Les
propos qui suivent sont une sélection de contributions,
modérées ou non, à des blogs et forums parmi lesquels :http://www.diatala.over-blog.com http://esotemyst.kazeo.com www.ifrap.org http://www.les4verites.com www.liberaux.org blog.liberte-cherie.com etc.
Ils
sont aussi tirés de réactions à divers articles
parus dans la presse en ligne:
Courrier International France soir France télévisions La Tribune Le Figaro
Le Point, Le Post Les Echos L'Express L'Humanité Libération
Marianne Le Nouvel Observateur 20minutes.fr etc.
dont il suffira de visiter les sites pour les resituer dans
leur contexte, sauf actualisation entre temps et sauf aussi rejet.
Car ces media, d'opinions diverses, faisant preuve d'une conception du dialogue et de la liberté d'expression
pouvant varier de l'un à l'autre, il a pu en résulter quelques refus de publier.
Si
un blogmaster, webmaster ou autre publicateur de news trouve un
intérêt suffisant aux articles figurant sur cette
page,
il
est cordialement autorisé à pratiquer le
copier-coller, sous
réserve du respect de l'usage en la matière,
lequel invite chacun
à citer ses sources.
Cette
page, principalement dédiée à des
commentaires relatifs à l'information du moment pourra accueillir déventuelles
réactions
de lecteurs, pour autant que ces réactions soient strictement en rapport
avec le sujet abordé et que la correction soit de règle.
Le webmaster sera seul juge de l'opportunité de les publier.
La chronologie des articles s'enchaîne à partir du
bas de la page.
Accès à l' article le plus ancien de cette page
17 juillet - Société/Media
Qui musèle qui ?
Un autre exemple de la manière qu'a la gauche de traiter l'information :
Challenges.fr
(D° Nouvel Obs) du 17 juillet 2010 « Bettencourt : le
feuilleton de l'été de A à Z. De A comme "Abus de
faiblesse" à Z comme "zéro euro illégal",
retrouvez les grands personnages et les petits détails de
l'affaire qui passionne la France depuis un mois. »
Réaction
non publiée : Intox - L'information est un droit mais aussi un
pouvoir, dont nul de ceux qui l'exercent ignore l'importance capitale.
Or la désinformation est un abus de ce pouvoir auquel se
prête particulièrement bien la forme du lexique –
qui n'est rien d'autre qu'un dictionnaire de mots choisis. La
sémantique fait le reste, ajoutant la subjectivité des
définitions à la sélection partisane.
Journalisme d'investigation ou d'agitation ? Débat ou manipulation ?
14 juillet - Politique
Pragmatisme - Du discours de Nicolas
Sarkozy le 12 juillet 2010
Chacun peut, selon ses opinions ou ses
certitudes, retourner en tous sens un discours à l'évidence
difficile à entendre par un peuple qui n'a su faire preuve, pendant
des décennies et surtout lorsque la situation était infiniment plus
propice à des réformes qui s'imposent depuis longtemps, que de
laxisme, d'imprévoyance et de manque de courage. Ceci sous tous les
régimes et gouvernements ayant suivis ceux instaurés et conduits
par le Général de Gaulle, jusqu'au jour fatal de son retrait
définitif de la scène politique.
Mais il suffit, pour comprendre
l'esprit qui dicte ces propos pédagogiques, d'en retenir la question
posée par l'actuel Président de la République en guise de
conclusion :
« Qu'adviendra-t-il de la France, économique aussi
bien que sociale, le jour où la finance l’abandonnera à son sort
? Qui en fera les frais ? » Si le capital a besoin du travail, le
travail a besoin du capital, dans un rapport – aussi équilibré
que possible – dénué de cette jalousie maladive, aussi étriquée
que prête à toutes les spoliations (oublieuse du fait que le riche
envie rarement le pauvre), au nom d'un égalitarisme qui veut se
donner les airs d'une égalité démentie par chaque instant de notre existence.
Nous sommes tous concernés et l'effort
doit être consenti par tous. Surtout en matière de retraite, ou le
système de répartition veut – par définition – que chaque
pension soit d'abord financée par les cotisations des actifs et non
par l'impôt et la subvention, quelle que soit la contrainte
démographique.
