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04 février - Société, politique
La pyramide sociale inversée
Plutôt que de contester l'incontestable, ceux que gêne la structure pyramidale de la société, n'y voyant que la représentation d'une masse dominée par le pouvoir alors qu'elle ne prétend figurer dans la neutralité que le nombre dominé par l'exception, usent parfois d'un subterfuge consistant non pas à la nier mais à la renverser sur sa pointe. Or, renverser la pyramide sur sa pointe, c'est créer une situation chimérique, aberrante par définition. Concernant plus précisément la pyramide sociale c'est négliger, dans un élan romantique plus sommaire que révolutionnaire, qu'une pyramide inversée tient davantage de l'entonnoir que de cette pyramide par laquelle s'exprime toute organisation, de la plus conventionnelle à la plus anarchiste. L'anarchie elle-même n'est-elle par structurée pyramidalement, avec ses niveaux de pensée et d'action, de décision et d'exécution, ses chefs, ses troupes et leurs intermédiaires ?  
Fantasme de sectateurs d'un égalitarisme exigeant la mort des riches, la pyramide sociale inversée ne fait que figurer un utopique renversement des rôles, la pauvreté ayant à charge de hisser la société vers le progrès – ce qui, davantage qu'un idiotisme est contraire à sa vocation –, ou de tout submerger. C'est vouloir que le poids de la base écrase l'ensemble, jusqu'à obtenir un nivellement généralisé, dominé par la pauvreté absolue, évacuant la richesse pour ne reposer sur rien et finir par par être condamné à sombrer dans l'inexistence sociale.
La "pyramide inversée" n'est que la déformation de la pyramide "naturelle", par le seul effet d'une idéologie sommaire prétendant hisser à un sommet qui n'en est plus un et qui est même son contraire, la masse des individus en constituant la base. Négation extrême de ces individus en tant que tels, au profit d'une puissance faite du nombre, en oubliant que si tous nous profitons du progrès, celui-ci est produit par une élite dirigeant la masse –  pour le meilleur et pour le pire –, ce qui en fait précisément l'élite, et en aucun cas l'inverse. Que l'élite puisse usurper sa position dominante, qu'elle puisse exister dans l'imposture est une toute autre affaire ne démentant en rien la fonction représentative de la pyramide, bien au contraire.
La "pyramide sociale inversée" ne fait qu'exprimer une volonté de soumission de la raison à la force, de l'intelligence à l'instinct, de l'humain à la barbarie, sachant au demeurant que les révolutions les plus radicales ont leurs chefs (instigateurs et meneurs en constituant l'élite), leurs exécutants, et leurs intermédiaires (leurs cadres), même quand il arrive que les uns et les autres prennent également part à l'action.
En matière de sociologie, la "pyramide inversée" est la représentation morbide d'un désespoir tournant le dos à la réalité plutôt que de l'affronter. Hors du temps et de la raison, elle préfigure cette misère absolue à laquelle nous aboutissons tous, là où la sociologie pas davantage que la démographie, l'ordre que l'anarchie ou que quiconque n'ont plus leur mot à dire.
Que le chemin du progrès et de son partage soit semé d'embûches et que l'élite en soit comptable, rien de plus vrai ni de plus légitime, mais n'est-il pas d'attitude plus sensée que celle qui consiste à mettre fin à une situation conduisant quoi qu'il en soit, en dépit de ses lenteurs, au mieux être souhaité par le plus grand nombre ?
Certes, la pyramide étant une construction ayant au moins le mérite d'être suffisamment compréhensible par ceux qui la contestent, son renversement ou sa destruction ne peut être que souhaitée par eux. Mais à quoi bon puisque ce qu'il pourront édifier à sa place ne pourra être qu'une autre pyramide ?

31 janvier - Société, Travail
Pourquoi travaillons-nous ?
L'expérience est un feu qui éclaire la route derrière nous dit l'adage. Rien d'étonnant, à voir la manière dont sont traités les livres qui ont été écrits pour nous la transmettre. Ceux qui ont regardé hier soir l'émission d'Elisabeth Quin sur Arte ont pu en juger.
Que cette charmante animatrice et ses invités prennent le temps de lire celui-ci :
   J. Fourastié
   Pourquoi nous travaillons
   P.U.F. - 1959
Ils réaliseront combien nos modernes intellos branchés, peuvent nous abreuver d'insanités.

Extraits :
« Une certaine conception du monde place dans le passé l'âge d'or de l'humanité. Tout aurait été donné gratuitement à l'homme dans le paradis terrestre, et tout serait au contraire pénible et vicié de nos jours. Jean-Jacques Rousseau a donné une couleur populaire et révolutionnaire à cette croyance, qui est restée vive au cœur de l'homme moyen [pour gagner celui du Bobo] : ainsi l'on entend parler de la vertu des produits "naturels" [devenus "bio"] et bien des français [ils ne sont pas les seuls] croient que la vie d'autrefois était plus saine qu'aujourd'hui.
En réalité, tous les progrès actuels de l'histoire et de la préhistoire confirment que la nature naturelle est une dure marâtre pour l'humanité. Le lait "naturel" des vaches "naturelles" donne la tuberculose, et la vie "saine" d'autrefois faisait mourir un enfant sur trois avant son premier anniversaire. Et des deux qui restaient, dans les classes pauvres, un seul dépassait, en France encore et vers 1800, l'âge de 25 ans. (...)
Toutes les choses que nous consommons sont en effet des créations du travail humain, et même celles que nous jugeons en général les plus "naturelles", comme le blé, les pommes de terre ou les fruits. Le blé a été créé par une lente sélection de certaines graminées ; il est si peu "naturel" que si nous le livrons à la concurrence des vraies plantes naturelles il est immédiatement battu et chassé. Si l'humanité disparaissait de la surface du sol [Ce qui ne saurait tarder au train où vont les choses dans bien des domaines], le blé disparaîtrait moins d'un quart de siècle après elle ; et il en serait de même de toutes nos plantes "cultivées", de nos arbres fruitiers et de nos bêtes de boucherie ; toutes ces créations de l'homme ne subsistent que parce que nous les défendons contre la nature ; elles valent pour l'homme ; mais elles ne valent que par l'homme.
À plus forte raison les objets manufacturés, des textiles au papier et des montres aux postes de radio, sont des produits artificiels, créés par le seul travail de l'homme. Qu'en conclure sinon que l'homme est un être vivant étrange, dont les besoins sont en total désaccord avec la planète où il vit ? Pour le bien comprendre, il faut d'abord comparer l'homme aux animaux, et même aux plus évolués dans la hiérarchie biologique : un mammifère, cheval, chien ou chat, peut se satisfaire des seuls produits naturels : un chat qui a faim ne met rien au-dessus d'une souris, un chien, rien au-dessus d'un lièvre, un cheval, rien au-dessus de l'herbe. Et dès qu'ils sont rassasiés de nourriture, aucun d'eux ne cherchera à se procurer un vêtement, une montre, une pipe ou un poste de radio,. L'homme seul à des besoins non naturels.
Et ces besoins sont immenses [et vont croissant, inéluctablement] ...
... la planète sur laquelle nous sommes, sans trop savoir pourquoi ni même s'il y en a d'autres moins inhumaines, est assez peu adaptée à nos aspirations, à nos facultés d'agir, à nos besoins. Elle satisfait libéralement et sans travail à un seul de nos besoins essentiels : la respiration. L'oxygène est le seul produit naturel qui satisfasse entièrement et parfaitement l'un des besoins de l'homme [Pour combien de temps encore ?]. Pour que l'humanité puisse subsister sans travail, il faudrait donc que la nature donne à l'homme tout ce dont il éprouve le besoin comme elle lui donne l'oxygène. L'eau, il faut déjà la puiser, la pomper et souvent la filtrer.
Cela étant... nous travaillons pour transformer la nature naturelle qui satisfait mal ou pas du tout les besoins humains, en éléments artificiels qui satisfassent ces besoins : nous travaillons pour transformer l'herbe folle en blé, les merises en cerises et les cailloux en acier puis en automobiles. »

26 janvier 2012 - Politique intérieure, Présidentielles
Programme sauce hollandaise - Quand le chat n'est pas là les souris dansent
Après qu'un socialisme aussi sommaire que démagogique, tel que continuent de le prêcher les beaux esprits, nous ait apporté la défaite et la honte au lendemain des heures glorieuses du front populaire, il nous a inoculé la dette avec l'arrivée d'un Mitterrand qui a rompu un  équilibre budgétaire ayant perduré jusqu'alors. La spirale infernale du déficit public a été amorcée avec son arrivée au pouvoir ; il suffit de relire l'histoire pour le vérifier avec un recul dorénavant suffisant, ce même recul qui permet de constater que depuis et jusqu'à 2007 nul n'a eu le courage de tenter sérieusement d'y remédier, y compris en des temps où la conjoncture y engageait. Et François Hollande de surenchérir dans une course à l’abîme que sait si bien entretenir une gauche incapable d'autre chose. Si tel n'était pas le cas, ses revendications n'auraient-elles pas dues évoluer au cours du temps ?
La perte du AAA, est en tout cas le signe que le risque de renouer avec cette course est perçu par un environnement économique qui nous observe comme il observe les autres pays. En effet, ce n'est pas l'expression d'un échec du Président Sarkozy et de son gouvernement mais celui de la France entière. Il est trop facile d'imaginer depuis quand ce AAA nous aurait été retiré si  les socialistes avaient pris les commandes leur place, autant qu'il est facile de comprendre dans quelle mesure la perspective de leur retour a pu contribuer à son récent retrait.
Est tout autant responsable de ce retrait, sinon davantage, une opposition qui, en dépit d'une crise sans précédents, continue par sectarisme, depuis bientôt cinq ans, a tout faire pour entraver la moindre action, sans se soucier qu'elle soit bonne ou mauvaise et adaptée ou non aux impératifs du moment. L'intérêt partisan prévaut sur celui du pays. La jubilation de la gauche entière, emportée autant par son irresponsabilité que par un antisarkozysme primaire dont elle a fait sa religion, à l'annonce des malheurs qui nous frappent tous, pour peu qu'ils impliquent le pouvoir, en témoignerait s'il en était besoin.
La France paye son ingouvernabilité et démontre, que contrairement à ce que proclame des coqs gaulois aussi chauvins qu'aveugles, nous restons le peuple stupide qui a perdu tous les grands combats dans lesquels il s'est trouvé livré à lui-même depuis bientôt un siècle, du fait du ralliement à une pensée unique portée par ceux qui se complaisent à vivre encore à l'époque de Zola.
Le meilleur indicateur de notre sottise est probablement le degré de nos certitudes. Peut-être est-ce pour cela que ceux d'entre nous qui en sont conscients se montrent réservés comme si, par pudeur, ils préféraient se taire plutôt que de voir prises pour des certitudes leurs convictions, qui sont pourtant, par définition, tout autre chose. Ils négligent ce faisant que c'est  favoriser la pensée unique, au détriment de la démocratie dont elle se réclame par simple imposture. Au nom de la liberté d'expression qui en est la valeur suprême, octroyant à certains le droit de dire tout et n'importe quoi, ce sont en effet les activistes les plus braillards, ceux que leurs certitudes animent au point de n'écouter qu'eux-mêmes ou ceux qui pensent comme eux, qui font l'opinion et la loi au quotidien, en usant de tous les artifices et des moyens d'une dialectique manquant autant de lucidité que d'honnêteté.
Politique, sociale, économique, religieuse, philosophique, etc. la pensée unique est l'expression de cette intolérance qu'elle prétende combattre et dont les authentiques représentants font la majorité raisonnable et silencieuse qui, économe de son pouvoir, se fait heureusement entendre dans les grandes occasions. Souhaitons qu'il en soit ainsi pour tirer les enseignements d'un simple constat d'actualité : pendant que l'opposition n'a de cesse de les éreinter sans courir le moindre risque, après avoir ouvert avec un an d'avance sa campagne électorale et en instrumentalisant sans vergogne les difficultés du pays,  il en est qui  se consacrent sans faiblir à leur devoir, face à une adversité que peu de pouvoirs ont connus.

14 décembre - Politique intérieure, Religion, Immigration
Réponse à un ami inquiet des progrès de l'Islam dans notre belle France
Bonjour D.
Tout à fait d'accord, et sans que  la lutte de l'Islam contre les autres religions ait en France la violence qu'elle revêt dans certains pays du monde, il y a lieu de s'inquiéter, dans la mesure où l'Islam à commencé il y a bien longtemps à placer ses pions, selon une stratégie élaborée par les mollahs, ayatollahs et autres docteurs de la foi islamique, pour ne pas parler d'islamisme.
Il y a belle lurette que nous vivons une nouvelle croisade, dans l'autre sens cette fois, favorisée par le déclin d'une chrétienté rongée par le marxisme et ses dérivés, dont un socialisme aussi béat qu'irresponsable.
Autrement plus subtile que celles auxquelles se sont livrés les chrétiens en leur temps et s'appuyant sur des troupes bien supérieures en nombre, cette nouvelle croisade, longtemps larvée, a tendance à prendre des allures de guerre de religion revancharde. Sans vouloir dramatiser, il paraît en effet probable et prémédité que les mosquées qui se multiplient soient le lieu d'une propagande et d'une agitation sous couvert du prêche de nombre de leurs imams.
Le problème est qu'il est dorénavant problématique, sinon impossible, de faire la différence entre les agitateurs et les pratiquants d'une religion parmi lesquels ils se cachent. Qui peut dire en outre combien de ses croyants pacifiques (il y en a là comme ailleurs) pourraient être entraînés au fanatisme dont toutes les religions font courir le risque.
D'autant plus que la drogue et la délinquance apparaissent comme trop souvent liées à cette question et que leurs acteurs sont d'ores et déjà mêlés à des violences de plus en plus difficiles à maîtriser.
Que faire ? Il y a un siècle et davantage – surtout avec l'enrôlement des troupes coloniales dans la première guerre mondiale – que le processus est enclenché et qu'il s'est développé sous nos yeux, avec notre bénédiction, et que nous le subissons dans la repentance quand nous ne l'encourageons pas comme la conséquence expiatoire de notre passé colonialiste et de la manière stupide (manifestation d'un autre intégrisme qui ne portait pas son nom) dont nous avons tenté de museler la religion coranique.
Les balayeurs, les éboueurs et les manœuvres de toutes sortes que nous avons fait venir et travailler à notre service ont évolué et se sont structurés pendant que nous vivions dans le confort et une facilité relative dont nous sortons avec autant de peine que de surprise. De ce point de vue, la comparaison avec Munich me semble assez bonne. Il pourrait bien en être comme du réveil de la France au lendemain du Front populaire, sauf que l’allégresse des premiers départs en congés payés et le bruit de bottes allemandes pourraient être remplacés par le glissement feutré des babouches.
Le vin étant tiré, il nous faut le boire. Est-ce que ce sera jusqu'à la lie ? Et dans l'affirmative quel goût aura celle-ci ?  Sera-t-il aussi amère que nous le craignons ou saurons-nous gérer ce qui, en réponse à un mouvement que notre inertie a rendue irréversible, ce qui relève dorénavant de l'intégration ? (de qui par qui ? Il est permis de se poser la question). En attendant, Il nous reste à espérer que nos politiciens les moins bercés d'illusions et les forces de l'ordre contrôlent la situation, par la connaissance des réseaux et des responsables.
Mais en réalité, qui s'en préoccupe, au delà d'une inquiétude faisant régulièrement surface en périodes électorales ou à l'occasion d'évènements plus marquants que d'autres ? Chacun continue à faire son petit business dans son coin en refusant par principe tout avis différent du sien. Or comme il y a en France autant d'avis que de citoyens !
Sauf quelques coups de gueule et gesticulations de temps à autre, il y a longtemps que les Gaulois ne sont plus capables d'autre chose.
Les optimismes voient paradoxalement l'édification d'un rempart et une fixation de l'autre côté de la Méditerranée, grâce aux mouvements récents en Lybie, en Egypte, etc. Mais arrêterons-nous la misère et ses effets dévastateurs, que certains ont toujours su utiliser à leur profit ?

13 décembre - Politique intérieure, Présidentielles 2012
La mission secrète de Montebourg
Le PS ne remettrait-il pas sa conquête du pouvoir à plus tard ?
Que Jack Lang ne se soit pas soumis au vote des militants lors des primaires a pu surprendre, mais plus encore de le voir faire de même pour les législatives et d'assister maintenant à sa mise sur la touche pour celles-ci, comme s'il avait été décidé en haut lieu de stopper son tour de France.
À moins que le Chevalier blanc n'ait ému ceux dont il a pu attirer l'attention sur des rumeurs telles, que les plus sceptiques finissent par n'en plus croire leurs yeux ni leurs oreilles. Il suffit en effet sur Internet, d'associer son nom aux sujets les plus scabreux pour voir fleurir les liens conduisant à des articles, à des vidéos même, l'impliquant, dans des conditions et des termes réduisant à l'état de peccadilles d'autres mésaventures ; le tout dans un mutisme saisissant, tant de sa part que de celle des médias traditionnels.
Bien sûr, après le cas Guérini, le moment n'est pas le mieux choisi pour sortir des placards de la fédération du 62 ses cadavres et de s'en prendre à ses membres les plus en vue, car comment mieux servir les extrémismes, dont en premier lieu le FN, qu'en offrant à l'opinion ne serait-ce qu'un ramassis de ragots. (dont bien entendu pas le moindre n'est fondé).
Mais ne serait-ce pas justement l'objectif de Montebourg, dans le droit fil d'une recette mitterrandienne ayant fait ses preuves, que d'agiter l'extrême droite pour contrecarrer le pouvoir en place ? Un Sénat se déclarant aussi opportunément favorable au vote des étrangers (en ne répugnant pas à s'allier pour cela à l'extrême gauche) n'offre-t-il pas un autre exemple d'une telle stratégie.
Une question vient alors à l'esprit : Le PS a-t-il vraiment l'intention et le désir de conquérir la présidence de la République ? Par les temps qui courent, ne vaut-il pas mieux laisser à d'autres une tâche aussi ardue et ingrate que de sortir le pays de la crise et tenter de le redresser. Et même, pour pousser le raisonnement, ne serait-ce pas condamner à terme, autant le FN que l'actuel pouvoir que de favoriser l'élection du candidat de l'un aussi bien que de l'autre de ces deux camps?
D'autant plus qu'au confort d'une opposition ancrée dans une irresponsabilité passéiste s'ajouterait un avantage considérable : un parti purgé et rajeuni (ce qui ne peut se faire instantanément ni sans douleurs) ferait assez bien dans un décor comme celui qui nous attend au terme du prochain quinquennat, eu égard à une conjoncture plus sombre que jamais et aux réformes restant à faire.
Savants calculs dont le cynisme n'a rien de dérangeant d'un point de vue strictement politicien. D'autant plus que leurs auteurs, dont l'un au moins est suffisamment jeune aujourd'hui pour être menacé de gifles, le seront alors encore assez pour remplacer des éléphants indéboulonnables.
L'admettre et l'expliquer d'une manière ou d'une autre serait engager les électeurs les moins sectaires à faire preuve d'un civisme s'éloignant d'une antisarkozysme primaire qui fait le jeu du pire dont nous payerions tous et rapidement le prix.


28 novembre - Société, Démographie, Politique internationale
Monstrueuse pyramide sociale
La pyramide des âges synthétise et représente graphiquement la manière dont se répartissent les individus constitutifs d'une structure, telle une nation par exemple et cette représentation à des moments successifs rend compte de l'évolution de la répartition qui y règne, mettant en évidence les effets inéluctables à attendre de son vieillissement, tel qu'il résulte de celui des individus qui la composent. Il en est en effet d'un organisme, quel qu'il soit, comme de n'importe lequel d'entre nous, et au-delà comme de tout ce qui existe : à la naissance fait suite la croissance (ou développement), puis le déclin (ou régression) et enfin la mort.
Pour tout individu comme pour toute nation et pour l'humanité entière, il s'agit dès lors de repousser autant que possible cette échéance fatidique, avec un certain succès à en juger par le spectaculaire allongement de notre espérance de vie, même si ce dernier demeure aussi infime qu'illusoire au regard de l'éternité à laquelle certains aspirent. Quoi qu'il en soit, la solution aux problèmes que pose ce vieillissement à l'espèce humaine, en termes de banale organisation, semble résider dans le maintien de son taux de natalité à un niveau assurant le remplacement de ses actifs, tout en tenant compte du fait qu'en dépit de l'allongement de leur durée de vie ils finiront par être incapables de la moindre contribution à l'effort collectif puis disparaîtront, remplacés par de nouveaux venus, dont le nombre est hélas d'un ajustement des plus problématiques. Alors que ces remplaçants naissent en surnombre là où ils ne le faudrait pas, ils manquent là où ils sont d'une nécessité criante. Monumental casse-tête à la complexité duquel s'ajoute des aspects éthiques, religieux, idéologiques, etc. qui, pour aussi respectables qu'ils soient, le rendrait insoluble s'il ne l'était de lui-même.
Une autre représentation pyramidale existe, dont l'objet n'est plus l'âge des hommes mais leur rapports sociaux. Cette pyramide sociale exprime la répartition des êtres humains, non plus en fonction de leur âge mais selon leur richesse (ou leur pauvreté) et leur pouvoir (ou leur dépendance) ; pouvoir sur autrui et pouvoir de changer leur propre destin ; dépendance par rapport à ceux qui, par un euphémisme ne manquant pas de cynisme, sont présentés comme leurs semblables.
A l'époque du franchissement du cap des 7 milliards d'êtres humains et d'une mondialisation qui, par la réduction des distances et des différences, tend à réduire à une seule les pyramides sociales de toutes les nations, le sujet ne vaut-il pas d'être évoqué ?
La misère n'est pas, comme la pauvreté, un état relatif trop souvent confondue avec l'inconfort. Qu'a en effet de commun une petite minorité d'exclus (même si son utopique éradication doit être tentée jusqu'à ce qu'il n'y en aie plus un seul) à Paris ou au fin fond de la banlieue la plus déshéritée de n'importe quelle grande cité occidentale, avec ces milliards d'indigents absolus qui peuplent le Sahel, la Somalie et tant d'autres pitoyables États comme les tas de détritus des faubourgs du Caire, de Calcutta et de trop nombreuses métropoles surpeuplées ?
S'il est possible de relativiser la pauvreté au point de l'assortir d'indices et autres outils d'évaluation statistique, il n'en est pas de même pour ce dénuement total qui règne là où la question du chômage ne se pose même pas, faute d'activités industrielles ou autres. Cette misère n'aurait-elle pas dès lors d'autres causes qu'économiques ? l'absence du minimum de ressources qu'elle traduit ne résulterait-elle pas plus simplement d'une prolifération livrée à elle-même, d'autant plus monstrueuse qu'elle y condamne la progéniture de ceux qui en sont issus ?
Pour comprendre, plutôt que de considérer courbes et tableaux de chiffres, la pyramide – ce volume que les anciens, qui étaient peut-être meilleurs observateurs que nous, ont pu déjà considérer comme représentatif de tous types d'organisation hiérarchisés – peut nous aider. Appliquons-en la structure, avec sa base et son sommet, à l'ensemble des hommes peuplant la planète. Une telle pyramide sociale ou des richesses matérielles, puisque là est désormais l'aune à laquelle se mesure un confort que les hommes se sont laissés entraîner à confondre avec le
bonheur, avec l'opulence à son sommet et la misère à sa base, met bien en évidence le rôle de la démographie dans nos rapports sociaux, actuels comme prévisibles.
Dès lors que cette pyramide croît en volume, ce qui est le cas du simple fait de l'augmentation constante de la population, sa base se développe, proportionnellement, toujours davantage que son sommet, alors que se livre à tous ses niveaux une lutte ininterrompue pour la conquête d'au moins une part des richesses accaparées par les occupants des étages supérieurs, ou leur illusoire partage. Il s'agit pour chacun de se hisser aussi peu que ce soit vers le haut, en dépit du poids qui l'écrase. À noter au passage le confort bien relatif de ceux qui occupent une situation médiane, comprimés entre la poussée venant du bas et le poids qui les domine.
Parfois, une secousse est provoquée par une base insurgée ; c'est la révolution. Celle-ci peut entraîner quelques changements pour les mieux nantis, aussi bien que des bouleversements profonds, touchant toutes les étages de la pyramide sociale, mais quelle que soit la nature de ces bouleversement, qu'ils soient d'origine politique, sociale, financière, religieuse, philosophique, etc, la pyramide n'abdique en rien son rôle représentatif et s'applique comme si de rien n'était au nouvel état de choses avec toujours un sommet et une bases. La structure d'ensemble de la société née de la dernière révolution reste immuablement représentée de la même façon, avec les plus riches et plus puissants au sommet et les autres s'entassant, toujours plus nombreux, à la base. Après toutes les mutations qu'a pu connaître la société des hommes depuis ses origines, et à travers toutes les formes de civilisation qu'elle a pu traverser et connaître au cours des millénaires, en 2011, sur 7 milliards d'êtres humains, cette base en compte 3 qui vivent avec moins de deux dollars par jour – l'un d'entre eux mourant de faim toutes les 3 secondes –, alors qu'au sommet logent les 500 personnes les plus riches et les plus puissantes de la planète. Or chaque jour voit croître la population mondiale de plus de 220 000 individus, chacun allant se ranger à la place que lui assigne le sort dans une pyramide qui s'atrophie d'autant. Hormis les arguments sans plus de fins que d'efficacité de ceux qui promettent aussi bien le prochain arrêt de la progression qu'une explosion, le constat est ce qu'il est, et puisqu'il nous semble interdit d'envisager une autre structure que pyramidale, des questions se posent, appelant des réponses chaque jour plus urgentes :
- Jusqu'à quel point se développera cette pyramide et s'atrophiera sa base ? En d'autres termes, par quels moyens le cours des choses est-il susceptible de changer ? Une façon existe-t-elle, autre que vainement utopique, d'irriguer cette base des richesses du sommet qui la domine ? Par la révolution ? Quelles que soient leurs raisons, leur ampleur et leur violence, les révolutions n'ont jamais rien changé à la structure pyramidale de la société, en dépit de ceux qui s'obstinent à nier son caractère représentatif du monde dans lequel nous vivons ; refusent d'en reconnaître le caractère incontournable, ou veulent la contraindre à une platitude aussi égalitaire qu'utopique, quand ils ne prétendent pas la faire reposer sur sa pointe.
. Par la fraternité ? Il suffit d'en considérer les acquis au cours de l'histoire et spécialement durant le siècle écoulé, pour se faire une idée de ce qu'il y a lieu d'en attendre.
. Par le progrès scientifique et technique ? Il n'est qu'un outil aux mains des hommes, qui en font ce qui motive l'observation du point précédent. Quel que soit le régime en vigueur : politique, financier, intellectuel, ... Ce serait la négation même de l'incontournable rapport entre sa base et son sommet qui serait aboli. Il est bien entendu toujours possible de rêver, mais il en est ainsi et il paraît aussi improbable que la pyramide puisse un jour sortir de notre univers, et du champ des perceptions qu'elle nous impose que d'arrêter le mouvement des astres et l'alternance du jour et de la nuit.
En tout état de cause, concernant la pyramide sociale, en attendant le partage auquel seuls les saints consentent, l'individu est condamné à la simple prise de conscience et au mieux à des vœux ou à des gestes sans grande portée réformatrice. C'est donc à l'élite et en particulier aux politiques, dont le rôle est de prévoir, de s'en préoccuper. Après avoir pris eux-mêmes la mesure d'une situation aux conséquences aussi désastreuses que prévisibles, il est de leur responsabilité d'identifier nos vrais problèmes de société et de leur affecter un ordre de priorité. Or qui se soucie réellement de démographie, au-delà du constat de sa progression, dans le meilleur des cas ? Pourtant le développement durable et le respect de la planète qui en est la condition première, ne sont que vœux pieux, en l'absence de sa prise en compte.
Si rien n'est fait pour ramener la population du globe à un niveau maîtrisable, dans les meilleurs délais et conditions possibles, l'humanité ne fera qu'accroître ses maux jusqu'au pire. Prendre conscience d'une évidence aussi criante, le plus largement et le plus rapidement possible ne peut plus suffire. Le pragmatisme dicte de procéder d'urgence à un investissement massif en vue de réguler le niveau de la population mondiale et de cesser de s'en remettre aussi stupidement qu'hypocritement à la providence quand ce n'est pas aux saignées aussi barbares qu'insiffisantes opérées ici et là par les guerres, les famines et la maladie.
Alors que chaque pays en est encore à ergoter sur son cas particulier, en cherchant à concilier taux de natalité et âge de cessation d'activité solvable, le problème de la pauvreté est mondial et tend chaque jour davantage à s'imposer comme tel. Rien d'utile ne pourra donc se faire autrement qu'à cette échelle et par la démographie, sans s'arrêter aux considérations d'ordre idéologique, religieux, etc. qui ne manqueront pas d'y faire obstacle.
Les tenants d'une croissance démographique dont les conséquences sont laissées au secours de la providence se sont-ils jamais demandé où vont se loger, dans la pyramide sociale, les dizaines de millions d'individus qui viennent chaque année augmenter la population mondiale ? ils doivent être conscients qu'ils vont à la place que leur assigne leur appartenance à l'une ou l'autre des catégories qui peuplent cette même pyramide, avec une probabilité d'échouer à sa base – c'est -à-dire de rejoindre les miséreux –, proportionnelle à la place que ceux-ci y occupent déjà.
Quant à secouer sous le nez de ceux qui s'en plaindraient le hochet de la promotion sociale, selon lequel chacun a ses chances d'échapper à son sort, il en est comme de leurs chances de remporter le prochain loto, à la différence près qu'il ne s'agit pas ici d'un jeu mais d'un drame. Un drame qui nous concerne tous et encore davantage nos propres enfants. Que ces généreux irresponsables aillent donc en parler aux cohortes d'affamées qui peuplent tant d'endroits de notre planète et la submergeront bientôt, poussées par leur simple instinct de survie, si leur nombre et leur proportion continuent de croître.


