de Nafissatou Diallo et notamment l'échange
téléphonique avec son compagnon détenu, laissant notamment penser que ce
serait elle qui l'aurait appelé au téléphone alors qu'il a été
établi que c'était le contraire et que ce même compagnon ne
pouvait être au courant de ce qui venait de se passer, ce qui change
bien des choses.
- En balayant avec morgue
les divers rapports d'expertise l'accusant.
- En accusant Nafissatou
Diallo de l'attaquer au civil pour faire de l'argent, alors qu'il
sait, comme nous tous, qu'aussi bien aux USA qu'en France, c'est le
dernier recours d'un plaignant que de demander réparation
pécuniaire. Bien sûr cette réparation peut être demandée pour le
franc (ou le dollar) symbolique, mais chacun (et lui en premier lieu)
peut comprendre que Nafissatou Diallo puisse ne pas s'en contenter.
- En réduisant à la
nécessité d'un pauvre hère le déploiement de moyens financiers
ahurissants, contrastant singulièrement avec les valeurs qu'il
prétend représenter.
En conclusion de cette
première partie de l'interview, fait de toute évidence pour
préparer la seconde, elle-même devant faire oublier la première,
une question d'importance demeure, qui n'a pas été posée ?: DSK
compte-t-il demander, à la justice et/ou à la police new-yorkaise,
réparation des outrages, dommages et dépenses qu'il dit avoir si
injustement subis ? Et sinon, pourquoi ?
La deuxième partie de
l'intervention a consisté, comme il fallait s'y attendre, en un
docte diagnostic d'économie politique ayant visiblement pour but de
positionner le désormais repenti pour un nouveau départ. Faute de
mieux au plan national, DSK se verrait bien en consultant, sauveur
d'une Europe vouée à la vieillesse et à la faillite. Prendre pour
argent comptant les quelques arguments qu'il a assénés, serait
oublier un peu vite que DSK, quelque temps après avoir inventé les
35 heures avec son amie Martine déclarait, alors qu'il était au
FMI, que l'Europe ne travaillait pas assez. Plutôt que de donner des
conseils concernant la Grèce et de reprocher à l'Europe de n'avoir
pas pas prévu sa faillite, peut-être aurait-il pu nous dire ce
qu'il avait lui-même fait alors que c'était dans ses attributions ?
Quant à ce qui est devenu,
par la subtilité et la magie de la communication, "l'affaire
Banon", après n'avoir été qu'un des aspects de "l'affaire
DSK", ce dernier s'est apparemment souvenu de l'intérêt des
dispositions du code américain lorsqu'il accorde à l'accusé le
droit de se taire.
Un propos à retenir tout de
même, pour ceux qui éprouvent, comme dans le volet new-yorkais, une
sentiment d'inachevée ; ce fut lorsque DSK déclara qu'il
s'intéresserait aux question de démographie. Les plus farouches de
ses opposants sont obligés de lui reconnaître une aptitude
particulière pour le sexe, qui y préside.
15 septembre - Politique, Société, Morale
DSK - Un participant aux primaires,
sans investiture
Ainsi DSK a engagé sa campagne et il
l'a fait en affirmant la solidité de ses positions, fixant lui-même,
en toute simplicité, la date de son audition dans le cadre de la
plainte déposée à son encontre par Tristane Banon. Que
l'instruction se soit pliée à son calendrier en dit long sur les
conditions dans lesquelles il va la mener (non pas l'instruction,
mais sa campagne).
C'est maintenant au tour de
l'information de se mettre un peu plus à son service, avec
l'interview télévisée à laquelle il aurait décidé de se
soumettre sous peu. Son premier souci ne devrait pas être en effet
d'y présenter des excuses ni mêmes des explications à l'opinion.
La manière dont il a considéré cette dernière jusqu'ici en
atteste.
En politicien consommé, avec le réseau
et les moyens considérables qui sont les siens ; avec une
bénédiction que le PS ne peut lui refuser en dépit du désir de
certains de ses leaders et militants, il participera à sa façon aux
primaires et peut-être même, en toute régularité cette fois, aux
présidentielles. Ces dernières sont assez éloignées pour que ses
communicants aient le temps d'aider les français à absoudre ou pour
le moins à oublier le moindre détail de ce qui pourrait le gêner.
Mais restons-en pour l'instant aux
primaires. DSK ne pourra qu'en améliorer le taux de participation, ce
dont elles sont en passe d'avoir grand besoin, quelles que soient les rodomontades des uns et des autres. Voici de quoi séduire
les plus récalcitrants du PS. Nullement nécessaire en effet qu'un
bulletin soit imprimé à son nom pour que ses indéfectibles
supporters le désignent spontanément. Mais plusieurs questions se
posent :
. Quid de l'avis des candidats
régulièrement investis ?
. Les votes exprimés en sa faveurs
seront-ils, démocratiquement ou non, pris en compte ?
. Qu'adviendra-t-il s'il surpasse l'un
ou l'autre des candidats en lice ?
. Même question pour le cas où, sans
les battre, le nombre des suffrages (décomptés ou non) en sa faveur
serait assez significatif pour réduire d'autant la légitimité de
l'heureux élu(e) ?
. Ira-t-il jusqu'à prier ses partisans
de faire comme s'il n'existait plus politiquement, quitte à ce que
ce soit momentanément ?
. Ces mêmes partisans lui obéiront-ils
?
Que ceux qui craignaient, dans leur grande mansuétude, que l'écho des turpitudes de DSK l'ait affaibli soient rassurés, ils devraient avoir très bientôt la preuve du contraire, la dignité du pays dût-elle en souffrir. Mais la dignité existe-t-elle en politique ? questionnerait Candide. En tout cas, nombreux sont ceux qui semblent ne pas s'en soucier.
13 septembre - Opinions, Liberté d'expression, Information, Media en ligne
Censure (¨Propos sujet à mises à jour))
Le soin avec
lequel certains médias en ligne procèdent au nettoyage des
commentaires qu'il arrive de déposer à des visiteurs ne partageant
pas leurs orientations ou ne respectant pas leur "ligne
éditoriale", est aussi admirable que surprenant d'ingéniosité.
Il serait même justifié de qualifier ce soin de consciencieux si la
conscience n'en était pas précisément absente ; cette conscience qui
voudrait que soient respectées la pluralité comme la liberté
d'opinion. Car que reste t-il de la leur à ceux qui procèdent à ce
nettoyage, quand ce n'est pas à l'interdiction pure et simple de publier ?
Une conscience
qu'ils n'ont pas en tout cas, c'est qu'un tel refus de remise en
cause de ses propres idées tue ou pour le moins gangrène les
meilleures. Il est pourtant prouvé et connu que ce qui vit en vase
clos et refuse l'échange avec le milieu extérieur est condamné à
l'asphyxie à plus ou moins bref terme.
Par conséquent, la pensée unique sévissant chaque jour un peu plus, les liens ci-après conduisent vers les
journaux en ligne, tribunes, forums et autres lieux d'échange
auxquels Claudec participe sur Internet, quand la
censure pratiquée par certains ne le lui interdit pas.
Il souhaite ainsi contribuer, dans la mesure de ses observations
personnelles et de ses modestes moyens, à faire la lumière sur ce qu'il
en est réellement.
Se fondant sur son expérience, vieille maintenant de plusieurs années,
il veut informer ici le lecteur, pour chacun de ces media, du niveau de
cette
censure telle qu'éprouvée par lui-même.
Un système de notation allant de une à cinq étoiles.
Une étoile (*) vaut pour les médias limitant le plus drastiquement
l'expression – en allant parfois jusqu'au sectarisme
–, cinq étoiles (*****) désignant ceux qui font preuve d'un maximum d'ouverture.
Cette notation étoilée peut être assortie d'un bref commentaire.
2 septembre - Politique, Société, Mœurs
DSK-Le retour
Qui ira l'accueillir et lui déroulera
le tapis rouge au pied de l'avion ? Voilà une question qu'elle est
intéressante !
La presse au complet, n'en doutons pas.
L'occasion est trop belle d'augmenter les tirages et l'audimat, pour
satisfaire une voracité people insatiable sur laquelle surfe
l'intéressé précédé de ses communicants.
Mais ne nous arrêtons pas à cela ;
bien d'autres questions, autrement intéressantes se posent :
. Comment l'opposition qui était prête à emboîter le pas au PS, en dépit des simagrées d'usage, va-t-t-elle faire pour
réintégrer le polisson qui lui a joué un si vilain tour de cochon
et dont elle est pourtant si dramatiquement privé à en juger par l'allure de la campagne phare des primaires ?
. De quelle manière les candidats en
lice pour ces mêmes primaires vont-il s'y prendre pour lui faire
place, au risque d'en être désarçonnés ?
. Comment responsables, militants et
sympathisants, s'arrangeront-ils avec des valeurs fondamentales dont
ils se réclament et qu'ils ont vu trahies, avec soulagement pour
nombre d'entre eux ; de la défense du faible contre le puissant, à
celle du pauvre face au riche, du domestique à l'égard du maître,
de l'immigrée contre l'égoïsme de son pays d'accueil, de la femme
contre la condition qui lui est trop souvent faite ?
. Comment le scandaleux abus de pouvoir
d'une forune de gauche que nous venons de vivre publiquement alors que cette même gauche
prétend le combattre, sera-t-il admis (ou escamoté).?
. Comment
surtout, l'opinion générale va-t-elle se comporter ? Bien que sur
ce point l'inquiétude n'ait pas à régner davantage que sur les
autres, tant la mémoire de l'homme et du français en particulier
est courte.
Au point qu'il ne serait pas surprenant
de voir rapidement revenir au premier plan de la scène politique un
acteur que plus de 60% de ses compatriotes condamnaient à la mort
politique il y a quelques jours seulement.
1er septembre - Société, politique, santé, moœurs
DSK (encore lui) - Mille excuses ... s'il y a lieu
Scandale dans le Landerneau politique,
avec extension à la faculté ! Michel Rocard a osé ! Il a osé
quoi ? Dire ce que d'autres osent à peine penser : DSK pourrait être
atteint de maladie mentale.
Y-a-t-il réellement besoin d'être un
psychiatre renommé ou éminent représentant d'un parti politique
pour penser que DSK est malade, que ce soit mentalement ou
sexuellement ? (pour autant qu'il y ait différence) Si tel est le
cas, nombreux sont ceux qui lui doivent des excuses. Car oui, bien
naïvement, il a pu sembler au vulgaire qu'un individu, fut-il
Directeur Général du FMI et candidat (supposé) à la présidence
de notre république, se laissant aller à souiller de son sperme la
moquette d'une chambre d'hôtel et le chemisier d'une femme de
chambre (au charme très relatif, sans vouloir vexer ni celle-ci ni
celui-la, ce qui, au passage, cadre bien peu avec une supposée
abominable machination), a ce qui s'appelle en langage populaire,
"pété un câble". Expression dont l'intéressé lui-même
aurait usé pour exprimer, expliquer, voire excuser, son inconduite auprès de la mère
d'une autre jeune femme ayant fait l'objet de ses désirs, alors
aussi prémédités qu' irrépressibles. Et il semblerait que
d'autres représentantes du beau sexe aient eu à se plaindre d'un
comportement sexuel plus brutalement instinctif qu'amoureux de sa
part. L'amour-vache existe et il est même des femme qui en
redemandent paraît-il, mais en l'occurrence, est-il tellement
déraisonnable de penser à ce qui serait plutôt une absence de
contrôle de ses pulsions par un nouveau père Dupanloup ? Se
refusant en tout cas à croire en un simple exercice du droit de
cuissage réputé aboli, le bon peuple se pose la question : Cela se
soigne-t-il ? Du traitement à la maladie il n'y a qu'un pas et il
peut d'ailleurs se souvenir, pour s'aider à le franchir et étayer
son raisonnement primaire, du bon vieux temps où du bromure était
administré à la soldatesque pour réfréner ses ardeurs sexuelles.
Dans sa logique ignare, il pense que si le Viagra existe il doit bien
exister son contraire.
D'accord, secret médical et vie privée
obligent. Oui mais voilà, d'une part le vulgum pecus n'est pas
médecin et d'autre part un homme public doit s'attendre à être
traité publiquement, surtout lorsque se croyant tout permis il se
laisse aller à agir avec aussi peu de discrétion.
22 août - Politique, Société, Justice, Mœurs
DSK - Quels seront les effets de sa
semence ?
À la veille de savoir si le procureur mettra ou non les pouces, un constat s'impose : Si en politique tout est permis, c'est
bien connu, il est tout de même ahurissant de constater à quel
point les fondamentaux d'une idéologie qui, pour aussi stérile et
destructrice qu'elle ait pu se révéler au cours de l'histoire - et
pas seulement en France -, peuvent être balayés d'un revers de
main, pour tenter de donner un reste de lustre à un leader
défaillant. C'est oublier un peu vite que seule la nécessité et
la pâleur de ses compétiteurs au sein du parti dont il se réclame,
ainsi que leur compréhension, allant bien au-delà de la tolérance
lorsqu'elle s'applique à ses membres, lui vaut de tels égards.
Quant à sa compétence, qui suffirait
à l'exonérer de ses pires travers, il serait bon que ceux qui y
trouvent l'excuse d'une faiblesse intellectuelle les entraînant
jusqu'à renier sans vergogne leurs principes, il serait bon d'en
donner quelques exemples plus probants que les rodomontades
habituelles d'un politicien comme beaucoup d'autres, dont le principal
mérite est d'avoir su profiter de l'agitation d'un parti pour y
faire son trou, comme n'importe quel rat dans n'importe quel fromage
de rencontre ; ce en quoi il n'est d'ailleurs pas le premier.
Il n'en demeure pas moins qu'à la
lumière bien glauque d'évènements trop connus, une fortune de
gauche illustre les abus de pouvoir d'un argent que cette même
gauche prétend combattre.
S'il est vrai que la semence répandue
sur une moquette dans un moment d'égarement peut être lavée sous
un flot de dollars, il reste à espérer qu'il en reste assez pour
qu'en naisse enfin ces saines réactions dont la politique à
grandement besoin.
Et les droits de
l'homme dans tout ça ? qu'en est-il dans
une affaire où la réputation (fondée ou non) de la plaignante
dispenserait le présumé coupable d'un procès ? Il est proprement
sidérant qu'aucun des braillards habituellement si prompts à
dénoncer le moindre manquement en la matière se taisent comme ils le
font. Il est vrai que leur souci de la présomption d'innocence peut se
plier à d'autres complaisances.
21 août - Société, Sciences, Anthropologie
Et si le singe descendait de l'homme,
plutôt que le contraire ?
Pourquoi le primate d'aujourd'hui, dont nous
reconnaissons le cousinage, ne serait-il pas l'aboutissement mystérieux d'une évolution conduisant l'espèce humaine là où elle
le mérite, c'est à dire à se réfugier dans ce qui reste de
nature, en un retour auquel elle serait conduite par son inconduite ?
Pourquoi le singe ne serait-il pas
l'homme désabusé, déchu, après s'être montré incapable d'autre
chose que de perfectionner ses conditions de vie matérielles et de
subir la fatalité, dans son impuissance à s'améliorer moralement ;
condamné au contraire à se voir toujours capable du pire et jamais
durablement du meilleur ; accablé de ses propres fautes à l'égard, non
seulement de l'environnement et de ses semblables mais de lui-même ?