Une
certaine lassitude, éprouvée à lire et entendre
les imprécations d'une meute populiste aussi
déchaînée qu'irresponsable, peut expliquer une
interruption de cette rubrique pendant près de 2 semaines
3 juillet - Société/Media
Liberté d'expression
“Sans la liberté de blâmer, il
n'est point d'éloge flatteur”, fameuse devise n'ayant pas empêché
plusieurs journaux en lignes dont – Le Figaro –, 20 minutes, l'Express,
etc. de refuser l'insertion du propos qui suit. Publié par contre
par France-soir et Libé, entre autres :
Quel drôle de métier que celui de
certains journalistes lorsqu'il font feu de tout bois pour garnir les
pages et créer l'évènement ! « Des oiseaux sans doute à
l'origine de la pluie d'excréments de Saint-Pandelon (40) » titre
un quotidien sérieux. La gravité aidant, le crottin de cheval, les
défécations humaines, de même que celles des autres créatures
condamnées à cette fonction par la nature, ne tombent pas de plus
haut qu'elles ont le trou du cul. Il eut donc été surprenant que
d'autres auteurs d'un tel phénomène eussent pu être autre chose
que des oiseaux. A moins que, l'aviation prise en flagrant délit de
délestage de ses latrines ... Ce ne serait pas mal non plus, en ces
temps où le progrès et ce qui le représente sont une cible de
choix. Quoi qu'il en soit, le doute émis par un tel titre ne peut
provenir que de la frustration éprouvée par celui (ou celle) qui
l'a rédigé, en constatant que les martiens n'étaient pas les
coupables. Quelle sensation sinon ! Le lectorat en eût peut-être
éprouvé autant d'intérêt que pour une affaire Bettancourt-Woerth
en voie d'épuisement, les extras de Madame Boutin, le Falcon-jet de
fonction ou les cigares de je ne sais plus quels Ministres. Un point
commun toutefois entre ces affaires : elles ont la même odeur, dont
raffole les uns pendant que d'autres prennent un plaisir évident à
remuer la matière dont elle émane.
28 juin - Société/Media
A propos de liberté de la presse, de
liberté de pensée et de liberté d'expression.
Texte d'un post en réaction à l'appel
à pétition lancé en faveur de deux journalistes licenciés par France
Inter pour cause "d'outrance verbale", post rejeté par plusieurs journaux en ligne :
« N'y-a-t'il pas un temps et une place
pour chaque chose ? Qu'il en soit donc ainsi pour l'information et
que cesse cette intoxication sans précédent à laquelle procède
une presse contrôlée à 80% par des journalistes bien-pensants, à
grands coups de bobards et d'ironie démago vendue pour de l'humour.
Une gauche [opposition] bobo, jouant dans l'impunité
et l'irresponsabilité les plus complètes au jeu si divertissant de
l'opposition [l'agitation], pour la plus grande distraction de jobards à qui il
n'en faudrait pas tant pour se se prendre pour des révolutionnaires,
il est peut-être temps de réagir.
France Inter est une chaine publique et
tous les contribuables ne sont pas indifférents à la médiocrité.
Une information digne de ce nom doit
exister, ce qui n'empêchera pas les passionnés de cracher ailleurs
dans la soupe. »
Motifs de rejet : « Bonjour, Votre
message a été modéré. Merci de bien vouloir être moins violent
dans le ton de votre message. Les attaques personnelles,
l'agressivité ou les insultes, en plus d'être bannies de notre
site, desservent votre propos. Vous pouvez bien entendu soumettre à
nouveau votre commentaire en tenant compte de cet avertissement. Bien
à vous, Pour plus d'informations sur notre politique de modération,
vous pouvez lire notre charte des commentaires. Eric Mettout
Rédacteur en chef LEXPRESS.fr 01 75 55 14 66 emettout@lexpress.fr
»
« Bonjour Claudec, Votre message n’a
pas été publié. En effet, il ne correspond pas à notre charte de
modération. Cordialement - L'équipe de modération leparisien.fr
»
Autre exemple de motivation de rejet
ajoutant l'hypocrisie à l'octracisme :
« Bonjour, Nous vous remercions
d'avoir soumis votre article (Nouvel article) sur AgoraVox.
Toutefois, le comité de rédaction n'a pas validé sa publication.
Nous considérons en effet que l'article demande un supplément
d'information et d'argumentation. Nous vous encourageons vivement à
développer vos propos afin que nous puissions réexaminer votre
article au plus vite
N'hésitez pas à vous inspirer de la
politique éditoriale disponible à l'adresse
suivante:
http://www.agoravox.fr/qui-sommes-nous/article/politique-editoriale-60
En
attendant de vous lire prochainement sur AgoraVox, veuillez croire en
l'expression de nos meilleurs sentiments.
Cordialement - L'équipe
de rédaction d'AgoraVox »
« Bonjour, Votre message a été modéré. Votre
contenu ne respecte pas la charte de modération lefigaro.fr.
Concileo : modération refusée - Lire la charte de modération
lefigaro.fr
Message posté le 06/06/2010 à 10:21 - Sur l'article
: Qu'avez-vous retenu de l'actualité de la semaine ? . Rappel
de votre message : Que, sauf erreur de ma part, le Figaro ne consacre
pas le moindre espace au souvenir du 6 Juin 44. Bien triste en
vérité.