12 octobre - Politique, Elections, Primaires, Présidentielles 2012
Le grand show des primaires
Monumentale farce que ces primaires dont les participants sont tout simplement formés de la clientèle habituelle s'opposant à des réformes pourtant indispensables au pays. A commencer par la fonction publique. Ceci expliquant en premier lieu le nombre des votants , qui est encore au-dessous de la pléthore de fonctionnaires et assimilables, arc-boutés sur leurs avantages catégoriels, au nom de la démocratie et de l'égalité de traitement de tous les citoyens mais dont seuls ceux qui ont une activité solvable font les frais.
Il faut cependant reconnaître au Ps l'efficacité de ses communicants telle qu'ils viennent d'en faire la démonstration en des circonstances majeures, même si un antisarkozysme primaire soigneusement entretenu les y aide. Ne voilà-t-il pas que le résultat des primaires serait un plébiscite anti-Sarkozy !
C'est en tout cas avec tout le savoir faire d'une dialectique héritée du marxisme qu'ils ils ont su écarter du parti les retombées de l'affaire DSK; après avoir porté avec tapage celui-ci aux nues en dépit de la trahison dont il était l'image, des valeurs fondamentales de la gauche.
C'est encore avec la même infatigable obstination qu'ils sèment leurs mines sous les pas de la majorité, à coups de rumeurs dont ils se soucient peu de savoir si elles sont fondées ou non dès lors qu'elles sont susceptibles de troubler un peu plus le paysage politique.
Mais c'est surtout à l'occasion des primaires que s'est exprimé ce talent propagandiste.
Opération de communication de grande envergure ayant mobilisé la plupart des media dans une complicité qui ne date pas d'hier et qui confirmerait s'il en état besoin le niveau d'infiltration auquel en est la presse de notre pays. Rappelons à ce sujet que prétendre que la presse n'est pas largement noyautée par la pensée unique sous prétexte que des grandes fortunes en seraient les propriétaires, c'est d'abord nier l'évidence, dans la plus pure tradition de cette même dialectique qui enseigne de ne jamais hésiter à le faire si la conquête du pouvoir le nécessite. Il n'est que de regarder la TV et de lire n'importe quel journal pour s'en rendre compte, tant il est vrai que rares sont ceux qui ne font pas des feuilletons des moindres avatars, réels ou supposés, du pouvoir, en évitant par contre de mentionner, ou pour le moins de s'attarder, sur ceux de l'opposition. Mais ne faisons pas de mauvais esprit ; peut-être est-ce dû à l'exemplarité irréfutable des représentants de l'opposition, de droite comme de gauche ?
Nier ce noyautage, c'est aussi proférer quelques contradictions de taille :
Pour ce qui est de la mainmise des grandes fortune sur la presse et en déduire que celle-ci s'en trouve muselée à leur avantage, c'est oublier un peu facilement que l'argent n'ayant pas d'odeur, un patron de presse n'a qu'un objectif : celui d'en gagner davantage et pour cela de servir à son lectorat ce qui lui plaît et non pas ce qui risquerait le détacher de son journal, avec pour conséquence de se ruiner. N'importe quel riche est apolitique dès lors que ses intérêts sont en jeu (c'est d'ailleurs son point faible). De ce point de vue, faire élire un représentant de la droite pour laisser ensuite son propre journal lui tirer dessus à longueur de temps n'a rien de contradictoire pour un patron de presse. Il est par contre surprenant de voir combien de journalistes se prêtent à cet exercice. Il n'en demeure pas moins que davantage qu'une injure, le dire reviendrait à accuser bien des journalistes et des rédactions de trahir leur propre opinion, ce qui serait iconoclaste.
Quoi qu'il en soit, passer de 1 million de votants le soir de la consultation à 2 millions et demi le lendemain matin, soulève quelques questions : le dépouillement était-il si compliqué que le deuxième chiffre n'ait été connu que le lendemain ? Et s'il était connu le soir même, comme cela est plus vraisemblable, pourquoi le PS se serait-il privé de s'en réjouir aussitôt ? Effet de son étonnement, scrupule motivé par un tel succès ou effet d'annonce savamment calculé ? il est vrai qu'entre les gauchistes qui sont allés pousser Montebourg, les frontistes qui ont voté Aubry pour contrer Hollande et tous ceux qui, à un titre ou à un autre n'ayant rien à voir avec le choix d'un candidat socialiste, ont voulu profiter de l'occasion, il y a de quoi douter, sinon du caractère démocratique de la consultation, au moins de son sérieux et encore plus de la signification de ses résultats.
Il n'en demeure pas moins que ces primaires sont une opération de publicité sans précédent, violant sans vergogne la règle du temps de parole et engagée sans le moindre risque, leurs organisateurs ayant su compter pour se rendre aux urnes,sur tous ceux qui habituellement se rendent sagement aux convocations lancées lors de grèves et manifestations en tous genres auxquelles ils sont abonnés par soumission idéologique autant que par intérêt catégoriel.
Réjouissons-nous, nous aurons droit à une resucée avec le deuxième tour.
Après la parodie de débat du premier tour, dans lequel 3 éléphants fatigués ont tenu la tête d'affiche, devant 3 faire-valoir, les uns et les autres ne faisant que ressasser les vieux poncifs qui sont loin de faire un programme, nous allons vivre le palpitant épisode de la confrontation à deux (plus 1). Oublieront-ils encore que la situation économique et sociale mondiale, telle que générant une inquiétude généralisée aggravée par la démographie, demande autre chose que le désir de revanche d'un gauche bien franchouillarde qui n'a qu'à s'en prendre à elle-même ? Et le énième énoncé des recettes d'une idéologie et d'une démagogie dépassées, appliquées à la France, comme si rien d'autre n'existait suffira-t-il à assurer le succès du gagnant (ou de la gagnante) lorsqu'il s'agira de choses sérieuses ?


27 septembbre - Politique, Sénat
Des risques du passage du Sénat au rouge
Le spectacle que donne trop fréquemment l'opposition à l'Assemblé Nationale en est l'illustration prémonitoire et la séance extraordinaire du 27 septembre en a encore fourni le lamentable exemple. Qu'un Mammers, connu pour ses excès allant de l'intrusion organisée de ses sectateurs sur les bancs des députés, en pleine séance, à l'injure caractérisée, cherche par tous les moyens à entretenir son image de bobo anarchiste plutôt que de démocrate est une chose, mais que le reste de l'opposition, parti socialiste en tête, l'approuve en est une autre. L'applaudir, manier comme lui, au nom d'un "antisarkozysme" primaire, l'amalgame, la diffamation, le procès d'intention sans la moindre preuve ; en se contentant de gesticuler, brailler et brandir des journaux transformant les pires mensonges en vérités en échange de leur soutien, en est une autre. François Fillon a répondu sans détour, en des termes que trop peu de media ont fait connaître à l'opinion, qu'il y a dans un tel comportement davantage qu'une faute politique, que pourrait expliquer sinon excuser le manque de programme et d'arguments crédibles face à la situation telle qu'elle est ; il y a faute morale. Nous aurons la juste mesure de la gravité de cette faute lorsque le Sénat offrira un spectacle copié sur celui de l'Assemblée Nationale. Il ne restera alors à la rue qu'à s'en inspirer pour que la violence, de parlementaire et verbale, devienne populaire. Des troupes sont prêtes à manifester cette violence, précédés des casseurs (http://www.youtube.com/v/rnInkrYrGiE&rel=0&hl=en_US&feature=player_embed...) . Elles viendront de tous les extrémismes, motivées par une insatisfaction qui, pour aussi compréhensible qu'elle puisse être, est partout suscitée de manière irresponsable et surtout attisée par ceux qui, plutôt que d'agir positivement ou simplement tenter d'expliquer les raisons réelles et profondes de difficultés traversées par tous, s'imaginent encore que la pyramide sociale peut tenir sur sa pointe ou être réduite à l'état de champ plat ou règnerait l'égalitarisme. Ils oublient de dire, s'ils en ont conscience, que la pyramide est la représentation immuable de toute société, avec sa base et son sommet, et que tout pouvoir, quel qu'en soit la couleur, se manifeste avec ses puissants et ses riches –, qui veulent le rester ou l'être davantage– et sa base, qui voudrait bien être plus puissante et riche qu'elle ne l'est. Le pouvoir y commet dans tous les cas des erreurs dont on parle beaucoup, ce qui est naturel et souhaitable en démocratie, et des réussites, dont on parle peu tant il y a à faire. Quoi qu'il en soit, la parole et la décision revenant en dernier lieu à l'Assemblée des députés élus au suffrage universel, il pourrait être fondé de considérer le Sénat comme une institution caduque, s'il n'y avait justement le rôle modérateur qu'il a joué jusqu'ici dans la vie parlementaire de notre nation. Jean-Pierre Bel se veut apaisant en nous assurant qu'il veillera à ce qu'il continue d'en être ainsi. Mais cela n'engage que lui et en aucun cas le PS, dont il est membre, qui ne saura ni ne pourra résister à l'occasion de s'afficher en leader de l'opposition, se condamnant en cela à une complicité objective avec les pires extrémistes, quand ce n'est pas en se limitant lui-même à user des arguments que sont l'invective et l'obstruction.
Le vrai risque est que le Sénat devienne un instrument de blocage et que tombe ainsi le dernier rempart de notre parlementarisme dépassionné et par cela authentiquement démocratique.

19 septembre - Politique, Société, Mœurs
DSK - Les larmes du crocodile
Ses avocats avaient peut être raison de déconseiller à DSK de s'exprimer comme il a jugé opportun de le faire. En effet, bien qu'à l'entendre nous ayons pu nous sentir parfois prêts à pleurer, le jeux et les arguments étaient décidément aussi forcés que peu convaincants. Son intervention n'a été de ce fait qu'un exercice de repentance de façade mal calculé, s'adressant d'ailleurs, comme il l'a clairement dit, à ses seuls compatriotes ayant vu en lui leur messie. Pour se reconvertir dans le spectacle, comme l'ont fait d'autres politiciens avant lui, il a besoin d'une sérieuse formation, ne serait-ce que pour perdre de son infatuation et de son arrogance.
C'est par contre carrément tous les téléspectateurs qu'il a pris pour des demeurés :
- En affirmant que les 7 chefs d'accusation d'abord prononcés à son encontre par la justice de New York ont été levés fautes de preuves. Ils l'ont TOUS été parce que ces preuves n'étaient pas étayées au point d'entraîner la conviction de 100% d'un grand jury, ce qui est tout autre chose qu'un non lieu à la française ; ce que chacun peut comprendre.
- En évoquant comme il l'a fait les mensonges de Nafissatou Diallo et notamment l'échange téléphonique avec son compagnon détenu, laissant notamment penser que ce serait elle qui l'aurait appelé au téléphone alors qu'il a été établi que c'était le contraire et que ce même compagnon ne pouvait être au courant de ce qui venait de se passer, ce qui change bien des choses.
- En balayant avec morgue les divers rapports d'expertise l'accusant.
- En accusant Nafissatou Diallo de l'attaquer au civil pour faire de l'argent, alors qu'il sait, comme nous tous, qu'aussi bien aux USA qu'en France, c'est le dernier recours d'un plaignant que de demander réparation pécuniaire. Bien sûr cette réparation peut être demandée pour le franc (ou le dollar) symbolique, mais chacun (et lui en premier lieu) peut comprendre que Nafissatou Diallo puisse ne pas s'en contenter.
- En réduisant à la nécessité d'un pauvre hère le déploiement de moyens financiers ahurissants, contrastant singulièrement avec les valeurs qu'il prétend représenter.
En conclusion de cette première partie de l'interview, fait de toute évidence pour préparer la seconde, elle-même devant faire oublier la première, une question d'importance demeure, qui n'a pas été posée ?: DSK compte-t-il demander, à la justice et/ou à la police new-yorkaise, réparation des outrages, dommages et dépenses qu'il dit avoir si injustement subis ? Et sinon, pourquoi ?
La deuxième partie de l'intervention a consisté, comme il fallait s'y attendre, en un docte diagnostic d'économie politique ayant visiblement pour but de positionner le désormais repenti pour un nouveau départ. Faute de mieux au plan national, DSK se verrait bien en consultant, sauveur d'une Europe vouée à la vieillesse et à la faillite. Prendre pour argent comptant les quelques arguments qu'il a assénés, serait oublier un peu vite que DSK, quelque temps après avoir inventé les 35 heures avec son amie Martine déclarait, alors qu'il était au FMI, que l'Europe ne travaillait pas assez. Plutôt que de donner des conseils concernant la Grèce et de reprocher à l'Europe de n'avoir pas pas prévu sa faillite, peut-être aurait-il pu nous dire ce qu'il avait lui-même fait alors que c'était dans ses attributions ?
Quant à ce qui est devenu, par la subtilité et la magie de la communication, "l'affaire Banon", après n'avoir été qu'un des aspects de "l'affaire DSK", ce dernier s'est apparemment souvenu de l'intérêt des dispositions du code américain lorsqu'il accorde à l'accusé le droit de se taire.
Un propos à retenir tout de même, pour ceux qui éprouvent, comme dans le volet new-yorkais, une sentiment d'inachevée ; ce fut lorsque DSK déclara qu'il s'intéresserait aux question de démographie. Les plus farouches de ses opposants sont obligés de lui reconnaître une aptitude particulière pour le sexe, qui y préside.


15 septembre - Politique, Société, Morale
DSK - Un participant aux primaires, sans investiture
Ainsi DSK a engagé sa campagne et il l'a fait en affirmant la solidité de ses positions, fixant lui-même, en toute simplicité, la date de son audition dans le cadre de la plainte déposée à son encontre par Tristane Banon. Que l'instruction se soit pliée à son calendrier en dit long sur les conditions dans lesquelles il va la mener (non pas l'instruction, mais sa campagne).
C'est maintenant au tour de l'information de se mettre un peu plus à son service, avec l'interview télévisée à laquelle il aurait décidé de se soumettre sous peu. Son premier souci ne devrait pas être en effet d'y présenter des excuses ni mêmes des explications à l'opinion. La manière dont il a considéré cette dernière jusqu'ici en atteste.
En politicien consommé, avec le réseau et les moyens considérables qui sont les siens ; avec une bénédiction que le PS ne peut lui refuser en dépit du désir de certains de ses leaders et militants, il participera à sa façon aux primaires et peut-être même, en toute régularité cette fois, aux présidentielles. Ces dernières sont assez éloignées pour que ses communicants aient le temps d'aider les français à absoudre ou pour le moins à oublier le moindre détail de ce qui pourrait le gêner.
Mais restons-en pour l'instant aux primaires. DSK ne pourra qu'en améliorer le taux de participation, ce dont elles sont en passe d'avoir grand besoin, quelles que soient les rodomontades des uns et des autres. Voici de quoi séduire les plus récalcitrants du PS. Nullement nécessaire en effet qu'un bulletin soit imprimé à son nom pour que ses indéfectibles supporters le désignent spontanément. Mais plusieurs questions se posent :
. Quid de l'avis des candidats régulièrement investis ?
. Les votes exprimés en sa faveurs seront-ils, démocratiquement ou non, pris en compte ?
. Qu'adviendra-t-il s'il surpasse l'un ou l'autre des candidats en lice ?
. Même question pour le cas où, sans les battre, le nombre des suffrages (décomptés ou non) en sa faveur serait assez significatif pour réduire d'autant la légitimité de l'heureux élu(e) ?
. Ira-t-il jusqu'à prier ses partisans de faire comme s'il n'existait plus politiquement, quitte à ce que ce soit momentanément ?
. Ces mêmes partisans lui obéiront-ils ?

Que ceux qui craignaient, dans leur grande mansuétude, que l'écho des turpitudes de DSK l'ait affaibli soient rassurés, ils devraient avoir très bientôt la preuve du contraire, la dignité du pays dût-elle en souffrir. Mais la dignité existe-t-elle en politique ? questionnerait Candide. En tout cas, nombreux sont ceux qui semblent ne pas s'en soucier.


13 septembre - Opinions, Liberté d'expression, Information, Media en ligne
Censure (¨Propos sujet à mises à jour))
Le soin avec lequel certains médias en ligne procèdent au nettoyage des commentaires qu'il arrive de déposer à des visiteurs ne partageant pas leurs orientations ou ne respectant pas leur "ligne éditoriale", est aussi admirable que surprenant d'ingéniosité. Il serait même justifié de qualifier ce soin de consciencieux si la conscience n'en était pas précisément absente ; cette conscience qui voudrait que soient respectées la pluralité comme la liberté d'opinion. Car que reste t-il de la leur à ceux qui procèdent à ce nettoyage, quand ce n'est pas à l'interdiction pure et simple de publier ?
Une conscience qu'ils n'ont pas en tout cas, c'est qu'un tel refus de remise en cause de ses propres idées tue ou pour le moins gangrène les meilleures. Il est pourtant prouvé et connu que ce qui vit en vase clos et refuse l'échange avec le milieu extérieur est condamné à l'asphyxie à plus ou moins bref terme.

Par conséquent, la pensée unique sévissant chaque jour un peu plus, les liens ci-après conduisent vers les journaux en ligne, tribunes, forums et autres lieux d'échange auxquels Claudec participe sur Internet, quand la censure pratiquée par certains ne le lui interdit pas.
Il souhaite ainsi contribuer, dans la mesure de ses observations personnelles et de ses modestes moyens, à faire la lumière sur ce qu'il en est réellement.
Se fondant sur son expérience, vieille maintenant de plusieurs années, il veut informer ici le lecteur, pour chacun de ces media, du niveau de cette censure telle qu'éprouvée par lui-même.
Un système de notation allant de une à cinq étoiles. Une étoile (*) vaut pour les médias limitant le plus drastiquement l'expression – en allant parfois jusqu'au sectarisme –, cinq étoiles (*****) désignant ceux qui font preuve d'un maximum d'ouverture.
Cette notation étoilée peut être assortie d'un bref commentaire.

À l'intention de ceux qui le souhaiteraient, Claudec tient à disposition ses propres réactions ayant donné lieu à rejet de la part de leurs modérateurs et rédacteurs.
À noter :
- Que les opinions de chaque contributeur bénéficient naturellement, toutes et partout, d'une bienveillance proportionnée à l'eau qu'elles apportent au moulin du media qui les accueille, d'où la subjectivité obligée de ce qui suit.
- Que le niveau de censure ressenti par l'auteur est apprécié par rapport au ton généralement toléré par chaque média en cause, tel qu'exprimé par les contributions y étant couramment publiées
- Le caractère aléatoire d'une modération souvent "sous-traitée" ce qui équivaut, pour qui y a recours, à se défosser un peu grossièrement de ses responsabilités en la matière.
- Le noyautage de la majorité des moyens d'information par une pensée unique omniprésente.
- Que chacun pourra juger, selon sa propre ouverture d'esprit, du bien fondé de la notation ci-après, en consultant les media concernés à l'aide des liens fournis à cet effet.

Les Echos
(****)- www.les-cercles.fr - Journal d'information économique avant tout - Les Echos
L'Express (**) Devrait s'appeler l'Intransigeant. Rejets signés d'un rédacteur "en chef" d'un rare parti-pris - L'Express
Le Figaro (*****) Toutes les opinions sont admises dès lors qu'elles sont exprimées avec courtoisie et mesure - Le Figaro
L'humanité (*) Rejet systématique de toute opinion contraire à la ligne du parti - L'Humanité
Le Post (**) - Variété des points de vue accueillis démentie par la difficulté à voir publiés ceux qui ne se conforment pas à des orientations tendant vers la pensée unique - Le Post - Site mort au champ d'honneur en janvier 2012, racheté et remplacé (opportunément ?) par Huffington.
le Point (*****) Encore récemment totalement libre, le dépôt des commentaires est  soumis depuis déc 2011 à une identification préalable pour tenter d'endigueur les débordements. La pluralité d'expression semble cependant encore régner. Le Point
Les 4 vérités (****) Forum situé très à droite et ne s'en cachant pas, mais admettant la contradiction, d'où échanges intéressants  http://www.les4verites.com 
www.ifrap.org
www.liberaux.org
blog.liberte-cherie.com
Courrier International
France soir
France télévisions
La Tribune
Libération
Marianne
Le Nouvel
Observateur
20minutes.fr

3 septembre - Politique, Marketing
Mise en marché politique
D'une élection à l'autre le marketing électoral se banalise à tel point qu'il en arrive à être comparable à celui des marchands de n'importe quelle soupe. Cette multiplication des candidats, par exemple, n'est-elle pas directement inspirée de la stratégie des grands lessiviers, fabricants de cigarettes et autres distributeurs de plats cuisinés, qui consiste à mettre sur le marché autant de produits que possible, concurrents les uns des autres et destinés à grappiller une part de marché de plus, aussi faible soit-elle, quitte à ce qu'elle soit prélevée sur celles des produits déjà proposés à la clientèle ? Ainsi "Omo" qui lave plus blanc, ne manque pas de grignoter une part du marché de "Skip"ou de "Persil" ; "Ariel" de faire de même à l'égard de"Dash" ou de "Bonux" et "X-Tra" d'inquiéter "Le- Chat" ou "Super-Croix", mais qu'importe puisque ces marques sont celles de mêmes produits sortant de chez les même fabricants et dont, à peu de chose près, seul l'emballe change. L'important est que le marché global de chacun de ces fabricants s'étende, que ce soit par augmentation de la consommation ou par conquête d'une part du marché détenue par ses concurrents.Que les électeurs en soient conscients, les élus se présentant à leurs suffrages le font à la manière de ces produits de consommation, aux performances tellement équivalentes que bien fort est celui qui parvient à les différencier avant usage (comme après d'ailleurs). Reste donc à faire preuve de mémoire et à comparer les résultats obtenus avec les uns et les autres lors d'emplois précédents.
Quant aux nouveaux, ils ont à vaincre les habitudes et un supplément de méfiance, ce qui n'est pas une mince affaire.

2 septembre - Politique, Société,  Mœurs
DSK-Le retour
Qui ira l'accueillir et lui déroulera le tapis rouge au pied de l'avion ? Voilà une question qu'elle est intéressante !
La presse au complet, n'en doutons pas. L'occasion est trop belle d'augmenter les tirages et l'audimat, pour satisfaire une voracité people insatiable sur laquelle surfe l'intéressé précédé de ses communicants.
Mais ne nous arrêtons pas à cela ; bien d'autres questions, autrement intéressantes se posent :
. Comment l'opposition qui était prête à emboîter le pas au PS, en dépit des simagrées d'usage, va-t-t-elle faire pour réintégrer le polisson qui lui a joué un si vilain tour de cochon et dont elle est pourtant si dramatiquement privé à en juger par l'allure de la campagne phare des primaires ?
. De quelle manière les candidats en lice pour ces mêmes primaires vont-il s'y prendre pour lui faire place, au risque d'en être désarçonnés ?
. Comment responsables, militants et sympathisants, s'arrangeront-ils avec des valeurs fondamentales dont ils se réclament et qu'ils ont vu trahies, avec soulagement pour nombre d'entre eux ; de la défense du faible contre le puissant, à celle du pauvre face au riche, du domestique à l'égard du maître, de l'immigrée contre l'égoïsme de son pays d'accueil, de la femme contre la condition qui lui est trop souvent faite ?
. Comment le scandaleux abus de pouvoir d'une forune de gauche que nous venons de vivre publiquement alors que cette même gauche prétend le combattre, sera-t-il admis (ou escamoté).?
. Comment surtout, l'opinion générale va-t-elle se comporter ? Bien que sur ce point l'inquiétude n'ait pas à régner davantage que sur les autres, tant la mémoire de l'homme et du français en particulier est courte.
Au point qu'il ne serait pas surprenant de voir rapidement revenir au premier plan de la scène politique un acteur que plus de 60% de ses compatriotes condamnaient à la mort politique il y a quelques jours seulement.


1er septembre - Société, politique, santé, moœurs
DSK (encore lui) - Mille excuses ... s'il y a lieu
Scandale dans le Landerneau politique, avec extension à la faculté ! Michel Rocard a osé ! Il a osé quoi ? Dire ce que d'autres osent à peine penser : DSK pourrait être atteint de maladie mentale.
Y-a-t-il réellement besoin d'être un psychiatre renommé ou éminent représentant d'un parti politique pour penser que DSK est malade, que ce soit mentalement ou sexuellement ? (pour autant qu'il y ait différence) Si tel est le cas, nombreux sont ceux qui lui doivent des excuses. Car oui, bien naïvement, il a pu sembler au vulgaire qu'un individu, fut-il Directeur Général du FMI et candidat (supposé) à la présidence de notre république, se laissant aller à souiller de son sperme la moquette d'une chambre d'hôtel et le chemisier d'une femme de chambre (au charme très relatif, sans vouloir vexer ni celle-ci ni celui-la, ce qui, au passage, cadre bien peu avec une supposée abominable machination), a ce qui s'appelle en langage populaire, "pété un câble". Expression dont l'intéressé lui-même aurait usé pour exprimer, expliquer, voire excuser, son inconduite auprès de la mère d'une autre jeune femme ayant fait l'objet de ses désirs, alors aussi prémédités qu' irrépressibles. Et il semblerait que d'autres représentantes du beau sexe aient eu à se plaindre d'un comportement sexuel plus brutalement instinctif qu'amoureux de sa part. L'amour-vache existe et il est même des femme qui en redemandent paraît-il, mais en l'occurrence, est-il tellement déraisonnable de penser à ce qui serait plutôt une absence de contrôle de ses pulsions par un nouveau père Dupanloup ? Se refusant en tout cas à croire en un simple exercice du droit de cuissage réputé aboli, le bon peuple se pose la question : Cela se soigne-t-il ? Du traitement à la maladie il n'y a qu'un pas et il peut d'ailleurs se souvenir, pour s'aider à le franchir et étayer son raisonnement primaire, du bon vieux temps où du bromure était administré à la soldatesque pour réfréner ses ardeurs sexuelles. Dans sa logique ignare, il pense que si le Viagra existe il doit bien exister son contraire.
D'accord, secret médical et vie privée obligent. Oui mais voilà, d'une part le vulgum pecus n'est pas médecin et d'autre part un homme public doit s'attendre à être traité publiquement, surtout lorsque se croyant tout permis il se laisse aller à agir avec aussi peu de discrétion.



22 août - Politique, Société, Justice, Mœurs

DSK - Quels seront les effets de sa semence ?

À la veille de savoir si le procureur mettra ou non les pouces, un constat s'impose : Si en politique tout est permis, c'est bien connu, il est tout de même ahurissant de constater à quel point les fondamentaux d'une idéologie qui, pour aussi stérile et destructrice qu'elle ait pu se révéler au cours de l'histoire - et pas seulement en France -, peuvent être balayés d'un revers de main, pour tenter de donner un reste de lustre à un leader défaillant. C'est oublier un peu vite que seule la nécessité et la pâleur de ses compétiteurs au sein du parti dont il se réclame, ainsi que leur compréhension, allant bien au-delà de la tolérance lorsqu'elle s'applique à ses membres, lui vaut de tels égards.
Quant à sa compétence, qui suffirait à l'exonérer de ses pires travers, il serait bon que ceux qui y trouvent l'excuse d'une faiblesse intellectuelle les entraînant jusqu'à renier sans vergogne leurs principes, il serait bon d'en donner quelques exemples plus probants que les rodomontades habituelles d'un politicien comme beaucoup d'autres, dont le principal mérite est d'avoir su profiter de l'agitation d'un parti pour y faire son trou, comme n'importe quel rat dans n'importe quel fromage de rencontre ; ce en quoi il n'est d'ailleurs pas le premier.
Il n'en demeure pas moins qu'à la lumière bien glauque d'évènements trop connus, une fortune de gauche illustre les abus de pouvoir d'un argent que cette même gauche prétend combattre.
S'il est vrai que la semence répandue sur une moquette dans un moment d'égarement peut être lavée sous un flot de dollars, il reste à espérer qu'il en reste assez pour qu'en naisse enfin ces saines réactions dont la politique à grandement besoin.

Et les droits de l'homme dans tout ça ? qu'en est-il dans une affaire où la réputation (fondée ou non) de la plaignante dispenserait le présumé coupable d'un procès ? Il est proprement sidérant qu'aucun des braillards habituellement si prompts à dénoncer le moindre manquement en la matière se taisent comme ils le font. Il est vrai que leur souci de la présomption d'innocence peut se plier à d'autres complaisances.


21 août - Société, Sciences, Anthropologie
Et si le singe descendait de l'homme, plutôt que le contraire ?
Pourquoi le primate d'aujourd'hui, dont nous reconnaissons le cousinage, ne serait-il pas l'aboutissement mystérieux d'une évolution conduisant l'espèce humaine là où elle le mérite, c'est à dire à se réfugier dans ce qui reste de nature, en un retour auquel elle serait conduite par son inconduite ?
Pourquoi le singe ne serait-il pas l'homme désabusé, déchu, après s'être montré incapable d'autre chose que de perfectionner ses conditions de vie matérielles et de subir la fatalité, dans son impuissance à s'améliorer moralement ; condamné au contraire à se voir toujours capable du pire et jamais durablement du meilleur ; accablé de ses propres fautes à l'égard, non seulement de l'environnement et de ses semblables mais de lui-même ?
Une sorte de remake de la Planète des singes mais par évolution et non plus par substitution. Il ne s'agirait plus, dans cette vision du déclin de l'espèce, des conséquences catastrophiques d'une perte de contrôle par l'homme de son pouvoir scientifique et technique, mais de l'aboutissement d'une évolution au cours de laquelle les abus de celui ayant régné en maître sur le monde l'aurait conduit à un tel degré de culpabilité et d'impuissance à maîtriser ses travers, qu'il n'aurait plus trouvé d'autre refuge que dans la négation de lui-même et un retour à ses sources après avoir jeté l'éponge.
La boucle serait ainsi bouclée, allant de la lente montée des origines aux points culminants de la civilisation, avec retour au point de départ, en passant par toutes les étapes d'une folie destructrice.
N'est-ce pas en tout cas ce que nous promet le prochain triomphe de la barbarie ?


20 août - Société, Internet, Droit et liberté d'expression
Pourquoi "poster" en divers endroits et à plusieurs reprises sur le même sujet ?
. Parce que même sur les sites prônant la diversité d'opinions il peut être difficile de faire passer un point de vue qui ne se plie pas à leurs orientations (ligne éditoriale), lorsque la pensé unique n'y fait pas la loi.
. Parce que les contributions peuvent parfois être abondantes sur un sujet déterminé et qu'il s'agit de répondre à cette abondance.
. Parce que la répétition est le seul moyen de se faire remarquer par ceux qui ont tendance à ne considérer comme digne d'intérêt que les avis qui leur donnent raison.
. Parce qu'il est préférable d'échanger avec ceux qui ne pensent pas comme soi. Cela peut aider à les comprendre et inversement.
. Etc.

N'en déplaise à celles et à ceux que cela peut déranger dans leur petite cuisine si peu démocratique.


17 août - Société, Internet, Droit d'expression, Censure
Le fausse démocratie du web - Une dérive de plus de la part des media.
Si Internet remplace déjà chez bon nombre d'entre nous les encyclopédies et dictionnaires imprimés, pour tout ce qui concerne l'information à caractères culturel et pratique, il se prétend aussi un outil au service des débats d'idées. Mais qu'en est-il réellement ? Les forums dédiés et les espaces offerts aux commentaires sur de nombreux sites et blogs, à la suite d'articles traitant de tout sont-ils vraiment des lieux d'échange, comme se l'imaginent les plus honnêtes – ou naïfs, ce qui tend hélas à revenir au même – des internautes, ou bien les dés sont-ils pipés ?
Il arrive en effet que la censure y soit tellement active que réagir à tel ou tel propos prend des allures de sport de haut niveau auquel ne peuvent se livrer que les plus pugnaces et les mieux entraînés des internautes. Le soi-disant débat se réduit alors à un échange dont les protagonistes sont d'accord entre eux pour cautionner l'article commenté.
Bien au-delà de cette vigilance ayant pour objet d'éviter les entorses à la morale publique, à la bienséance, voire à la simple courtoisie, quiconque est d'un avis différent de celui autorisé par ce que blogs et sites qualifient aussi pompeusement qu'abusivement de "ligne éditoriale" est impitoyablement pourchassé et voit ses contributions interdites d'accès, quand elles ne sont pas plus radicalement passées à la trappe.
A partir d'une maîtrise des techniques ignorées d'un grand nombre d'internautes, les administrateurs de sites auto-qualifiés de journaux en ligne et qui se présentent eux-mêmes comme des journalistes professionnels, gèrent comme ils l'entendent l'information qui défile à longueur de journées sous leurs yeux, aidés par des séides que sont trop souvent les modérateurs. C'est ainsi qu'ils prêtent ensemble une attention spéciale à ce qui émane des opposants à la cause à laquelle ils se dévouent, au nom de la liberté d'expression.
Le moindre des aspects de cette dérive n'est pas que des journaux et autres magazines, parfaitement respectables dans leurs éditions papier, se laissent aller à une telle pratique. Il semble plutôt que les abus de censure soient le fait de collaborateurs de second rang, auxquels est confiée la gestion des sites et autres blogs pour y apprendre le métier, mais aussi d'automates dont le réglage ne s'improvise pas et requiert, outre une grande sagacité lors de leur mise en service, d'être sans cesse contrôlés et actualisés, ce qui est loin d'être garanti dans bien des cas.
­À quand cet observatoire permanent qui décernerait périodiquement ou ponctuellement des distinctions aux forums, blogs et site d'opinion s'étant distingués par leur censure.