Une sorte de remake de la Planète des
singes mais par évolution et non plus par substitution. Il ne
s'agirait plus, dans cette vision du déclin de l'espèce, des
conséquences catastrophiques d'une perte de contrôle par l'homme de
son pouvoir scientifique et technique, mais de l'aboutissement d'une
évolution au cours de laquelle les abus de celui ayant régné en
maître sur le monde l'aurait conduit à un tel degré de culpabilité
et d'impuissance à maîtriser ses travers, qu'il n'aurait plus trouvé
d'autre refuge que dans la négation de lui-même et un retour à ses
sources après avoir jeté l'éponge.
La boucle serait ainsi bouclée, allant
de la lente montée des origines aux points culminants de la
civilisation, avec retour au point de départ, en passant par toutes
les étapes d'une folie destructrice.
N'est-ce pas en tout cas ce que nous promet le prochain triomphe de la barbarie ?
20 août - Société, Internet, Droit et liberté d'expression
Pourquoi "poster"
en divers endroits et à plusieurs reprises sur le même sujet ?
. Parce que même
sur les sites prônant la diversité d'opinions il peut être
difficile de faire passer un point de vue qui ne se plie pas à leurs
orientations (ligne éditoriale), lorsque la pensé unique n'y fait
pas la loi.
. Parce que les
contributions peuvent parfois être abondantes sur un sujet déterminé
et qu'il s'agit de répondre à cette abondance.
. Parce que la
répétition est le seul moyen de se faire remarquer par ceux qui ont
tendance à ne considérer comme digne d'intérêt que les avis qui
leur donnent raison.
. Parce qu'il est
préférable d'échanger avec ceux qui ne pensent pas comme soi. Cela
peut aider à les comprendre et inversement.
. Etc.
N'en déplaise à celles et à ceux que cela peut déranger dans leur petite cuisine si peu démocratique.
17 août - Société, Internet, Droit d'expression, Censure
Le fausse
démocratie du web - Une dérive de plus de la part des media.
Si Internet
remplace déjà chez bon nombre d'entre nous les encyclopédies et
dictionnaires imprimés, pour tout ce qui concerne l'information à
caractères culturel et pratique, il se prétend aussi un outil au
service des débats d'idées. Mais qu'en est-il réellement ? Les
forums dédiés et les espaces offerts aux commentaires sur de
nombreux sites et blogs, à la suite d'articles traitant de tout
sont-ils vraiment des lieux d'échange, comme se l'imaginent les plus
honnêtes – ou naïfs, ce qui tend hélas à revenir au même –
des internautes, ou bien les dés sont-ils pipés ?
Il arrive en effet
que la censure y soit tellement active que réagir à tel ou tel
propos prend des allures de sport de haut niveau auquel ne peuvent se
livrer que les plus pugnaces et les mieux entraînés des
internautes. Le soi-disant débat se réduit alors à un échange
dont les protagonistes sont d'accord entre eux pour cautionner
l'article commenté.
Bien au-delà de
cette vigilance ayant pour objet d'éviter les entorses à la morale
publique, à la bienséance, voire à la simple courtoisie, quiconque
est d'un avis différent de celui autorisé par ce que blogs et sites
qualifient aussi pompeusement qu'abusivement de "ligne
éditoriale" est impitoyablement pourchassé et voit ses
contributions interdites d'accès, quand elles ne sont pas plus
radicalement passées à la trappe.
A partir d'une
maîtrise des techniques ignorées d'un grand nombre d'internautes,
les administrateurs de sites auto-qualifiés de journaux en ligne et
qui se présentent eux-mêmes comme des journalistes professionnels,
gèrent comme ils l'entendent l'information qui défile à longueur
de journées sous leurs yeux, aidés par des séides que sont trop
souvent les modérateurs. C'est ainsi qu'ils prêtent ensemble une
attention spéciale à ce qui émane des opposants à la cause à
laquelle ils se dévouent, au nom de la liberté d'expression.
Le moindre des
aspects de cette dérive n'est pas que des journaux et autres
magazines, parfaitement respectables dans leurs éditions papier, se
laissent aller à une telle pratique. Il semble plutôt que les abus
de censure soient le fait de collaborateurs de second rang, auxquels
est confiée la gestion des sites et autres blogs pour y apprendre le
métier, mais aussi d'automates dont le réglage ne s'improvise pas
et requiert, outre une grande sagacité lors de leur mise en service,
d'être sans cesse contrôlés et actualisés, ce qui est loin d'être
garanti dans bien des cas.
À quand cet
observatoire permanent qui décernerait périodiquement ou
ponctuellement des distinctions aux forums, blogs et site d'opinion
s'étant distingués par leur censure.
16 août - Société, Politique, Finances
Les riches paieront-ils plus ?
Et pour quelles raisons pourraient-ils
souhaiter être surtaxés, comme semblent s'y apprêter et le
recommandent certains d'entre eux ?
Par pur pragmatisme et intérêt bien
compris.
Tout simplement parce qu'ils assistent
en se sentant directement concernés - proportionnellement à ce que
peut être leur fortune - par la dégringolade d'un système
financier dont ils sont, par définition, les premiers bénéficiaires.
Outre eux-mêmes, toutes les idéologies
y trouveraient leur compte, y compris les plus éprises
d'égalitarisme. Ceci bien entendu en attendant de remettre le
couvert une fois que les choses iraient mieux.
Une telle contribution ne serait, en
tout état de cause, que le remboursement, ou pour le moins la
réinjection; d'un trop perçu réalisé au cours des décennies
depuis la dernière grande saignée de la seconde guerre mondiale ;
première manifestation financièrement bienfaisante de ce qui a pris
depuis le nom de mondialisation.
Les riches sont conscient qu'ils ne
peuvent pas compter sur les pauvres pour les tirer d'affaire, en
l'état actuel des choses, mais ces derniers ne devraient que
souhaiter qu'ils aillent au bout de leur logique, car travail et
finance sont indissociables et lorsque celle-ci vient à manquer
c'est celui-là qui trinque.
Ne faut-il donc pas souhaiter que tous les riches de la planète
accomplissent, sans tarder, cette révolution par le haut ? La
nécessité ne pourrait-elle pas faire d'un rêve une réalité ?
11 août - Société, Mœurs, Politique
DSK - La pipe la plus chère du siècle
?
Nous n'en sommes qu'au début,
attendons. Et d'ailleurs, celle que Bill s'offrit avec Monica, à la
fin du XXe a-t-elle été moins coûteuse ?
« On ne saura jamais ce qui s'est
réellement passé dans la suite 2806 mais on saura certainement
combien cela coûte financièrement à Dominique Strauss-Kahn
».titrent les media ; les uns s'en félicitant, les autres le
déplorant, selon leurs dispositions à l'égard de l'intéressé,
tout en se gardant, les uns comme les autres, d'évoquer le sort fait
dans cette affaire à la justice pas plus qu'à la morale, pour ce
qui nous en reste.
S'il devait en être ainsi, ce que
continueront par contre à penser ceux qui s'efforcent d'en
considérer, avant tout autre, les aspects humain et sociétal, c'est
que même si la moquette ayant été changée certaines taches de
sperme ne s'y trouveront plus, pour bien moins que cela le vulgum
pecus eut attendu son procès derrière les barreaux. Chacun, à
gauche comme à droite, pourrait ainsi méditer sur le pouvoir abusif
de l'argent que nous promettait de juguler notre ex-futur Président
et ses dorénavant discrets partisans. Il n'en demeure pas moins que
ce pouvoir s'est d'ores et déjà avéré capable de transformer
simultanément un présumé coupable en quasi innocent et une
présumée victime en coupable, y compris de faire valoir ses droits
à réparation.
DSK s'en remettra ; nulle tache ne
résiste longtemps aux puissants détergents dont il dispose et notre
manque de mémoire fera le reste. Nafi aussi oubliera, avec ou sans
secours financiers (ce qui prouve qu'en dépit de nos apparences nous
sommes tous pétris de la même argile).
Les seuls à en souffrir seront une
fois de plus les seuls utopistes qui méritent le respect ; ceux qui
, sans ignorer que nous sommes tous faillibles, persistent à placer
des valeurs comme l'exemple ou la dignité de l'homme au-dessus de
tout.
8 août Société, politique
L'élite se fissure
Des sénateurs battant en retraite après avoir tenté de s'accorder
un petit avantage supplémentaire n'ayant pas été du goût de leurs
électeurs, des députés outrés de se voir reprocher leur
absentéisme, le président de l'assemblée de ces mêmes députés
scandalisé à la pensée que ses ouailles pourraient avoir à s'en
justifier ...
Des juges scandalisés d'être taxés d'insuffisance professionnelle,
des pilotes de ligne offusqués à l'idée d'être publiquement
suspectés d'avoir pu n'être pas à la hauteur de leurs
responsabilités, des journalistes indignés de se voir accusés
d'abus de pouvoir médiatique ... le tout à grand renfort de grèves,
retrait des instances enquêtrices, manifestations de soutien,
conférences de presse, courroux syndical ...
Et ceci dans notre seul pays.
Partout, des dirigeants contraints d'abandonner le pouvoir par leurs
peuples, des hommes publics déchus par suite de l'indignité de leur
comportement ...
Autant de manifestations qui n'ont rien de vraiment nouveau mais qui,
à y regarder de près, prennent tout de même des proportions
inhabituelles.
Sauf peut-être ce jamais vu ! Ces premières fortunes de la planète,
qui se prépareraient au pays de toutes les innovations, à user de
leurs richesses pour tirer l'Amérique du marasme où elle s'est
fourrée.
Serait-ce l'avènement de cette réelle démocratie, dans laquelle
les mal payés, mal logés, mal nourris, etc. ne serait pas seuls à
contester, protester, réclamer, défiler ? Assistons nous à
l'utopie suprême d'un nivellement par le haut ? Ou plus
vraisemblablement, le haut est-il tiré vers le bas par ses propres
dérives ?
3 août - Société, Syndicats,Transports
L'accident du Vol Paris-Rio et ses suites, nouvel exemple de la
puissance exorbitante des syndicats
Où s'arrêteront les abus et l'irresponsabilité des syndicats
qui, s'abritant aussi bien derrière une soi-disant justice sociale
que la sécurité, se font les défenseurs des pires corporatismes et
avantages acquis, quel qu'en soit le coût pour la société tout
entière, à commencer par le contribuable et l'usager ?
Les avatars d'un porte-avions nommé Charles De Gaulle, résultat
des entorses faites à son cahier des charges au nom d'un
corporatisme ayant eu pour arrière plan la lutte entre deux chantiers
navals, le puits sans fond de grèves dans lesquelles le politique le
dispute à l'égoïsme des mieux payés et protégés, ainsi que
d'innombrables autres exemples ne suffisant pas, le SNPL outragé,
décide de se désintéresser d'une enquête qui aurait le front de mettre en cause ceux qu'il représente.
Plutôt que de pratiquer la politique de la chaise vide, qui est
tout sauf faire preuve de son sens des responsabilité, qu'il
veuille bien répondre à une question toute simple, que peuvent et
doivent se poser les cochons de payants du transport aérien :
Quelle que soit la procédure de sortie de décrochage d'un avion
de ligne gros porteur, qui doit probablement être autre chose que
celle applicable à un avion léger, il n'en demeure pas moins que,
s'il y a eu givrage des sondes de Pitot donc panne des indicateurs
de vitesse, comment peut-il se faire que les pilotes ne s'en soient
pas rendu compte hors pilotage automatique ? Auraient-ils, au moment
de la perturbation de l'affichage de cette vitesse sur les cadrans
des tableaux de bord – tant du pilote que du copilote – regardé
ailleurs ? Et la perturbation de cet affichage n'étant
vraisemblablement pas intervenue sans prémices, pour tous les
capteurs et tous les afficheurs en même temps, depuis combien de
temps les instruments de navigation n'étaient-ils pas surveillés
avec l'attention requise ?
Et
pour ceux qui, comme au SNPL, pourraient se scandaliser de voir mis en
cause les êtres d'exception que sont des pilotes de jets, comme
d'ailleurs quelques autres catégories d'individus, qu'ils sachent qu'il
n'y a que les saints qui puissent nous laisser un souvenir
irréprochable. L'homme passe sa vie à oublier ses responsabilités au
quotidien et il faut être aveugle ou un grand romantique pour
l'ignorer. La routine est là aussi pour entraîner les plus
consciencieux à commettre l'irréparable, à bord d'un avion comme
ailleurs. En l'occurence, il s'agit de rechercher les causes d'un
accident et non de tresser des couronnes ou de trouver à tout prix des
excuses à ceux qui, étant avant tout des hommes, auraient pu en
commettre. La technique et les circonstances ont bon dos et sont trop
souvent le bouc émissaire de nos propres erreurs, au détriment de la
vérité et du profit que nous pourrions en tirer.
30 juillet - Politique, Société, Mœurs, Justice
L'affaire DSK porte -t-elle atteinte aux valeurs de la gauche ?
Les dommages qu'infligera à la gauche tout entière ce qu'il est
convenu d'appeler l'affaire DSK seront considérables et durables
parce qu'ils seront la conséquence, non des débordements sexuels
d'un individu, mais d'un déni de justice. Celui auquel se laisse
aller un trop grand nombre de ses responsables, militants et
sympathisants, allant jusqu'à oublier l'une des valeurs
fondamentales dont ils se réclament : la défense du faible contre
le puissant, du pauvre face au riche, du domestique à l'égard du
maître, de la femme contre la condition qui lui est trop souvent
faite.
Après avoir témoigné à l'accusé leur fidélité, que ce soit
en amitié, en sympathie ou au titre d'un partage d'opinions
politiques, et y avoir trouvé prétexte à imaginer les pires
complots ; après avoir cherché toutes les raisons et trouvé toutes
les excuses pouvant blanchir leur champion, ils n'hésitent pas
maintenant à défendre un procureur fautif et à refuser les
témoignages de ceux qui, la connaissant, s'accordent à considérer
Nafissatou Diallo comme une banale femme de ménage immigrée,
s'entêtant ainsi à la salir.
Qui aurait cru que les défenseurs des pauvres iraient jusqu'à
faire aussi facilement d'une plaignante une coupable et d'un présumé
coupable un innocent, au seul prétexte que ce dernier est membre
éminent du parti ? en se couvrant aussi hypocritement que
pudiquement du voile d'une présomption d'innocence à sens unique
Et pourtant :
Chacun sait que les débordements sexuels de DSK n'ont rien de
nouveau et étaient connus de ceux qui le fréquentaient, en se
taisant complaisamment.
Chacun sait que les moyens mis en œuvre pour sa défense, dans
les heures qui ont suivies son arrestation, ne sont en rien
comparables à ceux qu'il a fallu des semaines à la plaignante pour
réunir les siens et commencer à se faire entendre.
Chacun sait qu'aux US comme ailleurs la situation d'un immigré
provoque couramment la dissimulation ; que nombreux sont ceux dont
des délinquants de tout acabit profitent sans qu'ils soient
eux-mêmes volontairement mêlés à leurs trafics ; que ce n'est pas
Nafi Diallo qui a appelé un détenu mais le contraire ; que la
réputation qui lui a été faite à partir d'une conversation
téléphonique se fonde sur une traduction erronée ainsi que sur la
calomnie pure et simple dont elle a été l'occasion.