Cordialement, L'équipe d'animation de la communauté
Mon Figaro
(Merci de ne pas répondre à ce mail. En cas de besoin,
reportez-vous à la charte de participation du
Figaro.frhttp://www.lefigaro.fr/charte_moderation/charte_moderation.html)
»
Encore
s'agit-il là de rejets motivés, le passage à la
trappe de nombreuses interventions ayant lieu de la part des titres les
plus passionnés de liberté d'expression.
24 juin - Société/Politique
Pression fiscale
Message de l'association "Contribuables associés
Cher ami contribuable,
Savez-vous
que ce matin encore vous vous êtes levés pour payer les
dépenses de la sphère publique ?
Et il en sera de même demain, et après-demain, et les jours suivants.
Depuis 10 ans, nous fêtons le jour de la Libération fiscale*,
dont la date est calculée à partir des chiffres de
l’OCDE, et cette année, ce n’est qu’à
partir du 28 juillet que nous allons enfin commencer à travailler pour nous-mêmes, soit 13 jours plus tard que l’an dernier !
Je
ne sais pas si vous imaginez, en 2010 les contribuables auront
travaillé plus de 200 jours pour financer le train de vie de
l’État.
Le 28 juillet,
c’est 3 semaines de plus que nos voisins européens et 45
jours de plus que la moyenne des pays de l’OCDE !
Tout juste derrière le Danemark, au sein des pays de l’OCDE,
la France est vice-championne du monde de la dépense publique !
En
cette période difficile, nous faisons tous attention à ne
pas gaspiller notre argent, il n’y a pas de raisons pour que
l’Etat et les collectivités aient le droit de gaspiller et
de nous endetter toujours plus !
Plus que jamais, nous devons
nous mobiliser pour sensibiliser l’opinion publique et continuer
nos actions de pression et d’informations pour une meilleure
gestion de nos impôts ...
* Mais quand étions-nous libérés les années précédentes ?
Rendez-vous sur notre site www.liberation-fiscale.com
22 juin - Société/Littérature
L'amour des livres
Je n'aime pas mes CD, j'aime ce
qu'ils m'offrent à entendre, mais j'aime mes livres autant que leur
contenu. Je ne les aime pas de la même façon, voilà tout. La
littérature n'est pour rien dans l'amour que je leur porte. Cet
amour est dédié à leur reliure, à leur composition, aux
caractères avec lesquels ils ont été imprimés, au papier dont ils
sont faits ; à la possibilité qu'ils m'offrent de les caresser, de
les feuilleter pour y retrouver les pensées qu'ils recèlent et qui
me les ont fait acheter ou recevoir en cadeaux ; aux rêves que leur
lecture a suscités en moi et que je suis heureux de savoir là, près
de moi, dans ma petite bibliothèque. Car j'aime aussi ma
bibliothèque ... pour les livres qu'elle contient.
Certes mon IPad, ce bijou de
technologie, est moins encombrante, plus facile à consulter, mais
elle est comme une jolie femme dont la robe, toujours la même,
amoindrirait le charme de la déshabiller.
21 juin 2010 - Politique
Politique ou polémique ?
A propos des affaires qui
agitent l'opinion et dont la dernière vise Eric Woerth ; politique
ou polémique ?
Polémique et
politique riment mais les braillards n'en demeurent pas là, prenant
le premier de ces exercices pour le second. A défaut d'être capable
de faire des propositions crédibles, ils ont pris l'habitude de
monter en épingle, sans vergogne, tout ce qui se présente. Ils en
font les fromages bien maigres dont ils se nourrissent, avec une
candeur n'ayant d'égale que l'impuissance des leaders dont ils
consomment avec délectation, en guise de dessert, les propos aussi
vides et insipides que des pet-de- nonnes rassis. Pas étonnant que
l'opposition s'épuise dans ces harcèlements et dépérisse. Elle
offre d'ailleurs le spectacle quasi quotidien de cette stérilité à
l'Assemblée Nationale où ses incantations et leitmotiv lui tiennent
lieu d'arguments.
Eric Woerth ne le lui envoyant pas dire, il était normal qu'il en
soit à son tour la cible.
Mis
à part les sujets justifiant que soit alertée l'opinion, dans une
démocratie ni meilleure ni pire qu'une autre, une telle attitude
n'exprime-t-elle pas en vérité un accord avec le pouvoir en place
quant à sa politique ? Et notamment une acceptation des réformes
engagées ? N'est-ce pas reconnaître que ces réformes, contre
lesquelles il est de bon ton de s'insurger à grand renforts de
moulinets, sont incontournables ? Ne serait-ce pas le signe que les
voies empruntées sont les seules possibles ? Il faut bien tenter de
sauver la face, mais une agitation faisant feu de tous bois, en
désespoir de cause, n'a rien de contestataire quant au fond.