16 août - Société, Politique, Finances
Les riches paieront-ils plus ?
Et pour quelles raisons pourraient-ils souhaiter être surtaxés, comme semblent s'y apprêter et le recommandent certains d'entre eux ?
Par pur pragmatisme et intérêt bien compris.
Tout simplement parce qu'ils assistent en se sentant directement concernés - proportionnellement à ce que peut être leur fortune - par la dégringolade d'un système financier dont ils sont, par définition, les premiers bénéficiaires.
Outre eux-mêmes, toutes les idéologies y trouveraient leur compte, y compris les plus éprises d'égalitarisme. Ceci bien entendu en attendant de remettre le couvert une fois que les choses iraient mieux.
Une telle contribution ne serait, en tout état de cause, que le remboursement, ou pour le moins la réinjection; d'un trop perçu réalisé au cours des décennies depuis la dernière grande saignée de la seconde guerre mondiale ; première manifestation financièrement bienfaisante de ce qui a pris depuis le nom de mondialisation.
Les riches sont conscient qu'ils ne peuvent pas compter sur les pauvres pour les tirer d'affaire, en l'état actuel des choses, mais ces derniers ne devraient que souhaiter qu'ils aillent au bout de leur logique, car travail et finance sont indissociables et lorsque celle-ci vient à manquer c'est celui-là qui trinque.
Ne faut-il donc pas souhaiter que tous les riches de la planète accomplissent, sans tarder, cette révolution par le haut ? La nécessité ne pourrait-elle pas faire d'un rêve une réalité ?


11 août - Société, Mœurs, Politique
DSK - La pipe la plus chère du siècle ?
Nous n'en sommes qu'au début, attendons. Et d'ailleurs, celle que Bill s'offrit avec Monica, à la fin du XXe a-t-elle été moins coûteuse ?
« On ne saura jamais ce qui s'est réellement passé dans la suite 2806 mais on saura certainement combien cela coûte financièrement à Dominique Strauss-Kahn ».titrent les media ; les uns s'en félicitant, les autres le déplorant, selon leurs dispositions à l'égard de l'intéressé, tout en se gardant, les uns comme les autres, d'évoquer le sort fait dans cette affaire à la justice pas plus qu'à la morale, pour ce qui nous en reste.
S'il devait en être ainsi, ce que continueront par contre à penser ceux qui s'efforcent d'en considérer, avant tout autre, les aspects humain et sociétal, c'est que même si la moquette ayant été changée certaines taches de sperme ne s'y trouveront plus, pour bien moins que cela le vulgum pecus eut attendu son procès derrière les barreaux. Chacun, à gauche comme à droite, pourrait ainsi méditer sur le pouvoir abusif de l'argent que nous promettait de juguler notre ex-futur Président et ses dorénavant discrets partisans. Il n'en demeure pas moins que ce pouvoir s'est d'ores et déjà avéré capable de transformer simultanément un présumé coupable en quasi innocent et une présumée victime en coupable, y compris de faire valoir ses droits à réparation.
DSK s'en remettra ; nulle tache ne résiste longtemps aux puissants détergents dont il dispose et notre manque de mémoire fera le reste. Nafi aussi oubliera, avec ou sans secours financiers (ce qui prouve qu'en dépit de nos apparences nous sommes tous pétris de la même argile).
Les seuls à en souffrir seront une fois de plus les seuls utopistes qui méritent le respect ; ceux qui , sans ignorer que nous sommes tous faillibles, persistent à placer des valeurs comme l'exemple ou la dignité de l'homme au-dessus de tout.


8 août Société, politique
L'élite se fissure
Des sénateurs battant en retraite après avoir tenté de s'accorder un petit avantage supplémentaire n'ayant pas été du goût de leurs électeurs, des députés outrés de se voir reprocher leur absentéisme, le président de l'assemblée de ces mêmes députés scandalisé à la pensée que ses ouailles pourraient avoir à s'en justifier ...
Des juges scandalisés d'être taxés d'insuffisance professionnelle, des pilotes de ligne offusqués à l'idée d'être publiquement suspectés d'avoir pu n'être pas à la hauteur de leurs responsabilités, des journalistes indignés de se voir accusés d'abus de pouvoir médiatique ... le tout à grand renfort de grèves, retrait des instances enquêtrices, manifestations de soutien, conférences de presse, courroux syndical ...
Et ceci dans notre seul pays.
Partout, des dirigeants contraints d'abandonner le pouvoir par leurs peuples, des hommes publics déchus par suite de l'indignité de leur comportement ...
Autant de manifestations qui n'ont rien de vraiment nouveau mais qui, à y regarder de près, prennent tout de même des proportions inhabituelles.
Sauf peut-être ce jamais vu ! Ces premières fortunes de la planète, qui se prépareraient au pays de toutes les innovations, à user de leurs richesses pour tirer l'Amérique du marasme où elle s'est fourrée.
Serait-ce l'avènement de cette réelle démocratie, dans laquelle les mal payés, mal logés, mal nourris, etc. ne serait pas seuls à contester, protester, réclamer, défiler ? Assistons nous à l'utopie suprême d'un nivellement par le haut ? Ou plus vraisemblablement, le haut est-il tiré vers le bas par ses propres dérives ?


3 août - Société, Syndicats,Transports
L'accident du Vol Paris-Rio et ses suites, nouvel exemple de la puissance exorbitante des syndicats
Où s'arrêteront les abus et l'irresponsabilité des syndicats qui, s'abritant aussi bien derrière une soi-disant justice sociale que la sécurité, se font les défenseurs des pires corporatismes et avantages acquis, quel qu'en soit le coût pour la société tout entière, à commencer par le contribuable et l'usager ?
Les avatars d'un porte-avions nommé Charles De Gaulle, résultat des entorses faites à son cahier des charges au nom d'un corporatisme ayant eu pour arrière plan la lutte entre deux chantiers navals, le puits sans fond de grèves dans lesquelles le politique le dispute à l'égoïsme des mieux payés et protégés, ainsi que d'innombrables autres exemples ne suffisant pas, le SNPL outragé, décide de se désintéresser d'une enquête qui  aurait le front de mettre en cause ceux qu'il représente.
Plutôt que de pratiquer la politique de la chaise vide, qui est tout sauf faire preuve de son sens des responsabilité, qu'il veuille bien répondre à une question toute simple, que peuvent et doivent se poser les cochons de payants du transport aérien :
Quelle que soit la procédure de sortie de décrochage d'un avion de ligne gros porteur, qui doit probablement être autre chose que celle applicable à un avion léger, il n'en demeure pas moins que, s'il y a eu givrage des sondes de Pitot donc panne des indicateurs de vitesse, comment peut-il se faire que les pilotes ne s'en soient pas rendu compte hors pilotage automatique ? Auraient-ils, au moment de la perturbation de l'affichage de cette vitesse sur les cadrans des tableaux de bord – tant du pilote que du copilote – regardé ailleurs ? Et la perturbation de cet affichage n'étant vraisemblablement pas intervenue sans prémices, pour tous les capteurs et tous les afficheurs en même temps, depuis combien de temps les instruments de navigation n'étaient-ils pas surveillés avec l'attention requise ?
Et pour ceux qui, comme au SNPL, pourraient se scandaliser de voir mis en cause les êtres d'exception que sont des pilotes de jets, comme d'ailleurs quelques autres catégories d'individus, qu'ils sachent qu'il n'y a que les saints qui puissent nous laisser un souvenir irréprochable. L'homme passe sa vie à oublier ses responsabilités au quotidien et il faut être aveugle ou un grand romantique pour l'ignorer. La routine est là aussi pour entraîner les plus consciencieux à commettre l'irréparable, à bord d'un avion comme ailleurs. En l'occurence, il s'agit de rechercher les causes d'un accident et non de tresser des couronnes ou de trouver à tout prix des excuses à ceux qui, étant avant tout des hommes, auraient pu en commettre. La technique et les circonstances ont bon dos et sont trop souvent le bouc émissaire de nos propres erreurs, au détriment de la vérité et du profit que nous pourrions en tirer.


30 juillet - Politique, Société, Mœurs, Justice
L'affaire DSK porte -t-elle atteinte aux valeurs de la gauche ?
Les dommages qu'infligera à la gauche tout entière ce qu'il est convenu d'appeler l'affaire DSK seront considérables et durables parce qu'ils seront la conséquence, non des débordements sexuels d'un individu, mais d'un déni de justice. Celui auquel se laisse aller un trop grand nombre de ses responsables, militants et sympathisants, allant jusqu'à oublier l'une des valeurs fondamentales dont ils se réclament : la défense du faible contre le puissant, du pauvre face au riche, du domestique à l'égard du maître, de la femme contre la condition qui lui est trop souvent faite.
Après avoir témoigné à l'accusé leur fidélité, que ce soit en amitié, en sympathie ou au titre d'un partage d'opinions politiques, et y avoir trouvé prétexte à imaginer les pires complots ; après avoir cherché toutes les raisons et trouvé toutes les excuses pouvant blanchir leur champion, ils n'hésitent pas maintenant à défendre un procureur fautif et à refuser les témoignages de ceux qui, la connaissant, s'accordent à considérer Nafissatou Diallo comme une banale femme de ménage immigrée, s'entêtant ainsi à la salir.
Qui aurait cru que les défenseurs des pauvres iraient jusqu'à faire aussi facilement d'une plaignante une coupable et d'un présumé coupable un innocent, au seul prétexte que ce dernier est membre éminent du parti ? en se couvrant aussi hypocritement que pudiquement du voile d'une présomption d'innocence à sens unique
Et pourtant :
Chacun sait que les débordements sexuels de DSK n'ont rien de nouveau et étaient connus de ceux qui le fréquentaient, en se taisant complaisamment.
Chacun sait que les moyens mis en œuvre pour sa défense, dans les heures qui ont suivies son arrestation, ne sont en rien comparables à ceux qu'il a fallu des semaines à la plaignante pour réunir les siens et commencer à se faire entendre.
Chacun sait qu'aux US comme ailleurs la situation d'un immigré provoque couramment la dissimulation ; que nombreux sont ceux dont des délinquants de tout acabit profitent sans qu'ils soient eux-mêmes volontairement mêlés à leurs trafics ; que ce n'est pas Nafi Diallo qui a appelé un détenu mais le contraire ; que la réputation qui lui a été faite à partir d'une conversation téléphonique se fonde sur une traduction erronée ainsi que sur la calomnie pure et simple dont elle a été l'occasion.
Chacun sait aussi dorénavant, et devrait y réfléchir pendant qu'il en est encore temps, que c'est au civil que la justice sera rendue si le pénal s'y montre inapproprié, et que la peine risque être d'autant plus lourde que la vérité aura été bafouée.


21 juillet - Politique, Mœurs, Justice
DSK - Affaire non classée
« ... le procureur va pouvoir établir un comportement de DSK aux yeux du jury, ce qui profiterait alors à la défense de Nafissatou Diallo. » se plaint quelqu'un. La simple évocation du comportement de Nafissatou ayant profité à DSK sans que celui-ci ni ses amis y aient trouvé à redire, pourquoi la réciproque ne jouerait-elle pas ?
L'affaire DSK ne semble en tout cas pas classée. Mais l'imbrication désormais possible des démarches judiciaires en France et aux USA serait-elle de nature à favoriser l'émergence de la vérité vraie ? Celle qui, au-delà de la parole des unes et de l'autre, du talent de leurs avocats respectifs et de la diligence de la police, des procureurs et des juges, pourrait faire taire ceux qui se jouent de la présomption d'innocence comme ceux qui font tout pour déclasser les affaires en cause en réduisant les faits aux aimables,voire sympathiques, débordements d'un nouveau Père Dupanloup. Tel cet article d'un intellectualisme digne de la théorie du genre, publié dans le Monde du 17/07, sous la signature de Christine Brusson. Cette auteure nous dit que «... ce qui distingue les hommes entre eux, c'est l'intensité de la pratique [sexuelle ?] ». Reste que s'il s'était agit d'un individu ordinaire, nul doute que l'affaire eut été prestement réglée. Si tel n'a pas été le cas, peut-être est-ce justement parce que ce qui distingue les hommes entre eux, aux yeux de l'opinion et non plus face à leurs partenaires amoureuses, consentantes ou non est, davantage que l'intensité de leur pratique, leur statut, surtout lorsque leurs dérèglements bénéficient d'une publicité elle-même excessive.Et la référence de Mme ou Mlle Crusson aux grecs anciens, à Sénèque, à Foucault, à Kantorowicz, n'y change rien.
Ici et là, les enquêteurs auditionnent les plaignantes et leurs témoins pour tenter de démêler le vrai du faux. Y parviendront-ils ? Les plus malins ne peuvent en principe échapper aux recoupements de propos susceptibles de se confirmer, infirmer, contredire les uns les autres – d'autant plus qu'ils sont nombreux –, même si certains se risquaient à se concerter pour accréditer une version quelle qu'elle soit.
Rien d'étonnant donc à ce que l'affaire DSK perdure et se développe. Reste à souhaiter qu'en tire profit la démocratie authentique ; pas celle que bafouent en permanence ceux qui s'en réclament le plus.


16 juillet - politique, Ecologie, Justice
Le mouchoir rouge d'Eva Joly ...
La passionnaria qui voulait supprimer le défilé du 14 juillet.
Il suffit de considérer l'agitation et le parti-pris d'Eva Joly dans son rôle actuel pour imaginer l'état d'esprit dans lequel elle a pu remplir ses fonctions passées. De quoi faire réfléchir aux conditions – qui n'ont rien de matériel – dans lesquelles il arrive que la justice soit rendue dans notre pays.
N'importe quoi, c'est ce qui reste à ceux qui n'ont rien à dire. Ils savent qu'il y aura toujours preneurs pour la pensée unique et ses sous-produits, tant il est vrai que les restes des aliments les plus médiocres recèlent encore de quoi nourrir les pauvres, d'une pauvreté intellectuelle en l'espèce, qui n'est hélas pas la moindre, à en juger par l'appétit de ceux qui se nourrissent de ragots, de scandale et, de manière plus générale,de tout ce dont le caractère insolite peut tirer leur pensée de son impuissance, sans bousculer sa soumission.
Au nom d'idées qu'ils prennent pour dès vérités, dès lors qu'elles émanent de contestataires patentés ; véritables oracles soigneusement entretenus par des partis et groupuscules dont les principes sont dénaturés par le sectarisme, leurs jalousies, rancunes et frustrations s'en donnent à cœurs-joie et les rumeurs les moins crédibles, comme les propositions les plus sommaires qu'ils propagent sont accueillies avec la même crédulité, dans la sarabande des phantasmes des uns et des autres. C'est à qui offrira l'image la plus anticonformiste, présentée et aussitôt prise pour révolutionnaire.
Mais le pire n'est pas là. Il est dans l'imposture de ceux qui, ne se contentant pas de n'avoir rien à dire, confisquent, instrumentalisent et polluent les idées et les structures de partis et groupuscules qui les adulent comme des messies et leur déroulent le tapis rouge, faute des leaders et de la crédibilité qui leur manquent. C'est ainsi que les meilleures causes, à peine sont-elles parvenues à émerger, sombrent sous le poids d'un handicap dont les ont chargées celles ou ceux qui les ont séduites par leurs outrances.
Répétons-le, l'Écologie n'a ni parti, ni patrie et ne peut que perdre à s'adonner à une subversion grossière. Ses véritables partisans – que sont tous les êtres sensés – demandent et méritent mieux.

... et les chœurs roses (Valls, Cohn Bendit, Hollande, Aubry, etc.)
Bel ensemble vraiment ! Accents touchants et quel a-propos, en prélude aux primaires PS ! Chapeau ! De l'agit-prop digne du bon vieux temps ; celui ou des antimilitaristes, aïeux des Verts ne répugnaient pas à s'afficher au balcon de la Place Rouge pour y assister à d'autres défilés.
Ceux qui ne l'avaient pas compris, saisiront pourquoi Nicolas Hulot a dû céder la place.


6 juillet - politique, Justice, Société
DSK - Légitime besoin de vérité n'est pas acharnement
L'enterrement de l'affaire DSK sera l'occasion de noter l'étrange manque de curiosité des média quant à certaines zones d'ombre. Soyons assurés pourtant qu'elles intéresseront des journalistes et autres enquêteurs qui ne manqueront pas d'en faire les titres de quelques best sellers de plus à ranger au rayons des scandales éteints. Il sera trop tard en effet pour qu'il en soit autrement.
Ainsi, saurons-nous un jour ?
- Pourquoi six longues semaines ont été nécessaires aux brillants avocats de DSK, pour dresser le profil de la présumée victime, alors que le dernier des flics eut été capable de le faire en quelques heures, compte tenu de ce que nous en avons appris depuis ?
- Comment expliquer la stupidité prêtée à la plaignante qui a pu aller jusqu'à ignorer que la conversation téléphonique qu'elle avait avec un détenu pouvait être écoutée et enregistrée ?
- Comprendre les raisons de la soudaineté, de la spontanéité et de l'opportunité des aveux de la même plaignante, non moins surprenantes que sa capacité d'improvisation et la réactivité dont elle a dû faire preuve pour monter sa machination.
- Expliquer l'angélisme du procureur conduisant l'accusation ?
L'adultère n'est plus un délit, la dépravation sexuelle en a-t-elle jamais été un ? Alors, bien qu'avérés dans le cas qui nous occupe, qu'aurait à faire la morale, fut-elle publique, de telles bagatelles ? "Trousser une domestique" n'est pas une affaire et après tout, "il n'y a pas eu mort d'homme" comme l'on dit avec morgue Jack et un autre Khan,!
Le rapatriement de cette malheureuse histoire pourrait-il nous en apprendre davantage ?
L'intervention de Tristane Banon, sur qui les projecteurs sont désormais braqués, davantage que sur celui qui est visé par sa plainte, le permettra-t-il ? De même pour les allégations d'un Thierry Ardison soudain amnésique. Ou bien en resterons-nous chacun à nos suppositions, comme dans d'autres affaires de mœurs donnant l'impression – probablement en raison des lenteurs de la justice – de passer tranquillement à la trappe, comme celles impliquant Georges Tron ou un autre politicien encore anonyme visé par les propos de Luc Ferry ?
Au pays ayant inscrit l'Égalité au fronton de ses palais de justice, les plus naïfs espèrent toujours en ces journalistes d'investigation, archanges pourfendant le mensonge d'une plume flamboyante qui leur tient lieu d'épée ! Hélas, s'ils brillent, c'est par leur absence, laissant la place aux colporteurs de ragots démagogiques n'éclaboussant que bien rarement les plus puissants.


4 juillet - Justice, Société
Lettre ouverte à Tristane Banon
Collectivement, quelle qu'en soit l'issue, puisqu'elle semble ne pas être close, il restera de cette pitoyable affaire DSK (puisqu'il faut bien la nommer par son nom) une blessure de plus à ce qui nous reste de dignité, et c'est en cela que la compromission d'un personnage public est grave et que la pire des injustices qui pourrait advenir serait que celui qui en est responsable – ce que certains ont différencié avant moi de la culpabilité – s'en tire indemne, tant devant ses juges – américains ou autres –, que devant les femmes et les hommes en général et surtout devant toute personne ayant eu à subir ses débordements.
Que lui-même et ses proches en soient conscients ou non est affaire de libido et de conscience, d'ordre strictement privé, la compassion imposant, de ce point de vue, à souhaiter au principal intéressé une thérapie adaptée aux maux dont il souffre de toute évidence et fait souffrir les siens. Il est un être humain, faillible par nature mais il n'en demeure pas moins que celui qui brigue et assume des responsabilités publiques ne peut se dispenser des devoirs que cela implique, devoirs au premier rang desquels figure l'exemple, puisque sa position en fait le point de mire, la référence de ceux qui l'observent, partisans comme adversaires, en un mot, de l'opinion, en France comme ailleurs.
Et l'objection qui consiste, selon les règles d'une dialectique dont la morale n'est pas la première préoccupation, à botter en touche, en prétextant que tels ou tels adversaires ou détracteurs en font autant ou font pire, de même que l'attitude de ceux qui simplement acceptent ou se taisent, ne font que confirmer une dégradation qui nous concerne tous.
Aussi, Tristane Banon, votre décision de porter plainte, quelle que soit l'ancienneté des faits, est-elle d'un intérêt capital et vous devez en être remerciée, car non seulement vous vous libérerez de ce dont vous pouvez être personnellement marquée mais vous agirez au nom de tous ceux qui croient encore en ces valeurs fondamentales que sont la dignité et la justice.
Que leur soutien puisse vous accompagner.


3 juillet - Politique, Justice, Société
Affaire DSK, qu'en restera-t-il ?
Quelle qu'en soit l'issue, puisqu'elle semble ne pas être close, il restera de cette pitoyable affaire une blessure de plus à ce qui nous reste de dignité, et c'est en cela que la responsabilité d'un personnage public est grande et que la pire des injustices qui pourrait advenir serait que DSK s'en tire indemne, tant devant ses juges – américains ou autres –, que devant d'éventuelles autres victimes, que devant ses concitoyens et les hommes en général. Que lui-même et ses proches en soient conscients ou non est d'ordre strictement privé et affaire de conscience, la moindre des compassions conduisant à leur souhaiter, de ce point de vue, une thérapie adaptée aux maux dont il souffre. Il est un être humain, faillible par nature, n'empêche que celui qui brigue et assume des responsabilités publiques ne peut se dispenser des devoirs que cela implique, devoirs au premier rang desquels figure l'exemple puisque sa position en fait le point de mire, la référence de ceux qui l'observent, partisans comme adversaires, en un mot, de l'opinion, en France comme ailleurs.
Et l'objection qui consiste, selon les règles d'une dialectique dont la morale n'est pas la première préoccupation, à botter en touche en prétextant que tels ou tels adversaires ou détracteurs en font autant ou font pire, de même que l'attitude de ceux qui simplement acceptent ou se taisent, ne font qu'aggraver une décadence, voire une déchéance qui nous concerne tous.
Quant à l'avenir politique de l'intéressé, prenant les effets d'une obsession, ou pour le moins d'un appétit sexuel incontrôlable, pour du libertinage, et le pouvoir de l'argent pour de la dignité, nombreux sont ceux qui déjà expliquent, banalisent et légitiment des faits pour le moins révélateurs de mœurs peu compatibles avec celles du représentant élu d'une nation, surtout si elles sont connues avant l'élection.
Mais nous sommes encore à un an de la présidentielle et gageons que d'ici là tout sera oublié, après avoir été trituré, malaxé, digéré par l'opinion, avec l'aide de ceux dont l'intérêt ne s'encombrera pas davantage de dignité qu'ils ne le font couramment. D'ailleurs, DSK n'a pas attendu pour recommencer à rouler des mécaniques et à nous administrer devant les caméras la preuve que tout s'oublie et se pardonne, en tenant affectueusement par l'épaule ou la main, celle qui semble lui servir autant de mère que d'épouse. Mais est-ce un responsable ayant lui-même besoin d'être materné qu'il faut à un État ?

2 juillet - Littérature
Céline vu autrement - Un homme libre ? - A quel prix !
Et si Céline devait sa célébrité, davantage encore qu'à son originalité et à son talent, à l'engouement d'une intelligentsia prompte, à son époque comme depuis, à porter au pinacle ce qui est nouveau, pourvu que l'opinion en soit offusquée et que le business y trouve son compte ? Il faut bien admettre en tout cas que tout autant que de nos lettres, il est peu d'auteurs qui auront fait à ce point le bonheur et la prospérité de tant d'acteurs de l'édition, auxquels s'ajoutent maintenant les commissaires priseurs, à en croire les prix auxquels ont été adjugés les moindres de ses griffonnages lors de récentes ventes aux enchères.
Une bonne façon de se faire une idée est de lire l'excellent ouvrage de David Alliot, "D'un Céline l'autre". Valant les biographies les plus fouillées, cette somme impressionnante de témoignages, tant par le nombre que par la qualité, ne pourra qu'être appréciée, non seulement des célinistes mais des curieux de l'évolution de notre littérature au cours du siècle écoulé, de même que de ceux qu'intéresse plus simplement l'histoire de la France sous l'occupation. Si ce livre est particulièrement précieux pour parfaire l'idée d'un Céline encore difficile à situer, dès lors qu'il s'agit d'aller au-delà de son style, il laisse pourtant en suspens nombre d'interrogations :
L'originalité de Céline était-elle naturelle ou forcée ? Que doit-elle à une mode intellectuelle influencée par le Front populaire, possible vulgarisateur d'un langage argotique dont Céline use d'ailleurs moins que d'un vocabulaire qu'il crée , même s'il s'en inspire. Dire qu'il préfère manifestement inventer sa propre langue, à base de la gouaille parigote qui lui donne des allures d'argot, serait plus juste. À cet égard, comme sa pratique de l'argot, la comparaison avec Rabelais à laquelle n'hésitent pas à se hasarder certains de ses contempteurs, est sujette à réserves et il suffit de penser à sa frugalité pour la relativiser ; langage populaire, affecté ou non, n'est pas truculence.
Céline s'est-il exprimé avec toute la liberté qui lui est généralement prêtée ou a-t-il été prisonnier de son rôle ? Peut-être aussi était-il de bon ton, dans un milieu artistique et intellectuel revendiquant, parfois jusqu'à l'imposture, des origines, voire une culture faubouriennes, de faire peuple, en précurseurs de bien des bobos d'aujourd'hui, dont certains n'ont pas manqué, avec un succès inégal, de lui emprunter son style. Ce pouvait être aussi, afficher ce parisianisme dont ont toujours été préoccupés les artistes les moins maniérés. S'expliqueraient de la sorte, au moins pour partie, liberté de mœurs comme de pensée ou de langage.
Léautaud a-t-il tort quand il qualifie le style de Céline de fabriqué ? Même s'il se trompe lourdement quant au manque d'avenir qu'il promet à ses écrits. Toujours est-il que ceux-ci ont indéniablement marqué plusieurs générations de lecteurs comme d'écrivains, par cette forme qui, renchérissant sur le fond, exacerbe les sentiments exprimés.
En tout état de cause, "D'un Céline l'autre" permet de compléter et de préciser ne serait-ce que des impressions, parmi lesquelles le sentiment qu'un auteur, servi par des circonstances qui s'y sont particulièrement prêtées, s'est composé sa vie durant un personnage que son succès littéraire l'a grandement encouragé à endosser puis à cultiver avec conviction et assiduité.
Quant à l'antisémitisme de Céline, il paraît, avec le recul du temps, être surtout une provocation servie par l'abus de langage chez lui fréquent mais qui, dans le contexte de l'époque, l'a piégé et placé dans une situation qu'ont aggravée et en quelque sorte consolidée des pamphlets dans lesquels la gesticulation verbale tient souvent lieu d'arguments. En fait, l'antisémitisme de Céline ne relevait-il pas d'un ressentiment à caractère personnel, davantage que de considérations socio-culturelles et économiques ?
Une réactivité extrême, qualifiée de fulgurance par certains, est présente chez Céline, au point de constituer une des traits majeurs de sa pensée et de le faire passer pour un oracle. Mais Céline ne fut-il pas avant tout et simplement, un anticonformisme, inquiet, anxieux, taraudé par les épreuves qu'il a connu à la guerre, outre la misère côtoyée au quotidien dans son exercice de la médecine de dispensaire ? Maladivement excessif et agité. Il est à la fois visionnaire, lucide et affabulateur comme se doit de l'être un romancier. Il est aussi un comédien prisonnier de son personnage de fiction, sous l'effet du pouvoir que lui confèrent un succès de librairie et une notoriété qui autorisent les pires extravagances chez nombre de ceux qui, en étant atteints, s'en font un outil de communication. Il est aussi influencé en même temps que servi, par cet entourage dont les membres partagent les affectations et le snobisme de l'époque : la Butte, la bohème, comme une fantaisie provocatrice, exacerbée par le souvenir de 14-18, la défaite de 39-40 et l'ordre imposé par les derniers vainqueurs ; par le populisme comme par des convenances littéraires et plus largement artistiques.
Céline se révèle être aussi un besogneux méticuleux, un révolté par compassion et un insurgé permanent, trop soucieux de son propre quotidien pour aller jusqu'à l'anarchie. Le choix du Danemark pour y cacher son magot, bien avant, semble-t-il, qu'il soit menacé par la résistance ou le naufrage du Reich, n'est-il pas, autant qu'une démonstration de l'aptitude de Céline à pressentir l'évènement, la preuve de la reconnaissance par lui-même de prises de positions dont il mesurait parfaitement la portée comme les conséquences ?
Il en est depuis comme si les inconditionnels de Céline comme de bien d'autres écrivains et artistes, succombaient au charme de ce qui est de l'agitation, oubliant que la sérénité est la première exigence de la lucidité prêtée à nombre d'entre eux, dont Céline précisément. Pourtant, qu'une curiosité d'ordre littéraire, sociologique, voire anthropologique puisse porter à considérer de tels individus comme dignes de l'intérêt qui leur est porté est une chose, l'originalité de leurs styles respectifs en est une autre, en faire des héros des lettres, fut-ce au nom du progrès, en est une autre encore.
Notons enfin que si Céline était à la recherche d'une plus grande simplicité du langage, comme en atteste le détail révélateur qu'est son avis sur l'emploi du point-virgule (;), opinion dont il n'a d'ailleurs pas l'exclusivité, il est permis de s'interroger quant à la mesure dans laquelle il y parvient. En effet, ceux qui ont fait son succès, tant par l'éloge que par le dénigrement, ont appartenu à un cénacle ; ont représenté une élite ne devant en aucun cas être confondue avec le peuple au nom duquel Céline se serait exprimé en transcrivant son parler. En tout cas, pour ceux qui l'ont abordé et le lisent encore sans préparation littéraire suffisante, Céline n'a jamais été d'un abord facile.
Certes, si Céline a été le plus ou moins naïf inventeur d'un nouveau langage, il a été aussi le propagateur simpliste d'une idéologie simplissime, dont il reconnaît finalement, sous l'effet de sa compassion, rugueuse et travestie, à l'égard de toutes les misères du monde, le caractère condamnable. De quoi mettre en évidence une facette plutôt favorable du personnage.