Chacun sait aussi dorénavant, et devrait y réfléchir pendant
qu'il en est encore temps, que c'est au civil que la justice sera
rendue si le pénal s'y montre inapproprié, et que la peine risque
être d'autant plus lourde que la vérité aura été bafouée.
21 juillet - Politique, Mœurs, Justice
DSK - Affaire non classée
« ... le procureur va pouvoir établir un comportement de DSK aux
yeux du jury, ce qui profiterait alors à la défense de Nafissatou
Diallo. » se plaint quelqu'un. La simple évocation du comportement
de Nafissatou ayant profité à DSK sans que celui-ci ni ses amis y
aient trouvé à redire, pourquoi la réciproque ne jouerait-elle pas
?
L'affaire DSK ne semble en tout cas pas classée. Mais
l'imbrication désormais possible des démarches judiciaires en
France et aux USA serait-elle de nature à favoriser l'émergence de
la vérité vraie ? Celle qui, au-delà de la parole des unes et de
l'autre, du talent de leurs avocats respectifs et de la diligence de
la police, des procureurs et des juges, pourrait faire taire ceux qui
se jouent de la présomption d'innocence comme ceux qui font tout
pour déclasser les affaires en cause en réduisant les faits aux
aimables,voire sympathiques, débordements d'un nouveau Père
Dupanloup. Tel cet article d'un intellectualisme digne de la théorie
du genre, publié dans le Monde du 17/07, sous la signature de
Christine Brusson. Cette auteure nous dit que «... ce qui distingue
les hommes entre eux, c'est l'intensité de la pratique [sexuelle ?]
». Reste que s'il s'était agit d'un individu ordinaire, nul doute
que l'affaire eut été prestement réglée. Si tel n'a pas été le
cas, peut-être est-ce justement parce que ce qui distingue les
hommes entre eux, aux yeux de l'opinion et non plus face à leurs
partenaires amoureuses, consentantes ou non est, davantage que
l'intensité de leur pratique, leur statut, surtout lorsque leurs
dérèglements bénéficient d'une publicité elle-même excessive.Et
la référence de Mme ou Mlle Crusson aux grecs anciens, à Sénèque,
à Foucault, à Kantorowicz, n'y change rien.
Ici et là, les enquêteurs auditionnent les plaignantes et leurs
témoins pour tenter de démêler le vrai du faux. Y parviendront-ils
? Les plus malins ne peuvent en principe échapper aux recoupements
de propos susceptibles de se confirmer, infirmer, contredire les uns
les autres – d'autant plus qu'ils sont nombreux –, même si
certains se risquaient à se concerter pour accréditer une version
quelle qu'elle soit.
Rien d'étonnant donc à ce que l'affaire DSK perdure et se
développe. Reste à souhaiter qu'en tire profit la démocratie
authentique ; pas celle que bafouent en permanence ceux qui s'en
réclament le plus.
16 juillet - politique, Ecologie, Justice
Le mouchoir rouge d'Eva Joly ...
La passionnaria qui voulait supprimer le défilé du 14 juillet.
Il suffit de considérer
l'agitation et le parti-pris d'Eva Joly dans son rôle actuel pour
imaginer l'état d'esprit dans lequel elle a pu remplir ses fonctions
passées. De quoi faire réfléchir aux conditions – qui n'ont
rien de matériel – dans lesquelles il arrive que la justice
soit rendue dans notre pays.
N'importe quoi, c'est ce
qui reste à ceux qui n'ont rien à dire. Ils savent qu'il y aura
toujours preneurs pour la pensée unique et ses sous-produits, tant
il est vrai que les restes des aliments les plus médiocres recèlent
encore de quoi nourrir les pauvres, d'une pauvreté intellectuelle en
l'espèce, qui n'est hélas pas la moindre, à en juger par l'appétit
de ceux qui se nourrissent de ragots, de scandale et, de manière
plus générale,de tout ce dont le caractère insolite peut tirer
leur pensée de son impuissance, sans bousculer sa soumission.
Au nom d'idées qu'ils
prennent pour dès vérités, dès lors qu'elles émanent de
contestataires patentés ; véritables oracles soigneusement
entretenus par des partis et groupuscules dont les principes sont
dénaturés par le sectarisme, leurs jalousies, rancunes et
frustrations s'en donnent à cœurs-joie et les rumeurs les moins
crédibles, comme les propositions les plus sommaires qu'ils
propagent sont accueillies avec la même crédulité, dans la
sarabande des phantasmes des uns et des autres. C'est à qui offrira
l'image la plus anticonformiste, présentée et aussitôt prise pour
révolutionnaire.
Mais le pire n'est pas
là. Il est dans l'imposture de ceux qui, ne se contentant pas de
n'avoir rien à dire, confisquent, instrumentalisent et polluent les
idées et les structures de partis et groupuscules qui les adulent
comme des messies et leur déroulent le tapis rouge, faute des
leaders et de la crédibilité qui leur manquent. C'est ainsi que les
meilleures causes, à peine sont-elles parvenues à émerger,
sombrent sous le poids d'un handicap dont les ont chargées celles ou
ceux qui les ont séduites par leurs outrances.
Répétons-le, l'Écologie
n'a ni parti, ni patrie et ne peut que perdre à s'adonner à une
subversion grossière. Ses véritables partisans – que sont tous
les êtres sensés – demandent et méritent mieux.
... et les chœurs roses (Valls, Cohn Bendit,
Hollande, Aubry, etc.)
Bel ensemble vraiment ! Accents
touchants et quel a-propos, en prélude aux primaires PS ! Chapeau !
De l'agit-prop digne du bon vieux temps ; celui ou des
antimilitaristes, aïeux des Verts ne répugnaient pas à s'afficher
au balcon de la Place Rouge pour y assister à d'autres défilés.
Ceux qui ne l'avaient pas compris,
saisiront pourquoi Nicolas Hulot a dû céder la place.
6 juillet - politique,
Justice, Société
DSK - Légitime besoin de
vérité n'est pas acharnement
L'enterrement de
l'affaire DSK sera l'occasion de noter l'étrange manque de curiosité
des média quant à certaines zones d'ombre. Soyons assurés pourtant
qu'elles intéresseront des journalistes et autres enquêteurs qui ne
manqueront pas d'en faire les titres de quelques best sellers de plus à
ranger au rayons des scandales éteints. Il sera trop tard en effet
pour qu'il en soit autrement.
Ainsi, saurons-nous un
jour ?
- Pourquoi six longues
semaines ont été nécessaires aux brillants avocats de DSK, pour
dresser le profil de la présumée victime, alors que le dernier des
flics eut été capable de le faire en quelques heures, compte tenu
de ce que nous en avons appris depuis ?
- Comment expliquer la
stupidité prêtée à la plaignante qui a pu aller jusqu'à ignorer
que la conversation téléphonique qu'elle avait avec un détenu
pouvait être écoutée et enregistrée ?
- Comprendre les raisons
de la soudaineté, de la spontanéité et de l'opportunité des aveux
de la même plaignante, non moins surprenantes que sa capacité
d'improvisation et la réactivité dont elle a dû faire preuve pour
monter sa machination.
- Expliquer l'angélisme du procureur
conduisant l'accusation ?
L'adultère n'est plus un
délit, la dépravation sexuelle en a-t-elle jamais été un ? Alors,
bien qu'avérés dans le cas qui nous occupe, qu'aurait à faire la
morale, fut-elle publique, de telles bagatelles ? "Trousser une
domestique" n'est pas une affaire et après tout, "il n'y a
pas eu mort d'homme" comme l'on dit avec morgue Jack et un autre Khan,!
Le rapatriement de cette
malheureuse histoire pourrait-il nous en apprendre davantage ?
L'intervention de
Tristane Banon, sur qui les projecteurs sont désormais braqués,
davantage que sur celui qui est visé par sa plainte, le
permettra-t-il ? De même pour les allégations d'un Thierry Ardison
soudain amnésique. Ou bien en resterons-nous chacun à nos suppositions,
comme dans d'autres affaires de mœurs donnant l'impression –
probablement en raison des lenteurs de la justice – de passer
tranquillement à la trappe, comme celles impliquant Georges Tron ou
un autre politicien encore anonyme visé par les propos de Luc Ferry ?
Au pays ayant inscrit
l'Égalité au fronton de ses palais de justice, les plus naïfs
espèrent toujours en ces journalistes d'investigation, archanges
pourfendant le mensonge d'une
plume flamboyante qui leur tient lieu d'épée ! Hélas, s'ils brillent,
c'est par leur absence, laissant la place aux colporteurs de ragots
démagogiques n'éclaboussant que bien rarement les plus puissants.
4 juillet -
Justice, Société
Lettre ouverte à Tristane
Banon
Collectivement, quelle qu'en soit l'issue,
puisqu'elle semble ne pas être close, il restera de cette pitoyable
affaire DSK (puisqu'il faut bien la nommer par son nom) une blessure
de plus à ce qui nous reste de dignité, et c'est en cela que la
compromission d'un personnage public est grave et que la pire des
injustices qui pourrait advenir serait que celui qui en est
responsable – ce que certains ont différencié avant moi de la
culpabilité – s'en tire indemne, tant devant ses juges –
américains ou autres –, que devant les femmes et les hommes en
général et surtout devant toute personne ayant eu à subir ses
débordements.
Que lui-même et ses proches en soient conscients ou
non est affaire de libido et de conscience, d'ordre strictement
privé, la compassion imposant, de ce point de vue, à souhaiter au
principal intéressé une thérapie adaptée aux maux dont il souffre
de toute évidence et fait souffrir les siens. Il est un être
humain, faillible par nature mais il n'en demeure pas moins que celui
qui brigue et assume des responsabilités publiques ne peut se
dispenser des devoirs que cela implique, devoirs au premier rang
desquels figure l'exemple, puisque sa position en fait le point de
mire, la référence de ceux qui l'observent, partisans comme
adversaires, en un mot, de l'opinion, en France comme ailleurs.
Et l'objection qui consiste, selon les règles d'une
dialectique dont la morale n'est pas la première préoccupation, à
botter en touche, en prétextant que tels ou tels adversaires ou
détracteurs en font autant ou font pire, de même que l'attitude de
ceux qui simplement acceptent ou se taisent, ne font que confirmer
une dégradation qui nous concerne tous.
Aussi, Tristane Banon, votre décision de porter
plainte, quelle que soit l'ancienneté des faits, est-elle d'un
intérêt capital et vous devez en être remerciée, car non
seulement vous vous libérerez de ce dont vous pouvez être
personnellement marquée mais vous agirez au nom de tous ceux qui
croient encore en ces valeurs fondamentales que sont la dignité et
la justice.
Que leur soutien puisse
vous accompagner.
2 juillet -
Littérature
Céline vu autrement - Un homme libre ? - A quel prix !
Et si Céline devait sa célébrité,
davantage encore qu'à son originalité et à son talent, à
l'engouement d'une intelligentsia prompte, à son époque comme
depuis, à porter au pinacle ce qui est nouveau, pourvu que l'opinion
en soit offusquée et que le business y trouve son compte ? Il faut
bien admettre en tout cas que tout autant que de nos lettres, il est
peu d'auteurs qui auront fait à ce point le bonheur et la prospérité
de tant d'acteurs de l'édition, auxquels s'ajoutent maintenant les
commissaires priseurs, à en croire les prix auxquels ont été
adjugés les moindres de ses griffonnages lors de récentes ventes
aux enchères.
Une bonne façon de se faire une idée
est de lire l'excellent ouvrage de David Alliot, "D'un Céline
l'autre". Valant les biographies les plus fouillées, cette
somme impressionnante de témoignages, tant par le nombre que par la
qualité, ne pourra qu'être appréciée, non seulement des
célinistes mais des curieux de l'évolution de notre littérature au
cours du siècle écoulé, de même que de ceux qu'intéresse plus
simplement l'histoire de la France sous l'occupation. Si ce livre est
particulièrement précieux pour parfaire l'idée d'un Céline encore
difficile à situer, dès lors qu'il s'agit d'aller au-delà de son
style, il laisse pourtant en suspens nombre d'interrogations :
L'originalité de Céline était-elle
naturelle ou forcée ? Que doit-elle à une mode intellectuelle
influencée par le Front populaire, possible vulgarisateur d'un
langage argotique dont Céline use d'ailleurs moins que d'un
vocabulaire qu'il crée , même s'il s'en inspire. Dire qu'il préfère
manifestement inventer sa propre langue, à base de la gouaille
parigote qui lui donne des allures d'argot, serait plus juste. À cet
égard, comme sa pratique de l'argot, la comparaison avec Rabelais à
laquelle n'hésitent pas à se hasarder certains de ses contempteurs,
est sujette à réserves et il suffit de penser à sa frugalité pour
la relativiser ; langage populaire, affecté ou non, n'est pas
truculence.
Céline s'est-il exprimé avec toute la
liberté qui lui est généralement prêtée ou a-t-il été
prisonnier de son rôle ? Peut-être aussi était-il de bon ton, dans
un milieu artistique et intellectuel revendiquant, parfois jusqu'à
l'imposture, des origines, voire une culture faubouriennes, de faire
peuple, en précurseurs de bien des bobos d'aujourd'hui, dont
certains n'ont pas manqué, avec un succès inégal, de lui emprunter
son style. Ce pouvait être aussi, afficher ce parisianisme dont ont
toujours été préoccupés les artistes les moins maniérés.
S'expliqueraient de la sorte, au moins pour partie, liberté de mœurs
comme de pensée ou de langage.
Léautaud a-t-il tort quand il qualifie
le style de Céline de fabriqué ? Même s'il se trompe lourdement
quant au manque d'avenir qu'il promet à ses écrits. Toujours est-il
que ceux-ci ont indéniablement marqué plusieurs générations de
lecteurs comme d'écrivains, par cette forme qui, renchérissant sur
le fond, exacerbe les sentiments exprimés.
En tout état de cause, "D'un
Céline l'autre" permet de compléter et de préciser ne
serait-ce que des impressions, parmi lesquelles le sentiment qu'un
auteur, servi par des circonstances qui s'y sont particulièrement
prêtées, s'est composé sa vie durant un personnage que son succès
littéraire l'a grandement encouragé à endosser puis à cultiver
avec conviction et assiduité.
Quant à l'antisémitisme de Céline,
il paraît, avec le recul du temps, être surtout une provocation
servie par l'abus de langage chez lui fréquent mais qui, dans le
contexte de l'époque, l'a piégé et placé dans une situation
qu'ont aggravée et en quelque sorte consolidée des pamphlets dans
lesquels la gesticulation verbale tient souvent lieu d'arguments. En
fait, l'antisémitisme de Céline ne relevait-il pas d'un
ressentiment à caractère personnel, davantage que de considérations
socio-culturelles et économiques ?
Une réactivité extrême, qualifiée
de fulgurance par certains, est présente chez Céline, au point de
constituer une des traits majeurs de sa pensée et de le faire passer
pour un oracle. Mais Céline ne fut-il pas avant tout et simplement,
un anticonformisme, inquiet, anxieux, taraudé par les épreuves
qu'il a connu à la guerre, outre la misère côtoyée au quotidien
dans son exercice de la médecine de dispensaire ? Maladivement
excessif et agité. Il est à la fois visionnaire, lucide et
affabulateur comme se doit de l'être un romancier. Il est aussi un
comédien prisonnier de son personnage de fiction, sous l'effet du
pouvoir que lui confèrent un succès de librairie et une notoriété
qui autorisent les pires extravagances chez nombre de ceux qui, en
étant atteints, s'en font un outil de communication. Il est aussi
influencé en même temps que servi, par cet entourage dont les
membres partagent les affectations et le snobisme de l'époque : la
Butte, la bohème, comme une fantaisie provocatrice, exacerbée par
le souvenir de 14-18, la défaite de 39-40 et l'ordre imposé par les
derniers vainqueurs ; par le populisme comme par des convenances
littéraires et plus largement artistiques.