Extraits et citations de Céline, lui étant attribuées par l'auteur de l'ouvrage et les témoins auxquels il se réfère.
« Comment se fabriquent, je vous demande, les idoles dont se peuplent tous les rêves des générations d'aujourd'hui ? Comment le plus infime crétin, le canard le plus rebutant, la plus désespérante donzelle, peuvent-ils se muer en dieux ?... déesse ? recueillir plus d'âmes en un jour que Jésus-Christ en deux mille ans ?... Publicité ! » Céline
« ... il me semble à bien peser que 35 heures c'est le maxumum par bonhomme et par semaine ... » Céline
« Le niveau français, c'est la boîte à ordures ... » Céline
« La vie est une aventure dont on ne sort pas vivant. » Céline
« Le monde est parti pour des guerres féroces,de plus en plus féroces. Pas près d'en finir. Maintenant c'est la guerre civile entre blancs. Après ce sera la guerre des races... la vraie, la définitive. » Céline
« ... les vaincus ont toujours tort et la droite ne ramasse jamais ses blessés. » Céline
« Les morts veulent-ils entendre autre chose que : au revoir, à bientôt. » Céline
« J'avoue que je serai content quand je mourrai. Mais de la mort la moins douloureuse. Je suis pas assoiffé de souffrance. » Céline
« Il y a ceux qui créent, et puis ceux qui vivent. On ne peut pas faire les deux à la fois. » Céline
« La liberté n'existe que pour ceux qui sont complètement détachés du monde. qui s'en foutent.Mais cela, le monde ne le supporte pas, et le considère même comme le pire crime. » Céline
« Il faut choisir : vivre ou travailler. Ils veulent vivre les cons. Moi je travaille. » Céline
« Il faut être bien membré pour produire quelque chose. Bien membré ... » Céline
« Ce sont les surfaces les plus lisses qui prennent le mieux la peinture. » Céline

« Ce n'est pas la masse qui fait les grandes révolutions morales où se retrempe l'âme d'un pays, mais une petite élite »(Darquier de pellepoix)
« ... maniaque de l'originalité, un homme qui se voulait déconcertant à n'importe quel prix ; très fort d'un point de vue théorique, mais incohérent ... » (Eitel Friedrich Mœllhausen)
« Je crois pouvoir assurer que le sentiment dominant de Céline, devant le spectacle du monde actuel, était le désespoir, à condition qu'on attache à ce mot rien de grimaçant ni de convulsif, et que l'on comprenne qu'il peut y avoir un désespoir noir et serein, celui qui vient conclure logiquement les réflexions d'une pensée droite, probe et forte. » (Abel Bonnard)
« Il faut que je me dépêche de l'évoquer encore, car son image s'efface. Du moins son image vraie, que remplace progressivement sa légende. Et demain l'horizon littéraire du XXe siècle sera dominé par un faux Céline, qu'il aura suscité lui-même, moitié avec ses livres, où traine, ricane, bêtifie et tempête bien sincèrement le malin Bardamu, sous son masque d'énergumène, moitié avec le personnage de tragi-comédie que Louis Destouches, pour tromper ses semblables, a joué durant les quinze dernières années de sa vie. C'est un homme qui s'est mis en colère et puis qui a pris peur. » (Robert Poulet)
« Ce misanthrope aimait qu'on lui fournit l'occasion de se justifier. » (Louis-Albert Zbinden)
« En lui je vénérais la Pauvreté, le prestige du Martyre. » (Marcel Jouhandeau)
« Il y avait d'un côté les artistes – l'art étant inséparable de la souffrance, donc très peu de monde – et de l'autre côté l'innombrable et malheureux troupeau des jouisseurs bourrés d'illusions et marchant au clairon. » (Jacques d'Arribehaude)


1er juillet - Justice
DSK - Quelle justice ?
Belle conception de la justice que celle selon laquelle des droits à géométrie variable seraient adaptables au passé de la victime d'un crime.
«Ma cliente a peut-être pu faire des erreurs mais cela ne veut pas dire qu’elle n’a pas été violée pour autant», a assuré Kenneth Thompson lors de sa conférence de presse. Il a expliqué que tout les propos du procureur touchant la crédibilité de la plaignante sont «mensongers». Il a précisé que c’est Nafissatou Diallo elle-même qui a révélé les éléments aux enquêteurs du procureur. Il a réaffirmé que pour sa cliente, le rapport sexuel n’était pas consenti. Il a ensuite listé les éléments le prouvant: DSK «a attrapé son vagin avec une telle force qu’il lui a fait mal, il a causé des blessures à cette femme» et que «le bureau du procureur a ces photos». Autre élément: «DSK a jeté la victime sur le lit et lui a déchiré un ligament à l’épaule. C’est un fait avéré. Il y a des photos». Par ailleurs, il a rappelé que la femme de chambre a craché dans la chambre le sperme de DSK. «Le superviseur a vu tout ça, la sécurité, les policiers, l’enquêteur du bureau du procureur a vu tout ça», a-t-il dit. Enfin, DSK a «déchiré ses collants»
Et la quinzaine de cas dont aurait connaissance un certain Ardison ?
Dont , ou outre, je ne sait plus très bien, les déboires de Tristane Banon, attestés par sa mère ?
Et le témoignage de cette maquerelle newyorkaise ainsi que des filles dont elle était pourvoyeuse ?
Et ces autres faits déjà signalés au même Sofitel ?
Et cette affaire de même nature ayant eu pour théâtre un hôtel mexicain ?
Tout cela est sans importance et ne vaut pas d'être approfondi.
Pas davantage en tout cas que le simple fait de trousser une femme de chambre à la sauvette.
Nouvelle expression du droit de cuissage qui devrait néanmoins suffire à certains pour orienter leur choix le jour venu, si toutefois il nous reste un semblant de dignité.


30 juin - Politique, Media
Censure
Lu ce matin,30 juin 2011, dans un journal en ligne, une très intéressante note publiée par un lecteur (apparemment bien informé), en réponse à une chronologie de l'enlèvement omettant quelques détails préliminaires. Hélas, faisant fi de la liberté d'opinion comme du droit d'information des lecteurs, ce journal a supprimé cette note, dès qu'il s'est rendu compte de son caractère iconoclaste. (Comme la présente note d'ailleurs, quelques instants après). Reste à espérer qu'elle réapparaîtra ailleurs, dans un journal moins partisan - pour autant qu'il en reste -, mais en attendant nous devrons nous contenter des rumeurs concernant l'irresponsabilité dont auraient fait preuve les kidnappés, militants polissons et pas davantage journalistes que vous et moi, pour se livrer à ceux à qui ils auraient voulu témoigner de plus près leur sympathie.
Affaire à suivre, car elle pourrait conduire à ce que soit déposée par qui de droit des plaintes contre lesdits militants polissons pour : usurpation de fonction (non pas de militant ni de polisson mais de journaliste), mise en danger de la vie d'autrui, délit d'abus de finances publique, etc. , à moins que, inversement, ce ne soit l'armée, quelques ministres et le chef de l’État, puisque ce sont eux qui se seraient rendus coupables d'une révélation aussi calomnieuse, qui soient l'objet d'un procès en diffamation.
Pour les intéressés, il ne faudra pas omettre de leur demander de faire le point, précisément et publiquement, sur leur éventuelle sympathie à l'égard de la cause talibane et ses conséquences à tous égards.
Enfin, pour leurs familles, qui n'y sont peut-être pour rien, soyons heureux pour elles que les choses n'aient pas plus dramatiquement tournées.
Quant aux autres otages détenus ici ou là, la presse d'opposition va pouvoir nous administrer la preuve de la pureté de ses intentions ainsi que de son honnêteté, à défaut d'impartialité, en changeant simplement les photos sur les affiches et dans les média et en entretenant l'attention de l'opinion avec la même pugnacité qu'elle vient de le faire pour ses héros, tout de même tirés d'affaire par ses bons à rien d'adversaires politiques.
Pour en revenir à la censure, opérée par le journal en ligne en cause, curieuse impossibilité d'enregistrer, pour en garder la trace, le mail m'ayant annoncé le rejet de ma propre contribution


24 juin - Politique, Europe, Economie
La Grèce en faillite
Papandréou veut un référendum. Mais un référendum ne changera rien à l'affaire, la majorité qui pourrait l'emporter étant promise à être bien loin de la quasi unanimité requise pour que l'effort à faire soit consenti par tous les grecs, du plus riche au plus modeste. Ce sont les institutions, les mentalités et l'ordre public qui sont malades, livrant depuis des décennies le pays à un désordre et à une gabegie qui n'ont rien à voir avec la démocratie et qui encourage la gangrène qu'est le brigandage. Ceux qui ne ponctionnent pas directement les subsides dont bénéficie le pays n'ont qu'un but, celui de se faire une place sous le robinet. Et cette démocratie, que la Grèce est si fière d'avoir créé, n'a fait que diluer des responsabilités individuelles désormais indispensables si les grecs veulent véritablement sortir leur pays de la situation dans laquelle ils sont seuls à l'avoir mis. Tenter de botter en touche en direction de l'Europe, de la mondialisation,  de la crise, des méchants d'ici ou là, ... n'y change rien.
En Grèce comme ailleurs, l'idéal républicain est un mythe, qui a certes sa place sur les bancs des assemblées pour réveiller les gouvernements de toutes tendances lorsqu'ils s'endorment dans le confort du pouvoir ou abusent de celui-ci, mais dès lors qu'un pays est constitué d'une partie inamovible et sans cesse croissante de citoyens payés pour servir les autres (disposition auxquelles ont d'ailleurs adhéré depuis tous les régimes), les prétendus bénéficiaires deviennent les dindons de la farce, entraînant avec eux leurs soi-disant serviteurs lorsque les choses tournent trop mal.
Périclès ! qu'as-tu fait ? Et comme bien d'autres après toi au cours des siècles, comment as-tu pu méconnaître à ce point la nature humaine ? Les tenants de l'€uro vont maintenant rejoindre ceux qui bénissent ta mémoire.


22 juin - Société
Ateliers pénitenciaires
Ayant eu personnellement à réaliser une étude dans ce domaine, il y a des années, je ne crois pas inutile d'en livrer un extrait, ne serait-ce que pour participer à la réflexion de ceux que le sujet intéresse et apprécier la mesure dans laquelle les choses ont pu évoluer ... ou stagner.
« ... A défaut de fournir les moyens d'infléchir la tendance irréversible d'un marché de la sous-traitance condamnant à la disparition, ou pour le moins à la paupérisation, des preneurs d'ordres non qualifiés de plus en plus nombreux, la présente analyse conduit à la remise en cause de cette notion même de sous-traitance. Traditionnellement pratiquée et admise pour des raisons dont il est difficile de démêler si elles ont eu pour résultat de servir les détenus, en leur fournissant l'occasion de quelques ressources, ou les donneurs d'ordres disposant ainsi de prestations réputées, à tort ou raison, avantageuses. Quoi qu'il en soit, cette forme d'activité ne peut plus, dorénavant, être dissociée d'une éthique comme de moyens humains et matériels à jour. Pour cela, un niveau technique et économique minimum doit être recherché, intéressant à la fois les donneurs d'ordres, les détenus et les organisateurs de leur rencontre.
Le retard et les effets pervers d'une sous sous-traitance, non qualifiée, pratiquée à n'importe quelles conditions, par habitude et pourvu qu'elle n'entraîne qu'un minimum d'investissements, sont accusés par un objectif supplémentaire et relativement nouveau de retour des détenus, en fin de peine, à une vie sociale normalisée, et de préparation à cette réinsertion.
Une augmentation du nombre de ces détenus et le développement de leurs attentes, sous l'effet d'aspirations sociales dont le bien fondé n'a pas lieu d'être examiné ici, se compliquent d'une conjoncture défavorable et d'un décalage des mentalités. Ceci accentue les difficultés d'alimentation des ateliers en travail; mais prétendre aider des détenus à se réinsérer à partir d'activités dépourvues de contenu professionnel n'en demeure pas moins aussi sommaire que peuvent être généreux, ou plus simplement légitimes, les sentiments inspirant de tels vœux.
Les objectifs économiques et sociaux résultant, pour le détenu comme pour le donneur d'ordres, de leur contrat avec l'administration pénitentiaire, apparaissent comme indissociables et cette dualité implique que soit organisé un rapport authentique entre cette administration et l'économique ; plus précisément avec l'entreprise et le marché.
L'innovation semble pouvoir servir un tel but, par la définition et l'animation de projets d'ateliers fondées sur des activités originales et renouvelables résultant d'une recherche permanente. Une telle démarche, motivante et qualifiante pour les détenus et source de rentabilité pour leurs ateliers, quelle qu'en soit la localisation, favoriserait l'emploi des temps de détention, dans l'intérêt individuel et collectif.


20 juin - Politique
Primaires socialiste - L’État dans l’État
Que n'aurions-nous pas entendu si le procédé avait été employé par le FN ou l'UMP pour régler leurs problèmes internes ? Quoi qu'il en soit, c si la chose est légale, il n'en demeure pas moins qu'il est parfaitement anormal de mettre à la disposition d'un parti politique, quel qu'il soit, des instruments appartenant à la collectivité et en particuliers des fichiers de personnes. D'autant plus qu'ils seront, en la circonstance, utilisés dans le cadre d'une opération qui ne sera rien d'autre qu'un recensement pointé. S'y rendront nécessairement, non seulement les agents électoraux à la solde des candidats de gauche mais tous ceux qui sont redevables, de près ou de loin, à leur mairie, de leur emploi ou de tout autre avantage, obtenu ou en attente d'attribution. Belle manière de se garantir, en prime, un taux de participation que le PS ne manquera pas de proclamer haut et fort.
Et Hollande lui-même d'en rajouter en disant (textuellement) dans une interview sur le sujet diffusé par Youtube : "Ceux qui viendront voter n'ont rien à craindre". Quant aux autres, il n'en parle pas. Il s'agit peut-être de l'une de ces maladresses dont il est coutumier, à moins que désignés par défaut il n'en soit pas de même pour ceux qui ne viendront pas.
En outre, avec de telles méthodes, succès de la consultation et instauration d'un État dans l’État assurés
Les fichiers seront détruits sous un mois au maximum, devant huissier ! Et entre temps qu'en adviendra-t-il ? De qui se moque-t-on ? Et probablement montrer sa carte du parti pour voter ! Sans omettre que, comme le dit F. Copé, la destruction des listes dans le cas où comme à Reims ... Il fallait y penser !
Tout ça ne rappelle-t-il pas un peu les procédés Staliniens ?
Mais il est finalement sain que le PS ait imaginé d'agir de la sorte. Les Français pourront apprécier la pratique, chacun à sa manière et en son for intérieur.
Cette provocation - car nul ne fera croire que des responsables politiques aussi normalement constitués que peuvent l'être des socialistes d'aujourd'hui, méconnaissent cet aspect de leur démarche - rappellera que l'exercice du pouvoir par un parti totalitaire repose sur le fichage des individus. Entendons aussitôt dénoncer les fichiers de la sécurité sociale, des cartes grises et bien d'autres, comme des outils aux mains de la dictature de droite Qu'il suffise de penser qu'ils concernent des organismes paritaires et sous contrôle d'un État, (encore républicain jusqu'à preuve du contraire) et non d'un parti politique qui plonge ses racines dans un terreau qui en a nourri d'autres, de sinistre mémoire.
Nous avons depuis longtemps un avant-goût de ce que serait la liberté d'opinion, par l'exemple qu'en donne trop souvent une information au service de l'opposition de gauche et de la pensée unique, mais le reste suivra si nous n'y prenons garde.


17 juin - Société
Dépénalisation du canabis - Tous les arguments sont-ils recevables ?
« La prohibition n'empêche pas les gens de fumer, donc l'excuse de la "santé publique" fait doucement rire ... » écrit quelqu'un, qui a raison, l'expérience l'a amplement prouvé dans d'autres cas. Alors pourquoi dépénaliser ? sinon pour encourager la pratique et être agréable à une certaine opinion. Ceci plairait en tout cas moins aux dealers, qui devraient trouver d'autres produits illicites et rémunérateurs à vendre, qu'aux consommateurs, puisqu'une baisse des prix devrait se produire, du moins dans un premier temps.
Autre prétexte avancé : dépénaliser créerait de l'emploi. Voila un argument convaincant ! Reste à prouver que les bureaux de tabac, tout désignés pour distribuer une herbe supplémentaire, y trouveraient matière à embaucher, la préférence des consommateurs pour des circuits officiels étant au demeurant loin d'être assurée. Par contre le secteur de la santé pourrait être très favorablement concerné. Des centres de traitement de l'addiction et de ses suites se multiplieraient en effet, comme il en existe pour l'alcool et le tabac. Et ceci d'autant plus que la consommation des drogues dures devraient logiquement augmenter du fait de la promotion implicite des drogues douces et l'engrenage qui s'ensuit souvent.
Peut-être aussi un regain d'activité chez les philosophes et autres penseurs, qui pourraient plancher sur les questions d'éthique ? Mais là n'est apparemment pas le premier souci des partisans de la dépénalisation.


9 juin - Société
L'homosexualité est-elle une maladie ?
Préambule : Selon un dictionnaire parmi d'autres, la
sexualité peut se définir comme étant, biologiquement, l'ensemble des caractères physiques qui différencient les sexes, les individus mâles et femelles ; et physiologiquement, l'ensemble des mécanismes physiologiques qui concourent au rapprochement des sexes et à la reproduction de l'espèce.
Mais chacun sait que ni le noir ni le blanc n'existent à l'état pur ; que tout est nuances par rapport à des références, moins convenues – comme le prétend l'homme dans sa suffisance – que dictées par la nature. Lorsqu'il n'en est pas ainsi, surviennent les conséquences du fait de vouloir tromper notre maîtresse absolue qu'est cette nature, en abusant de la part de pouvoir qu'elle nous octroie, ou en cherchant à compenser ceux dont elle nous prive. Confirmant les définitions des dictionnaires, la sexualité, n'échappe pas à cette règle. La nature la définit parfaitement et péremptoirement comme la relation garantissant la perpétuation de l'espèce par le coït, qui est une relation entre deux sexes différents, pubères et complémentaires, en vue d'un résultat qui est la création d'une nouvelle vie. Et la religion, la philosophie, comme la science n'y changent rien, pas davantage que le parti-pris. Si elles s'en mêlent ou y font référence, c'est en termes d'explications a posteriori, de glose et de manipulations ... contre ou extra- nature.
De même pour le plaisir qu'y trouve l'homme et la perversité que sa supériorité sur les autres animaux y introduit parfois, soit pour l'augmenter soit pour se le procurer lorsque sa propre constitution l'en empêche. Ensuite, quand cette perversité, alliée à son ingéniosité et encouragée par une soif de liberté qui a bon dos, entraînent l'homme à inventer de nouvelles pratiques sexuelles pouvant aller jusqu'à des déviations éventuellement imbriquées ; lorsque la curiosité, le goût du risque ou le perfectionnisme s'en mêlent, la question reste entière : l'homosexualité est-elle une maladie ? ou n'est-elle que la conséquences d'un cheminement, voulu ou subi, hors des sentiers battus ?.
Dans un cas comme dans l'autre, le serait-elle davantage ou moins que telle ou telle autre déviation comme, par exemple : la
gérontophilie, la pédophilie, la lactophilie, la zoophilie et bien d'autres, "lies" et "ismes" ayant en commun un rapport avec une sexualité que nous pourrions appeler "de base", à défaut de "naturelle".
Quoi qu'il en soit, se demander si l'homosexualité n'est pas une maladie, n'est-ce pas une manière de dénoncer l'homophobie ? Or l'intolérance, dont l'homophobie n'est qu'une expression privilégiée, est autrement plus grave que l'homophobie et l'homosexualité, c'est à coup sûr un cancer ! Aussi est-il permis de s'interroger sur la mesure dans laquelle l'encouragent et l'excitent, ceux qui en pâtissent, à vouloir à tout prix porter sur la place publique des questions qui relèvent de la sphère la plus intime. L'exhibitionnisme pourrait être lui aussi considéré comme une maladie.


6 juin - Société
Fonds de tiroir pour commémorer un autre 6 juin

Bien des années après

De vastes cimetières sous des cieux identiques,
Abritent les défunts, ami comme ennemi.
Des canons et des chars, souvenirs pathétiques,
Témoignent de combats où tant d'hommes ont péri.

Les vestiges d'un port dont se jouent les marées,
Des restes de blockhaus, épaves ensablées
Moins ignorées que d'autres reposant sous les eaux,
Données à d'autres morts en guise de tombeaux.

Le soleil sur la mer, des enfants sur les plages
Et d'agrestes voiliers aux joyeux équipages,
Un pays verdoyant rutilant alentour,
Où  le fer et le feu régnèrent un long jour.

Des drapeaux haut dressés qui veulent dire au monde
Le souvenir glorieux, la gloire d'un instant.
Un message de paix ? ... Mais qui de nous l'entend ?


5 juin - Politique, Société, Sécurité routière
Les Gaulois au volant
Contester l'implantation des radars est loin d'en nier l'utilité et va même dans le sens d'une confirmation de celle-ci. Où qu'ils se trouvent, les radars apportent d'abord la preuve du non respect des limitations de vitesse par de trop nombreux conducteurs qui, ainsi placés face à leur propre responsabilité, font argument de tout pour justifier l'injustifiable. Et il est affligeant que certains élus se fassent les défenseurs d'un comportement homicide, par pure démagogie, à moins que ce soit par complicité ou simple ignorance.
Les uns et les autres devraient pourtant réfléchir. Au-delà de statistiques qui mettent en évidence l'efficacité des mesures de sécurité routière mises en place depuis 30 ans, des questions se posent, parmi lesquelles : Qu'est-ce que le code de la route ? Vers quoi allons-nous pour contraindre les usagers à faire preuve de discipline routière, seule garantie de la sécurité de tous ?
Le code de la route n'est pas un simple règlement, une loi, un arrangement... dont les plus drastiques prévoient des sanctions à l'égard de ceux qui ne les respectent pas ; sanctions proportionnelles à la mesure de ce non respect, appréciée au cas par cas. Le code de la route édicte des règles strictes que chacun des usagers de celle-ci se prépare et s'engage à respecter, moyennant quoi un permis de conduire lui est délivré. Il est d'ailleurs à prévoir – les devoirs des uns comme des autres étant appelés à être codifiés – que tout usager sera soumis un jour à l'apprentissage du code de la route, quel que soit le véhicule qu'il conduise. La multiplication des pistes cyclables en est l'annonce.
Quoi qu'il en soit, le code de la route a recours à une signalisation, justement faite pour rappeler aux usagers les autorisations, interdictions et obligations qui leur sont faites, et le panneau de limitation de vitesse n'est qu'un des outils de ce code dont il appartient à chacun de respecter les indications. Et que nul n'aille prétexter – outre le racket fiscal qui s'exerce en bien d'autres occasions sans être autant contesté – le défaut d'attention, la distraction, etc. autant de raisons incompatibles avec la conduite et dont l'invocation ne saurait relever d'autre chose que du cas de force majeure, voir de la mauvaise foi.
Ceci étant et le nombre aidant, qui vient compliquer la donne, en particulier chez ces gaulois qui se montrent plus que n'importe quel autre peuple incapables de discipline, à quoi devons-nous nous attendre et nous préparer, plutôt que de nous chercher de fausses raisons? À quand des avertisseurs de dépassement de vitesse, situés à l'intérieur du véhicule, couplés avec les panneaux de limitation de la signalisation routière et émission automatique de la contravention sur l'imprimante de bord ? Il est probable que nous connaîtrons avant cela la généralisation des panneaux de limitation de vitesse équipés de radars sanctionnant après avoir vainement tenté de se vouloir pédagogiques. Puis viendront des systèmes qui placeront automatiquement chaque véhicule à sa place, dans des files dont la circulation sera réglée par des ordinateurs.Tel est le progrès !
Tout n'a pas été décrit dans "Le meilleur des mondes" !
Précisons que ce propos s'appuie sur quelques dizaines d'années de conduite, l'usage de 32 voitures et plus de 4 millions de km (d'autres en font davantage) parcourus sur les routes, depuis le temps où l'enrobé à chaud et les lignes blanches, avant de devenir jaune, n'existaient pas encore.
Le nombre impose sa loi ainsi que des conditions de circulation qui n'ont plus rien à voir avec ce qu'elles ont été. L'ivresse de la vitesse est désormais interdite (sauf sur circuit peut-être), en attendant la disparition des rares plaisirs qui restent à la conduite, voire à la simple possession d'une auto.


30 mai - Politique, Livres
"Indignez-vous!" publié en Chine
Echange de bon procédé ? Le petit livre rouge de Mao s'étant lui aussi assez bien vendu partout dans le monde. Recours à l'astuce marketing consistant à condenser ou à réduire le contenu pour réduire le prix ? Là s'arrête la comparaison, car l'appel à l'indignation de Monsieur Essel n'a vraiment rien de révolutionnaire. Ne s'est-il pas aperçu que le monde est depuis longtemps malade d'indignation et que s'il garde un sujet d'indignation c'est en vivant au quotidien l'inutilité de son indignation !
Mais il y a pire. Il suffit en effet de lire un extrait de "Indignez-vous" (édition originale et complète, faute d'envie de connaître la dernière mouture) pour juger de la rigueur intellectuelle de Stéphane Essel et être dispensé d'aller plus avant dans la révélation de l'impartialité, voire de l'honnêteté, des arguments employés.
Que ceux qui ne lui sont pas acquis d'avance et ne lui font pas confiance au point de le laisser penser à leur place, se reportent simplement au chapitre concernant la Palestine. Ils y liront combien il est regrettable que le Hammas ne puisse empêcher les tirs de roquettes motivant les réactions israéliennes.
Quand nul n'ignore que c'est ce même Hammas qui les tire ou entretient et excite le ressentiment des palestiniens jusqu'à ce que certains d'entre eux le fassent, il y a de quoi s'indigner, mais pas seulement de ce à quoi nous invite l'auteur. De même lorsqu'il date les origines et les causes du conflit du Moyen-Orient, ou en attribue la responsabilité.
Littérature qui, cautionnée par l'âge et la sagesse qu'il est supposé garantir, par un passé de résistant, par la notoriété, etc.(sans omettre la prédisposition de réseaux de distribution adéquats) ne fait que jeter un peu plus d'huile sur le feu, faute de proposer des solutions, pour peu qu'elles existent.


29 mai - Société, Sciences & techniques
A340 abimé en mer : Autres hypothèses
La désignation des tubes de Pitot comme responsables de l'accident, certes utile, ne serait-ce qu'en raison de l'impossibilité de franchir le cap des allégations, demeure insuffisante, et ce qui est révélé par les boites noires n'y change apparemment rien.
Mais n'est-il pas curieux que l'enquête semble s'en tenir à des éléments techniques et/ou humains connus, sans la moindre allusion à de possibles données extérieures, notamment d'ordre aéraulique plutôt que strictement météorologique. L'hypothèse d'un gigantesque "trou d'air" a bien été soulevée mais la nature même et les limites de ce phénomène, l'a fait aussitôt exclure des causes possibles de la chute de l'appareil. N'est-il pas une autre explication, qui serait sensiblement comparable à ce qui se produit pour l'autre fluide porteur qu'est l'eau, lorsque les caractéristiques de celle-ci changent au point que sombre ce qui y flotte habituellement. C'est le cas, déjà observé sur mer, lors d'accidents au cours desquels des plateformes de forage ou des navires ont sombré du fait d'une modification subite de la densité de l'eau qui les portait; ceci du fait de son bouillonnement, lui-même provoqué par la remontée massive de masses gazeuses provenant des fonds sous-marins. Ces mêmes gaz, (lorsqu'il s'agit de méthanes) s'élevant ensuite dans l'atmosphère en gigantesques colonnes inflammables, indécelables de visu, pourraient d'ailleurs être à l'origine de la disparition aussi subite qu'inexpliquée de plusieurs navires et aéronefs. http://groups.google.fr/group/clathrates.
Il ne semble pas, dans le cas de l'A340 qui nous intéresse ici, qu'il y ait eu explosion, comme celle qu'aurait pu provoquer le contact des sources de chaleur que sont ses moteurs avec un gaz inflammable, mais l'idée doit-elle être négligée pour autant ? Des conditions particulières auraient-elles pu faire que l'explosion ne se produise pas ? Le mélange, à partir de certaines proportions, de gaz et d'air ne suffirait-il pas à priver un avion de la portance qui lui est nécessaire ? Les gaz susceptibles d'être mis en cause sont-ils tous inflammables ? Les propos échangés entre les membres de l'équipage (y compris ceux qui n'ont pas été divulgués) excluent-ils formellement une hypothèse plus ou moins proche de celle-ci ?
Autant de questions qui peuvent venir à l'esprit - sans plus de science que d'ésotérisme - pour envisager la catastrophe sous un autre jour, celui sous lequel des défaillances aussi bien humaines que techniques n'auraient joué aucun rôle.
Il y a des années, l'un de mes amis, pilote de chasse chevronné aujourd'hui décédé, a battu, bien involontairement, un record d'altitude en planeur. Envolé en tenue légère et sans équipement spécial pour une simple balade, il fut pris dans une ascendance dont il était loin de supposer la puissance. Littéralement aspiré, en dépit de toutes ses tentatives pour freiner sa montée et redescendre, c'est parvenu à une altitude où le manque d'oxygène et la température faillirent lui être fatals que le phénomène cessa et qu'il put se poser avec ce qu'il qualifiait ensuite de plus forte trouille de sa vie.
Et les exemples de ce genre ne manquent pas, comme celui de ces paras allemands largués au-dessus des Alpes dans les années 40 et littéralement aspirés vers le haut avant de retomber et d'être retrouvés à l'état de cadavres.
Bien sûr les conditions sont très différentes du cas de l'A340, mais nous ne devons pas oublier que ces mastodontes bourrés des technologies les plus avancées que nous faisons voler aujourd'hui demeurent des fétus de paille face aux éléments qu'ils affrontent parfois et dont nous ignorons beaucoup, en dépit de notre assurance - voire arrogance - technique et scientifique.


16 mai - Politique, société
Affaire DSK -Du silence complaisant à la connivence
Le cas de Tristane Banon (YouTube/y59ua5D2G0o) est à rapprocher des propos de B. Debré. en cela que si ce qu'ils disent l'une et l'autre avait été révélé plus tôt, le pire eût peut-être été évité.
Mais il faut compter avec des mœurs telles qu'elles règnent en notre beau pays ; qui admet trop facilement le passe-droits – quand ce n'est pas l'abus de pouvoir –, la complaisance, la connivence – voire la complicité – et une hypocrisie qui vaut bien celle du puritanisme, sous couvert d'une tolérance pratiquée à l'abri de valeurs républicaines dévoyées.
Concernant les propos de B. Debré, il n'est que de lire les déclarations du patron d'Accor pour imaginer la situation dans laquelle ont pu se trouver les employés et responsables du Sofitel en cause, lors et depuis de précédents désordres du même genre, s'ils ont bien eu lieu.
Pour ce qui est de Tristane Banon, ne pas omettre que ses dires sont confirmés par sa mère, soumise à l'époque à une peur doublée d'une solidarité de parti l'ayant conduite à recommander le silence à sa fille, bien que DSK lui ait avoué « avoir pété un câble ». Rien de tellement surprenant d'ailleurs dans cette démission. Combien d'autres se sont assis et continuent de s'asseoir sur leur conscience par soumission à une idéologie ?
S'il en est d'autres, comme en a tiré argument le procureur new-yorkais, et quelles que soient leurs raisons, il serait intéressant de l'apprendre, ne serait-ce que dans un souci de vérité et de la justice qui leur est due.
C'est ce mutisme coupable qu'il y a lieu de regretter aujourd'hui, davantage encore que les agissements d'un obsédé sexuel à qui il aurait appartenu de se faire soigner, avec l'aide d'un entourage nombreux, dont l'affection proclamée aurait due l'amener à s'inquiéter de sa conduite avant qu'il en arriver à l'irréparable. Cet entourage partage aujourd'hui la responsabilité d'une situation qui, avérée ou non, éclabousse la France, laquelle en fera les frais, à l'intérieur comme à l'extérieur.
Et là n'est pas encore le plus grave, à en juger selon un après dans lequel nous sommes déjà , où se tisse le réseau des connivences habituelles. Les avatars d'un pauvre bougre semblant affligé de l'une des tares de l'espèce parmi les plus réprouvées, sont une chose, l'attitude de la presse et des politiques en général, qu'ils soient de gauche ou de droite, en est une autre. Ce n'est pas faire preuve d'acharnement que de dénoncer ces connivences, qu'elles soient calculées ou non. Et c'est même nécessaire.
Pour les politiques, c'est la loi du donnant-donnant qui joue, quitte à ce qu'en souffre une crédibilité citoyenne se traduisant, entre autre, par une abstention dont l'explication est d'abord là.
Pour la presse, c'est une question de noyautage, dont il suffit, pour en apprécier la portée, de considérer la différence de traitement dont sont l'objet nos élus, selon qu'il sont d'un bord ou de l'autre. Il est vrai qu'avec 80% de journalistes appartenant à l'opposition ou payés par des supports y trouvant leur audience, rien de surprenant. La désinformation y foisonne et le lecteur s'en repait, trop content d'y trouver l'aliment frelaté auquel l'ont habitué des médias qui se déconsidèrent ainsi trop souvent.
Et maintenant, faute d'avoir incité l'un de ses membres à se soigner, plutôt que de faire preuve d'un mutisme dont la poltronnerie le dispute à la complaisance, c'est notre classe politico-médiatique entière qui va être soignée par ses homologues étrangères. Si certaines ne valent pas mieux que la nôtre, reconnaissons que les méthodes pragmatiques - celles qui ne tournent pas autour du pot, appellent un chat un chat, et donnent à une affaire dont nous pouvons avoir collectivement honte, le caractère exemplaire qu'elle mérite - appliquées par ceux auxquels a échu le privilège d'instrumenter, nous donnent une belle leçon de démocratie sans fard.
Ne pas retenir la dure leçon, plutôt que de nous prévaloir de l'exception française et de persévérer dans un laxisme et une hypocrisie que la gauche caviar n'est pas la seule à prôner fera à coup sûr et toujours davantage, le jeu des extrémismes.