Céline se révèle être aussi un
besogneux méticuleux, un révolté par compassion et un insurgé
permanent, trop soucieux de son propre quotidien pour aller jusqu'à
l'anarchie. Le choix du Danemark pour y cacher son magot, bien avant,
semble-t-il, qu'il soit menacé par la résistance ou le naufrage du
Reich, n'est-il pas, autant qu'une démonstration de l'aptitude de
Céline à pressentir l'évènement, la preuve de la reconnaissance
par lui-même de prises de positions dont il mesurait parfaitement la
portée comme les conséquences ?
Il en est depuis comme si les
inconditionnels de Céline comme de bien d'autres écrivains et
artistes, succombaient au charme de ce qui est de l'agitation,
oubliant que la sérénité est la première exigence de la lucidité
prêtée à nombre d'entre eux, dont Céline précisément. Pourtant,
qu'une curiosité d'ordre littéraire, sociologique, voire
anthropologique puisse porter à considérer de tels individus comme
dignes de l'intérêt qui leur est porté est une chose,
l'originalité de leurs styles respectifs en est une autre, en faire
des héros des lettres, fut-ce au nom du progrès, en est une autre
encore.
Notons enfin que si Céline était à
la recherche d'une plus grande simplicité du langage, comme en
atteste le détail révélateur qu'est son avis sur l'emploi du
point-virgule (;), opinion dont il n'a d'ailleurs pas l'exclusivité,
il est permis de s'interroger quant à la mesure dans laquelle il y
parvient. En effet, ceux qui ont fait son succès, tant par l'éloge
que par le dénigrement, ont appartenu à un cénacle ; ont
représenté une élite ne devant en aucun cas être confondue avec
le peuple au nom duquel Céline se serait exprimé en transcrivant
son parler. En tout cas, pour ceux qui l'ont abordé et le lisent
encore sans préparation littéraire suffisante, Céline n'a jamais
été d'un abord facile.
Certes, si Céline a été le plus ou
moins naïf inventeur d'un nouveau langage, il a été aussi le
propagateur simpliste d'une idéologie simplissime, dont il reconnaît
finalement, sous l'effet de sa compassion, rugueuse et travestie, à
l'égard de toutes les misères du monde, le caractère condamnable.
De quoi mettre en évidence une facette plutôt favorable du
personnage.
Extraits et citations de Céline,
lui étant attribuées par l'auteur de l'ouvrage et les témoins
auxquels il se réfère.
« Comment se fabriquent, je vous
demande, les idoles dont se peuplent tous les rêves des générations
d'aujourd'hui ? Comment le plus infime crétin, le canard le plus
rebutant, la plus désespérante donzelle, peuvent-ils se muer en
dieux ?... déesse ? recueillir plus d'âmes en un jour que
Jésus-Christ en deux mille ans ?... Publicité ! » Céline
« ... il me semble à bien peser que
35 heures c'est le maxumum par bonhomme et par semaine ... » Céline
« Le niveau français, c'est la boîte
à ordures ... » Céline
« La vie est une aventure dont on ne
sort pas vivant. » Céline
« Le monde est parti pour des guerres
féroces,de plus en plus féroces. Pas près d'en finir. Maintenant
c'est la guerre civile entre blancs. Après ce sera la guerre des
races... la vraie, la définitive. » Céline
« ... les vaincus ont toujours tort et
la droite ne ramasse jamais ses blessés. » Céline
« Les morts veulent-ils entendre autre
chose que : au revoir, à bientôt. » Céline
« J'avoue que je serai content quand
je mourrai. Mais de la mort la moins douloureuse. Je suis pas
assoiffé de souffrance. » Céline
« Il y a ceux qui créent, et puis
ceux qui vivent. On ne peut pas faire les deux à la fois. » Céline
« La liberté n'existe que pour ceux
qui sont complètement détachés du monde. qui s'en foutent.Mais
cela, le monde ne le supporte pas, et le considère même comme le
pire crime. » Céline
« Il faut choisir : vivre ou
travailler. Ils veulent vivre les cons. Moi je travaille. » Céline
« Il faut être bien membré pour
produire quelque chose. Bien membré ... » Céline
« Ce sont les surfaces les plus lisses
qui prennent le mieux la peinture. » Céline
« Ce n'est pas la masse qui fait les
grandes révolutions morales où se retrempe l'âme d'un pays, mais
une petite élite »(Darquier de pellepoix)
« ... maniaque de l'originalité, un
homme qui se voulait déconcertant à n'importe quel prix ; très
fort d'un point de vue théorique, mais incohérent ... » (Eitel
Friedrich Mœllhausen)
« Je crois pouvoir assurer que le
sentiment dominant de Céline, devant le spectacle du monde actuel,
était le désespoir, à condition qu'on attache à ce mot rien de
grimaçant ni de convulsif, et que l'on comprenne qu'il peut y avoir
un désespoir noir et serein, celui qui vient conclure logiquement
les réflexions d'une pensée droite, probe et forte. » (Abel
Bonnard)
« Il faut que je me dépêche de
l'évoquer encore, car son image s'efface. Du moins son image vraie,
que remplace progressivement sa légende. Et demain l'horizon
littéraire du XXe siècle sera dominé par un faux
Céline, qu'il aura suscité lui-même, moitié avec ses livres, où
traine, ricane, bêtifie et tempête bien sincèrement le malin
Bardamu, sous son masque d'énergumène, moitié avec le personnage
de tragi-comédie que Louis Destouches, pour tromper ses semblables,
a joué durant les quinze dernières années de sa vie. C'est un
homme qui s'est mis en colère et puis qui a pris peur. » (Robert
Poulet)
« Ce misanthrope aimait qu'on lui
fournit l'occasion de se justifier. » (Louis-Albert Zbinden)
« En lui je vénérais la Pauvreté,
le prestige du Martyre. » (Marcel Jouhandeau)
« Il y avait d'un côté les artistes
– l'art étant inséparable de la souffrance, donc très peu de
monde – et de l'autre côté l'innombrable et malheureux troupeau
des jouisseurs bourrés d'illusions et marchant au clairon. »
(Jacques d'Arribehaude)
1er juillet -
Justice
DSK - Quelle justice ?
Belle conception de la justice que
celle selon laquelle des droits à géométrie variable seraient
adaptables au passé de la victime d'un crime.
«Ma cliente a peut-être pu faire des
erreurs mais cela ne veut pas dire qu’elle n’a pas été violée
pour autant», a assuré Kenneth Thompson lors de sa conférence de
presse. Il a expliqué que tout les propos du procureur touchant la
crédibilité de la plaignante sont «mensongers». Il a précisé
que c’est Nafissatou Diallo elle-même qui a révélé les éléments
aux enquêteurs du procureur. Il a réaffirmé que pour sa cliente,
le rapport sexuel n’était pas consenti. Il a ensuite listé les
éléments le prouvant: DSK «a attrapé son vagin avec une telle
force qu’il lui a fait mal, il a causé des blessures à cette
femme» et que «le bureau du procureur a ces photos». Autre
élément: «DSK a jeté la victime sur le lit et lui a déchiré un
ligament à l’épaule. C’est un fait avéré. Il y a des photos».
Par ailleurs, il a rappelé que la femme de chambre a craché dans la
chambre le sperme de DSK. «Le superviseur a vu tout ça, la
sécurité, les policiers, l’enquêteur du bureau du procureur a vu
tout ça», a-t-il dit. Enfin, DSK a «déchiré ses collants»
Et la quinzaine de cas dont aurait
connaissance un certain Ardison ?
Dont , ou outre, je ne sait plus très
bien, les déboires de Tristane Banon, attestés par sa mère ?
Et le témoignage de cette maquerelle
newyorkaise ainsi que des filles dont elle était pourvoyeuse ?
Et ces autres faits déjà signalés au
même Sofitel ?
Et cette affaire de même nature ayant
eu pour théâtre un hôtel mexicain ?
Tout cela est sans importance et ne
vaut pas d'être approfondi.
Pas davantage en tout cas que le simple
fait de trousser une femme de chambre à la sauvette.
Nouvelle expression du droit de
cuissage qui devrait néanmoins suffire à certains pour orienter
leur choix le jour venu, si toutefois il nous reste un semblant de
dignité.
30 juin -
Politique, Media
Censure
Lu ce matin,30 juin 2011, dans un
journal en ligne, une très intéressante note publiée par un
lecteur (apparemment bien informé), en réponse à une chronologie
de l'enlèvement omettant quelques détails préliminaires. Hélas,
faisant fi de la liberté d'opinion comme du droit d'information des
lecteurs, ce journal a supprimé cette note, dès qu'il s'est rendu
compte de son caractère iconoclaste. (Comme la présente note
d'ailleurs, quelques instants après). Reste à espérer qu'elle
réapparaîtra ailleurs, dans un journal moins partisan - pour autant
qu'il en reste -, mais en attendant nous devrons nous contenter des
rumeurs concernant l'irresponsabilité dont auraient fait preuve les
kidnappés, militants polissons et pas davantage journalistes que
vous et moi, pour se livrer à ceux à qui ils auraient voulu
témoigner de plus près leur sympathie.
Affaire à suivre, car elle pourrait
conduire à ce que soit déposée par qui de droit des plaintes
contre lesdits militants polissons pour : usurpation de fonction (non
pas de militant ni de polisson mais de journaliste), mise en danger
de la vie d'autrui, délit d'abus de finances publique, etc. , à
moins que, inversement, ce ne soit l'armée, quelques ministres et le
chef de l’État, puisque ce sont eux qui se seraient rendus
coupables d'une révélation aussi calomnieuse, qui soient l'objet
d'un procès en diffamation.
Pour les intéressés, il ne faudra pas
omettre de leur demander de faire le point, précisément et
publiquement, sur leur éventuelle sympathie à l'égard de la cause
talibane et ses conséquences à tous égards.
Enfin, pour leurs familles, qui n'y
sont peut-être pour rien, soyons heureux pour elles que les choses
n'aient pas plus dramatiquement tournées.
Quant aux autres otages détenus ici ou
là, la presse d'opposition va pouvoir nous administrer la preuve de
la pureté de ses intentions ainsi que de son honnêteté, à défaut
d'impartialité, en changeant simplement les photos sur les affiches
et dans les média et en entretenant l'attention de l'opinion avec la
même pugnacité qu'elle vient de le faire pour ses héros, tout de
même tirés d'affaire par ses bons à rien d'adversaires politiques.
Pour en revenir à la censure, opérée
par le journal en ligne en cause, curieuse impossibilité d'enregistrer,
pour en garder la trace, le mail m'ayant annoncé le rejet de ma propre
contribution
24 juin - Politique, Europe, Economie
La Grèce en faillite
Papandréou veut un référendum. Mais un référendum ne changera
rien à l'affaire, la majorité qui pourrait l'emporter étant
promise à être bien loin de la quasi unanimité requise pour que
l'effort à faire soit consenti par tous les grecs, du plus riche au
plus modeste. Ce sont les institutions, les mentalités et l'ordre
public qui sont malades, livrant depuis des décennies le pays à un
désordre et à une gabegie qui n'ont rien à voir avec la démocratie
et qui encourage la gangrène qu'est le brigandage. Ceux qui ne
ponctionnent pas directement les subsides dont bénéficie le pays
n'ont qu'un but, celui de se faire une place sous le robinet. Et
cette démocratie, que la Grèce est si fière d'avoir créé, n'a
fait que diluer des responsabilités individuelles désormais
indispensables si les grecs veulent véritablement sortir leur pays
de la situation dans laquelle ils sont seuls à l'avoir mis. Tenter
de botter en touche en direction de l'Europe, de la mondialisation,
de la crise, des méchants d'ici ou là, ... n'y change rien.
En Grèce comme ailleurs, l'idéal républicain est un mythe, qui
a certes sa place sur les bancs des assemblées pour réveiller les
gouvernements de toutes tendances lorsqu'ils s'endorment dans le
confort du pouvoir ou abusent de celui-ci, mais dès lors qu'un pays
est constitué d'une partie inamovible et sans cesse croissante de
citoyens payés pour servir les autres (disposition auxquelles ont
d'ailleurs adhéré depuis tous les régimes), les prétendus
bénéficiaires deviennent les dindons de la farce, entraînant avec
eux leurs soi-disant serviteurs lorsque les choses tournent trop mal.
Périclès ! qu'as-tu fait ? Et comme bien d'autres après toi au
cours des siècles, comment as-tu pu méconnaître à ce point la
nature humaine ? Les tenants de l'€uro vont maintenant rejoindre
ceux qui bénissent ta mémoire.
22 juin - Société
Ateliers pénitenciaires
Ayant eu personnellement à réaliser une étude
dans ce domaine, il y a des années, je ne crois pas inutile d'en
livrer un extrait, ne serait-ce que pour participer à la réflexion
de ceux que le sujet intéresse et apprécier la mesure dans laquelle les
choses ont pu évoluer ... ou stagner.
« ... A défaut de fournir les moyens d'infléchir
la tendance irréversible d'un marché de la sous-traitance
condamnant à la disparition, ou pour le moins à la paupérisation,
des preneurs d'ordres non qualifiés de plus en plus nombreux, la
présente analyse conduit à la remise en cause de cette notion même
de sous-traitance. Traditionnellement pratiquée et admise pour des
raisons dont il est difficile de démêler si elles ont eu pour
résultat de servir les détenus, en leur fournissant l'occasion de
quelques ressources, ou les donneurs d'ordres disposant ainsi de
prestations réputées, à tort ou raison, avantageuses. Quoi qu'il
en soit, cette forme d'activité ne peut plus, dorénavant, être
dissociée d'une éthique comme de moyens humains et matériels à
jour. Pour cela, un niveau technique et économique minimum doit être
recherché, intéressant à la fois les donneurs d'ordres, les
détenus et les organisateurs de leur rencontre.
Le retard et les effets pervers d'une sous
sous-traitance, non qualifiée, pratiquée à n'importe quelles
conditions, par habitude et pourvu qu'elle n'entraîne qu'un
minimum d'investissements, sont accusés par un objectif
supplémentaire et relativement nouveau de retour des détenus, en
fin de peine, à une vie sociale normalisée, et de préparation à
cette réinsertion.
Une augmentation du nombre de ces détenus et le
développement de leurs attentes, sous l'effet d'aspirations sociales
dont le bien fondé n'a pas lieu d'être examiné ici, se compliquent
d'une conjoncture défavorable et d'un décalage des mentalités.
Ceci accentue les difficultés d'alimentation des ateliers en
travail; mais prétendre aider des détenus à se réinsérer à
partir d'activités dépourvues de contenu professionnel n'en demeure
pas moins aussi sommaire que peuvent être généreux, ou plus
simplement légitimes, les sentiments inspirant de tels vœux.
Les objectifs économiques et sociaux résultant,
pour le détenu comme pour le donneur d'ordres, de leur contrat avec
l'administration pénitentiaire, apparaissent comme indissociables et
cette dualité implique que soit organisé un rapport authentique
entre cette administration et l'économique ; plus précisément avec
l'entreprise et le marché.
L'innovation semble pouvoir servir un tel but, par
la définition et l'animation de projets d'ateliers fondées sur des
activités originales et renouvelables résultant d'une recherche
permanente. Une telle démarche, motivante et qualifiante pour les
détenus et source de rentabilité pour leurs ateliers, quelle qu'en
soit la localisation, favoriserait l'emploi des temps de détention,
dans l'intérêt individuel et collectif.
20 juin - Politique
Primaires socialiste - L’État dans
l’État
Que n'aurions-nous pas entendu si le procédé avait été employé
par le FN ou l'UMP pour régler leurs problèmes internes ? Quoi
qu'il en soit, c si la chose est légale, il n'en demeure pas moins
qu'il est parfaitement anormal de mettre à la disposition d'un parti
politique, quel qu'il soit, des instruments appartenant à la
collectivité et en particuliers des fichiers de personnes. D'autant
plus qu'ils seront, en la circonstance, utilisés dans le cadre d'une
opération qui ne sera rien d'autre qu'un recensement pointé. S'y
rendront nécessairement, non seulement les agents électoraux à la
solde des candidats de gauche mais tous ceux qui sont redevables, de
près ou de loin, à leur mairie, de leur emploi ou de tout autre
avantage, obtenu ou en attente d'attribution. Belle manière de se
garantir, en prime, un taux de participation que le PS ne manquera
pas de proclamer haut et fort.
Et Hollande lui-même d'en rajouter en disant (textuellement) dans
une interview sur le sujet diffusé par Youtube : "Ceux qui
viendront voter n'ont rien à craindre". Quant aux autres, il
n'en parle pas. Il s'agit peut-être de l'une de ces maladresses dont
il est coutumier, à moins que désignés par défaut il n'en soit
pas de même pour ceux qui ne viendront pas.
En outre, avec de telles méthodes, succès de la consultation et
instauration d'un État dans l’État assurés
Les fichiers seront détruits sous un mois au maximum, devant
huissier ! Et entre temps qu'en adviendra-t-il ? De qui se moque-t-on
? Et probablement montrer sa carte du parti pour voter ! Sans omettre
que, comme le dit F. Copé, la destruction des listes dans le cas où
comme à Reims ... Il fallait y penser !
Tout ça ne rappelle-t-il pas un peu les procédés Staliniens ?
Mais il est finalement sain que le PS ait imaginé
d'agir de la sorte. Les Français pourront apprécier la pratique,
chacun à sa manière et en son for intérieur.
Cette provocation - car nul ne fera croire que des
responsables politiques aussi normalement constitués que peuvent
l'être des socialistes d'aujourd'hui, méconnaissent cet aspect de
leur démarche - rappellera que l'exercice du pouvoir par un parti
totalitaire repose sur le fichage des individus. Entendons aussitôt
dénoncer les fichiers de la sécurité sociale, des cartes grises et
bien d'autres, comme des outils aux mains de la dictature de droite
Qu'il suffise de penser qu'ils concernent des organismes paritaires
et sous contrôle d'un État, (encore républicain jusqu'à preuve du
contraire) et non d'un parti politique qui plonge ses racines dans un
terreau qui en a nourri d'autres, de sinistre mémoire.
Nous avons depuis longtemps un avant-goût de ce que
serait la liberté d'opinion, par l'exemple qu'en donne trop souvent
une information au service de l'opposition de gauche et de la pensée
unique, mais le reste suivra si nous n'y prenons garde.
17 juin - Société
Dépénalisation du canabis - Tous les
arguments sont-ils recevables
?
« La prohibition n'empêche pas les
gens de fumer, donc l'excuse de la "santé publique" fait
doucement rire ... » écrit quelqu'un, qui a raison, l'expérience
l'a amplement prouvé dans d'autres cas. Alors pourquoi dépénaliser
? sinon pour encourager la pratique et être agréable à une
certaine opinion. Ceci plairait en tout cas moins aux dealers, qui
devraient trouver d'autres produits illicites et rémunérateurs à
vendre, qu'aux consommateurs, puisqu'une baisse des prix devrait se
produire, du moins dans un premier temps.
Autre prétexte avancé : dépénaliser
créerait de l'emploi. Voila un argument convaincant ! Reste
à prouver que les bureaux de tabac, tout désignés pour distribuer
une herbe supplémentaire, y trouveraient matière à embaucher, la
préférence des consommateurs pour des circuits officiels étant au
demeurant loin d'être assurée. Par contre le secteur de la santé
pourrait être très favorablement concerné. Des centres de
traitement de l'addiction et de ses suites se multiplieraient en
effet, comme il en existe pour l'alcool et le tabac. Et ceci d'autant
plus que la consommation des drogues dures devraient logiquement
augmenter du fait de la promotion implicite des drogues douces et
l'engrenage qui
s'ensuit souvent.
Peut-être aussi un regain d'activité
chez les philosophes et autres penseurs, qui pourraient plancher sur
les questions d'éthique ? Mais là n'est apparemment pas le premier
souci des partisans de la dépénalisation.
9 juin - Société
L'homosexualité est-elle une
maladie ?
Préambule
: Selon un dictionnaire parmi d'autres, la
sexualité peut se définir comme étant, biologiquement,
l'ensemble des caractères physiques qui différencient les sexes,
les individus mâles et femelles ; et physiologiquement,
l'ensemble des mécanismes physiologiques qui concourent au
rapprochement des sexes et à la reproduction de l'espèce.
Mais chacun sait
que ni le noir ni le blanc n'existent à l'état pur ; que tout est
nuances par rapport à des références, moins convenues – comme le
prétend l'homme dans sa suffisance – que dictées par la nature.
Lorsqu'il n'en est pas ainsi, surviennent les conséquences du fait de
vouloir tromper notre maîtresse absolue qu'est cette
nature, en abusant de la part de pouvoir qu'elle nous octroie, ou en
cherchant à compenser ceux dont elle nous prive. Confirmant les
définitions des dictionnaires, la sexualité, n'échappe pas à
cette règle. La nature la définit parfaitement et péremptoirement
comme la relation garantissant la perpétuation de l'espèce par le
coït, qui est une relation entre deux sexes différents, pubères et
complémentaires, en vue d'un résultat qui est la création d'une
nouvelle vie. Et la religion, la philosophie, comme la science n'y
changent rien, pas davantage que le parti-pris. Si elles s'en mêlent
ou y font référence, c'est en termes d'explications a posteriori,
de glose et de manipulations ... contre ou extra- nature.
De même pour le
plaisir qu'y trouve l'homme et la perversité que sa supériorité
sur les autres animaux y introduit parfois, soit pour l'augmenter
soit pour se le procurer lorsque sa propre constitution l'en empêche.
Ensuite, quand cette perversité, alliée à son ingéniosité et
encouragée par une soif de liberté qui a bon dos, entraînent
l'homme à inventer de nouvelles pratiques sexuelles pouvant aller
jusqu'à des déviations éventuellement imbriquées ; lorsque la
curiosité, le goût du risque ou le perfectionnisme s'en mêlent,
la question reste entière : l'homosexualité est-elle une maladie ?
ou n'est-elle que la conséquences d'un cheminement, voulu ou subi,
hors des sentiers battus ?.
Dans
un cas comme dans l'autre, le serait-elle davantage ou moins que
telle ou telle autre déviation comme, par exemple : la
gérontophilie, la pédophilie,
la lactophilie,
la zoophilie
et bien d'autres, "lies" et "ismes" ayant en commun un rapport avec une
sexualité que nous
pourrions appeler "de base", à défaut de "naturelle".
Quoi
qu'il en soit, se demander si l'homosexualité n'est pas une maladie,
n'est-ce pas une manière de dénoncer l'homophobie ? Or l'intolérance,
dont l'homophobie n'est qu'une expression privilégiée, est autrement
plus grave que l'homophobie et
l'homosexualité, c'est à coup sûr un cancer ! Aussi est-il permis de
s'interroger sur la mesure dans laquelle l'encouragent et l'excitent,
ceux qui en pâtissent, à vouloir à tout prix porter sur la place
publique des questions qui relèvent de la sphère la plus intime.
L'exhibitionnisme pourrait être lui aussi considéré comme une
maladie.
5 juin - Politique,
Société, Sécurité routière
Les Gaulois au volant
Contester l'implantation des radars est
loin d'en nier l'utilité et va même dans le sens d'une confirmation
de celle-ci. Où qu'ils se trouvent, les radars apportent d'abord la
preuve du non respect des limitations de vitesse par de trop nombreux
conducteurs qui, ainsi placés face à leur propre responsabilité,
font argument de tout pour justifier l'injustifiable. Et il est
affligeant que certains élus se fassent les défenseurs d'un
comportement homicide, par pure démagogie, à moins que ce soit par
complicité ou simple ignorance.
Les uns et les autres devraient
pourtant réfléchir. Au-delà de statistiques qui mettent en
évidence l'efficacité des mesures de sécurité routière mises en
place depuis 30 ans, des questions se posent, parmi lesquelles :
Qu'est-ce que le code de la route ? Vers quoi allons-nous pour
contraindre les usagers à faire preuve de discipline routière,
seule garantie de la sécurité de tous ?
Le code de la route n'est pas un simple
règlement, une loi, un arrangement... dont les plus drastiques
prévoient des sanctions à l'égard de ceux qui ne les respectent
pas ; sanctions proportionnelles à la mesure de ce non respect,
appréciée au cas par cas. Le code de la route édicte des règles
strictes que chacun des usagers de celle-ci se prépare et s'engage à
respecter, moyennant quoi un permis de conduire lui est délivré. Il
est d'ailleurs à prévoir – les devoirs des uns comme des autres
étant appelés à être codifiés – que tout usager sera soumis un
jour à l'apprentissage du code de la route, quel que soit le
véhicule qu'il conduise. La multiplication des pistes cyclables en
est l'annonce.
Quoi qu'il en soit, le code de la route
a recours à une signalisation, justement faite pour rappeler aux
usagers les autorisations, interdictions et obligations qui leur sont
faites, et le panneau de limitation de vitesse n'est qu'un des outils
de ce code dont il appartient à chacun de respecter les indications.
Et que nul n'aille prétexter – outre le racket fiscal qui s'exerce
en bien d'autres occasions sans être autant contesté – le défaut
d'attention, la distraction, etc. autant de raisons incompatibles
avec la conduite et dont l'invocation ne saurait relever d'autre
chose que du cas de force majeure, voir de la mauvaise foi.
Ceci étant et le nombre
aidant, qui vient compliquer la donne, en particulier chez ces
gaulois qui se montrent plus que n'importe quel autre peuple
incapables de discipline, à quoi devons-nous nous attendre et nous
préparer, plutôt que de nous chercher de fausses raisons? À quand
des avertisseurs de dépassement de vitesse, situés à l'intérieur
du véhicule, couplés avec les panneaux de limitation de la
signalisation routière et émission automatique de la contravention
sur l'imprimante de bord ? Il est probable que nous connaîtrons
avant cela la généralisation des panneaux de limitation de vitesse
équipés de radars sanctionnant après avoir vainement tenté de se
vouloir pédagogiques. Puis viendront des systèmes qui placeront
automatiquement chaque véhicule à sa place, dans des files dont la
circulation sera réglée par des ordinateurs.Tel est le progrès !
Tout n'a pas été décrit
dans "Le meilleur des mondes" !
Précisons que ce propos
s'appuie sur quelques dizaines d'années de conduite, l'usage de 32
voitures et plus de 4 millions de km (d'autres en font davantage)
parcourus sur les routes, depuis le temps où l'enrobé à chaud et
les lignes blanches, avant de devenir jaune, n'existaient pas encore.
Le nombre impose sa loi
ainsi que des conditions de circulation qui n'ont plus rien à voir
avec ce qu'elles ont été. L'ivresse de la vitesse est désormais
interdite (sauf sur circuit peut-être), en attendant la disparition
des rares plaisirs qui restent à la conduite, voire à la simple
possession d'une auto.
30 mai - Politique,
Livres
"Indignez-vous!" publié en
Chine
Echange de bon procédé ? Le petit
livre rouge de Mao s'étant lui aussi assez bien vendu partout dans
le monde. Recours à l'astuce marketing consistant à condenser ou à
réduire le contenu pour réduire le prix ? Là s'arrête la
comparaison, car l'appel à l'indignation de Monsieur Essel n'a
vraiment rien de révolutionnaire. Ne s'est-il pas aperçu que le
monde est depuis longtemps malade d'indignation et que s'il garde un
sujet d'indignation c'est en vivant au quotidien l'inutilité de son
indignation !
Mais il y a pire. Il suffit en effet de
lire un extrait de "Indignez-vous" (édition originale et
complète, faute d'envie de connaître la dernière mouture) pour
juger de la rigueur intellectuelle de Stéphane Essel et être
dispensé d'aller plus avant dans la révélation de l'impartialité,
voire de l'honnêteté, des arguments employés.
Que ceux qui ne lui sont pas acquis
d'avance et ne lui font pas confiance au point de le laisser penser à
leur place, se reportent simplement au chapitre concernant la
Palestine. Ils y liront combien il est regrettable que le Hammas ne puisse empêcher
les tirs de roquettes motivant les réactions
israéliennes.
Quand nul n'ignore que c'est ce même
Hammas qui les tire ou entretient et excite le ressentiment des
palestiniens jusqu'à ce que certains d'entre eux le fassent, il y a
de quoi s'indigner, mais pas seulement de ce à quoi nous invite
l'auteur. De même lorsqu'il date les origines et les causes du
conflit du Moyen-Orient, ou en attribue la responsabilité.
Littérature qui, cautionnée par l'âge
et la sagesse qu'il est supposé garantir, par un passé de
résistant, par la notoriété, etc.(sans omettre la prédisposition
de réseaux de distribution adéquats) ne fait que jeter un peu plus
d'huile sur le feu, faute de proposer des solutions, pour peu
qu'elles existent.
29 mai - Société,
Sciences & techniques
A340 abimé en mer : Autres hypothèses
La désignation des tubes
de Pitot comme responsables de l'accident, certes utile, ne serait-ce
qu'en raison de l'impossibilité de franchir le cap des allégations,
demeure insuffisante, et ce qui est révélé par les boites noires
n'y change apparemment rien.
Mais n'est-il pas curieux
que l'enquête semble s'en tenir à des éléments techniques et/ou
humains connus, sans la moindre allusion à de possibles données
extérieures, notamment d'ordre aéraulique plutôt que strictement
météorologique. L'hypothèse d'un gigantesque "trou d'air"
a bien été soulevée mais la nature même et les limites de ce
phénomène, l'a fait aussitôt exclure des causes possibles de la
chute de l'appareil. N'est-il pas une autre explication, qui serait
sensiblement comparable à ce qui se produit pour l'autre fluide
porteur qu'est l'eau, lorsque les caractéristiques de celle-ci
changent au point que sombre ce qui y flotte habituellement. C'est le
cas, déjà observé sur mer, lors d'accidents au cours desquels des
plateformes de forage ou des navires ont sombré du fait d'une
modification subite de la densité de l'eau qui les portait; ceci du
fait de son bouillonnement, lui-même provoqué par la remontée
massive de masses gazeuses provenant des fonds sous-marins. Ces mêmes
gaz, (lorsqu'il s'agit de méthanes) s'élevant ensuite dans
l'atmosphère en gigantesques colonnes inflammables, indécelables de
visu, pourraient d'ailleurs être à l'origine de la disparition
aussi subite qu'inexpliquée de plusieurs navires et aéronefs.
http://groups.google.fr/group/clathrates.