10 mai - Politique
Quelques décennies après, une pensée pour Miterrand

De la francisque à la rose, de la répression de certaines grèves au canal de Suez, de François de Grossouvre (suicide à l'Elysée) à Beregovoy (suicide dans sa voiture), sans parler des écoutes et de tant d'autres, quelques uns des jalons d'un parcours empreint de tant d'avatars et de retournements qu'il faut être autant en panne de références qu'aveuglé par l'idéologie dont ce champion s'est servi pour satisfaire une ambition purement personnelle pour prétendre y voir autre chose, et surtout du socialisme. Il est vrai qu'aussi bien Gbagbo que d'autres chefs d’État récemment déboulonnés pour défaut de démocratie appartenaient bien à L'Internationale.
Notre histoire nous apprend qu'en politique, le temps lave plus blanc que la meilleure des lessives, mais de là à voir porté au pinacle une tel politicien par ceux qui taxent l'actuel pouvoir de duplicité, il y a vraiment de quoi se tordre.

07 mai - Société, politique, social, ...
Bâtons rompus

Avec les beaux jours, le retour des algues vertes
Rassurez-vous Bretons ! vous n'êtes dorénavant pas seuls à profiter du vert profond de ces algues. Elles sont déjà présentes en d'autres lieux et prolifèrent gentiment sur d'autres littoraux, comme celui de la Charente, par exemple.
A quand les concours de stockage ?
Reste à trouver un moyen de les traiter pour nous les faire bouffer. Peut-être une solution au problème de la faim dans le monde ?

Octuple infanticide dans le Nord: La mère pourrait échapper au procès
Il est vrai que quand nos comportements individuels les moins avouables sont ainsi révélés et que les progrès de l'information dévoilent des faits – dont notre époque n'a probablement pas l'exclusivité – qui atteignent ce degré d'horreur, mieux vaut se voiler la face et botter en touche, direction corbeille.
C'est ce qui reste à faire à la société pour traiter son sentiment de culpabilité et ses traumatismes.

Les sondages disent le mécontentement des français à l'égard de Nicolas Sarkozy
Pas de quoi fouetter un chat !
Bien normal qu'une nation endormie depuis des décennies sur son confort ; toujours relatif il est vrai mais néanmoins bien réel, à en juger par les queues aux stations services, aux caisses des grandes surfaces et autres commerces populaires, et surtout par comparaison avec ce que connaissent les autres pays du monde dans leur grande majorité, éprouve du mécontentement.
Quelqu'un a dit « Durant sa vie,  n'y a qu'une chose dont l'homme accepte de changer sans rechigner : c'est sa couche lorsqu'il a pissé dedans ».

Les victimes du franquismes
A quand la publication de la carte des charniers du communisme et de tous les autres régimes totalitaires ?
Prévoir d'ailleurs des mises à jour régulières pour un futur prometteur.

Suicides au travail
Le plus urgent ... et le plus utile, pour en finir avec l'instrumentation honteuse d'un phénomène dans lequel la "souffrance au travail" n'est probablement pas le seul ni le premier facteur déclenchant, serait une étude sérieuse sur les taux de suicide par catégories socio-professionnelles et par grands employeurs, dont les administrations, puisqu'il semble que ces secteurs soient ceux dont les salariés "souffrent" le plus.

03 mai - Société
La France satisfaite de ses fonctionnaires
S'il est possible qu'un sondage concernant l'opinion qu'ont les français de leurs fonctionnaires n'ait pas plus de valeur que bien d'autres, peut-être peut-il être utile, en cela qu'il est l'occasion d'un débat de plus à ce sujet :
Probablement indispensables au fonctionnement d'une société moderne, sous l'effet d'une pléthore qu'atteste la comparaison avec d'autres pays démocratiques, les fonctionnaires français ne sont hélas pas des citoyens parmi d'autres mais face aux autres. La charge financière qui découle de leur surnombre favorisant leur imagination et leur productivité, l'une comme l'autre purement bureaucratiques et non solvables, se traduit en effet par autant de tracasseries infligées à des assujettis trop souvent considérés comme étant au service de la fonction publique plutôt que le contraire ; lorsque ces mêmes assujettis ne sont pas pris pour otages à l'occasion de grèves déclenchées à tout propos, avec autant d'irresponsabilité que d'impunité.
Sans omettre que le fonctionnaire, permanent d'un système dirigé par des élus, au gré des fluctuations politiques et des suffrages, s'inscrit naturellement dans un échange sans cesse renouvelé avec ces derniers, échange dont le contribuable fait les frais à tous égards.
C'est ainsi que notre beau pays est devenu celui dans lequel s'affrontent deux population, dont l'une passe son temps à emmerder l'autre.
C'est de cela que le fonctionnaire est accusé, sans mises en causes personnelles, sauf cas particulier bien entendu

02 mai - International
Ben Laden est mort
Les pires causes ont besoin de leurs martyrs pour prospérer et le meilleur service qui puisse leur être rendu est de leur en offrir.
En vérité, qui triomphe, du bien et du mal, dans cette élimination purement physique d'un propagateur du terrorisme et de la barbarie qui en est la marque ?
Quoi qu'il en soit, s'il est indéniable que le terrorisme se caractérise par le refus des lois que les hommes de donnent pour tenter de vivre en aussi bonne intelligence que possible – avec bien du mal il est vrai –, le recours à ses méthodes ne peut que susciter la vocation chez d'autres Ben Laden.
En tout, l'intégrisme est un danger, qu'il soit pratiqué au nom du bien comme du mal, et si viser son éradication (?) justifie la plus grande fermeté, il faut se garder d'y tomber soi-même.
Ne maiconnaissons pas que toutes les idéologies naissent, vivent et agissent au nom de ce qui leur paraît être le bien.
Que Ben Laden ne soit pas un martyr aux yeux de certains se conçoit, mais l'important c'est qu'il l'est dorénavant aux yeux de ses partisans, qui adopteront avec d'autant plus de convictions sa doctrine et ses méthodes qu'ils auront à le venger. C'est tout simplement la fameuse escalade de la violence et de l'incompréhension ; peu importe qui a commencé et bien malin serait d'ailleurs celui qui prétendrait le savoir.
Le mal, d'où qu'il vienne, a ceci de caractéristique que contrairement au bien, il est irrémédiable et empire naturellement.

22 avril - Social
A propos de la prime aux salariés des entreprises financées par l'actionnariat
La mesure concerne les entreprises dont le financement émane d'actionnares, auxquels il est souvent reproché d'agir dans un esprit de spéculation, oubliant que l'apporteur de capitaux n'a pas d'obligation de philantropie.
Pour ce qui est de la "petite boite", l'entrepreneur seul prend tous les risques de sa gestion, après avoir pris l'initiative de la créer. Il parait donc légitime qu'il soit libre de décider du mode d'intéressement de ceux à qui il offre du travail en échange d'un salaire.
Quant aux fonctionnaires, les actionnaires qui les paient sont les contribuables et ces derniers ont quelques raisons de considèrer qu'ils coûtent déjà beaucoup trop cher, notamment en raison de leur nombre rapporté à leur performance. Pour qu'un supplément de rémunération du genre de la prime en cause leur soit octroyé, il faudrait : 1° - que le capital finançant leur activité soit autre chose que la dépense (et la dette) publique. 2° - qu'il visent et aient des résultats sovables. 3° - que des profits en résultent, suffisants pour justifier le versement de dividendes. Faute de ces conditions il ne peut y avoir financement que par un supplément d'impôt.
Quoi qu'il en soit, un parti qui a des idées au service d'un projet de société vraiment réformateur, et un président de la République qui sait s'en servir et les expliquer, voilà de quoi rassurer, Non !
Evidemment, chez ceux qui coincés dans leurs certitudes idéologiques, au point d'être incapables d'autre chose que d'avoir recours au ragot, à la polémique, à l'invective, aux des procès d'intention, ça peut décoiffer. De même pour ceux – syndicats, patrons et actionnaires – qui se sont endormis sur leurs positions et avantages acquis. A ce propos, il est bon denoter que le contribuable-actionnaire trop souvent, comme les autres, tendance à se reposer sur des avantages acquis pendant des décennies durant lesquelles il a vécu au-dessus de ses moyens et du raisonnable.
Nous aurons tous probablement d'autres surprises, avec ou sans le pouvoir actuellement en place.
Les réformes dont le pays a tant besoin se mettent inéluctablement en place, envers et contre tout.

13 avril - Politique
Côte d'Ivoire - De deux maux ...
Les exactions reprochées – à tort ou à raison – à Ouattara posent la seule vraie question : Quelles auraient été les probabilités pour Gbagbo de connaître une fin à la Ceaucescu si une puissance – quelle qu'elle ait été ne s'était interposée – Outre le fait de protéger ses propres ressortissants en péril et des suites pour la Côte d'Ivoire, aussi prévisibles qu'incalculables. Que cette force ait agi sous mandat ou avec la bénédiction de l'ONU n'est certes pas plus mal ; que des intérêts humanitaires ne soient pas seuls en cause est possible, même si cet aspect de la question a pu ne serait-ce qu'un instant n'être pas prioritaire ; que les pro Gbagbo n'aient pas dit leur dernier mot reste à prouver, mais qu'auraient trouvé à dire les détracteurs, si le bain de sang dans lequel entrait le pays – du seul fait d'une ambition personnelle que d'aucun ont trouvé bien peu critiquable –, s'était transformé en guerre civile et massacres comme en connaissent à la moindre étincelle d'autres pays d'Afrique aux ethnies si enchevêtrées ?

Il est vrai qu'en un tel cas les arguments ne leur auraient pas manqués pour brailler plus fort encore et avec quelque raison cette fois. De là à penser qu'il peuvent regretter d'avoir manqué une occasion si propice il n'y a qu'un pas, qu'un décence qu'ils n'ont pas empêche de franchir, y compris par une opposition soudain bien discrète.


31 mars - Politique
La droite française serait-elle demeurée la plus bête du monde ?
Valeurs actuelles demande : « Sarkozy peut-il rebondir ? »
Lors d'une récente édition de "C à dire", Yves Calvi pose, avec la candeur provocatrice qui sied à l'excellent animateur qu'il est, la question suivante : « Comment expliquer l'acharnement de la presse envers Nicolas Sarkozy ? ».
Les réponses des membres du groupe débattant ce soir là n'ayant pas été des plus convaincantes, peut-être est-il permis d'en proposer une de plus, expliquant, au moins pour partie, pourquoi l'intéressé pourrait éprouver des difficultés à rebondir.
La gauche au sens large et les socialistes en particulier, c'est à dire la majeure partie de l'opposition actuelle, a une spécialité dans laquelle elle excelle lorsque programmes et arguments lui manquant, elle est incapable de formuler la moindre proposition sensée ou refuse, par hermétisme idéologique, de se rallier à quelque mesure que ce soit dès lors qu'elle émane du pouvoir en place. Elle préfère l'application des sacro-saints principes de la dialectique marxiste-léniniste et a recours au ragot, au mensonge, à la calomnie, au procès d'intention ... autant de procédés qui ne peuvent porter de fruits que pour autant qu'ils soient relayés avec insistance et amplifiés jusqu'à en imprégner l'opinion.
Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose !
Et c'est là que joue son rôle une presse dont les rédactions sont composées à 80% de journalistes, sinon de gauche, au moins dévoués à la pensée unique, au point de rarement hésiter à en rajouter. L'esprit gaulois fait le reste
Le comble est que la presse serait aux mains des pires capitalistes. Si tel est vraiment le cas, ils ont au moins le mérite de ne pas priver leurs lecteurs du plaisir de tirer sur le pianiste. Peut-être cela est-il au demeurant meilleur pour leurs ventes, les propres opinions politiques (s'ils en ont) desdits capitalistes dussent-elles en souffrir ?


15 Mars - Société
Décroissance
Parmi les utopies, celle de la décroissance est probablement l'une des plus trompeuses, en cela qu'elle fait litière des pires travers de l'homme : sa vanité, que La Rochefoucauld mettait au premier rang sous le nom d'amour-propre, et sa cupidité, cousine de cette jalousie mesquine qui est l'essence même d'une revendication égalitariste que la pensée unique voudrait faire passer pour soif de justice et de liberté.
Surtout, le progrès scientifique et matérialiste s'y oppose qui, par définition, est irréversible. Quant au progrès moral, mieux vaut ne pas y penser, ses manifestations se produisant avec une telle lenteur qu'il est probable que la fin de l'humanité aura sonné avant qu'il ait amélioré significativement notre nature.
Le sens du partage serait lui aussi hautement requis, d'autant plus indispensable que la somme des richesses à répartir entre les hommes se réduirait alors que la croissance démographique va à contre courant, preuve supplémentaire, s'il en était besoin, de leur impuissance à modifier leur destin.
Enfin, pour clore une énumération bien partielle, le degré de confusion entre bonheur et confort. auquel sont parvenus les hommes peut sembler le pire obstacle à la décroissance. Si se priver d'une part de notre confort semble théoriquement possible, il en est tout autrement dès lors que ce même confort est quotidiennement vécu comme le bonheur et vanté comme tel. Qui accepterait en effet d'en être privé de la moindre parcelle ? Et à supposer que certains en soient capables, combien d'entre eux supporteraient-ils que ce ne soit pas le lot commun , dans la même mesure pour tous ? Qui, par ailleurs, se soucie de savoir de quelle essence est ce confort-bonheur ? A commencer par tous ceux qui le contestent en profitant, consciemment ou non, à chaque instant de leur existence, de ce qu'ils renient et condamnent.
Foncièrement incapables de supporter la décroissance, nous serons contraints aux restrictions puis aux privations, et condamnés à vivre les secousses qui en résulteront.

08 février - Société/Justice
Outrage à magistrats ?
Les magistrats seraient unanimes à s'être sentis outragés par l'assurance de sanctions du Président de la République à propos de l'affaire Lætitia. Mais de quelle unanimité s'agit-il ? S'il s'agit de celle qui s'exprime syndicalement, il suffit de penser à la politisation irresponsable dont font preuve de si nombreuses corporations, et surtout à ce qui en résulte pour le fonctionnement du pays, dans ses institutions comme dans son économie, pour être affligé du fait que la magistrature en arrive là.
Le sentiment d'invulnérabilité n'est pas une exclusivité de trop nombreux magistrats et de leurs syndicats, bien d'autres corporations – des journalistes aux enseignants, en passant par les dockers, la police, etc. – en jouent, dès lors qu'est relevé l'abus, le manquement ou la faute qu'il arrive à l'un ou l'autre de leurs membres de commettre. La grève des magistrats, suite à la révélation de leurs responsabilités dans l'affligeante affaire de Saint-Nazaire n'en est qu'une manifestation de plus, eux qui vont jusqu'à prétendre qu'un dysfonctionnement des services en cause n'est pas avéré. Que faudrait-il donc de plus que l'horreur des faits pour en douter ? Et qu'a à voir dans cette lamentable affaire, une insuffisance de moyens – si ce n'est intellectuels –, avec l’aberration d'une décision qui n'a requis qu'une signature trop légèrement donnée ?

L'intégrité et la responsabilité dont se réclament tous ces réactionnaires outragés par leur moindre mise en cause est pourtant une exigence de leurs professions respectives.


06 février - Politique
Liberté sociale
Les mouvements que vivent en ce moment divers pays arabes ont un point commun, nous dit un expert, et d'ajouter : « Je pense qu’on assiste là à une onde de choc différée de la chute du mur de Berlin.». Dommage qu'il n'explique pas en quoi. Je pense pour ma part qu'il s'agit plutôt d'autant de "Mai 68" dont il ne faut pas attendre davantage que du super monôme français que les bobos ont eu à cœur et continuent de considérer – avec une bien puérile obstination – comme une révolution. Il suffit, pour se rendre compte de la réalité, de voir ce qui en a résulté de positif au-delà de la libération des mœurs (?) et de l'accession de ses meneurs au confort de structures inchangées.
Pour les pays arabes comme pour tous les autres, le coût de la liberté pour un citoyen a un prix qui est sa contribution à l'effort collectif, notamment par son travail et son impôt (direct s'il en paie, indirect pour tous). Il importe donc : 1° - que la valeur travail soit respectée. 2° - que l'Etat fasse en sorte que chacun puisse travailler 3° - que chaque citoyen accepte de travailler.
Lutter pour la Liberté (valeur relative, dont le sens et le contenu demanderaient d'ailleurs à être précisés pour chacun des pays comme pour bon nombre de manifestants concernés) dans une société sans plein emploi est un non sens et demeurera une illusion tant que l'ensemble des nations n'auront pas mis en œuvre un programme d'aide aux pays émergents ou en voie de développement, se ditinguant de l'assistanat pratiqué jusqu'ici, par l'implantation d'industries, le développement agricole, etc. qui sont autant de sources de cet emploi et des libertés qui peuvent en résulter.


05 février - Société/sexualité
Des derniers secrets de la masturbation féminine
Nous pouvons définitivement enterrer Mouloudji, lui qui chantait si bien ce qu'il considérait n'être après tout que le banal rapport de deux muqueuses.
Récemment, à la télévision, émission sur la masturbation féminine. Quel enseignement en tirer ? Puisqu'il faut dorénavant être enseigné sur tout par des spécialistes plus éminents les uns que les autres.
Que l'amour, du moins dans ses manifestations orgasmiques – aboutissement réussi de l'amour charnel –, se ramène à une banale question de conformité. Au positionnement aléatoire du fameux point G chez la femme doivent correspondre, chez son partenaire, la taille, la forme et les doux reliefs d'un pénis et d'un gland, tels que ce point G soit opportunément et convenablement activé lors de ce va-et-vient que Marie-Chantal doit trouver de plus en plus ridicule. Nous y apprenons surtout qu'à défaut des qualités adécouates du membre viril, un vibreur, sex-toy scientifiquement étudié intégrant les dernières technologies, habillement manié, peut parfaitement faire l'affaire. La femme se montrerait même dorénavant capable de choisir et d'acheter elle-même un godemichet, instrument et prochain symbole proclamé d'une liberté enfin conquise. La démocratie tout de même !
Plus primitif, et plus naturel en somme, est le plaisir clitoridien. Il est révélé à son sujet que la femme s'en débrouille généralement fort bien dès son plus jeune âge, tirant, là encore,
en vieillissant, un supplément de jouissance d'une prothèse toujours prête (sauf épuisement de ses piles). Selon les études les plus récentes, parvenue à l'âge mûr, elle hésiterait toutefois encore à refuser définitivement la contribution étrangère.
Qu'il soit déjà ou à la veille d'être privé du partage des joies sexuelles de sa compagne, le mâle ne peut décidément que se réjouir des conquêtes de celle-ci dans un progrès que rien ne saurait arrêter.


03 février - Société/Famille
Du divorce au XXIe s. et de ses dommages collatéraux
Comme dans la plupart des difficultés qu'éprouvent les êtres humains à vivre durablement ensemble, les causes du divorce qui semble faire le malheur de tant d'enfants – sans pour autant faire autant qu'ils le conçoivent le bonheur de parents qui mettent ainsi fin à leur relation de couple –, sont souvent  fort éloignées du divorce proprement dit ; mais cela autorise-t-il à considérer celui-ci isolément d'autres avatars de cette relation ? Avant le divorce il y eu les naissances, et avant celles-ci le désir d'enfants que le mariage a été le moyen de satisfaire selon une logique aussi institutionnelle que privée. Avant le mariage il y a eu la première rencontre, etc. etc. Où se trouvent, dans cet enchaînement qui remonte parfois bien loin, les causes de la mésentente survenue puis devenue tellement insupportable qu'elle à conduit à la rupture ?
Combien d'entre nous – femmes comme  hommes – peuvent se vanter d'avoir la force de caractère suffisante pour résister à l'usure du temps ?  Ne serait-ce que celle d'un couple, pour de banales raisons de durée de vie des uns et des autres. De tenir leur vie durant des engagements d'un moment ? Nos convictions les plus ancrées, nos engagements les plus sacrés, nos responsabilités les plus grandes, peuvent être mis à mal par les circonstances les plus fortuites. L'être humain est ainsi fait que outre ses sens, les premières de ses faiblesses, que sont la vanité (ce fameux amour de soi dont parle tant La Rochefoucauld) et l'imprévoyance peuvent lui faire tout oublier. Les enfants eux-mêmes, en ayant été victimes de la part de parents divorcés, n'y échapperont pas lorsque viendra leur tour d'assumer leur rôle d'adultes et de parents. Si les enfants de divorcés, sachant de quoi il retourne, ont paraît-il tendance à être plus soucieux des dommages collatéraux qu'est susceptible de provoquer le divorce, ils n'en sont pas moins impliqués dans ce processus. L'absence de mémoire, ajouterait-elle ses effets à ceux de la vanité et de l'imprévoyance ?
Le divorces qui touche dorénavant, non seulement toutes les classes mais tous les âges de la société, n'est-il pas dorénavant un simple manifestation de la libération des mœurs, à laquelle nous sommes tous entraînés, bon gré mal gré, depuis que certaines valeurs, comme le sens de l'effort par exemple, ne sont plus de mode ?
Quand le vin est tiré il faut le boire, dit l'adage, et plutôt que de faire des enfants de divorcés une catégorie de malheureux de plus, ne vaudrait-il pas mieux leur apprendre qu'ils sont les fruits, outre des inconséquences propres à l'espèce à laquelle ils appartiennent, d'un mode de vie auquel il leur faut eux aussi se plier, sachant que le moment venu ils le pratiqueront sans se forcer. Le bonheur dans la soumission, quoi !

30 janvier - Société/culture
Encore au sujet de Monsieur Poivre
Certains s'insurgent contre le soi-disant acharnement dont serait victime notre épice à prétentions littéraires, prétendant qu'il y a mieux à faire que de s'arrêter à une affaire d'une telle insignifiance. Leur paresse, à moins qu'il s'agisse de complicité, fait sans doute qu'ils ne s'étonnent pas de l'état de pourrissement de la société. Quelques mots à leur intention :
L'écrivain; peut s'autoriser la fiction, en la réservant toutefois à des genres bien définis ( le roman, la nouvelle ... ),se l'interdisant pour d'autres (la biographie entre autres).
Mais il me semble qu'il n'en soit pas de même pour le journaliste. Si toutes les opinions sont acceptables, toutes les manières de les faire connaître ou de les défendre ne le sont pas. et je considère que l'exercice du journalisme a des exigences particulières d'honnêteté intellectuelle. Qu'est en effet l'information, sans vérité ? A quoi sert que soient dénoncés des agissements ou des faits répréhensibles s'ils le sont par des enquêteurs eux-mêmes imposteurs ?
Bien sûr, le journaliste est une être humain. Il lui arrive d'exercer son métier avec passion ou avec des certitudes – ces vérités des sots – qui peuvent l'entraîner à pratiquer l'abus de pouvoir médiatique, mais trop nombreux sont ceux qui s'y laissent aller. À chacun d'entreleurs lecteurs de garder sa part de libre arbitre, de sens critique, pour en tenir compte, plutôt que de jeter l'éponge sous prétexte qu'il y plus important et plus urgent à faire que de s'occuper de l'honnêteté de tel ou tel d'entre eux.
C'est à ce titre que tout doit êtredit à propos du dernier plagiat connu de Monsieur Poivre d'Arvor. Il sait assez jouer de ses deux casquettes et en profiter pour que des comptes puissent lui être demandés, quand bien même son imposture – attitude ajoutant la tricherie à la vanité – se limiterait à ses livres ; ce dont fait douter sa manière si maladroite de se défendre, lorsqu'elle est dénoncée par ses confrères, curieusement plus journalistes qu'écrivains.


09 janvier - Société/culture/Livre
L'impardonnable imposture de Monsieur Poivre
Sans tomber pour autant dans l'acharnement, le sujet mérite bien quelques mots supplémentaires.
Le plus fâcheux dans cette lamentable affaire, est l'aisance avec laquelle la presse est en voie de l'abandonner pour passer à autre chose. Elle est pourtant concernée au premier chef, le discrédit s'en trouvant amplifié à l'égard d'une profession accusée – parfois hélas avec quelque raison – de régner sur l'opinion par le le ragot, le procès d'intention, quand ce n'est pas par la désinformation, voire la calomnie. Quant à ceux qui considèrent qu'il s'agit d'une peccadille, ils se rendent complice du mal et encouragent la récidive. N'est-ce pas Edgar Poe qui fait quelque part le procès de l'imposture ? Mal d'autant plus pernicieux qu'en échange d'une reconnaissance usurpée, celui qui en bénéficie autorise ses admirateurs à faire comme lui. Or ces laudateurs sont légion au temps du marketing des lettres, ce qui explique l'envahissement des rayons des libraires d'un fatras de déficiences.
Le plagiat n'est après tout que l'instrument de l'imposture et l'excuser revient à encourager la médiocrité ou l'impuissance de tous ceux qui voudraient sans pouvoir et qui, ne pouvant s'y résoudre et s'accepter pour ce qu'ils sont, finissent par singer en s’accommodant d'une bien maigre part de ce qu'il leur arrive de prêter comme talent à autrui. Dans ce qui nous occupe ici, la faute est double puisqu'il semble que outre le plagiat proprement dit, c'est à dire le vol des écrits d'un autre, il y ait appropriation du travail d'un "nègre", payé pour cela il est vrai bien qu'en toute discrétion. Et d'ajouter aux maladresses du principal coupable dans ses minables esquives, celles de son éditeur, l'un et l'autre prétendant faire prendre des vessies pour des lanternes en négligeant que l'ouvrage en circulation a donné lieu à dédicaces, pour faire court. Lorsque le vol d'une œuvre reçoit l'absolution des foules, pour quelque raison que ce soit, c'est davantage que la culture qui est bafouée, c'est la valeur et le principe même d'honnêteté. Or, dans un monde où tous les coups semblent permis, que reste-t-il d'autre que la rempart de l'honnêteté, à ceux qui persistent à croire en la société et pour qui l'écrit demeure une manifestation privilégiée de cette foi ?


04 janvier 2011 - Société/Culture/Livre
Patrick Poivre d'Arvor vulgaire plagiaire ?
D'autre sujets auraient été préférables pour aborder la nouvelle année, mais impossible de rester muet ici devant l'accusation de plagiat dont est l'objet un Patrick Poivre d'Arvor pour le moins gêné.
Est ainsi levé un coin du voile sur une autre forme de délinquance qui pourrait s'appeler "abus de pouvoir culturel et médiatique" !
Quelles autres célébrités mériteraient de voir ajouté ce titre à ceux dont elles se parent ? Mais les gogos seraient-ils pour autant guéris du stupide culte qu'ils leur vouent ?
Au contraire, il y a fort à parier que de tels livres – dont la signature importe plus que l'auteur et même le sujet –  génèrent un profit supplémentaire par la publicité nauséabonde qui leur est ainsi faite.
Si l'argent n'a pas d'odeur, le book buziness démontre trop souvent qu'il n'a pas un nez particulièrement subtil, le tout au nom de la Culture.
Et l'éditeur en rajoute avec une ficelle un peu grosse, lorsqu'il tente de prendre sur lui une soi-disant erreur.
Il est vrai qu'il eut été délicat d'invoquer la faute ou la farce d'un "nègre", autre acteur fort possible de la comédie.
Bonne année quand-même.

27 décembre - Société/Culture et communication
Parlons franc... çais
« 15 heures durant, de 3 à 18 heures, R. D. reste mobilisé dans son laboratoire. Ici, le patron de la boulangerie de la rue C. à B., sort les sarmentines du fournil... »
Tel est le commentaire sous-titrant la photo du jour d'un grand quotidien français.
L'hommage rendu à une profession dont les mérites sont ainsi salués, en cette période de fêtes durant laquelle elle est particulièrement mise à l'épreuve, n'aurait rien perdu à être correctement exprimé. En effet :
Les "sarmentines" ne sortent pas du fournil mais du four.
Le boulanger ne reste pas mobilisé dans son laboratoire mais dans son fournil.
Confusions et défauts de langage mineurs ? Assurément, lorsque les media, aussi bien parlés qu'écrits, en fourmillent.
Quand donc nous souviendrons-nous que pour bien se comprendre il faut avoir le souci de s'exprimer correctement ? Et combien, parmi les professionnels de la communication ont-ils conscience de leur responsabilité en la matière ? Les rédactions sont pourtant le grand laboratoire dans lequel est suscité le débat public. Ceux qui s'y mobilisent seraient bien inspirés de prendre exemple sur le boulanger, et d'apprendre les rudiments de leur métier afin de nous livrer une nourriture digeste

22 décembre - Société
A qui la faute ?
S'il arrive que la mayonnaise montée par de trop nombreux media à propos de tout et de rien soit insipide, il arrive aussi que ces mêmes média pratiquent le tragi-comique. C'est le cas lorsqu'est mise en évidence notre incapacité de plus en plus grande à nous assumer, non seulement collectivement mais individuellement – là où peut régner la raison – ce qui est infiniment plus grave. Il en est ainsi lorsque la nature, non contente de contrarier nos projets, nous effraie par la soudaineté ou l'ampleur de ses manifestations. Les primitifs brandissaient et brandissent encore le poing vers le ciel et lui tirent flèches, lances et imprécations pour vaincre la terreur que leur inspirent le tonnerre et les éclairs. Certains prient pour repousser la pluie ou la sécheresse selon le cas, ou pour s'attirer les conditions climatiques les plus favorables à leurs projets du moment. Mais il est tellement plus facile et résolument de notre temps de nous en prendre aux pouvoirs publics, comptables non responsables de résultats si souvent criticables. Passer les fêtes en famille ou avec des amis, aux antipodes ; aller faire joujou avec la neige à des centaines de kilomètres de chez soi, comptent désormais au nombre de ces avantages acquis que rien ne saurait remettre en cause. Faute de considérer des prédictions météo pourtant de plus en plus fiables et d'attendre sagement à la maison que le temps soit propice à ses intentions, chacun joint ses imprécations à celles que la foultitude adresse aux responsables qu'elle s'est choisis, les uns et les autres n'ayant en fin de compte que ce qu'ils méritent, oubliant dans leur vanité que s'il est difficile de les prévoir il est encore moins possible de changer quoi que ce soit à des fantaisies climatiques qui nous dépassent. Quand nos politiques feront-ils preuve de courage et de pédagogie pour rappeler cette vérité première à leurs électeurs plutôt que d'engloutir leur argent dans des palliatifs aussi vains qu'illusoires ?

11 décembre - Société/Animaux
Rosine
En guise de rafraîchissement, ce texte tiré de "Voyage autour de ma chambre" de Xavier de Maistre
« ... j'ai résolu de parler de ma chère Rosine, aimable animal que j'aime d'une véritable affection, et de lui consacrer un chapitre tout entier.
Depuis six ans que nous vivons ensemble, il n'y a pas eu entre nous le moindre refroidissement, ou, s'il s'est élevé entre elle moi quelques petites altercatrions, j'avoue de bonne foi que le plus grand tort a toujours été de mon côté, et que Rosine a toujours fait les premiers pas vers la réconciliation.
Le soir, lorsqu'elle est grondée, elle se retire tristement et sans murmurer : le lendemain, à la pointe du jour, elle est auprès de mon lit, dans une attitude respectueuse ; et, au moindre mouvement de son maître, au moindre signe de réveil, elle annonce sa présence par les battements de sa queue sur ma table de nuit.
Et pourquoi refuserais-je mon affection à cet être carressant qui n'a jamais cessé de m'aimer depuis l'époque où nous avons commencé de vivre ensemble ? Ma mémoire ne suffirait pas à faire l'énumération des personnes qui se sont intéressées à moi et qui m'ont oublié. J'ai eu quelques amis, plusieurs maîtresses, une foule de liaisons, encore plus de connaissances ; – et maintenant je ne suis plus rien pour tout ce monde, qui a oublié jusqu'à mon nom.
Que de protestations, que d'offres de services ! Je pouvais compter sur leur fortune, sur une amitié éternelle et sans réserve !
Ma chère Rosine, qui ne m'a point offert de service, me rend le plus grand service qu'on puisse rendre à l'humanité : elle m'aimait jadis, et m'aime encore aujourd'hui. Aussi, je ne crains point de le dire, je l'aime avec une portion du même sentiment que j'accorde à mes amis.
Qu'on en dise ce qu'on voudra. »
9 décembre - Politique 
De la démocratie
Selon certains :
« La démocratie c’est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. ».
Voici une définition à l'emporte pièce, comme le sont toutes celles dictées autant par la démagogie que par l'utopie égalitariste ou au contraire par le désir de domination, c'est à dire par une vision étriquée de la société et de son organisation. Dans la mesure, bien entendu, où la notion de peuple sous-entend – sans l'exprimer, un notion de classe, mais qu'est-il de plus significatif que le non-dit ?
Le nombre aidant, et le terreau que génère proportionnellement une pyramide démographique dont la base va – par nature et quelle que soit le désir d'applatissement de cette pyramide – sans cesse s'élargissant, rien d'étonnant à ce qu'une telle conception de la démocratie ait conduit, conduise encore et soit appelé à conduire jusqu'à la fin des temps, plus rapidement et directement à un objectif de dictature du prolétariat, qu'à celui d'une société plus juste.
Soyons précis, nous n'en aurons que davantage de chances de nous comprendre : la démocratie n'est-elle pas plutôt, pour un peuple : "le gouvernement de tous par tous" ? Même si le réalisme d'un tel état peu paraître illusoire.
A la place de la première définition, quelque peu sommaire, celle-ci implique – et c'est fondamental – que plutôt que de commencer par opposer tous les membres et niveaux du corps social, dans une lutte où chacun s'aquebouttant sur ses positions, ne peu le faire qu'en anihilant tout espoir de compréhension mutuelle et partant, de progrès social véritable et durable, elle les rassemble.
Point d'angélisme dans un tel propos, du pragmatisme bien au contraire. De celui qui fait avancer les choses et changer les mœurs. Un peu à la manière dont les peuples d'Europe, après quelques autres comme ceux des USA notamment, procèdent depuis qu'ils ont compris  – non sans peine – que la suprématie des uns sur les autres ne mène à rien d'autre qu'à des guerres sans issue.

2 décembre - Société/Média
WikiLeaks - Abus de liberté ou nouvelle forme de terrorisme ?
Manifestation supplémentaire de la liberté d'expression sans frein qui caratérise Internet et autorise le premier venu à dire et faire tout et n'importe quoi, sans en mesurer les conséquences, ou mieux, à s'en servir pour agiter un "sous-people", friand de la moindre occasion de pénétrer dans des domaines réservés, comme l'intimité des uns et des autres, les secrets de l'instruction d'une affaire quelle qu'elle soit ... bref, dans tout ce qui (fondé comme supposé)étant  confidentiel, nourrit une agitation curieuse, polémique et motivée par la quête du sensationnel et l'espoir du scandale, déstabilisant de préférence. Nul n'est d'ailleurs besoin de WikiLeaks pour s'en rendre compte.
 Restait à violer le domaine de la diplomatie, discrète par définition et nécessité ; voilà qui est fait. Advienne que pourra de résultats et démarches, souvent fragiles, de tractations aussi patientes que difficiles parfois. La morale n'y trouve pas toujours son compte il est vrai. Mais est-ce une nouveauté ? Les nouveaux Zorro en font en tout cas argument pour justifier leurs actes de pur vandalisme, sans souci des conditions dans lequelles ils opèrent eux-mêmes, tant pour ce qui est de leurs sources que de l'usage de ce qu'ils en tirent.
L'idéologie anarchiste, au profit de laquelle sont développés les ragots, le niveau de ceux qui les relaient et les propagent, en affichant sans vergogne leur inaptitude à dépasser ce qui ne leur donne pas raison, aidés en cela pas des politiques et des média démagogiques autant qu'irresponsables, serait l'expression de la rue. Confondre cette rue avec son caniveau, c'est en faire bien peu de cas. Prendre la rumeur pour l'opinion ; l'agitation pour l'information, c'est encourager l'arbitraire, la canaille et sa dictature.
Il nous faut, paraît-il, "faire avec", dans un monde où le nombre se repait de sommaire et de médiocrité, mais ne faut-il pas justement se préoccuper des effets sur la démocratie de moyens supplémentiares et inédits d'une mondialisation galopante, appliquée à l'information ? L'une et l'autre sont condamnées à en mourir si rien n'est fait pour y remédier.

17 juillet - Société/Media
Qui musèle qui ?
Un autre exemple de la manière qu'a la gauche de traiter l'information :
Challenges.fr (D° Nouvel Obs) du 17 juillet 2010  « Bettencourt : le feuilleton de l'été de A à Z. De A comme "Abus de faiblesse" à Z comme "zéro euro illégal", retrouvez les grands personnages et les petits détails de l'affaire qui passionne la France depuis un mois. »
Réaction non publiée : Intox - L'information est un droit mais aussi un pouvoir, dont nul de ceux qui l'exercent ignore l'importance capitale. Or la désinformation est un abus de ce pouvoir auquel se prête particulièrement bien la forme du lexique – qui n'est rien d'autre qu'un dictionnaire de mots choisis. La sémantique fait le reste, ajoutant la subjectivité des définitions à la sélection partisane.
Journalisme d'investigation ou d'agitation ? Débat ou manipulation ?

14 juillet - Politique
Pragmatisme - Du discours de Nicolas Sarkozy le 12 juillet 2010
Chacun peut, selon ses opinions ou ses certitudes, retourner en tous sens un discours à l'évidence difficile à entendre par un peuple qui n'a su faire preuve, pendant des décennies et surtout lorsque la situation était infiniment plus propice à des réformes qui s'imposent depuis longtemps, que de laxisme, d'imprévoyance et de manque de courage. Ceci sous tous les régimes et gouvernements ayant suivis ceux instaurés et conduits par le Général de Gaulle, jusqu'au jour fatal de son retrait définitif de la scène politique.
Mais il suffit, pour comprendre l'esprit qui dicte ces propos pédagogiques, d'en retenir la question posée par l'actuel Président de la République en guise de conclusion :
« Qu'adviendra-t-il de la France, économique aussi bien que sociale, le jour où la finance l’abandonnera à son sort ? Qui en fera les frais ? » Si le capital a besoin du travail, le travail a besoin du capital, dans un rapport – aussi équilibré que possible – dénué de cette jalousie maladive, aussi étriquée que prête à toutes les spoliations (oublieuse du fait que le riche envie rarement le pauvre), au nom d'un égalitarisme qui veut se donner les airs d'une égalité démentie par chaque instant de notre existence.
Nous sommes tous concernés et l'effort doit être consenti par tous. Surtout en matière de retraite, ou le système de répartition veut – par définition – que chaque pension soit d'abord financée par les cotisations des actifs et non par l'impôt et la subvention, quelle que soit la contrainte démographique.


Une certaine lassitude, éprouvée à lire et entendre les imprécations d'une meute populiste aussi déchaînée qu'irresponsable, peut expliquer une interruption de cette rubrique pendant près de 2 semaines

3 juillet - Société/Media
Liberté d'expression
“Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur”, fameuse devise n'ayant pas empêché plusieurs journaux en lignes dont – Le Figaro –, 20 minutes, l'Express, etc. de refuser l'insertion du propos qui suit. Publié par contre par France-soir et Libé, entre autres :
Quel drôle de métier que celui de certains journalistes lorsqu'il font feu de tout bois pour garnir les pages et créer l'évènement ! « Des oiseaux sans doute à l'origine de la pluie d'excréments de Saint-Pandelon (40) » titre un quotidien sérieux. La gravité aidant, le crottin de cheval, les défécations humaines, de même que celles des autres créatures condamnées à cette fonction par la nature, ne tombent pas de plus haut qu'elles ont le trou du cul. Il eut donc été surprenant que d'autres auteurs d'un tel phénomène eussent pu être autre chose que des oiseaux. A moins que, l'aviation prise en flagrant délit de délestage de ses latrines ... Ce ne serait pas mal non plus, en ces temps où le progrès et ce qui le représente sont une cible de choix. Quoi qu'il en soit, le doute émis par un tel titre ne peut provenir que de la frustration éprouvée par celui (ou celle) qui l'a rédigé, en constatant que les martiens n'étaient pas les coupables. Quelle sensation sinon ! Le lectorat en eût peut-être éprouvé autant d'intérêt que pour une affaire Bettancourt-Woerth en voie d'épuisement, les extras de Madame Boutin, le Falcon-jet de fonction ou les cigares de je ne sais plus quels Ministres. Un point commun toutefois entre ces affaires : elles ont la même odeur, dont raffole les uns pendant que d'autres prennent un plaisir évident à remuer la matière dont elle émane.


28 juin - Société/Media
A propos de liberté de la presse, de liberté de pensée et de liberté d'expression.
Texte d'un post en réaction à l'appel à pétition lancé en faveur de deux journalistes licenciés par France Inter pour cause "d'outrance verbale", post rejeté par plusieurs journaux en ligne :
« N'y-a-t'il pas un temps et une place pour chaque chose ? Qu'il en soit donc ainsi pour l'information et que cesse cette intoxication sans précédent à laquelle procède une presse contrôlée à 80% par des journalistes bien-pensants, à grands coups de bobards et d'ironie démago vendue pour de l'humour.
Une gauche [opposition] bobo, jouant dans l'impunité et l'irresponsabilité les plus complètes au jeu si divertissant de l'opposition [l'agitation], pour la plus grande distraction de jobards à qui il n'en faudrait pas tant pour se se prendre pour des révolutionnaires, il est peut-être temps de réagir.
France Inter est une chaine publique et tous les contribuables ne sont pas indifférents à la médiocrité.
Une information digne de ce nom doit exister, ce qui n'empêchera pas les passionnés de cracher ailleurs dans la soupe. »
Motifs de rejet : « Bonjour, Votre message a été modéré. Merci de bien vouloir être moins violent dans le ton de votre message. Les attaques personnelles, l'agressivité ou les insultes, en plus d'être bannies de notre site, desservent votre propos. Vous pouvez bien entendu soumettre à nouveau votre commentaire en tenant compte de cet avertissement. Bien à vous, Pour plus d'informations sur notre politique de modération, vous pouvez lire notre charte des commentaires. Eric Mettout Rédacteur en chef LEXPRESS.fr 01 75 55 14 66 emettout@lexpress.fr  »
« Bonjour Claudec, Votre message n’a pas été publié. En effet, il ne correspond pas à notre charte de modération. Cordialement - L'équipe de modération leparisien.fr »
Autre exemple de motivation de rejet ajoutant l'hypocrisie à l'octracisme :
« Bonjour, Nous vous remercions d'avoir soumis votre article (Nouvel article) sur AgoraVox. Toutefois, le comité de rédaction n'a pas validé sa publication. Nous considérons en effet que l'article demande un supplément d'information et d'argumentation. Nous vous encourageons vivement à développer vos propos afin que nous puissions réexaminer votre article au plus vite
N'hésitez pas à vous inspirer de la politique éditoriale disponible à l'adresse suivante:
http://www.agoravox.fr/qui-sommes-nous/article/politique-editoriale-60
En attendant de vous lire prochainement sur AgoraVox, veuillez croire en l'expression de nos meilleurs sentiments.
Cordialement - L'équipe de rédaction d'AgoraVox »
« Bonjour, Votre message a été modéré. Votre contenu ne respecte pas la charte de modération lefigaro.fr. Concileo : modération refusée - Lire la charte de modération lefigaro.fr
Message posté le 06/06/2010 à 10:21 - Sur l'article : Qu'avez-vous retenu de l'actualité de la semaine ? . Rappel de votre message : Que, sauf erreur de ma part, le Figaro ne consacre pas le moindre espace au souvenir du 6 Juin 44. Bien triste en vérité.
Cordialement, L'équipe d'animation de la communauté Mon Figaro
(Merci de ne pas répondre à ce mail. En cas de besoin, reportez-vous à la charte de participation du Figaro.frhttp://www.lefigaro.fr/charte_moderation/charte_moderation.html) »
Encore s'agit-il là de rejets motivés, le passage à la trappe de nombreuses interventions ayant lieu de la part des titres les plus passionnés de liberté d'expression.


24 juin - Société/Politique
Pression fiscale
Message de l'association "Contribuables associés
Cher ami contribuable,
Savez-vous que ce matin encore vous vous êtes levés pour payer les dépenses de la sphère publique ?
Et il en sera de même demain, et après-demain, et les jours suivants.
Depuis 10 ans, nous fêtons le jour de la Libération fiscale*, dont la date est calculée à partir des chiffres de l’OCDE, et cette année, ce n’est qu’à partir du 28 juillet que nous allons enfin commencer à travailler pour nous-mêmes, soit 13 jours plus tard que l’an dernier !
Je ne sais pas si vous imaginez, en 2010 les contribuables auront travaillé plus de 200 jours pour financer le train de vie de l’État.
Le 28 juillet, c’est 3 semaines de plus que nos voisins européens et 45 jours de plus que la moyenne des pays de l’OCDE !
Tout juste derrière le Danemark, au sein des pays de l’OCDE,
la France est vice-championne du monde de la dépense publique !
En cette période difficile, nous faisons tous attention à ne pas gaspiller notre argent, il n’y a pas de raisons pour que l’Etat et les collectivités aient le droit de gaspiller et de nous endetter toujours plus !
Plus que jamais, nous devons nous mobiliser pour sensibiliser l’opinion publique et continuer nos actions de pression et d’informations pour une meilleure gestion de nos impôts ...
* Mais quand étions-nous libérés les années précédentes ?
Rendez-vous sur notre site www.liberation-fiscale.com


22 juin - Société/Littérature
L'amour des livres
Je n'aime pas mes CD, j'aime ce qu'ils m'offrent à entendre, mais j'aime mes livres autant que leur contenu. Je ne les aime pas de la même façon, voilà tout. La littérature n'est pour rien dans l'amour que je leur porte. Cet amour est dédié à leur reliure, à leur composition, aux caractères avec lesquels ils ont été imprimés, au papier dont ils sont faits ; à la possibilité qu'ils m'offrent de les caresser, de les feuilleter pour y retrouver les pensées qu'ils recèlent et qui me les ont fait acheter ou recevoir en cadeaux ; aux rêves que leur lecture a suscités en moi et que je suis heureux de savoir là, près de moi, dans ma petite bibliothèque. Car j'aime aussi ma bibliothèque ... pour les livres qu'elle contient.
Certes mon IPad, ce bijou de technologie, est moins encombrante, plus facile à consulter, mais elle est comme une jolie femme dont la robe, toujours la même, amoindrirait le charme de la déshabiller.

21 juin 2010 - Politique
Politique ou polémique ?
A propos des affaires qui agitent l'opinion et dont la dernière vise Eric Woerth ; politique ou polémique ?
Polémique et politique riment mais les braillards n'en demeurent pas là, prenant le premier de ces exercices pour le second. A défaut d'être capable de faire des propositions crédibles, ils ont pris l'habitude de monter en épingle, sans vergogne, tout ce qui se présente. Ils en font les fromages bien maigres dont ils se nourrissent, avec une candeur n'ayant d'égale que l'impuissance des leaders dont ils consomment avec délectation, en guise de dessert, les propos aussi vides et insipides que des pet-de- nonnes rassis. Pas étonnant que l'opposition s'épuise dans ces harcèlements et dépérisse. Elle offre d'ailleurs le spectacle quasi quotidien de cette stérilité à l'Assemblée Nationale où ses incantations et leitmotiv lui tiennent lieu d'arguments. Eric Woerth ne le lui envoyant pas dire, il était normal qu'il en soit à son tour la cible.
Mis à part les sujets justifiant que soit alertée l'opinion, dans une démocratie ni meilleure ni pire qu'une autre, une telle attitude n'exprime-t-elle pas en vérité un accord avec le pouvoir en place quant à sa politique ? Et notamment une acceptation des réformes engagées ? N'est-ce pas reconnaître que ces réformes, contre lesquelles il est de bon ton de s'insurger à grand renforts de moulinets, sont incontournables ? Ne serait-ce pas le signe que les voies empruntées sont les seules possibles ? Il faut bien tenter de sauver la face, mais une agitation faisant feu de tous bois, en désespoir de cause, n'a rien de contestataire quant au fond.
Qui ne dit rien (ou polémique, ce qui revient au même) consent, dit le proverbe.
Tout de même inquiétant cette conception, de la politique, du débat démocratique, de l'information et de la présomption d'innocence qu'affichent certains, dont pourtant des experts du milieu du judiciaire.
Pour qu'une république soit irréprochable il faudrait que l'homme de pouvoir comme celui d'opposition, fussent susceptibles de le devenir, ce qui n'est pas demain la veille. La République irréprochable de notre Président relève d'un idéal qui vaut bien une idéologie mais qui, par définition, est hors de notre portée, tout comme cette vertu prêchée par les uns et les autres, qui seraient bien en peine de ne pas relever au moins le même nombre d'affaires plus ou moins scabreuses dans quelque régime que ce soit, ici et ailleurs, aujourd'hui comme hier ... et probablement demain. Au demeurant, les affaires dont il s'agit et dont certaines n'auraient pas leur blog (un autre scandale !) font l'affaire de la presse et de ses lecteurs, plus avides de ragots que de changement.


19 juin 2010 - Société
Pour ou contre la peine de mort
Les malheurs de la société viennent du refus des hommes de respecter les lois de la nature et en l’occurrence en opposant à la stupidité d'actes criminels, une compassion allant jusqu'à conduire à l'abolition de la peine de mort, pour des raisons tout aussi stupides et rien moins que suspectes. Ainsi des propos de R. Badinter, tenus en leur temps pour justifier cette abolition : "La peur de la mort n'a jamais empêché que s'exercent les plus grandes passions. Si cette peur opérait comme le prétendent les partisans du maintien de la peine de mort, l'humanité n'aurait pas connu autant de grands soldats ni de saints par exemple". Avec quelle facilité affligeante, un intellectuel d'une telle réputation – alors Garde des Sceaux de surcroît – ne se livre-t-il pas à l'amalgame ! Confondre la mort au service de ses semblables avec celle infligée en vue de l'élimination d'un individu hostile à la société au point de tuer a de quoi faire réfléchir. Il n'y a en tout cas pas loin entre cette façon de voir et la proclamation comme héros ou martyrs des pires assassins, pour peu qu'ils soient morts en prison ou sous les balles des gardiens de l'ordre.
Il ne s'agit pas davantage pour la société de se venger que d'amender des torts irréparables causés aux victimes, mais d'une part de punir des actes portant atteinte
dans la mesure la plus extrême à la sécurité et à l'intégrité de la société,  et de protéger cette même société en éliminant les risques de récidive de la part de criminels jugés irréductibles. Cette nécessité élémentaire de protection, d'autant plus grande que la violence croît et se généralise, en dépit de la compréhension, de la tolérance et de toutes les mesures de clémence dont bénéficient les criminels, est ainsi négligée en vertu d'une logique compassionnelle plus idéologique que raisonnable qui, après l'abolition de la peine de mort, remet d'ores et déjà en cause de moindres sanctions, en attendant la repentance pour avoir osé condamné les coupables à quelque peine que ce soit, et d'implorer leur pardon.
Socrate a dit que la loi est faite pour protéger les faibles des forts. Il ne semble pas qu'il ait envisagé que ce principe conduirait un jour les forts, entraînés dans la spirale d'une compassion contre nature, à se sentir tellement coupables de l'être qu'ils démissionneraient de leur rôle de garants de l'ordre indispensable à la vie en société.


18 juin 2010 - Société (et devoir de mémoire)
L'appel
« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.
Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule. Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limite l'immense industrie des États-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la radio de Londres.»


17 juin 2010 - Société
L'amour des livres
Je n'aime pas mes CD,  j'aime ce qu'ils m'offrent à entendre, mais j'aime mes livres autant que leur contenu. Je ne les aime pas de la même façon, voilà tout. La littérature n'est pour rien dans l'amour que je leur porte. Cet amour est dédié à leur reliure, à leur composition, aux caractères avec lesquels ils ont été imprimés, au papier dont ils sont faits ; à la possibilité qu'ils m'offrent de les caresser, de les feuilleter pour y retrouver les pensées qu'ils recèlent et qui me les ont fait acheter ou recevoir en cadeaux ; aux rêves que leur lecture a suscités en moi et que je suis heureux de savoir là, près de moi, dans ma petite bibliothèque. Car j'aime aussi ma bibliothèque ... pour les livres qu'elle contient.
Certes mon IPad, ce bijou de technologie, est moins encombrante, plus facile à consulter, mais elle est comme une jolie femme dont la robe, toujours la même, amoindrirait le charme de la déshabiller.

11 juin - Société

14% de millionnaires en plus en 2009...
Trois observations :
1/ Le seuil de pauvreté est subjectif alors que celui de la richesse ne l'est pas. Deux millionnaires ou milliardaires font l'objet d'une définition identique dans tous les pays et toutes les sociétés du monde, alors qu'un pauvre ou considéré comme tel, dans un pays comme la France par exemple, n'a rien de commun avec un pauvre "survivant" avec peine dans un pays lui-même émergeant, ceci en dépit de l'idée que tentent d'accréditer ceux dont les pseudo pauvres sont le fond de commerce et l'électorat. Il est d'ailleurs significatif que dans les pays riches, le seuil de pauvreté soit l'objet d'indices et de repères qui se rapportent au niveau de vie et non à la misère, que connaissent trop peu nombre de ceux qui en parlent. La véritable misère est trop profonde pour s'indexer, elle se traite dans l'urgence. Et il y a chez ceux qui font l'amalgame une tentative de récupération fondée sur la nostalgie de ce que fut chez nous un prolétariat, en train d'émerger ailleurs.
2/ Vaut-il mieux plus de riches et moins de pauvres ou plus de pauvres et moins de riches ? Sachant que l'enrichissement de la société n'est qu'un simple aspect du progrès dont chacun de ses membres profite.
3/ Comme trop souvent hélas, la passion entraîne vers une idéologie qui fait se tromper de combat. Comme le bien et le mal sont indissociables, la pauvreté n'existerait pas sans la richesse et inversement. Le véritable problème n'est pas là, il est dans le partage ... de la richesse, comme de la pauvreté.

06 juin - Société

Devoir de mémoire - Pour commémorer le débarquement des alliés en Normandie le 6 juin 1944

Quelques décennies après ...

De vastes cimetières sous des cieux identiques,
Abritent les défunts, ami comme ennemi.
Des canons et des chars, souvenirs pathétiques,
Témoignent de combats où tant d'hommes ont péri.

Les vestiges d'un port dont se jouent les marées,
Des restes de blockhaus, épaves ensablées
Moins ignorées que d'autres reposant sous les eaux,
Données à d'autres morts en guise de tombeaux.

Le soleil sur la mer, des enfants sur les plages
Et de fringants voiliers aux joyeux équipages,
Un pays verdoyant rutilant alentour,
Où  le fer et le feu régnèrent un long jour.

Des drapeaux haut dressés qui veulent dire au monde
Le souvenir sacré, la gloire d'un instant ;
Un message de paix ? Mais qui de nous l'entend ?


04 juin - Économie

De l'innovation
Posté sur le forum de l' IFRAP en réponse à un article de B. Zimmern qui nous dit : « Les Américains avaient déjà découvert en 1958, il y a un demi-siècle, que les fonds communs ne doivent pas s'occuper de financer la création d'entreprises, sauf exceptions : les sommes nécessaires sont trop faibles et ces investissements beaucoup trop risqués. » et « Les innovations qui créent rapidement des emplois sont, en outre, fondées sur des idées marketing et nécessitent, plus que des moyens techniques, de l'argent au démarrage. »
Il serait temps en effet de dépasser le concours Lépine et d'aller au-delà de ce type d'encouragement, certes franchouillardement sympathique mais insuffisant, pour aider sérieusement l'innovation à sa source. La créativité est individuelle, qu'elle habite un chercheur patenté ou inné, mais le reconnaître ne suffit pas. Quand bien même elle surgit dans plusieurs cerveaux en même temps, l'idée naît dans un seul à la fois et c'est à partir de là que doit s'exprimer le soutien permettant de traduire en produits et services créateurs de richesses, d'innombrables concepts n'ayant trop souvent pas même les moyens d'aller jusqu'à leur traduction en prototypes et/ou en plans de développement garantis par une vision appropriée de ce qu'est une saine gestion. Dans un monde ou la prise de risque est un métier qui fait des banques de véritables notaires – davantage intéressés par les garanties de l'emprunteur que que par la valeur d'un projet – et des entrepreneurs susceptibles de s'intéresser à ces mêmes projets des frileux, pousser l'inventeur à créer une entreprise est trop souvent prématuré qu'inapproprié. C'est l'envoyer au tapis, lui et son idée, aussi bonne soit-elle ; c'est l'enfoncer dans un processus qu'il peut ne pas avoir vocation à maîtriser ou auquel il ne porte pas l'attention suffisante pour des raisons compréhensibles, voire excusables.
(Exprimé en connaissance de cause par l'un de ces porteurs de nombreuses innovations, dont certaines ont été testées avec succès, mais qui finiront dans ses tiroirs après lui faute de compétences et de moyens suffisants pour les avoir hissées au niveau d'une exploitation digne de ce nom.)

23 mai  - Société
Homosexualité
Les lignes qui suivent sont celles d'une contribution rejetée à 4 reprises par un (bien petit) quotidien en ligne, parmi ceux listés ci-dessus. L'objet de l'article auquel elles se rapportent, est un film ayant pour thème une relation homosexuelle. L'auteure de l'article écrit : « Le film souligne la difficulté de la condition sociale qu’est l’homosexualité, mais la normalité de l’homosexualité elle-même...  »

Commentaire :
Plaidoyer dont la parti-pris transpire sous l'habilitée de l'écrit. Sauf que :
1° L'homosexualité n'est pas une condition sociale mais place ceux qui en font preuve dans une condition (encore) particulière au sein de la société (Nuance !)
2° Selon Socrate lui-même, qualifier n'est pas définir. L'homosexualité ne peut se définir arbitrairement ni par ses partisans ni par ses opposants, mais par rapport à la nature fondamentale des sexes et d'une seule sexualité hors laquelle il peut y avoir jeu, fantaisie et déviance plus ou moins marquée pouvant aller jusqu'à la perversité (comme dans toute autre forme de rapports d'ailleurs).
Quant à l'amour, sauf à le limiter au plaisir tiré d'une relation sexuelle quelle qu'elle soit, peut-être est-il permis de penser qu'il s'agit d'une valeur universelle qu'il est regrettable de vouloir récupérer et réduire de la sorte.


22 mai - Environnement
Submerdation
Voici, à quelques mots près, une communication parue dans un numéro de la presse Philosophique, poétique et satirique des années 80 sous la signature de Y. Truoc.
Pour contribuer à l'enrichissement de la langue française :
Submerdation subst. féminin, donnant le verbe submerder, dont l'académie ne saurait manquer de publier la conjugaison dans un proche avenir.
Submerder quelqu'un ou quelque chose, c'est l'enfouir sous les immondices ; le recouvrir d'ordures, de crasse, de déchets, etc. [ou de produits plus nobles, tels le pétrole et ses innombrables dérivés par exemple] NDLR
La submerdation peut être provoquée volontairement ou non, mais il a été observé que sa forme involontaire, et même inconsciente, est la plus courante.
Ex. En dépit de son pourcentage recyclable, la masse d'excréments qu'a produite l'humanité et qu'elle continue de produire la submerge, ou plus directement, plus simplement, la submerde.
S'emploie au simple comme au figuré.
Il peut y avoir submerdation physique – gazeuse, liquide ou solide – ou morale. Il est d'ailleurs constaté que l'humanité approche, en de nombreux endroits du globe, d'un état de submerdation à la fois morale et matérielle.
Il est à craindre que sous l'un ou l'autre de ses aspects, la submerdation ne provoque l’asphyxie des populations qu'elle touche et ceci jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Des études sont actuellement menées pour déterminer la masse exacte d'immondices de toutes sortes produite par l'humanité depuis ses origines. Les savants qui se penchent sur la question espèrent pouvoir de la sorte situer avec une précision suffisante l'époque à laquelle l'homme devrait disparaître de la surface de la terre, s’enlisant d’abord puis disparaissant sous la couche de ses propres excréments et autres saletés lorsqu’elle aura atteint une épaisseur suffisante, ce qui ne saurait tarder.
La submerdation pour être combattue efficacement, requiert de puissants moyens dont l'arme nucléaire. Celle-ci s'avère être la solution la plus radicale, par vitrification de la masse sur une épaisseur suffisante pour assurer la fossilisation de l’espèce. Substituant un état de submerdation à un autre, cette issue n'est cependant pas sans poser nombre de problèmes qui devront être résolus le moment venu.
Face à la montée du péril, des "écologistes" se sont donné pour mission de prévenir et combattre la submerdation en limitant dans un premier temps leurs préoccupations à sa dimension matérielle. Eux-mêmes touchés par le fléau dans ses manifestations morales, il est à craindre que cela les condamne à l'impuissance, d'où quelques craintes d'aggravation de la situation générale en dépit de leurs louables efforts.
Les deux formes de submerdation sont cumulables, sans que la prédominance de l'un ou l'autre ait pu être fixée avec certitude. Il paraît par contre peu probable de combattre efficacement la submerdation matérielle si une immunisation n'a pas d'abord été opérée du point de vue moral.
A noter que les volontaires traités à cette fin ont opposé une vive résistance au vaccin.
Seuls les jeunes humains semblent susceptibles de combattre la submerdation. Malheureusement, les effets de l'hérédité se font sentir chez la plupart d'entre eux, paralysant leurs facultés et les rendant souvent définitivement inaptes. Une telle impuissance a souvent pour origine la connerie – nom donné à la submerdation morale avant que ce fléau n'ait été identifié avec suffisamment de précision pour que lui soit attribué un nom excluant toute confusion. Ainsi des parents atteints de connerie donnent le plus souvent des enfants totalement incapables de combattre la submerdation et comme le nombre de sujets atteints a crû à une vitesse inquiétante ces dernières années, les milieux autorisés se demandent s'il reste encore une population suffisante d'individus capables de constituer la force d'intervention dont l'humanité ressent le besoin chaque jour plus pressant.


21 mai - politique 
A propos du bouclier fiscal
Le "cas" Paul Dubrule, cofondateur du groupe Accor
Les commentaires sont infiniment plus intéressants que les articles fleurissant çà et là et auxquels réagissent leurs auteurs : par le nombre d'abord, qui bat des records dès lors qu'une personnalité est dans le collimateur ... et par l'absence d'une évocation quelconque de certaines des raisons qui ont pu être celles de l'intéressé.
Voilà quelqu'un qui a fait légalement fortune (avec l'aide de ceux qui le honnissent après avoir participé à son enrichissement. Car qui d'entre nous n'est jamais descendu dans un Novotel, un Etap, un Formule 1, etc. ou n'a pas mangé dans un Courtepaille ou autre relais d'autoroute ?) et qui a pris des dispositions pour mettre son argent à l'abri des prédateurs que sont ses concitoyens. Que pouvait-il faire d'autre ? Car, non seulement ceux-ci ne reconnaissent pas les mérites qu'il a eu à créer les milliers d'emplois qu'ils occupent non seulement en France mais partout dans le monde, mais ils prétendent maintenant le plumer. En somme, celui qui a eu l'imagination, l'esprit d'entreprise et la volonté de créer des richesses et de l'emploi est condamnable et le capital doit être aboli ou mieux, être distribuée à ceux qui vivent de l'initiative d'autrui et des ressources qu'elle procure à la collectivité).
Ne vaudrait-il pas mieux convaincre celui qui détient une fortune acquise par les voies que lui offre notre société, de la faire gérer en France plutôt qu'à l'étranger ?
Ce n'est pas en tout cas avec ce dont le pays est privé faute de cela que seront sauvés les régimes de retraites ... et bien d'autres choses.
Mais certainement vaut-il mieux "moins de riches et plus de pauvres" que "plus de riches et moins de pauvres" ?
A méditer, en pensant que la France a eu de tous temps l'art de se priver des moyens et des hommes qui ont fait sa prospérité, ce dont n'ont pas manqué de profiter les pays qui les ont accueillis.