Il ne semble pas, dans le
cas de l'A340 qui nous intéresse ici, qu'il y ait eu explosion,
comme celle qu'aurait pu provoquer le contact des sources de chaleur
que sont ses moteurs avec un gaz inflammable, mais l'idée doit-elle
être négligée pour autant ? Des conditions particulières
auraient-elles pu faire que l'explosion ne se produise pas ? Le
mélange, à partir de certaines proportions, de gaz et d'air ne
suffirait-il pas à priver un avion de la portance qui lui est
nécessaire ? Les gaz susceptibles d'être mis en cause sont-ils tous
inflammables ? Les propos échangés entre les membres de l'équipage
(y compris ceux qui n'ont pas été divulgués) excluent-ils
formellement une hypothèse plus ou moins proche de celle-ci ?
Autant de questions qui
peuvent venir à l'esprit - sans plus de science que d'ésotérisme -
pour envisager la catastrophe sous un autre jour, celui sous lequel
des défaillances aussi bien humaines que techniques n'auraient joué
aucun rôle.
Il y a des années, l'un
de mes amis, pilote de chasse chevronné aujourd'hui décédé, a
battu, bien involontairement, un record d'altitude en planeur. Envolé
en tenue légère et sans équipement spécial pour une simple
balade, il fut pris dans une ascendance dont il était loin de
supposer la puissance. Littéralement aspiré, en dépit de toutes
ses tentatives pour freiner sa montée et redescendre, c'est parvenu
à une altitude où le manque d'oxygène et la température
faillirent lui être fatals que le phénomène cessa et qu'il put se
poser avec ce qu'il qualifiait ensuite de plus forte trouille de sa
vie.
Et les exemples de ce
genre ne manquent pas, comme celui de ces paras allemands largués
au-dessus des Alpes dans les années 40 et littéralement aspirés
vers le haut avant de retomber et d'être retrouvés à l'état de
cadavres.
Bien sûr les conditions
sont très différentes du cas de l'A340, mais nous ne devons pas
oublier que ces mastodontes bourrés des technologies les plus
avancées que nous faisons voler aujourd'hui demeurent des fétus de
paille face aux éléments qu'ils affrontent parfois et dont nous
ignorons beaucoup, en dépit de notre assurance - voire arrogance -
technique et scientifique.
16 mai - Politique,
société
Affaire DSK -Du silence complaisant à la
connivence
Le
cas de Tristane Banon (YouTube/y59ua5D2G0o) est à rapprocher des propos
de B. Debré. en cela que si ce qu'ils disent l'une et l'autre avait été
révélé plus tôt, le pire eût peut-être été évité.
Mais il faut compter avec des mœurs telles qu'elles règnent en notre
beau pays ; qui admet trop facilement le passe-droits – quand ce n'est
pas l'abus de pouvoir –, la complaisance, la connivence – voire la
complicité – et une hypocrisie qui vaut bien celle du puritanisme, sous
couvert d'une tolérance pratiquée à l'abri de valeurs républicaines
dévoyées.
Concernant les propos de B. Debré, il n'est que de lire les
déclarations du patron d'Accor pour imaginer la situation dans laquelle
ont pu se trouver les employés et responsables du Sofitel en cause,
lors et depuis de précédents désordres du même genre, s'ils ont bien eu
lieu.
Pour ce qui est de Tristane Banon, ne pas omettre que ses dires sont
confirmés par sa mère, soumise à l'époque à une peur doublée d'une
solidarité de parti l'ayant conduite à recommander le silence à sa
fille, bien que DSK lui ait avoué « avoir pété un câble ». Rien de
tellement surprenant d'ailleurs dans cette démission. Combien d'autres
se sont assis et continuent de s'asseoir sur leur conscience par
soumission à une idéologie ?
S'il en est d'autres, comme en a tiré argument le procureur
new-yorkais, et quelles que soient leurs raisons, il serait intéressant
de l'apprendre, ne serait-ce que dans un souci de vérité et de la
justice qui leur est due.
C'est ce mutisme coupable qu'il y a lieu de regretter aujourd'hui,
davantage encore que les agissements d'un obsédé sexuel à qui il aurait
appartenu de se faire soigner, avec l'aide d'un entourage nombreux,
dont l'affection proclamée aurait due l'amener à s'inquiéter de sa
conduite avant qu'il en arriver à l'irréparable. Cet entourage partage
aujourd'hui la responsabilité d'une situation qui, avérée ou non,
éclabousse la France, laquelle en fera les frais, à l'intérieur comme à
l'extérieur.
Et là n'est pas encore le plus grave, à en juger selon un après dans
lequel nous sommes déjà , où se tisse le réseau des connivences
habituelles. Les avatars d'un pauvre bougre semblant affligé de l'une
des tares de l'espèce parmi les plus réprouvées, sont une chose,
l'attitude de la presse et des politiques en général, qu'ils soient de
gauche ou de droite, en est une autre. Ce n'est pas faire preuve
d'acharnement que de dénoncer ces connivences, qu'elles soient
calculées ou non. Et c'est même nécessaire.
Pour les politiques, c'est la loi du donnant-donnant qui joue, quitte à
ce qu'en souffre une crédibilité citoyenne se traduisant, entre autre,
par une abstention dont l'explication est d'abord là.
Pour la presse, c'est une question de noyautage, dont il suffit, pour
en apprécier la portée, de considérer la différence de traitement dont
sont l'objet nos élus, selon qu'il sont d'un bord ou de l'autre. Il est
vrai qu'avec 80% de journalistes appartenant à l'opposition ou payés
par des supports y trouvant leur audience, rien de surprenant. La
désinformation y foisonne et le lecteur s'en repait, trop content d'y
trouver l'aliment frelaté auquel l'ont habitué des médias qui se
déconsidèrent ainsi trop souvent.
Et maintenant, faute d'avoir incité l'un de ses membres à se soigner,
plutôt que de faire preuve d'un mutisme dont la poltronnerie le dispute
à la complaisance, c'est notre classe politico-médiatique entière qui
va être soignée par ses
homologues étrangères. Si certaines ne valent pas mieux que la nôtre,
reconnaissons que les méthodes pragmatiques - celles qui ne tournent
pas autour du pot, appellent un chat un chat, et donnent à une affaire
dont nous pouvons avoir collectivement honte, le caractère exemplaire
qu'elle mérite - appliquées par ceux auxquels a échu le privilège
d'instrumenter, nous donnent une belle leçon de démocratie sans fard.
Ne pas retenir la dure leçon, plutôt que de nous prévaloir de
l'exception française et de persévérer dans un laxisme et une
hypocrisie que la gauche caviar n'est pas la seule à prôner fera à coup
sûr et toujours davantage, le jeu des extrémismes.
10 mai - Politique
Quelques décennies après, une pensée
pour Miterrand
Il est vrai qu'en un tel cas les arguments ne leur auraient pas manqués pour brailler plus fort encore et avec quelque raison cette fois. De là à penser qu'il peuvent regretter d'avoir manqué une occasion si propice il n'y a qu'un pas, qu'un décence qu'ils n'ont pas empêche de franchir, y compris par une opposition soudain bien discrète.
31 mars - Politique
La droite française serait-elle
demeurée la plus bête du monde ?
Valeurs actuelles demande : « Sarkozy
peut-il rebondir ? »
Lors d'une récente édition de "C
à dire", Yves Calvi pose, avec la candeur provocatrice qui sied
à l'excellent animateur qu'il est, la question suivante : « Comment
expliquer l'acharnement de la presse envers Nicolas Sarkozy ? ».
Les réponses des membres du groupe débattant ce soir là n'ayant pas été
des plus convaincantes,
peut-être est-il permis d'en proposer une de plus, expliquant, au
moins pour partie, pourquoi l'intéressé pourrait éprouver des
difficultés à rebondir.
La gauche au sens large et les
socialistes en particulier, c'est à dire la majeure partie de
l'opposition actuelle, a une spécialité dans laquelle elle excelle
lorsque programmes et arguments lui manquant, elle est incapable de
formuler la moindre proposition sensée ou refuse, par hermétisme
idéologique, de se rallier à quelque mesure que ce soit dès lors
qu'elle émane du pouvoir en place. Elle préfère l'application des
sacro-saints principes de la dialectique marxiste-léniniste et a
recours au ragot, au mensonge, à la calomnie, au procès d'intention
... autant de procédés qui ne peuvent porter de fruits que pour
autant qu'ils soient relayés avec insistance et amplifiés jusqu'à
en imprégner l'opinion.
Mentez, mentez, il en restera toujours
quelque chose !
Et c'est là que joue son rôle une
presse dont les rédactions sont composées à 80% de journalistes,
sinon de gauche, au moins dévoués à la pensée unique, au point
de rarement hésiter à en rajouter. L'esprit gaulois fait le reste
Le comble est que la presse serait aux
mains des pires capitalistes. Si tel est vraiment le cas, ils ont au
moins le mérite de ne pas priver leurs lecteurs du plaisir de tirer
sur le pianiste. Peut-être cela est-il au demeurant meilleur pour
leurs ventes, les propres opinions politiques (s'ils en ont) desdits
capitalistes dussent-elles en souffrir ?
L'intégrité et la responsabilité dont se réclament tous ces réactionnaires outragés par leur moindre mise en cause est pourtant une exigence de leurs professions respectives.
06 février - Politique
Liberté
sociale
Les
mouvements que vivent en ce moment divers pays arabes ont un point
commun, nous
dit un expert, et d'ajouter : « Je pense qu’on assiste là à une
onde de choc différée de la chute du mur de Berlin.». Dommage
qu'il n'explique pas en quoi. Je pense pour ma part qu'il s'agit
plutôt d'autant de "Mai 68" dont il ne faut pas attendre
davantage que du super monôme français que les bobos ont eu à cœur et
continuent de considérer – avec une bien puérile obstination –
comme une révolution. Il suffit, pour se rendre compte de la
réalité, de voir ce qui en a résulté de positif au-delà
de la libération des mœurs (?) et de l'accession de ses meneurs au
confort de structures inchangées.
Pour
les pays arabes comme pour tous les autres, le coût de la liberté
pour un citoyen a un prix qui est sa contribution à l'effort
collectif, notamment par son travail et son impôt (direct s'il en
paie, indirect pour tous). Il importe donc : 1° - que la valeur
travail soit respectée. 2° - que l'Etat fasse en sorte que chacun
puisse travailler 3° - que chaque citoyen accepte de travailler.
Lutter
pour la Liberté (valeur relative, dont le sens et le contenu
demanderaient d'ailleurs à être précisés pour chacun des pays comme
pour bon nombre de manifestants concernés)
dans une société sans plein emploi est un non sens et demeurera une
illusion tant que l'ensemble des nations n'auront pas mis en œuvre
un programme d'aide aux pays émergents ou en voie de développement,
se ditinguant de l'assistanat pratiqué jusqu'ici, par l'implantation
d'industries, le développement agricole, etc. qui sont autant de
sources de cet emploi et des libertés qui peuvent en résulter.
05 février - Société/sexualité
Des
derniers secrets de la masturbation féminine
Nous
pouvons définitivement enterrer Mouloudji, lui qui chantait si bien
ce qu'il considérait n'être après tout que le banal rapport de
deux muqueuses.
Récemment,
à la télévision, émission sur la masturbation féminine. Quel
enseignement en tirer ? Puisqu'il faut dorénavant être enseigné
sur tout par des spécialistes plus éminents les uns que les autres.
Que
l'amour, du moins dans ses manifestations orgasmiques –
aboutissement réussi de l'amour charnel –, se ramène à une
banale question de conformité. Au positionnement aléatoire du
fameux point G chez la femme doivent correspondre, chez son
partenaire, la taille, la forme et les doux reliefs d'un pénis et
d'un gland, tels que ce point G soit opportunément et convenablement
activé lors de ce va-et-vient que Marie-Chantal doit trouver de plus
en plus ridicule. Nous y apprenons surtout qu'à défaut des qualités
adécouates du membre viril, un vibreur, sex-toy
scientifiquement étudié intégrant les dernières technologies,
habillement manié, peut parfaitement faire l'affaire. La femme se
montrerait même dorénavant capable de choisir et d'acheter
elle-même un godemichet, instrument et prochain symbole proclamé
d'une liberté enfin conquise. La démocratie tout de même !
Plus
primitif, et plus naturel en somme, est le plaisir clitoridien. Il
est révélé à son sujet que la femme s'en débrouille généralement
fort bien dès son plus jeune âge, tirant, là encore, en vieillissant, un
supplément de jouissance d'une prothèse toujours prête (sauf épuisement
de ses piles). Selon les
études les plus récentes, parvenue à l'âge mûr, elle hésiterait
toutefois encore à refuser définitivement la contribution étrangère.
Qu'il
soit déjà ou à la veille d'être privé du partage des joies
sexuelles de sa compagne, le mâle ne peut décidément que se
réjouir des conquêtes de celle-ci dans un progrès que rien ne
saurait arrêter.
09 janvier -
Société/culture/Livre
L'impardonnable imposture de
Monsieur Poivre
Sans tomber pour autant dans l'acharnement, le sujet mérite bien
quelques mots supplémentaires.
Le
plus fâcheux dans cette lamentable affaire, est l'aisance avec laquelle
la presse est en voie de l'abandonner pour passer à autre chose. Elle
est pourtant concernée au premier chef, le discrédit s'en trouvant
amplifié à l'égard d'une profession accusée – parfois hélas avec
quelque raison – de régner sur l'opinion par le le ragot, le procès
d'intention, quand ce n'est pas par la désinformation, voire la
calomnie. Quant à ceux qui considèrent qu'il s'agit d'une peccadille,
ils se rendent complice du mal et encouragent la récidive. N'est-ce pas
Edgar Poe qui fait quelque part le procès de l'imposture ? Mal d'autant
plus pernicieux qu'en échange d'une reconnaissance usurpée, celui qui
en bénéficie autorise ses admirateurs à faire comme lui. Or ces
laudateurs sont légion au temps du marketing des lettres, ce qui
explique l'envahissement des rayons des libraires d'un fatras de
déficiences.
Le plagiat n'est après tout que l'instrument de l'imposture et
l'excuser revient à encourager la médiocrité ou l'impuissance de tous
ceux qui voudraient sans pouvoir et qui, ne pouvant s'y résoudre et
s'accepter pour ce qu'ils sont, finissent par singer en s’accommodant
d'une bien maigre part de ce qu'il leur arrive de prêter comme talent à
autrui. Dans ce qui nous occupe ici, la faute est double puisqu'il
semble que outre le plagiat proprement dit, c'est à dire le vol des
écrits d'un autre, il y ait appropriation du travail d'un "nègre", payé
pour cela il est vrai bien qu'en toute discrétion. Et d'ajouter aux
maladresses du principal coupable dans ses minables esquives, celles de
son éditeur, l'un et l'autre prétendant faire prendre des vessies pour
des lanternes en négligeant que l'ouvrage en circulation a donné lieu à
dédicaces, pour faire court. Lorsque le vol d'une œuvre reçoit
l'absolution des foules, pour quelque raison que ce soit, c'est
davantage que la culture qui est bafouée, c'est la valeur et le
principe même d'honnêteté. Or, dans un monde où tous les coups semblent
permis, que reste-t-il d'autre que la rempart de l'honnêteté, à ceux
qui persistent à croire en la société et pour qui l'écrit demeure une
manifestation privilégiée de cette foi ?