20 mai - Politique
Se souvenir que ...
1° le marché du travail en est un comme un autre, sujet à fluctuations et sur lequel chaque partie échange ce dont elle dispose, au mieux de ses intérêts. Les uns tentent d'y obtenir un maximum de travail pour un minimum de leur argent et les autres un maximum d'argent pour un minimum de leur travail. Libre à chacun de rechercher, dans une situation qui est ce qu'elle est, de meilleures conditions. Et ne nous en prenons pas à un veau d'or auquel nous sommes tous soumis, du plus riche au plus pauvre d'entre nous, tous confondant confort et bonheur.
2° Pour ce qui est de ses équilibres, la société est une pyramide, or une pyramide n'a jamais tenu sur sa pointe, aussi rabotée et plate soit-elle (sinon peut-être, en lui enfonçant le sommet, autrement la tête, dans le sable). Et quand notre société disparaîtra, à force de décourager les initiatives qui la font profiter du progrès, elle disparaîtra, envers et contre tout, avec ses pauvres et ses riches, ou avec les uns plus riches (ou plus pauvres) que d'autres. 
Comme disait Socrate « Ce qui est juste, selon la nature, c'est que les forts aient le dessus. Mais les lois, instituées par et pour les faibles, empêchent les meilleurs d'exercer leur supériorité naturelle ; ils finissent par croire qu'il est injuste de vouloir plus que les autres. L'égalité [à laquelle le français tient plus qu'à la liberté selon Chateaubriand, au point d’être devenu de l'égalitarisme] est ce que prônent les inférieurs pour asservir les natures supérieures. »


19 mai - Politique
Réforme des retraites
Brillante intervention de François Fillon à l'Assemblé Nationale, en réponse aux questions des socialistes au gouvernement, quant au financement de la réforme des retraites.
Il est évident depuis longtemps que le parti socialiste a manqué plus que tout autre – parfois dans des circonstances pourtant éminemment favorables – du courage nécessaire pour regarder les choses en face. Il n'est même plus permis à ses défenseurs de lui trouver des excuses dans une idéologie qui cède, non seulement en reconnaissant enfin l'existence du problème criant posé par les régimes de retraites mais par un recul implicite sur le départ à 60 ans, sous couvert d'une soi-disant retraite à la carte. Seule la démagogie le guide là encore, qui lui fait avancer des solutions fantômes, financées par une pression fiscale tellement accrue qu'elle enfoncerait encore davantage l'économie et l'emploi dans le marasme si les chiffres sur lesquels elles se fondent n'étaient pas eux-mêmes dénués de sens.
Ses  propositions ne trompent personne dans ses propres rangs et si quelques uns de ses partisans les plus clairvoyants, se refusant à livrer des combats qui n'ont rien à voir avec les problèmes auxquels le pays est confronté, apportent déjà leur contribution à l'effort commun, plutôt que de continuer à livrer à des combat dépassés et sans issue, il reste à souhaiter que d'autres ouvrent les yeux et fassent de même. La France a besoin de tous ceux qui comprennent que la solution n'est pas davantage dans la subventionnite que dans la cavalerie.


17 mai - Environnement
Noire marée
Considérée à travers ses effets immédiats et les impardonnables agissements de ceux qui en sont responsables, une marée noire est une chose ; juger de ses conséquences à terme en est une autre. L'expérience montre que la nature reprend tôt ou tard ses droits et a effacé toute trace des pires marée noires connues à ce jour, sans omettre les fuites et l'expansion aussi ignorées que spontanées provoquées ici et là par des effondrements et autres catastrophes naturels. Les bactéries marines digèrent littéralement le pétrole comme ses résidus et ceux de son nettoyage toujours insuffisant. Plutôt que de laisser les nappes atteindre les côtes et provoquer des dégâts supplémentaires, souvent irrémédiables, par sacrifice de leur faune, de leur flore et des activités qui y sont exercées, couler ces nappes au large n'est-il pas le moindre mal ?
Tant que les hommes saliront davantage qu'ils ne savent nettoyer et au train où va la démographie et la consommation, le processus n'est pas près de s'interrompre et il serait opportun de concentrer la critique et les efforts sur les conditions d'exploitation où naissent tous les risques qui pourraient être évités. Le pétrole n'est pas une invention des hommes, contrairement à leurs insatiables besoins en énergie. Tant que nous ergoterons sur les palliatifs qui ont aussi leurs défauts tels que marémoteur, nucléaire, éolien, solaire, etc. il ne nous restera, hélas, qu'à préférer en tout les solutions les moins mauvaises.

14 mai - Politique
Pauvre Grèce
Pour qui a quelques notions d'analyse transactionnelle, il en est des nations comme des individus, qui peuvent  se comporter en adultes responsables ou en enfants plus ou moins capricieux, exigeants et irresponsables, ce qui peut être mis sur le compte de leur âge et porte à beaucoup leur accorder et pardonner, tant qu'ils n'ont pas atteints la limite à partir de laquelle la survie de l'ensemble de la famille ou du groupe est compromise.
Pourtant, en dépit de son âge, c'est strictement ce qu'est en train de connaître notre mère la Grèce, après d'autres pays et en attendant le tour d'autres encore, privilégiant la polémique au détriment du travail.
Les français feraient bien d'y penser et leurs leaders politiques aussi, tous partis confondus, quand leur idéologie, leur démagogie ou leur manque de courage, les entraînent à grands pas vers la même situation.
10 mai - Société
Phantasme idéologique
Les puces de Montreuil qualifiées de "Marché de la misère" !
Se laisser entraîner par la gêne qu'il occasionne à ses riverains ou ses phantasmes idéologiques au point de qualifier de "marché de la misère" ce qui a toujours été, est encore plus affligeant qu'exagéré. Il en est de cela comme de la fameuse souffrance au travail, soi-disant éprouvée par ceux qui devraient aller voir ce qu'est cette souffrance, là où elle existe vraiment. C'est à se demander qui insulte le plus le fait de confondre les crêve-la-faim de sœur Emmanuelle, survivant dans les détritus des métropoles de pays sous-développés, avec les vendeurs des vide-greniers ou de "puces" de Paris ou d'ailleurs en France – car n'en déplaise à des journalistes trop avides de sensation à bon marché pour s'en rendre compte, il en existe aussi en province – qui pour la plupart vivent des surplus d'occidentaux tellement bien nourris, habillés, meublés, que leurs poubelles et déchèteries débordent d'articles de toutes sortes encore en assez bon état pour trouver preneurs capables d'y mettre le prix. Bien sûr il a là des miséreux qui tentent de faire face à de criantes détresses en vendant ce dont ils seront privés, mais pour l'essentiel, ce marché n'est que celui de nos abus de consommation. Il y a donc lieu de dénoncer ces abus, plutôt qu'une misère que certains s'acharnent à débusquer – ce qui est louable – mais aussi à inventer par tous les moyens pour se donner raison en même temps que bonne conscience et développer leur propre fonds de commerce.

9 mai 2010 - Environnement
Nouvelles du Golfe du Mexique
Aux dernières nouvelles ça ne fait que commencer, car les clathrates sont dans le coup. Il serait peut-être temps d'en parler. (cf. http://groups.google.fr/group/clathrates )
Ouest-France de ce jour
Installé hier, le « couvercle » qui devait endiguer la fuite de pétrole a dû être retiré pour raisons techniques.
Le « couvercle » qui avait été placé hier sur la fuite de pétrole pour juguler la marée noire dans le golfe du Mexique a dû être retiré dans la soirée en raison de la formation de cristaux similaires à de la glace.
20minutes.fr
« La marée noire bientôt endiguée? Pas si sûr... Le «couvercle» qui avait été placé sur la fuite de pétrole pour juguler la marée noire dans le golfe du Mexique a dû être retiré en raison de la formation de cristaux similaires à la glace, a indiqué ce samedi un responsable de BP. Ces cristaux se forment sous l'effet combiné de gaz avec l'eau à certaines pressions et températures.
Deux jours pour trouver le problème. " Le grand défi technique a été la formation d'hydrate", après la pose du couvercle, a expliqué Doug Suttles, directeur d'exploitation du géant pétrolier britannique. "Cela va prendre probablement les deux prochains jours pour chercher des solutions à ce problème ". »

7 mai 2010 - Politique
Eh bien je suis aussi de parti pris !
Mais de droite, après avoir été résolument de gauche et milité lorsque j'étais jeune. Mais comme a dit quelqu'un, n'est-il pas aussi normal d'être de gauche lorque nous avons encore nos illusions qu'anormal de l'être encore lorsque nous les avons perdues ? Quoi qu'il en soit, j'assume d'être de droite, principalement (et non exhausitivement) pour les raisons suivantes auxquelles j'invite tout un chacun à réfléchir :
. Je suis individualiste (à ne pas confondre avec égoïste, comme certains prétendent faire passer le socialisme pour un vertueux altruisme), ce qui ne contredit pas l'interdépendance d'individus vivant en société.
. Je me rends à l'évidence des inégalités et à l'obligation que la nature fait à chacun d'entre nous d'être préoccupé d'abord de soi-même, pour la simple protection des siens et la conservation de l'espèce.
. Je crois en une compassion raisonnée pour être utile et durable, et non en une compassion banalisée et gaspillée, conduisant de surcroît à un assistanat offensant.
. Je préfère plus de riches et moins de pauvres à moins de riches et plus de pauvres.
. Je considère que le "marché" de la misère est parmi les plus florissants et les mieux entretenus de la planète (démographie aidant), par tous ceux qui y trouvent leur compte, en pouvoir comme en argent. Sachant que des pauvres concèdent plus volontiers du pouvoir que les richesses dont ils sont démunis par définition.
. Je crois que le bonheur de tous peut naître du bonheur de chacun et en aucun cas le contraire, sauf à considérer comme étant bonheur le ralliement à une croyance supérieure, idéologique aussi bien que religieuse.
. Je me garde de confondre bonheur (que je conçois exclusivement dans la recherche de lui-même) et confort.
. Si la droite est encore loin d'apporter le bonheur (qu'elle confond elle-même trop souvent avec le confort), la gauche y échoue partout, pour des raisons strictement et banalement humaines, qu'elle occulte dans son aveuglement idéologique.
. Je crois en des valeurs comme le travail et l'effort, et en aucun cas à la facilité en quoi que ce soit, préférant me botter le c.. moi-même (ce qui est un périlleux exercice d'équilibre, je le reconnais) lorsque cela est nécessaire – et cela l'a souvent été – que me le faire botter par d'autres.
. Etc.

6 mai 2010 - Sciences
Questions à Joël de Rosnay sur son blog
Merci pour toutes ces passionnantes réflexions, dont certaines m'inspirent quelques réactions, qu'en dépit de mon ignorance, je ne résiste pas au plaisir de vous livrer :
- Amusant cette notion de BNB (Bonheur National Brut), mais convaincu que le bonheur de tous ne peut être obtenu que par cumul de celui de chacun et non par l'inverse, j'y vois une notion assez éloignée du bonheur tel que je l'imagine. Je parlerais plutôt, si je puis me permettre, de CNB pour Confort National Brut, le confort, que la science est la première à nous procurer, étant tout autre chose que le bonheur, vous en conviendrez je pense. La science n'est-elle pas faite pour trouver, alors que, comme disait je ne sais plus qui « le bonheur est dans sa propre recherche ». N'est-ce pas d'ailleurs la raison pour laquelle les chercheurs peuvent être des gens heureux ?
- « A mon avis, l'"homme augmenté" créerait des différences trop grandes en devenant une sorte de surhomme, entre des alphas et des gammas comme les appelait Aldous Huxley, entre les élites riches et les laisser pour compte de la technologie. » dites-vous. Le conditionnel ajoute à ma surprise à lire un tel propos, alors que la science ne peut et ne fait qu'augmenter l'homme, ou du moins de lui donner le sentiment de cette "augmentation", sans changer d'un iota sa nature profonde, qui le ramène à la barbarie à la moindre occasion, comme l'histoire et la simple observation permettent d'en juger.
- « La clé de la compréhension et du soin du vivant c'est la synergie: c'est à dire l'association et l'interdépendance de plusieurs facteurs ». Voilà qui semble tellement vrai que peut-être est-ce de là que viennent nos maux et leur accumulation tellement inquiétante. En effet, cette synergie, clé de la compréhension, n'échappe-t-elle pas chaque jour davantage à des scientifiques ? comme au vulgum pecus ? submergés par un savoir que nul être humain et nulle machine ne sont dorénavant en mesure de synthétiser et de contrôler ? D'autant plus qu'il semble que l'interdépendance ne doive pas s'établir entre plusieurs facteurs, mais TOUS les facteurs.

 5 mai 2010 - Environnement
Marée noire dans le golfe du Mexique
Non seulement notre appétit énergétique nous porte à absoudre l'exploitant de la plateforme et avec lui tous les consommateurs que nous sommes, moyennant dédommagement que nous paierons tous d'une manière ou d'une autre, mais comme d'habitude nous examinons la question par le petit bout de la lorgnette. Nous préférons ne voir qu'une apparence trompeuse ; une conséquence – somme toute mineure – des forages offshore, loin de correspondre à ce qu'ils peuvent provoquer et que nous attribuons alors à d'autres causes, plus hypothétiques les unes que les autres. Nous pouvons assez raisonnablement supposer que ce n'est pas une cigarette ou un chalumeau oxhydrique, imprudemment allumés à quelques centaines de mètres sous l'eau qui ont mis à feu la colonne du naphte extrait et encore moins provoqué une explosion capable d'envoyer la plateforme de forage par le fond. Quoi d'autre alors ? quel est l'explosif en cause ? Quel a été le détonateur ?
La présence de poches de gaz ou de gisements sédimentaires susceptibles d'en produire en abondance et de manière incontrôlable, est toujours possible à proximité.
Les effondrements et autres bouleversements des fonds marins, que doivent provoquer les ponctions dont ils sont l'objet, ne doivent pas être sans conséquences, d'une autre ampleur que l'explosion d'une malheureuse plateforme, avec la mort de quelques uns de ses occupants et une marée noire de plus, quand bien même elle serait sans précédent.
Nul besoin d'être devin ni pessimiste pour prédire que nous nous surpasserons et connaîtrons pire.

1er mai 2010 - Société
1er mai
 
Il y a belle lurette que la fête du travail aurait dû s'appeler fête des travailleurs, mais même cette dénomination serait aujourd'hui usurpée !
Célébrer la valeur qu'est le travail en plaçant ce dernier sous l'éteignoir, est en effet tout sauf l'honorer. Consolons-nous en considérant que si tel avait été le cas, le 1er mai n'honore même plus les travailleurs mais les plus avides de ponts et autres occasions de ne rien faire.
Ceux qui ont érigé cette date en fête du travail seraient surpris de voir ce que les masses démocratiques et de moins en moins laborieuses en ont fait, comme il seraient étonnés de constater qu'elle existe encore là où se pratiquent les 5 semaines de congés payés, les 35 heures hebdomadaires, l'accumulation de jours fériés et chômés, la retraite à 60 ans et moins, etc. ; autant de raisons qui renvoient la célébration du 1er mai à des temps révolus, sauf bien entendu pour les passéistes qui ignorent que la nostalgie est bien peu favorable au progrès, en quoi que ce soit.
Mais ceux qui attendent, avec d'autant plus d'intérêt qu'elle tombe un jour ouvrable, une commémoration qui devrait dorénavant porter un tout autre nom, connaissent-il seulement l'origine de cette fête, qui n'est pas celle que croient bon nombre d'entre eux ? S'ils ne sont pas trop fatigués, peut-être chercheront-ils à l'apprendre.
A moins que, loin des préoccupations et récupérations politiques ou syndicales qui leurs sont prêtées par convenance ou commodité, il fêtent le printemps et le muguet, qui eux ont encore et à juste titre, tout pour plaire.


25 avril 2010 - Politique
Misère, compassion, humanitarisme, socialisme, islamisme et chinoiseries
Socialisme et islamisme ont ceci en commun qu'ils prennent parti pour la pauvreté, sous couvert d'une compassion hypocrite et sans discernement ; moins pour éradiquer cette pauvreté que pour la faire partager, au nom d'une égalité qui sombre chaque jour un peu plus profondément dans l'égalitarisme sous l'effet du nombre et d'un égoïsme atavique dont nul n'a jamais empêché la généralisation et la croissance.
Le seul véritable bénéfice tiré par les religions, sectes, philosophies, idéologies, etc. se fondant sur une telle fausse compassion, l'est au profit de ceux qui y exercent leur pouvoir. La preuve en est que nul d'entre eux ne néglige les richesses matérielles issues de ce même pouvoir, entrainant leurs adeptes à convoiter celle des autres.
Comme eux, les tenants de la lutte de classe qu'ils entretiennent et excitent ainsi oublient simplement que le jour où l'humanisme – qui est précisément fait de différences donc d'inégalités – succombera, et avec lui l'humanité, cette dernière disparaitra en l'état, avec ses riches et ses pauvres.
À une toute autre échelle, l'Islamisme est en train de faire du socialisme ce qu'en son temps notre bonne vieille SFIO a fait du PCF, en attendant que la Chine fasse de même, concurremment avec tout l'humanitarisme occidental et ce qu'il voile pudiquement. La présence des uns et des autres parmi les pauvres et les formes qu'elle revêt, partout où la misère la plus profonde côtoie les richesses les plus convoitables, en attestent.
Et la Droite, contaminée par une pensée unique héritée des Lumières, après le christianisme, participe benoîtement et se consume à petit feu.

21 avril 2010 - Société
Le cas Zemmour ou le triomphe de la pensée unique
Quelles que soit la pratique de Zemmour d'un dénigrement aussi primaire que simpliste, tel que le réclame au demeurant un lectorat people et les bobos, il déclare - en accord avec ce qui est de notoriété publique et trop souvent démontré - que des individus identifiables ethniquement sont majoritairement les auteurs de certains faits répréhensibles. Mais comme la loi défend la référence à des chiffres qui pourraient dire s'il a tort ou raison, son assertion ne peut être vérifiée et il est simplement mis en accusation et menacé de sanctions. Réactions et méthodes dignes de l'inquisition.
Il n'a pas dit que tous les individus appartenant aux catégories qu'il cite sont coupable des faits en cause, mais que la majorité de ceux qui s'en rendent coupables appartiennent à ces catégories. Il y a une différence, et de taille. Il n'a pas dit non plus que la pâleur de leur peau dispense d'autres du soupçon.
Voilà où conduit la politique de l'autruche ou de Tartuffe, qui préfère cacher d'un voile pudique ce qui dérange - les uns et les autres -, comme toujours au bénéfice de l'ignorantisme ainsi que d'une violence et d'un désordre toujours plus grands.
Ce qui ajoute à l'inquiétude dans cette affaire, est qu'elle laisse muets de trop nombreux organes de presse.


16 avril 2010 - Environnement
A propos du nuage de cendre en provenance d'Islande
Cette éruption volcanique, ses dangers, assortis de la gêne (passagère ?) qui en découle, devraient nous rendre plus attentifs à d'autres émanations qui, pour être moins visibles ne peuvent en être que plus traîtresses et dangereuses, au point de pouvoir être à l'origine de disparitions inexpliquées aussi bien d'aéronefs que de navires, et ceci particulièrement depuis qu'existe le moteur à explosion. Il s'agit de l'émanation de méthane provoquée cà et là de par le vaste monde, à partir de bouleversements occasionnels, le plus souvent insoupçonnés, de fonds marins, déclanchant la production puis l'évaporation, à partir de gisements de clathrates, de gigantesques masses de méthane, gaz éminemment volatile et inflammable qui, par simple effet de convection, après avoir gagné la surface des océans, traverse l'atmosphère pour aller participer à l'effet de serre, sauf s'il rencontre en route la moindre érincelle. Il est facile d'imaginer ce qui peut arriver si cette étincelle est produite par les réacteurs d'un avion, les moteurs d'un navire, ou la braise de la cigarette d'un passager nonchalamment accoudé à un bastingage. Même le fameux Flying Dutchmann pourrait être dans le coup, bien que de manière moins explosive. L'explosion n'est pas la seule chose à craindre en effet. Le méthane ayant des effets soporifiques, des individus soumis à son inhalation peuvent d'abord s'endormir puis succomber par asphyxie si l'inhalation du gaz se prolonge. Un changement des caractéristiques de la couche d'eau traversée par le gaz de méthane pour atteindre sa surface modifient par ailleurs les conditions dans lesquels un navire peut y flotter, d'où le risque pour celui-ci de sombrer subitement s'il vient à traverser une zone dont le gaz modifie ainsi sensiblement la densité.
Curieux que personne n'en parle. Non ?
Pour ceux que le sujet pourrait intéresser, il leur suffit d'interroger n'importe quel moteur de recherche sur le Net en tapant "clathrates" ou "hydrates de méthane", par exemple, ou de s'inscrire au groupe de discussion sur les clathrates

9 avril 2010 - Politique
Bouclier fiscal, "niches" du même nom, richesse et pauvreté.
Deux questions fondamentales à ceux qui veulent la fin du "bouclier fiscal" :
- Qu'est-ce qui est indispensable au fonctionnement de l'économie et par conséquent au progrès dont elle est porteuse :
1 - La pauvreté ?
2 - La richesse ?
- La fuite des capitaux a un double effet à l'égard de l'économie d'un pays : 1° Elle la prive d'une partie de ses moyens. 2° Elle offre ces mêmes moyens à des économies concurrentes.
1 - Vrai ?
2 - Faux ?
L'investissement seul permet d'être concurrentiel et ne peut être obtenu que de ceux qui disposent de capitaux, moyennant rémunération de ces derniers, d'où l'intérêt de n'être pas stupide au point de les encourager à aller investir ailleurs (voir double inconvénient souligné plus haut).
Et n'importe qui peut comprendre que la consommation est favorable aux échanges commerciaux - au profit des plus concurrentiels -, au détriment de l'industrie - donc des emplois - des pays les moins bien placés dans une compétition dorénavant planétaire.
L'état dans lequel 40 ans d'aveuglement ont mis le pays nécessite que ceux qui – à droite comme à gauche – se font les apôtres d'une égalité de façade et d'une compassion calculée, nécessite une réponse par oui ou par non à ces deux questions. La suite dépend d'une prise de position sans détours ni circonvolutions démagogiques de leur part.

Quant aux niches fiscales, nous vivons dans un monde de privilèges qu'il serait bon et grand temps de supprimer.
Outre le bénéfice fiscal à en tirer, ce serait revenir aux fondamentaux de la République, ce dont pas un seul citoyen, fut-il de gauche, ne devait se plaindre.
Enfin, en ce qui converne les problèmes posés par la pauvreté et la richesse, il y a lieu de ne pas confondre bonheur et confort. De quoi s'agit-il ? dans des pays où il suffit de faire varier d'une fraction de point tel ou tel indice ou tel ou tel minimum social servant de référence (RMI, SMIC, RSA, alloc de ceci ou de cela, etc.) pour créer des pauvres supplémentaires par dizaines de milliers ? De plus en plus nombreux parmi nos pauvres (pas tous évidemment) sont ceux qui feraient bien de comparer leur condition à celle de vrais pauvres et leurs soi-disant souffrances à la vrai misère. Chacun d'entre nous est le pauvre (ou le riche) d'une autre et la solution à nos maux est avant tout le travail associé à l'investissement.
D'ailleurs, écrire que la solution à nos maux est le travail allié à l'investissement (permis par le Capital, n'en déplaise aux anticapitalistes de tous poils qui en réalité ne l'abhorrent pas au point de renoncer à la part qu'ils estiment leur revenir) c'est être incomplet. Sans être exhaustif bien sûr, une autre partie de la solution serait la raison et la libre pensée - excluant tout dogme et idéologie - qui amèneraient les braillards à moins hurler au passage de la caravane, en s'appropriant les idées des autres, avec une crédulité affligeante, plutôt que de se donner la peine de réfléchir. Bien sûr il faut aider les pauvres, mais les vrais ; sans gaspiller nos moyens en achetant les voix de ceux à qui il est trop aisé de faire croire qu'ils le sont, à coup de mesures démagogiques qui en font des assistés et les enfoncent dans leurs certitudes (pour le seul succès de ceux qui les endoctrinent). Comme disait Mao (je ne suis pas maoïste pour autant), qui envoyait les intellectuels à l'usine ou aux champs pour leur faire connaître ce dont ils parlaient, c'est en leur apprenant à pêcher qu'il est possible de nourrir les hommes, et non pas en leur donnant du poisson.
Il n'est probablement pas de manière plus dégradante que d'aider quiconque à dépasser sa condition sans lui demander de partager l'effort commun, dans la mesure de ses capacités.

5 avril 2010 - Culture
A propos d'une émission philosophique sur le Temps
, diffusée hier par ARTE - Remettons les pendules à l'heure
Ce pont jeté sur le temps figuré par le Danube, et parcouru par les hommes, m'a semblé le signe d'une vanité qui confirme bien celle selon laquelle, imagerie, propos tenus au cours de l'émission et commentaires du forum de Philosophie Magazine font de l'homme le spectateur - à défaut de savoir en être la maître - d'un temps qui passe.
Mais ce n'est pas le temps qui passe ! c'est nous qui passons ; comme tout ce qui vit sa vie à un rythme plus ou moins rapide, pour une durée plus ou moins longue.
Quelques rimes explicites à ce sujet :

Ô Temps, miroir de l'homme, temps qui passe dit-on,

Dans notre insignifiance et notre prétention.
Temps tu es le métier, majestueux, immense,
Sur lequel nous brodons notre pauvre espérance.

Temps qui toujours le même, immuable, serein,
Est l'écran sur lequel se joue notre destin,
Tu distilles nos jours avec parcimonie
Quand tu as décidé de nous donner la vie.

Temps apaisant nos peines et consumant nos joies,
Tu restes insensible à nos pleurs, à nos voix.
Alors que vainement nous voudrions voler,
Tes lambeaux par lesquels nous semblons exister.

Une conception du Temps, que peut illustrer, voire expliquer la vision d'œuvres telles qu'un pont sur le Danube, des montres molles peintes par Salvador Dali, ou une succession de portraits, aussi séduisantes que soient ces œuvres – et justement à cause cela –, en fournit une idée en rapport avec l'esthétique et non avec une réalité se voulant objective ; en rapport avec l'imaginaire et un art qui par définition n'est pas raisonnable, plutôt qu'avec la raison. La spéculation de l'observateur y domine, privant celui-ci de la lucidité et du pragmatisme avec lesquels doit être abordé un concept aussi fondamental. Il n'est pas surprenant dès lors que l'esprit fasse fausse route au point de faire oublier l'essentiel. Le mélange des genres conduit à une confusion puis à une inversion des rôles. La vanité de l'homme fait le reste et l'amène à se considérer tout simplement comme le centre, non plus du monde cette fois, mais de l'univers. Tout gravite autour de lui, y compris le Temps, qui passerait comme les astres accomplissent leurs révolution autour de celui qui les observe. Il en oublie que le Temps est tout autre chose : comme l'arrière plan impalpable, abstrait et pourtant éternellement omniprésent, par lequel tout existe ... pour un temps limité.


4 avril 2010 - Société
A propos des prêtres coupables de pédophilie - Des limites du pardon
Assistons-nous au naufrage de la conscience collective ? Ou pouvons nous espérer que sortira de tout cela un regain de cet ordre moral indispensable à la civilisation, dont les églises se prétendent les garantes ?
Les religions et en particulier la religion chrétienne portent en tout cas une énorme responsabilité quant à l'état dans lequel vit l'humanité.
Comme tout pouvoir, l'Église ayant dû de tous temps diriger ses sujets, qu'il soit permis de remarquer qu'elle le fait en grande partie grâce à l'un de ses sacrements : celui de la confession, suivie de l'absolution. Ses fondateurs et plus encore leurs continuateurs ont agi à ce propos avec un opportunisme sans égal en se donnant le pouvoir de remission. Combien de fidèles le sont ou le demeurent-ils parce qu'ils savent trouver dans leur religion le pardon pour des fautes que leur seule nature ne manque pas de les entrainer à commettre de temps à autre ?
Mais il n'y a pas loin de l'absolution à l'amnistie et la rémission des péchés conduit naturellement à la dilution des culpabilités, d'où la disparition progressive du sens des responsabilités et du devoir. L'oubli, l'ingratitude et la roublardise de qui a bénéficié de l'absolution ont tôt fait de lui accorder la permission – sinon le droit – de commettre à nouveau les abus pour lesquels le pardon a été accordé. Rien ne s'oppose plus alors à ce que chacun commette ce qui est pardonné d'avance, les comptes définitifs étant appelés à être réglés dans un futur hypothétique.
Est toutefois bafoué, ce faisant, une donnée essentielle de la vie en société, ici-bas : le respect de ses semblables. Et la faute est aggravée lorsque l'omission et la dissimulation s'en mêlent. C'est reculer pour mieux sauter, car la vérité sort toujours du puits, comme dit le proverbe.
L'homme s'est-il inventé ses Dieux par peur de l'inconnu, ou plus simplement par peur de ce qu'il pouvait le mieux connaître, c'est à dire lui-même? Il est permis de se le demander mais la preuve pourrait en être qu'en retour ces Dieux lui ont dispensé, à travers leurs églises et les prêtres chargés de les représenter, la confession d'abord et l'absolution ensuite.
L'homme ainsi libéré de lui même a trouvé le meilleur moyen d'absoudre ses pires agissements : passés, présents et à venir. Qu'il ait ensuite catégorisé, classifié, ses fautes; inventé un niveau collectif de confession – n'entraînant pas absolution celui-la – qu'il nomme repentance, ne change rien à l'affaire. Et ceci n'est d'ailleurs pas applicable aux seuls églises et sectes, mais à toutes ces idéologies qui en sont autant d'autres.

1er  avril 2010 - Culture
Concours de mots originaux pour lutter contre les anglicismes
Quelle affligeante initiative ! Quel piètre exemple de créativité, tournant le dos à celle qui s'exerce pour conquérir le droit de créer son vocabulaire.
Ce n'est certainement pas ainsi que le français s'est imposé parfois, ni ne s'imposera ; y compris en francophonie. Regrettable leçon donnée à la jeunesse quant aux efforts à faire et aux résultats à atteindre pour prévaloir, dans tous les domaines.

Les langages écrits et parlés sont parmi les modes d'expression qu'empruntent tous les savoirs pour leur propre divulgation puis leur vulgarisation, et il n'y a rien de choquant à ce que l'inventeur de quoi que ce soit s'en remette à sa langue maternelle pour faire connaître son invention et ce qui en résulte.
Plutôt que de chercher à inventer des vocables de remplacement, à la tournure conduisant à leur rejet en raison de leur caractère autant forcé que ridicule (cf. mercatique, méle, etc.), il reste à celui qui veut imposer sa langue ou simplement la défendre, à se montrer créatif "en amont des mots". Voilà le véritable défi – challenge demeurant optionnel – à relever ! Movies n'a pas remplacé cinéma.
Souvenons-nous que la langue anglaise, dangereuse concurrente de la notre pour des raison qui n'ont rien d'académique, a compté une majorité de mots d'origine française.
N'est-ce pas biaiser, esquiver, tricher, que de tenter de traduire les mots pour s'en approprier le sens ?