14 juillet -
Politique
Pragmatisme
- Du discours de Nicolas
Sarkozy le 12 juillet 2010
Chacun peut, selon ses opinions ou ses
certitudes, retourner en tous sens un discours à l'évidence
difficile à entendre par un peuple qui n'a su faire preuve, pendant
des décennies et surtout lorsque la situation était infiniment plus
propice à des réformes qui s'imposent depuis longtemps, que de
laxisme, d'imprévoyance et de manque de courage. Ceci sous tous les
régimes et gouvernements ayant suivis ceux instaurés et conduits
par le Général de Gaulle, jusqu'au jour fatal de son retrait
définitif de la scène politique.
Mais il suffit, pour comprendre
l'esprit qui dicte ces propos pédagogiques, d'en retenir la question
posée par l'actuel Président de la République en guise de
conclusion :
« Qu'adviendra-t-il de la France, économique aussi
bien que sociale, le jour où la finance l’abandonnera à son sort
? Qui en fera les frais ? » Si le capital a besoin du travail, le
travail a besoin du capital, dans un rapport – aussi équilibré
que possible – dénué de cette jalousie maladive, aussi étriquée
que prête à toutes les spoliations (oublieuse du fait que le riche
envie rarement le pauvre), au nom d'un égalitarisme qui veut se
donner les airs d'une égalité démentie par chaque instant de notre
existence.
Nous sommes tous concernés et l'effort
doit être consenti par tous. Surtout en matière de retraite, ou le
système de répartition veut – par définition – que chaque
pension soit d'abord financée par les cotisations des actifs et non
par l'impôt et la subvention, quelle que soit la contrainte
démographique.
3 juillet -
Société/Media
Liberté
d'expression
“Sans la liberté de blâmer, il
n'est point d'éloge flatteur”, fameuse devise n'ayant pas empêché
plusieurs journaux en lignes dont – Le Figaro –, 20 minutes, l'Express,
etc. de refuser l'insertion du propos qui suit. Publié par contre
par France-soir et Libé, entre autres :
Quel drôle de métier que celui de
certains journalistes lorsqu'il font feu de tout bois pour garnir les
pages et créer l'évènement ! « Des oiseaux sans doute à
l'origine de la pluie d'excréments de Saint-Pandelon (40) » titre
un quotidien sérieux. La gravité aidant, le crottin de cheval, les
défécations humaines, de même que celles des autres créatures
condamnées à cette fonction par la nature, ne tombent pas de plus
haut qu'elles ont le trou du cul. Il eut donc été surprenant que
d'autres auteurs d'un tel phénomène eussent pu être autre chose
que des oiseaux. A moins que, l'aviation prise en flagrant délit de
délestage de ses latrines ... Ce ne serait pas mal non plus, en ces
temps où le progrès et ce qui le représente sont une cible de
choix. Quoi qu'il en soit, le doute émis par un tel titre ne peut
provenir que de la frustration éprouvée par celui (ou celle) qui
l'a rédigé, en constatant que les martiens n'étaient pas les
coupables. Quelle sensation sinon ! Le lectorat en eût peut-être
éprouvé autant d'intérêt que pour une affaire Bettancourt-Woerth
en voie d'épuisement, les extras de Madame Boutin, le Falcon-jet de
fonction ou les cigares de je ne sais plus quels Ministres. Un point
commun toutefois entre ces affaires : elles ont la même odeur, dont
raffole les uns pendant que d'autres prennent un plaisir évident à
remuer la matière dont elle émane.
28 juin - Société/Media
A propos de
liberté de la presse, de
liberté de pensée et de liberté d'expression.
Texte d'un post en réaction à l'appel
à pétition lancé en faveur de deux journalistes licenciés par France
Inter pour cause "d'outrance verbale", post rejeté par plusieurs
journaux en ligne :
« N'y-a-t'il pas un temps et une place
pour chaque chose ? Qu'il en soit donc ainsi pour l'information et
que cesse cette intoxication sans précédent à laquelle procède
une presse contrôlée à 80% par des journalistes bien-pensants, à
grands coups de bobards et d'ironie démago vendue pour de l'humour.
Une gauche [opposition] bobo, jouant dans l'impunité
et l'irresponsabilité les plus complètes au jeu si divertissant de
l'opposition [l'agitation], pour la plus grande distraction de jobards
à qui il
n'en faudrait pas tant pour se se prendre pour des révolutionnaires,
il est peut-être temps de réagir.
France Inter est une chaine publique et
tous les contribuables ne sont pas indifférents à la médiocrité.
Une information digne de ce nom doit
exister, ce qui n'empêchera pas les passionnés de cracher ailleurs
dans la soupe. »
Motifs de rejet : « Bonjour, Votre
message a été modéré. Merci de bien vouloir être moins violent
dans le ton de votre message. Les attaques personnelles,
l'agressivité ou les insultes, en plus d'être bannies de notre
site, desservent votre propos. Vous pouvez bien entendu soumettre à
nouveau votre commentaire en tenant compte de cet avertissement. Bien
à vous, Pour plus d'informations sur notre politique de modération,
vous pouvez lire notre charte des commentaires. Eric Mettout
Rédacteur en chef LEXPRESS.fr 01 75 55 14
66 emettout@lexpress.fr
»
« Bonjour Claudec, Votre message n’a
pas été publié. En effet, il ne correspond pas à notre charte de
modération. Cordialement - L'équipe de modération leparisien.fr
»
Autre exemple de motivation de rejet
ajoutant l'hypocrisie à l'octracisme :
« Bonjour, Nous vous remercions
d'avoir soumis votre article (Nouvel article) sur AgoraVox.
Toutefois, le comité de rédaction n'a pas validé sa publication.
Nous considérons en effet que l'article demande un supplément
d'information et d'argumentation. Nous vous encourageons vivement à
développer vos propos afin que nous puissions réexaminer votre
article au plus vite
N'hésitez pas à vous inspirer de la
politique éditoriale disponible à l'adresse
suivante:
http://www.agoravox.fr/qui-sommes-nous/article/politique-editoriale-60
En
attendant de vous lire prochainement sur AgoraVox, veuillez croire en
l'expression de nos meilleurs sentiments.
Cordialement - L'équipe
de rédaction d'AgoraVox »
« Bonjour, Votre message a été modéré. Votre
contenu ne respecte pas la charte de modération lefigaro.fr.
Concileo : modération refusée - Lire la charte de modération
lefigaro.fr
Message posté le 06/06/2010 à 10:21 - Sur l'article
: Qu'avez-vous retenu de l'actualité de la semaine ? . Rappel
de votre message : Que, sauf erreur de ma part, le Figaro ne consacre
pas le moindre espace au souvenir du 6 Juin 44. Bien triste en
vérité.
Cordialement, L'équipe d'animation de la communauté
Mon Figaro
(Merci de ne pas répondre à ce mail. En cas de besoin,
reportez-vous à la charte de participation du
Figaro.frhttp://www.lefigaro.fr/charte_moderation/charte_moderation.html)
»
Encore
s'agit-il là de rejets motivés, le passage à la
trappe de nombreuses interventions ayant lieu de la part des titres les
plus passionnés de liberté d'expression.
24 juin - Société/Politique
Pression
fiscale
Message de l'association "Contribuables associés
Cher ami
contribuable,
Savez-vous
que ce matin encore vous vous êtes levés pour payer les
dépenses de la sphère publique ?
Et il en sera de même demain, et après-demain, et les jours suivants.
Depuis 10 ans, nous fêtons le jour
de la Libération fiscale*,
dont la date est calculée à partir des chiffres de
l’OCDE, et cette année, ce n’est qu’à
partir du 28
juillet que
nous allons enfin commencer à travailler pour nous-mêmes, soit 13 jours
plus tard que l’an dernier !
Je
ne sais pas si vous imaginez, en 2010 les contribuables auront
travaillé plus de 200 jours pour financer le train de vie de
l’État.
Le 28 juillet,
c’est 3 semaines de plus que nos voisins européens et 45
jours de plus que la moyenne des pays de l’OCDE !
Tout juste derrière le Danemark, au sein des pays de l’OCDE,
la France est vice-championne du monde de la dépense
publique !
En
cette période difficile, nous faisons tous attention à ne
pas gaspiller notre argent, il n’y a pas de raisons pour que
l’Etat et les collectivités aient le droit de gaspiller et
de nous endetter toujours plus !
Plus que jamais, nous devons
nous mobiliser pour sensibiliser l’opinion publique et continuer
nos actions de pression et d’informations pour une meilleure
gestion de nos impôts ...
* Mais quand étions-nous libérés les années précédentes ?
Rendez-vous sur notre site www.liberation-fiscale.com
21 juin 2010 - Politique
Politique
ou polémique ?
A propos des affaires qui
agitent l'opinion et dont la dernière vise Eric Woerth ; politique
ou polémique ?
Polémique et
politique riment mais les braillards n'en demeurent pas là, prenant
le premier de ces exercices pour le second. A défaut d'être capable
de faire des propositions crédibles, ils ont pris l'habitude de
monter en épingle, sans vergogne, tout ce qui se présente. Ils en
font les fromages bien maigres dont ils se nourrissent, avec une
candeur n'ayant d'égale que l'impuissance des leaders dont ils
consomment avec délectation, en guise de dessert, les propos aussi
vides et insipides que des pet-de- nonnes rassis. Pas étonnant que
l'opposition s'épuise dans ces harcèlements et dépérisse. Elle
offre d'ailleurs le spectacle quasi quotidien de cette stérilité à
l'Assemblée Nationale où ses incantations et leitmotiv lui tiennent
lieu d'arguments.
Eric Woerth ne le lui envoyant pas dire, il était normal qu'il en
soit à son tour la cible.
Mis
à part les sujets justifiant que soit alertée l'opinion, dans une
démocratie ni meilleure ni pire qu'une autre, une telle attitude
n'exprime-t-elle pas en vérité un accord avec le pouvoir en place
quant à sa politique ? Et notamment une acceptation des réformes
engagées ? N'est-ce pas reconnaître que ces réformes, contre
lesquelles il est de bon ton de s'insurger à grand renforts de
moulinets, sont incontournables ? Ne serait-ce pas le signe que les
voies empruntées sont les seules possibles ? Il faut bien tenter de
sauver la face, mais une agitation faisant feu de tous bois, en
désespoir de cause, n'a rien de contestataire quant au fond.
Qui
ne dit rien (ou polémique, ce qui revient au même) consent, dit le
proverbe.
Tout
de même inquiétant cette conception, de la politique, du débat
démocratique, de l'information et de la présomption d'innocence
qu'affichent certains, dont pourtant des experts du milieu du
judiciaire.
Pour
qu'une république soit irréprochable il faudrait que l'homme de
pouvoir comme celui d'opposition, fussent susceptibles de le devenir,
ce qui n'est pas demain la veille. La République irréprochable de
notre Président relève d'un idéal qui vaut bien une idéologie
mais qui, par définition, est hors de notre portée, tout comme
cette vertu prêchée par les uns et les autres, qui seraient bien en
peine de ne pas relever au moins le même nombre d'affaires plus ou
moins scabreuses dans quelque régime que ce soit, ici et ailleurs,
aujourd'hui comme hier ... et probablement demain. Au demeurant, les
affaires dont il s'agit et dont certaines n'auraient pas leur blog
(un autre scandale !) font l'affaire de la presse et de ses lecteurs,
plus avides de ragots que de changement.
19 juin 2010 - Société
Pour ou
contre la peine de mort
Les malheurs de la
société viennent du refus des hommes de respecter les lois de la
nature et en l’occurrence en opposant à la stupidité d'actes
criminels, une compassion allant jusqu'à conduire à l'abolition de
la peine de mort, pour des raisons tout aussi stupides et rien moins
que suspectes. Ainsi des propos de R. Badinter, tenus en leur temps
pour justifier cette abolition : "La peur de la mort n'a jamais
empêché que s'exercent les plus grandes passions. Si cette peur
opérait comme le prétendent les partisans du maintien de la peine
de mort, l'humanité n'aurait pas connu autant de grands soldats ni
de saints par exemple". Avec quelle facilité affligeante, un
intellectuel d'une telle réputation – alors Garde des Sceaux de
surcroît – ne se livre-t-il pas à l'amalgame ! Confondre la mort
au service de ses semblables avec celle infligée en vue de
l'élimination d'un individu hostile à la société au point de tuer
a de quoi faire réfléchir. Il n'y a en tout cas pas loin entre
cette façon de voir et la proclamation comme héros ou martyrs des pires
assassins, pour peu qu'ils soient morts en prison ou sous les balles
des gardiens de l'ordre.
Il ne s'agit pas
davantage pour la société de se venger que d'amender des torts
irréparables causés aux victimes, mais d'une part de punir des
actes portant atteinte dans la mesure la plus
extrême à la sécurité et à l'intégrité de la
société, et de protéger cette
même société en éliminant les risques de récidive de la part de
criminels jugés irréductibles. Cette nécessité élémentaire de
protection, d'autant plus grande que la violence croît et se
généralise, en dépit de la compréhension, de la tolérance et de
toutes les mesures de clémence dont bénéficient les criminels, est
ainsi négligée en vertu d'une logique compassionnelle plus
idéologique que raisonnable qui, après l'abolition de la peine de
mort, remet d'ores et déjà en cause de moindres sanctions, en
attendant la repentance pour avoir osé condamné les coupables à
quelque peine que ce soit, et d'implorer leur pardon.
Socrate a dit que la
loi est faite pour protéger les faibles des forts. Il ne semble pas
qu'il ait envisagé que ce principe conduirait un jour les forts,
entraînés dans la spirale d'une compassion contre nature, à se
sentir tellement coupables de l'être qu'ils démissionneraient de
leur rôle de garants de l'ordre indispensable à la vie en société.
18 juin 2010 - Société (et devoir de
mémoire)
L'appel
« Les
chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la
tête des armées françaises, ont formé un
gouvernement.
Ce gouvernement, alléguant la défaite de
nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le
combat.
Certes, nous avons été, nous sommes
submergés par la force mécanique, terrestre et
aérienne de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce
sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font
reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui
ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en
sont aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ?
L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite
est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui
vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu
pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent
faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule. Elle
n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste
Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire
britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme
l'Angleterre, utiliser sans limite l'immense industrie des
États-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au
territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas
tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre
mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances
n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens pour
écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la
force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une
force mécanique supérieure. Le destin du monde est
là.
Moi, général de Gaulle, actuellement
à Londres, j'invite les officiers et les soldats français
qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à
s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les
ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries
d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient
à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas
s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la radio de Londres.»
11 juin - Société
06 juin - Société
Quelques
décennies après ...
De
vastes cimetières sous des cieux identiques,
Abritent
les défunts, ami comme ennemi.
Des canons et des chars, souvenirs
pathétiques,
Témoignent de combats où tant d'hommes ont
péri.