27 mars 2010 - Société
Liberté d'opinion

Apropos de "l'affaire" Zemmour
Ce qui fait rire est souvent le plus affligeant. Il en est ainsi de la mort, mais cette fois l'information, ce sujet si sérieux, s'en charge, bien que ce soit pour des raisons qui pourraient elles aussi être en rapport avec la mort : la sienne, du moins sous sa forme à laquelle les démocrates sont attachés
Eric Zemmour est-il allé trop loin ? titre l'un des média généralistes qui ne se comptent plus sur Internet, souvent versions de journaux traditionnels sacrifiant au progrès.
L 'outrecuidant quidam, bien qu'il ait peu de chances d'être entendu, ne se décourage pas pour autant et croit bon de faire part des réactions que lui inspirent ce titre et certains des propos qu'il introduit, en dépit de la mention clôturant cet article : « À la suite de nombreux débordements sur ce type de sujet, nous nous voyons contraints de fermer cet article aux commentaires. Merci de votre compréhension. » . Déclaration d'ailleurs pleinement en rapport avec le sujet en question.
Pourtant, des questions sont posées, qui en provoquent d'autres, débordantes ou non :
... ce [que dit Zemmour] relève d'un sentiment et non pas d'un fait puisqu'on ne peut pas prouver ses propos, les statistiques ethniques étant interdites en France. «Donc il y a un problème dans ses propos». ... Est-on entré dans une ère politiquement correcte ? Nous demande le média.
Y-a-t-il problème dans les propos de Zemmour ou dans le fait que les statistiques ethniques soient interdites ? Ne sort-on pas ainsi de ce politiquement correct, créé de toutes pièces par une certaine presse, pour aboutir à une pensée unique, encadrée ; qui n'est autorisé à s'alimenter qu'à des sources préalablement purifiées ?
L'article demande encore : « Y a t-il une dérive de la part des journalistes-polémistes? »
Non ! Car comme l'analyse François Jost, cité dans l'article  « ... ils sont devenus les stars des leurs émissions, de leurs journaux et de leurs sites et se placent dans une contradiction : critiquer les autres et se poser en maître à penser».
Les journalistes dits polémistes ne sont hélas pas seuls dans ce cas. La profession entière est touchée par cette véritable maladie qui transforme le rapporteur et commentateur de faits et d'opinions en propagateur forcené de certitudes et de ragots.
Est-ce Zemmour qui est allé trop loin ?  Ou la presse toute entière ?
Le média concerné n'est pas unique à traiter et à clôturer le sujet de la sorte. C'est la raison pour laquelle son nom n'est pas cité ici. Tous ou presque s'y reconnaitront
Tout communiquant, qu'il le veuille ou non, fait œuvre de pédagogie et nombreux sont hélas ceux qui l'oublient ou en jouent sans scrupules. Mais comme le citoyen a les politiques qu'il mérite, probablement le lecteur a-t-il les journalistes qu'il souhaite.

26 mars 2010 - Société
Vérité de la presse
Il se confirme qu'Internet est aux autres média ce que la parole est à l'écrit. S'abritant avec le courage que renforce l'usage de pseudonymes et la faculté d'effacer ou de trafiquer de mille façons un message, il permet de dire tout et n'importe quoi. Mais là n'est pas le plus grave.
Que les visiteurs de tel ou tel site usent sans la moindre retenue de ces facilités laxistes, lors de leurs contributions, peut être considéré comme ce qu'il y a à attendre d'un exutoire (pour ne pas dire de vomitoire), mais que des intervenants qui sont des journalistes professionnels, ou qui se prétendent tels, fassent de même, sans la moindre vergogne est indigne. Cela relève de la tricherie, de la malhonnêteté intellectuelle et du pire des abus de pouvoir, exercé par le mensonge.
Chacun a pu apprécier la manière dont certains journaux, en particulier sur leurs sites, ont traîné les pieds pour porter à la connaissance de leurs lecteurs et visiteurs l'intégralité de l'intervention du Président de la République, à la sortie du conseil des ministres du 26 courant, ce qui constituait déjà ni plus ni moins de leur part qu'un mensonge par omission, nommé pudiquement désinformation.
Mais hier encore et la journée d'aujourd'hui commence sur le même ton, non seulement l'ensemble de la presse s'est empressée de diffuser un bobard relatif à une soi-disant rupture entre le Chef de l'État et son Premier ministre, mais s'est bien gardé de faire part du démenti ,aussi formel que solennel, donné par ce même Premier ministre, en personne, devant le Sénat.
Pas brillant messieurs de la presse qui vous laissez aller à de telles pratiques ! Que des coups bas puissent s'échanger dans l'arène politique, peut être mis sur le compte de la colère, de la passion, etc, autant de sentiments que notre nature nous fait obligation de comprendre, à défaut de les cautionner, mais que des professionnels de l'information, qui ne cessent de clamer haut et fort le caractère sacré de leur mission agissent de même, avec toute la réflexion, donc la préméditation qu'implique nécessairement le temps de l'écriture, est carrément abject et déshonore la profession.

20 mars 2010 - Politique
Elections régionales
Il y a plusieurs points dans ces élections qui mériteraient d'être davantage pris en considération qu'ils ne le sont :
1 - Régionales ou nationales ? Alors que l'opposition a saisi toutes les occasions de protester contre une soi-disant nationalisation de ces régionales par le pouvoir, elle n'a de cesse maintenant d'en proclamer cette portée, appliquée à son succès et ne se cachant pas de ce qu'elle prétend en tirer . Des régionales sont ce qu'elles sont et il importe qu'un gouvernement national se garde de se laisser influencer par leur résultat au-delà du mécontentement que peut exprimer notamment un taux d'abstention sans précédent. Qu'il doive changer son style d'intervention, sa politique d'ouverture, sa pédagogie des réformes, etc. est indéniable et urgent, mais sans que les roitelets régionaux n'outrepassent leurs prérogatives.
2 - La coalition hétéroclite formée autour d'une gauche dont l'identité devient chaque jour plus trouble n'est pas sans expliquer ses résultats. Il est bon de le rappeler, ne serait-ce que pour apprécier l'absence de compromission de l'UMP, comparée aux alliances parfois reconnues comme honteuses et précaires, par les socialistes eux-mêmes, qui se sont laissés aller à un véritable racolage tous azimuts. De quoi n'aurait pas été qualifiée l'UMP si elle avait ne serait-ce qu'évoqué l'idée d'une entente avec l'extrême droite ou le Modem ?
3 - Beaucoup de bruit pour rien - 3 mutations en tout et pour tout (dont deux au bénéfice de l'UMP) Y-a-t-il seulement de quoi fouetter un chat ? Certes, les pourcentages nationaux sont là, mais résultant des combinaisons, ententes et compromis évoquées ci-dessus, ils s'expliquent objectivement par d'autres raisons que l'impétuosité d'une gauche qui se donne une fois de plus les allures martiales et conquérantes d'une Marseillaise de Rude.
4 - Le vote blanc – à ne pas confondre avec l'abstention – qui, bien qu'inexistant selon notre loi électorale, a été pratiqué par des électeurs voulant sanctionner les politiciens de tous bords, a été assez important au premier tour de ces régionales pour que certains commentateurs aient noté que le nombre en avait été supérieur à celui des voix obtenues par des partis, comme le NPA par exemple. Qu'en a-t-il été au final ? Il est curieux et peut-être même significatif de la soumission de la presse, que personne ne semble s'en préoccuper.
5 - Le cas particulier de la Région Poitou-Charentes et l'absence d'évocation des conditions dans lesquelles le score de Madame Royal y a été obtenu. Le raisonnement devrait valoir pour cette région, selon lequel il ne viendrait à l'idée de personne de procéder à des élections en période de catastrophe naturelle. Les uns ou les autres pouvant en avoir (hélas) tiré profit, une telle élection ne devrait-elle pas être invalidée pour qu'il y soit procédé à nouveau dans des conditions plus sereines ?

13 mars 2010 - Société
Et la ménopause dans tout ça ?
Le British Medical Journal nous apprend que l'appétit sexuel de l'homme dure plus lontemps que celui de la femme.
Bernard Maris avait décidément raison lorsqu'il dénonçait parmi "Les sept péchés capitaux des universitaires" (Albin Michel - 1991) celui consistant à mettre les mêmes sujets à toutes les sauces, des siècles durant, et à enfoncer de la sorte d'innombrables portes ouvertes.
Relisons Schopenhauer, dont la misogynie, qui pour être parfois caricaturale l'a conduit à des observations non dénuées d'intérêt. Dans son "Essai sur les femmes",  véritable règlement de comptes, il traite essentiellement du désaccord entre les deux partenaires, tel qu’il résulte des conditions de leur relation sexuelle autant que sexuée, en se fondant sur son propre vécu.
Comme toute pensée, la sienne a été instrumentalisée, et pourtant, ce texte peut être utilement lu, à condition de le faire avec le recul qui a manqué à son auteur pour l’écrire. C’est en ignorant sa rugosité et en tenant exclusivement compte de sa réflexion portant sur des faits et non sur les raisons d’un conflit aussi vieux que nos hormones, l’ayant personnellement touché, que peut être appréciée sa pensée.
Pour ce qui est plus précisément de l'observation du fameux misogyne, relative à l'endocrinologie génitale comparée entre homme et femme, il y voit les causes d’une guerre des sexes à laquelle la ménopause – à partir de laquelle la femme perd ses facultés de reproduction en même temps que l’essentiel de son désir amoureux et de sa capacité à dispenser à l’homme le plaisir dont celui-ci reste demandeur jusqu’à la fin de sa vie - ne semble pas étrangère.
Rien de neuf sous le soleil donc, sinon les encouragements que le British Medical Journal dispense implicitement pour nous aider à privilégier la compréhension par rapport au ressentiment.
Joli cadeau en cette année de la femme !

12 mars 2010 - Société
Suicides : De mieux en mieux.
Lorsque l'action syndicale en est réduite à instrumentaliser le suicide pour exister, il est permis de se demander où s'arrêtera la surenchère et surtout, s'il est sérieusement envisageable que le progrès social puisse sortir de telles récupérations.
Car hélas, le suicide est une des tentations les mieux partagées au monde. Il touche toutes les catégories sociales, celle des travailleurs comme les autres ; des sans emploi aux retraités, sans distinction de sexe ni d'âge. Il faut le dire : le nombre des victimes de ce fléau rapporté à celui des salariés d'une entreprise ou d'une autre est sensiblement le même que pour l'ensemble de la population.
En arriver à en faire le prétexte d'une accusation d'homicide, fut-il involontaire, a quelque chose d'autrement plus affligeant et inquiétant que les pires conditions de travail, qui sont d'ailleurs bien différentes de celles qui sont invoquées.

Après une interruption d'une quinzaine de jours, pour causes techniques, les propos reprennent leur cours ...

11 mars 2010 - Société
Suicides
Suicides chez France-Télécom, suicides en prison, suicide des vieux, suicide des jeunes, sans omettre tous ces kamikazes qui prolifèrent ... les individus n'en finissent plus de se supprimer.
Mais ce n'est pas nouveau et ils ne sont pas les seuls. Il est des suicides encore plus graves, celui de nos sociétés et par voie de conséquence celui de l'espèce, tels que peut le percevoir un humanisme clairvoyant, en dépit du mal qu’il éprouve lui-même à survivre.
L'Homme paraît se distinguer des autres espèces connues, essentiellement par le degré auquel il a su pousser certaines de ses facultés : d'une part l'analyse et la réflexion qui, appliquées à ses propres conditions d'existence, lui en permettent la compréhension (?), d'autre part l'échange de ses savoirs par des moyens de communication toujours plus sophistiqués. Les experts de l'évolution semblent d'accord au moins sur ce dernier point. Quant au reste, les espèces dites inférieures sont-elles toutes dans l'impossibilité de percevoir leur condition et de la comparer à d'autres ? Aucun de leurs représentants n'ayant consenti à donner d'indications définitives sur ce point, avouons qu'il nous arrive de nous interroger sur ce qu'en toute discrétion notre chien et notre chat peuvent en penser. Il est par contre évident que seuls les humains disposent de moyens de communication tels que les leur offre un langage aussi évolué que le leur, appuyé par les techniques, les technologies et les outils dont ils ont su se doter pour stocker et véhiculer l'information sous de multiples formes.
Donnant ainsi, d’abord à eux-mêmes, l'affligeant spectacle de leur impuissance à juguler leurs pulsions les plus primitives et l'augmentation de leurs maux, les hommes ne peuvent assurément en éprouver – collectivement comme individuellement – qu'un profond sentiment de désespoir. Pour vivre cet état, les plus passifs l'habillent de résignation, les autres d'hypocrisie et de vanité.
Le péché originel lui-même y perd son caractère expiable pour devenir récurrent, excluant par là même tout espoir de réelle rémission. Bien sûr, les meilleurs d'entre ceux qui refusent de considérer cette condition comme fatale et définitive s'obstinent à lutter. Ils pensent et espèrent qu'enfouie sous une couche de cendres l'étincelle finira par redevenir braise et que la flamme en jaillira à nouveau. Hélas, la cendre s'accumule et l’étouffe ; tout est mortel, y compris l’étincelle, comme l’esprit lorsque son support moléculaire lui manque, et il est chaque jour plus douteux que la flamme puisse en surgir à nouveau.
Quoi qu'il en soit, ressentant et partageant le sentiment de culpabilité longtemps réservé aux seuls initiés que fabriquait un savoir balbutiant, l'humanité entière éprouve un mal de vivre croissant, dont le paroxysme ne peut la conduire qu'au suicide. Elle réagit de la sorte comme tout corps qui, déprimé par une fatigue excessive ; ayant perdu le goût de l’effort, perd à son tour le goût de vivre, sombre dans la dépression puis, dans un geste de folie morbide, finit par se donner la mort qui le délivre.
Bien qu'il n'y ait pas loin de l'une à l'autre, l'absolution, l'amnistie, la repentance, aussi hautement proclamées qu’imméritées, contribuent à la dissolution progressive du sens des responsabilités et à l'aggravation de ce sentiment de culpabilité avec leurs conséquences prévisibles à plus ou moins long terme.
Si la métaphysique peut se ramener à l'invention des dieux en vue d'obtenir d'eux le pardon qui permet à l'homme de tolérer ses insuffisances et son impuissance – autrement dit sa condition – combien de temps encore l'illusion sera-t-elle assez forte pour empêcher que ne s'amplifient les signes d'une autodestruction collective provoquée par le désespoir ?
Vision bien pessimiste, voire noire utopie, diront certains. Et pourtant. D'autres espèces ont été éliminées de notre planète et ce n'est pas la suprématie de l'humanité sur toutes celles qui l'habitent aujourd'hui qui la met à l'abri du même sort. L'histoire enseigne que des civilisations ont vécu leur temps et ont sombré – pour des raisons souvent obscures et sans la moindre chance de revivre – dans un néant dont seule la curiosité ethnologique les tire. Ces civilisations ont été nombreuses, ont occupé diverses régions du globe en s'ignorant l'une l'autre, ou se sont parfois succédées au même endroit. N'est-ce pas une preuve suffisante de leur caractère éphémère ?
Aujourd'hui, la mondialisation aidant, le nombre des civilisations différenciées tend à se réduire ; un laminage dû au progrès fait que très bientôt il en existera sur terre une seule, celle dont tous les hommes réunis par de nouveaux outils de communication et l'abolition des distances se seront dotés. Faudrait-il, parce qu'elle sera unique, qu'elle fût exempte de tout risque de disparition ? Ce serait ignorer le processus en cours depuis des millénaires, dont l'aboutissement inexorable nous guette avec d'autant plus de proximité que nous faisons tout pour le hâter. Tout épouse la courbe qui de la naissance conduit à la mort ; c'est seulement affaire de délai. Étant entendu qu'un cataclysme, provoqué aussi bien que naturel, pourrait l'abréger.

19 février 2010 - Politique
Passé communiste
A propos du reniement de certains de leurs écrits par des intellectuels de gauche de la grande époque du communisme Stalinien, et parmi eux des poètes comme Aragon, Césaire, Eluard, etc.
Nous sommes sans cesse et de toutes parts confrontés aux conséquences de « l’emploi de l’esprit aux dépens de l’ordre public [...] une des plus grandes scélératesses [...] de toutes la plus dangereuse, parce que le mal qu’elle produit s’étend et se promulgue par la peine [...] infligée [...] des siècles après lui ». (Duchesse de Choiseul au sujet de J.J. Rousseau).
C'est en cela qu'au titre de la liberté de pensée en même temps que de la raison, ceux que d'aucuns considèrent comme les meilleurs poètes de leur temps peuvent et doivent être actualisés, lorsqu'ils ne l'ont pas fait d'eux-mêmes.
Comme le dit ici-même quelqu'un en citant Stendhal : Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, et les errements d'esprits toujours en quête de la meilleure manière de refaire le monde s'arrogeant le droit de tout dire, en allant jusqu'au n'importe quoi parfois, il est bon d'y revenir sereinement, en profitant des enseignements de l'histoire.

16 février 2010 - Politique
Elections régionales - Marketing de lessiviers
Diversité de courants de pensée en trompe-l'œil ou lorsque le marketing politique emprunte au marketing tout court.
Il est bien connu que la mise en marché d'une nouvelle marque grignote sur les parts détenues par celles qui le dominent, pour le plus grand profit de celui qui en contrôle le plus grand nombre. Ainsi font les fabricants de yaourts, pâtes alimentaires, biscuits et autres lessiviers, et que se succèdent Omo, Persil, Ariel, Gamma, Bonux, Tandil, Aldi, Génie, Dash, X-tra, Axion, etc.* chacune de ces poudres à laver lavant plus blanc que les précédentes, les unes ayant un peu plus de ceci, les autres un peu plus de cela.
Il en va de même en politique, ou la multiplication des candidats et des listes, au nom d'une diversité de courants de pensées aussi fondée qu'innocente – pouvant néanmoins aller jusqu'à la dissidence lorsque la dramatisation s'avère utile – devrait pousser aux urnes un maximum d'électeurs, dans le plus grand désordre au premier tour, leur recentrage étant assuré au second, sur les candidats garants d'un ordre et d'une orthodoxie respectueux de l'idéologie à gauche. 
Peut-être les partis au pouvoir feraient-ils de même, mais cela leur est impossible, justement parce qu'ils sont au pouvoir – lequel ne peut s'exercer qu'avec une cohésion excluant le flou, fut-il artistique – et peut-être encore parce que l'idéologie, grande rassembleuse, leur est interdite. 
* Publicité non rémunérée
15 février 2010 - International
Afghanistan -Opération Mushtarak
Le nombre de victimes augmente avec le temps, du seul fait de l'indécision des forces coalisées contre les talibans. Il en est ainsi depuis qu'a été prise la décision de priver le terrorisme islamique international de l'une de ses bases majeures en même temps que d'offrir à l'Afghanistan la possibilité d'évoluer vers sa démocratisation.
Les utopistes, tenants d'une solution pacifique reposant sur la négociation avec un ennemi dont le fanatisme et la résolution ne sont pourtant plus à démontrer en font un argument, omettant que seuls les atermoiements, au lendemain du renversement des talibans – qui eut pourtant bel et bien lieu – ont permis qu'ils reconstituent et consolident leurs positions, dont il est aujourd'hui non seulement problématique de les déloger, mais d'où ils lancent leurs nouvelles offensives, en n'ayant pas la délicatesse de se limiter au territoire Afghan. Pendant que d'autres en sont encore à réfléchir à la manière de la retarder, à défaut de pouvoir l'empêcher pour le meilleur, eux ont compris le caractère inéluctable de la mondialisation et en usent sans vergogne, pour le pire.
Par leur refus de considérer les dangers d'un extrémisme et d'idéologies dont la planète a pourtant eu à souffrir à plusieurs reprises au cours du siècle passé, ces mêmes pacifistes se font objectivement les alliés des talibans, comme ont été de tous temps les complices de l'obscurantisme et de la barbarie ceux qui, par un laxisme auréolé de pacifisme béat, ont toujours préféré laisser faire jusqu'à ce qu'ils soient eux-mêmes victimes de ce qu'ils ont aussi aveuglément qu'efficacement encouragé.
13 février 2010 - Société
Nouveaux suicides parmi les salariés de France Télécom
Nul ne doit ignorer la détresse de ceux qui vont jusqu'à se supprimer, pas davantage d'ailleurs que l'épreuve que cela représente pour leurs familles, mais l'instrumentalisation de ces drames, avant tout humains, est plus qu'indécente.
Si bien des progrès sociaux restent faire, ceux qui s'en emparent pour en faire des arguments de leur lutte feraient bien d'y réfléchir. Ceux qu'ils bernent, autant qu'ils abusent la mémoire des victimes – que ce soit pour attiser une haine de classe dépassée ou satisfaire la curiosité d'une audience jamais repue – connaîtront un jour une vérité qui ne fait injure à personne en démontrant que les suicides ne sont pas plus nombreux parmi les salariés de France Télécom qu'ailleurs. Il s'agit hélas d'un phénomène qui touche l'ensemble de la société, sans distinction d'employeurs ni de conditions de travail. Des chiffres existent et ceux qui désirent sincèrement donner son sens réel au drame peuvent facilement en prendre connaissance, dans de nombreuses études, notamment sur le Net. Ils pourront ainsi ramener à de justes proportions une situation dont rien ne peut justifier qu'elle donne lieu à des interprétations hâtives et indignes.

12 février 2010 - Politique
Toujours à propos de Clearstream, Questions :

Sincèrement, y-a-t-il lieu d'être choqué par le fait que soient poursuivis les auteurs d'agissements graves, du seul fait que l'une des victimes soit devenue après coup Président de la République ? Certainement pas. De quelles accusations ce plaignant n'aurait-il pas été l'objet s'il avait abandonné la procédure et laissé l'affaire passer à la trappe ? Plutôt que félicité de sa magnanimité, il aurait été à coup sûr accusé d'un manquement à la plus élémentaire des morales, ainsi que des pires compromissions et ententes avec ses accusateurs, avant, pendant et après l'affaire.
Objectivement, y-a-t-il lieu d'être choqué par le fait que les protagonistes de l'affaire puissent avoir des intérêts politiquement divergents, voire opposés ? Au point d'y voir une haine d'Etat ? Probablement pas. Le microcosme est ainsi fait que ses acteurs s'y rencontrent partout et en toutes circonstances, et qu'ils ne se font généralement pas de cadeaux, dans ces combats que le peuple aime tant, bien qu'il s'en défende.
En tout état de cause, quels qu'en soient les acteurs, il est sain pour la démocratie et la justice qu'une machination comme celle dont il s'agit ait été dénoncée ; soit éclaircie dans tous ses détails, et que tous ses auteurs soient punis comme ils le méritent.
Enfin, qu'attendent tous ces journalistes – davantage portés sur la polémique que sur l'information et la recherche de la vérité – pour mener sérieusement leur propre enquête et éclairer l'opinion plutôt que de l'agiter ? Leurs suppositions et procès d'intention faits aux uns et autres sont en effet infiniment plus nombreux dans cette affaire que les résutats probants de leurs investigations, dont il est d'ailleurs permis de se demander s'ils se préoccupent de s'y livrer.

09 février 2010 - Société
Gauloiserie n'est pas démocratie
Si le débat sur l'identité national n'a pas eu lieu, il a par contre fait parler de lui et n'a apparemment pas fini. Résultat incontestablement dû à ceux qui, pour des raisons aussi nombreuses et variées qu'eux-mêmes et que ralliait leur seule opposition au gouvernement, ont cherché par tout les moyens à le dénaturer faute de pouvoir l'empêcher.
Quoi qu'il en soit, en marge du rapport d'étape auquel il a donné lieu par le premier ministre, de nombreuses observations et questions peuvent en être tirées parmi lesquelles :
- La peur, ou pour le moins le manque de sérénité, manifestée par de nombreux français face à un véritable problème pouvant se résumer à une question : Qu'est-ce qu'être français ?
- La fuite devant le débat proposé, ressemblant fort à une véritable débâcle civique, justifiant à elle seule sa nécessité absolue.
- L'incapacité bien gauloise de considérer avec calme une question cruciale pour l'avenir de la nation, sauf à admettre que celle-ci n'existe plus
- Le recours, dorénavant institutionnalisé par l'opposition, à une polémique se nourissant de n'importe quels arguments pour botter en touche.
- Parmi les mesures adoptées en premier lieu, l'absence significative d'un mot parmi ceux promis à l'affichage dans les écoles : celui de Devoir.

08 février 2010 - Société
A propos du séminaire gouvernemental s'étant tenu ce jour sur l'identité nationale - Liberté et honnêteté de la presse
Plaisanterie ou terrorisme intellectuel ?
En tout cas aussi peu sérieux techniquement que manipulatoire :
« 1 - Tant mieux! Besson seul était à côté de la plaque.
   2 - Ah non, c'est le travail du ministre de l'Immigration !
   3 - Bah, ça ne changera pas grand chose...
   4 - Stop! Marre de ce débat absurde et dangereux.
  5  - C'est le cadet de mes soucis! »
Tels sont les 5 prises de position proposées à ses lecteurs par un quotidien – de gauche, mais y-en-at-il d'autres? –  qui ne mérite pas la qualification de grand.
Est-ce cela la presse politiquement correcte ?
Peut-être n'existe-t-il aucun problème d'identité nationale dans notre beau pays ?
Quoi qu'il en soit, est-ce à partir d'un tel traquenard verbal que peut prétendre s'exprimer l'opinion, fût-elle partisane !
Pas étonnant que l'information devienne, comme bien d'autres institutions, chaque jour moins crédible.

06 février 2010 - Société
A propos de la condamnation par la justice anglaise de deux convoyeurs de clandestins

Passeurs ? Aide ? ... Quels compliments !
Une décision de justice qui permettra à ceux qui n'y ont pas suffisamment réfléchi, de faire la différence entre le juteux trafic de clandestins et l'humanitaire. Ceux qui ont été refoulés sont seuls à plaindre ; ce sont bien eux les malheureuses victimes et non ceux qui ont été pris en flagrant délit d'exploitation de leur détresse et condamnés en conséquence. Dommage qu'une complaisance tout aussi benoîtement coupable qu'aveugle ait pu favoriser l'acheminent de ces victimes jusqu'au lieu de leur dernière prise en charge.
Curieux d'ailleurs, la discrétion, à propos de cet évènement, de bon nombre de ceux qui, habituellement, braillent à la moindre mesure ayant pour but de réguler ce qui doit l'être. Le moindre malheur de tous en dépend pourtant, à commencer par tous ceux qui attendent leur tour d'être, hélas, traités comme une marchandise.
Compassion n'est pas naïveté, et ne pas en tenir compte fait le jeu des trafiquants de la pire espèce.

26 janvier 2010 - Politique
Allocution présidentielle - La vérité en face

Exercice difficile, comme tout ce qui incombe légitimement à un chef d'État, mais surtout illusoire, comme ne peut que l'être un dialogue entre la France d'en bas et celle d'en-haut, sous quelque régime que ce soit. Et c'est bien là que se manifeste les limites de la démocratie. Comment des citoyens pourraient-ils admettre, sinon comprendre, les raisons de celui qui agit au nom d'une raison d'État qui positionne chacun au rang infinitésimal qu'il y occupe, que ce soit humainement, socialement ou économiquement. Comment imaginer que ces citoyens puissent faire preuve de l'abnégation requise, ce qui reviendrait pour chacun d'entre eux à oublier, ne serait-ce qu'un instant, son propre cas ? Et ceci d'autant plus que  nos mœurs politiques sont telles que les frustrations sont soigneusement entretenues et emphatisées par une opposition liguée, à laquelle l'occasion offerte est trop belle pour qu'elle n'en profite pas avec outrance, comme s'il était réaliste d'imaginer que l'un ou l'autre de ses représentants serait capable de faire mieux, tant au quotidien qu'à l'occasion de telles confrontations.
Il a fallu en tout cas beaucoup de courage au Président Sarkozy pour s'être embarqué dans une telle galère. Mais n'est-ce pas une manière de dire en face aux français une vérité qu'ils se refusent à voir, engoncés comme ils sont dans des bonheurs individuels – même s'ils sont relatifs – que le nombre et les circonstances grignotent chaque jour un peu plus ?

27 janvier 2010 - Politique
Allocution présidentielle - Mieux vaut un qui agit que des milliers qui palabrent.

Qui a besoin d'être convaincu que tout va mal et qu'il n'est du pouvoir d'aucun parti de les faire aller mieux par le seul effet du verbe ?
Les français, par l'approbation à 57% de leur Président (inutile de parler de ceux qui désavouent ses propos par principe et sans même avoir suivi l'émission ou en connaître le moindre mot) prouvent qu'ils savent se comporter en adultes et qu'ils attendent autre chose que la polémique stérile, même si cela dérange ceux qui ne connaissent que cela.
Bien sûr les problèmes personnels n'ont pas trouvé de solution immédiate, mais ceux qui en étaient porteurs s'imaginaient-ils qu'il pouvait en être autrement ?
Nous devons tous prendre conscience des difficultés du moment et de ce que la rupture avec des orientations qui ont largement contribué à nous mener là où nous en sommes est une nécessité absolue. L'équité du partage est un autre problème qui doit aussi trouver sa solution, mais envier et attendre toujours davantage de l'État est un travers qui nous concerne tous.
Quant le gâteau est plus petit, ceux qui en voudrait une part doivent admettre qu'elle soit d'autant plus réduite qu'ils sont nombreux, et tenter par eux-mêmes d'y remédier pour pallier les insuffisances d'une solidarité qui ne peut tout faire.

Nouvelle page - Ce qui suit l'inaugure - A vos claviers !
22 janvier 2010 - Société
Des forums et autres lieux d'échange via Internet
Effet Internet ou non, il est remarquable que dans tous les forums – quels que soient leurs sujets et leurs tendances – où les uns et les autres discutent et même s'étripent, jamais au grand jamais, la part de responsabilité incombant à chacun de ceux qui s'expriment ne soit évoquée. Il en est comme s'il suffisait de proférer ses propres certitudes à la manière d'imprécations ; comme si tirer à boulets rouges sur des têtes de turc et boucs émissaires omniprésents autant que muets était assez pour que les choses aient quelque chance d'aller mieux.  Que l'ego de chacun y trouve son compte ou que s'en trouve soulagées des colères justifiées ou non, comment se fait-il que jamais une contribution n'évoque la responsabilité individuelle ou pour le moins la part de responsabilité du contributeur lui-même, en regard de ce qu'il juge aller mal ? Les autres seraient-ils seuls responsables de mes malheurs ? Il faut que le sens des responsabilités soit tombé bien bas pour en être arrivés là ! Et ce n'est pas un phénomènes touchant seulement les overdosés d'assistanat.
Nos responsables semblent s'en soucier autant que de leur première promesse électorale, et se gardent bien de retourner leurs reproches à ceux qui les leur adressent, leurs partisans s'en chargent de la manière communément admise. Ils ont l'excuse d'être absents mais surtout : qui voterait pour quelqu'un qui aurait l'outrecuidance de mettre le nez de l'électeur dans son propre pipi ? l'accuserait d'être un tant soi peu responsable de ses propres malheurs ? Ne s'appliquant pas eux-mêmes l'argument, au-delà de promesses non tenues, les politiques préfèrent se priver de l'argument.
Ainsi de la taxe carbone. Mieux vaut ergoter, polémiquer, que de prendre des dispositions concrètes et rapides, telles que les motive l'urgence. C'est encore le lampiste qui paiera ? L'industrie est exempte de toutes mesures ? Et qui sont les consommateurs des produits de cette industrie ? Faut-il être assez stupide pour s'imaginer que cette même industrie ne répercutera pas dans ses prix des coûts supplémentaires lui étant imposés, serait-ce pour protéger l'environnement. Ceci revient bien au même pour le cochon de payant, non ? Mais jamais l'accent a été mis aussi fortement sur nos responsabilités individuelles ; peut-être le temps est-il venu pour chacun d'entre nous d'en prendre honnêtement conscience et c'est là que le bât blesse.
Même chose pour la désaffection des citoyens à l'égard de représentants que pourtant ils élisent et réélisent, n'en étant pas à une contradiction près. Là encore les joueurs bottent en touche ; là où attendent, imperturbables, sans états d'âme et jamais découragés, les politiques, ceux qui leur servent à la fois d'alibi et d'exutoire.
Plus grave que cette habitude dorénavant ancrée dans nos mœurs de s'en remettre à l'État en tout et pour tout : la disparition de notre aptitude à la remise cause. Sans elle plus aucun progrès n'est possible. Dès lors que cette remise en cause appliquée à soi-même – la seule qui vaille – lui est impossible, l'homme nie avoir au moins autant de devoirs que de droits.