Les vestiges d'un port dont se jouent les marées,
Des
restes de blockhaus, épaves ensablées
Moins ignorées que
d'autres reposant sous les eaux,
Données à d'autres morts en
guise de tombeaux.
Le soleil sur la mer, des enfants sur les
plages
Et de fringants voiliers aux joyeux équipages,
Un pays
verdoyant rutilant alentour,
Où le fer et le feu régnèrent
un long jour.
Des drapeaux haut dressés qui veulent dire au
monde
Le souvenir sacré, la gloire d'un instant ;
Un
message de paix ? Mais qui de nous l'entend ?
04 juin - Économie
23
mai - Société
Homosexualité
Les
lignes qui suivent sont celles d'une contribution rejetée à 4
reprises par un (bien petit) quotidien en ligne, parmi ceux listés
ci-dessus. L'objet de l'article auquel elles se rapportent, est un film
ayant pour thème une relation homosexuelle. L'auteure de l'article
écrit : « Le film souligne la difficulté de la condition sociale
qu’est l’homosexualité, mais la normalité de l’homosexualité
elle-même... »
Commentaire :
Plaidoyer dont la parti-pris transpire
sous l'habilitée de l'écrit. Sauf que :
1° L'homosexualité n'est pas une
condition sociale mais place ceux qui en font preuve dans une
condition (encore) particulière au sein de la société (Nuance !)
2° Selon Socrate lui-même, qualifier
n'est pas définir. L'homosexualité ne peut se définir
arbitrairement ni par ses partisans ni par ses opposants, mais par
rapport à la nature fondamentale des sexes et d'une
seule sexualité hors
laquelle il peut y avoir jeu, fantaisie et déviance plus ou moins
marquée pouvant aller
jusqu'à la perversité (comme dans toute autre forme de rapports
d'ailleurs).
Quant à l'amour, sauf à le limiter au
plaisir tiré d'une relation sexuelle quelle qu'elle soit, peut-être
est-il permis de penser qu'il s'agit d'une valeur universelle qu'il
est regrettable de vouloir récupérer et réduire de la sorte.
22 mai - Environnement
Submerdation
Voici,
à quelques mots près, une communication parue dans un numéro de
la presse Philosophique, poétique et satirique des années 80 sous
la signature de Y. Truoc.
Pour
contribuer à l'enrichissement de la langue française :
Submerdation subst. féminin, donnant le verbe
submerder, dont
l'académie ne saurait manquer de publier la conjugaison dans un
proche avenir.
Submerder
quelqu'un ou quelque chose, c'est l'enfouir sous les immondices ;
le recouvrir d'ordures, de crasse, de déchets, etc. [ou de produits
plus nobles, tels le pétrole et ses innombrables dérivés par
exemple] NDLR
La
submerdation peut être provoquée volontairement ou non, mais
il a été observé que sa forme involontaire, et même inconsciente,
est la plus courante.
Ex. En
dépit de son pourcentage recyclable, la masse d'excréments qu'a
produite l'humanité et qu'elle continue de produire la submerge, ou
plus directement, plus simplement, la submerde.
S'emploie
au simple comme au figuré.
Il
peut y avoir submerdation physique – gazeuse, liquide ou
solide – ou morale. Il est d'ailleurs constaté que l'humanité
approche, en de nombreux endroits du globe, d'un état de
submerdation à la fois morale et matérielle.
Il est
à craindre que sous l'un ou l'autre de ses aspects, la submerdation
ne provoque l’asphyxie des populations qu'elle touche et ceci
jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Des
études sont actuellement menées pour déterminer la masse exacte
d'immondices de toutes sortes produite par l'humanité depuis ses
origines. Les savants qui se penchent sur la question espèrent
pouvoir de la sorte situer avec une précision suffisante l'époque à
laquelle l'homme devrait disparaître de la surface de la terre,
s’enlisant d’abord puis disparaissant sous la couche de ses
propres excréments et autres saletés lorsqu’elle aura atteint une
épaisseur suffisante, ce qui ne saurait tarder.
La
submerdation pour être combattue efficacement, requiert de
puissants moyens dont l'arme nucléaire. Celle-ci s'avère être la
solution la plus radicale, par vitrification de la masse sur une
épaisseur suffisante pour assurer la fossilisation de l’espèce.
Substituant un état de submerdation à un autre, cette issue n'est
cependant pas sans poser nombre de problèmes qui devront être
résolus le moment venu.
Face à
la montée du péril, des "écologistes" se sont donné
pour mission de prévenir et combattre la submerdation en
limitant dans un premier temps leurs préoccupations à sa dimension
matérielle. Eux-mêmes touchés par le fléau dans ses
manifestations morales, il est à craindre que cela les condamne à
l'impuissance, d'où quelques craintes d'aggravation de la situation
générale en dépit de leurs louables efforts.
Les
deux formes de submerdation sont cumulables, sans que la
prédominance de l'un ou l'autre ait pu être fixée avec certitude.
Il paraît par contre peu probable de combattre efficacement la
submerdation matérielle si une immunisation n'a pas d'abord
été opérée du point de vue moral.
A
noter que les volontaires traités à cette fin ont opposé une vive
résistance au vaccin.
Seuls
les jeunes humains semblent susceptibles de combattre la
submerdation. Malheureusement, les effets de l'hérédité se
font sentir chez la plupart d'entre eux, paralysant leurs facultés
et les rendant souvent définitivement inaptes. Une telle impuissance
a souvent pour origine la connerie – nom donné à la
submerdation morale avant que ce fléau n'ait été identifié
avec suffisamment de précision pour que lui soit attribué un nom
excluant toute confusion. Ainsi des parents atteints de connerie
donnent le plus souvent des enfants totalement incapables de
combattre la submerdation et comme le nombre de sujets
atteints a crû à une vitesse inquiétante ces dernières années,
les milieux autorisés se demandent s'il reste encore une population
suffisante d'individus capables de constituer la force d'intervention
dont l'humanité ressent le besoin chaque jour plus pressant.
21 mai - politique
A propos du
bouclier fiscal
Le "cas" Paul Dubrule,
cofondateur du groupe Accor
Les commentaires sont infiniment plus intéressants que les
articles fleurissant çà et là et auxquels réagissent leurs
auteurs : par le nombre d'abord, qui bat des records dès lors qu'une
personnalité est dans le collimateur ... et par l'absence d'une
évocation quelconque de certaines des raisons qui ont pu être
celles de l'intéressé.
Voilà quelqu'un qui a fait légalement fortune (avec l'aide de
ceux qui le honnissent après avoir participé à son enrichissement.
Car qui d'entre nous n'est jamais descendu dans un Novotel, un Etap,
un Formule 1, etc. ou n'a pas mangé dans un Courtepaille ou autre
relais d'autoroute ?) et qui a pris des dispositions pour mettre son
argent à l'abri des prédateurs que sont ses concitoyens. Que
pouvait-il faire d'autre ? Car, non seulement ceux-ci ne
reconnaissent pas les mérites qu'il a eu à créer les milliers
d'emplois qu'ils occupent non seulement en France mais partout dans
le monde, mais ils prétendent maintenant le plumer. En somme, celui
qui a eu l'imagination, l'esprit d'entreprise et la volonté de créer
des richesses et de l'emploi est condamnable et le capital doit être
aboli ou mieux, être distribuée à ceux qui vivent de l'initiative
d'autrui et des ressources qu'elle procure à la collectivité).
Ne vaudrait-il pas mieux convaincre celui qui détient une fortune
acquise par les voies que lui offre notre société, de la faire
gérer en France plutôt qu'à l'étranger ?
Ce n'est pas en tout cas avec ce dont le pays est privé faute de
cela que seront sauvés les régimes de retraites ... et bien
d'autres choses.
Mais certainement vaut-il mieux "moins de riches et plus de
pauvres" que "plus de riches et moins de pauvres" ?
A méditer, en pensant que la France a eu de tous temps l'art de
se priver des moyens et des hommes qui ont fait sa prospérité, ce
dont n'ont pas manqué de profiter les pays qui les ont accueillis.
20 mai - Politique
Se souvenir
que ...
1° le marché du travail en est un comme un autre, sujet à
fluctuations et sur lequel chaque partie échange ce dont elle
dispose, au mieux de ses intérêts. Les uns tentent d'y obtenir un
maximum de travail pour un minimum de leur argent et les autres un
maximum d'argent pour un minimum de leur travail. Libre à chacun de
rechercher, dans une situation qui est ce qu'elle est, de meilleures
conditions. Et ne nous en prenons pas à un veau d'or auquel nous
sommes tous soumis, du plus riche au plus pauvre d'entre nous, tous
confondant confort et bonheur.
2° Pour ce qui est de ses équilibres, la société est une
pyramide, or une pyramide n'a jamais tenu sur sa pointe, aussi
rabotée et plate soit-elle (sinon peut-être, en lui enfonçant le
sommet, autrement la tête, dans
le sable). Et quand notre société disparaîtra, à force de
décourager les initiatives qui la font profiter du progrès, elle
disparaîtra, envers et contre tout, avec ses pauvres et ses riches,
ou avec les uns plus riches (ou plus pauvres) que d'autres.
Comme disait Socrate « Ce qui est juste, selon la nature, c'est
que les forts aient le dessus. Mais les lois, instituées par et pour
les faibles, empêchent les meilleurs d'exercer leur supériorité
naturelle ; ils finissent par croire qu'il est injuste de vouloir
plus que les autres. L'égalité [à laquelle le français tient plus
qu'à la liberté selon Chateaubriand, au point d’être devenu de
l'égalitarisme] est ce que prônent les inférieurs pour asservir
les natures supérieures. »
19 mai - Politique
Réforme des
retraites
Brillante intervention de François
Fillon à l'Assemblé Nationale, en réponse aux questions des
socialistes au gouvernement, quant au financement de la réforme des
retraites.
Il
est évident depuis longtemps
que le parti socialiste a manqué plus que tout autre –
parfois dans des circonstances pourtant éminemment favorables
– du courage
nécessaire pour regarder les choses en face. Il n'est même
plus
permis à ses défenseurs de lui trouver des excuses dans
une
idéologie qui cède, non seulement en reconnaissant enfin
l'existence du problème criant posé par les
régimes de retraites
mais par un recul implicite sur le départ à 60 ans, sous
couvert
d'une soi-disant retraite à la carte. Seule la démagogie
le guide là encore, qui lui fait avancer des solutions
fantômes, financées
par une pression fiscale tellement accrue qu'elle enfoncerait encore
davantage l'économie et l'emploi dans le marasme si les chiffres
sur
lesquels elles se fondent n'étaient pas eux-mêmes
dénués de sens.
Ses propositions ne trompent
personne dans ses propres rangs et si quelques uns de ses partisans
les plus clairvoyants, se refusant à livrer des combats qui n'ont
rien à voir avec les problèmes auxquels le pays est confronté,
apportent déjà leur contribution à l'effort commun, plutôt que de
continuer à livrer à des combat dépassés et sans issue, il reste
à souhaiter que d'autres ouvrent les yeux et fassent de même. La
France a besoin de tous ceux qui comprennent que la solution n'est
pas davantage dans la subventionnite que dans la cavalerie.
1er mai 2010 - Société
1er
mai
Il y a belle lurette que la
fête du
travail aurait dû s'appeler fête des travailleurs,
mais même cette
dénomination serait aujourd'hui usurpée !
Célébrer la valeur qu'est le travail
en plaçant ce dernier sous l'éteignoir, est en
effet tout sauf
l'honorer. Consolons-nous en considérant que si tel avait
été le
cas, le 1er mai n'honore même plus les travailleurs mais les
plus
avides de ponts et autres occasions de ne rien faire.
Ceux qui ont érigé cette date en fête
du travail seraient surpris de voir ce que les masses
démocratiques
et de moins en moins laborieuses en ont fait, comme il seraient
étonnés de constater qu'elle existe encore
là où se pratiquent
les 5 semaines de congés payés, les 35 heures
hebdomadaires,
l'accumulation de jours fériés et
chômés, la retraite à 60 ans
et moins, etc. ; autant de raisons qui renvoient la
célébration du
1er mai à des temps révolus, sauf bien entendu
pour les passéistes
qui ignorent que la nostalgie est bien peu favorable au
progrès, en
quoi que ce soit.
Mais ceux qui attendent, avec d'autant
plus d'intérêt qu'elle tombe un jour ouvrable, une
commémoration
qui devrait dorénavant porter un tout autre nom,
connaissent-il
seulement l'origine de cette fête, qui n'est pas celle que
croient bon nombre d'entre eux ? S'ils ne sont pas trop
fatigués, peut-être
chercheront-ils à l'apprendre.
A moins que, loin des préoccupations
et récupérations politiques ou syndicales qui
leurs sont prêtées
par convenance ou commodité, il fêtent le
printemps et le muguet, qui eux ont
encore et à juste titre, tout pour plaire.
21
avril 2010 - Société
Le
cas Zemmour ou le triomphe de la pensée unique
Quelles que soit la pratique de Zemmour
d'un dénigrement aussi primaire que simpliste, tel que le
réclame
au demeurant un lectorat people et les bobos, il déclare -
en accord
avec ce qui est de notoriété publique et trop
souvent démontré -
que des individus identifiables ethniquement sont majoritairement les
auteurs de certains faits répréhensibles. Mais
comme la loi défend
la référence à des chiffres qui
pourraient dire s'il a tort ou
raison, son assertion ne peut être
vérifiée et il est simplement
mis en accusation et menacé de sanctions.
Réactions et méthodes
dignes de l'inquisition.
Il n'a pas dit que tous les individus
appartenant aux catégories qu'il cite sont coupable des
faits en
cause, mais que la majorité de ceux qui s'en rendent
coupables
appartiennent à ces catégories. Il y a une
différence, et de
taille. Il n'a pas dit non plus que la pâleur de leur peau
dispense d'autres du soupçon.
Voilà où conduit la politique de
l'autruche ou de Tartuffe, qui préfère cacher
d'un voile pudique ce
qui dérange - les uns et les autres -, comme toujours au
bénéfice de l'ignorantisme ainsi que d'une
violence et d'un
désordre toujours plus grands.
Ce qui ajoute à l'inquiétude dans
cette affaire, est qu'elle laisse muets de trop nombreux organes de
presse.
Une conception du Temps, que peut illustrer, voire expliquer la vision d'œuvres telles qu'un pont sur le Danube, des montres molles peintes par Salvador Dali, ou une succession de portraits, aussi séduisantes que soient ces œuvres – et justement à cause cela –, en fournit une idée en rapport avec l'esthétique et non avec une réalité se voulant objective ; en rapport avec l'imaginaire et un art qui par définition n'est pas raisonnable, plutôt qu'avec la raison. La spéculation de l'observateur y domine, privant celui-ci de la lucidité et du pragmatisme avec lesquels doit être abordé un concept aussi fondamental. Il n'est pas surprenant dès lors que l'esprit fasse fausse route au point de faire oublier l'essentiel. Le mélange des genres conduit à une confusion puis à une inversion des rôles. La vanité de l'homme fait le reste et l'amène à se considérer tout simplement comme le centre, non plus du monde cette fois, mais de l'univers. Tout gravite autour de lui, y compris le Temps, qui passerait comme les astres accomplissent leurs révolution autour de celui qui les observe. Il en oublie que le Temps est tout autre chose : comme l'arrière plan impalpable, abstrait et pourtant éternellement omniprésent, par lequel tout existe ... pour un temps limité.