Qui
ne dit rien (ou polémique, ce qui revient au même) consent, dit le
proverbe.
Tout
de même inquiétant cette conception, de la politique, du débat
démocratique, de l'information et de la présomption d'innocence
qu'affichent certains, dont pourtant des experts du milieu du
judiciaire.
Pour
qu'une république soit irréprochable il faudrait que l'homme de
pouvoir comme celui d'opposition, fussent susceptibles de le devenir,
ce qui n'est pas demain la veille. La République irréprochable de
notre Président relève d'un idéal qui vaut bien une idéologie
mais qui, par définition, est hors de notre portée, tout comme
cette vertu prêchée par les uns et les autres, qui seraient bien en
peine de ne pas relever au moins le même nombre d'affaires plus ou
moins scabreuses dans quelque régime que ce soit, ici et ailleurs,
aujourd'hui comme hier ... et probablement demain. Au demeurant, les
affaires dont il s'agit et dont certaines n'auraient pas leur blog
(un autre scandale !) font l'affaire de la presse et de ses lecteurs,
plus avides de ragots que de changement.
19 juin 2010 - Société
Pour ou contre la peine de mort
Les malheurs de la
société viennent du refus des hommes de respecter les lois de la
nature et en l’occurrence en opposant à la stupidité d'actes
criminels, une compassion allant jusqu'à conduire à l'abolition de
la peine de mort, pour des raisons tout aussi stupides et rien moins
que suspectes. Ainsi des propos de R. Badinter, tenus en leur temps
pour justifier cette abolition : "La peur de la mort n'a jamais
empêché que s'exercent les plus grandes passions. Si cette peur
opérait comme le prétendent les partisans du maintien de la peine
de mort, l'humanité n'aurait pas connu autant de grands soldats ni
de saints par exemple". Avec quelle facilité affligeante, un
intellectuel d'une telle réputation – alors Garde des Sceaux de
surcroît – ne se livre-t-il pas à l'amalgame ! Confondre la mort
au service de ses semblables avec celle infligée en vue de
l'élimination d'un individu hostile à la société au point de tuer
a de quoi faire réfléchir. Il n'y a en tout cas pas loin entre
cette façon de voir et la proclamation comme héros ou martyrs des pires
assassins, pour peu qu'ils soient morts en prison ou sous les balles
des gardiens de l'ordre.
Il ne s'agit pas
davantage pour la société de se venger que d'amender des torts
irréparables causés aux victimes, mais d'une part de punir des
actes portant atteinte dans la mesure la plus extrême à la sécurité et à l'intégrité de la
société, et de protéger cette
même société en éliminant les risques de récidive de la part de
criminels jugés irréductibles. Cette nécessité élémentaire de
protection, d'autant plus grande que la violence croît et se
généralise, en dépit de la compréhension, de la tolérance et de
toutes les mesures de clémence dont bénéficient les criminels, est
ainsi négligée en vertu d'une logique compassionnelle plus
idéologique que raisonnable qui, après l'abolition de la peine de
mort, remet d'ores et déjà en cause de moindres sanctions, en
attendant la repentance pour avoir osé condamné les coupables à
quelque peine que ce soit, et d'implorer leur pardon.
Socrate a dit que la
loi est faite pour protéger les faibles des forts. Il ne semble pas
qu'il ait envisagé que ce principe conduirait un jour les forts,
entraînés dans la spirale d'une compassion contre nature, à se
sentir tellement coupables de l'être qu'ils démissionneraient de
leur rôle de garants de l'ordre indispensable à la vie en société.
18 juin 2010 - Société (et devoir de mémoire)
L'appel
« Les
chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la
tête des armées françaises, ont formé un
gouvernement.
Ce gouvernement, alléguant la défaite de
nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le
combat.
Certes, nous avons été, nous sommes
submergés par la force mécanique, terrestre et
aérienne de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce
sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font
reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui
ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en
sont aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ?
L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite
est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui
vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu
pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent
faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule. Elle
n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste
Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire
britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme
l'Angleterre, utiliser sans limite l'immense industrie des
États-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au
territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas
tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre
mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances
n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens pour
écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la
force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une
force mécanique supérieure. Le destin du monde est
là.
Moi, général de Gaulle, actuellement
à Londres, j'invite les officiers et les soldats français
qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à
s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les
ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries
d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient
à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la radio de Londres.»
17 juin 2010 - Société
L'amour des livres
Je
n'aime pas mes CD, j'aime ce qu'ils m'offrent à entendre,
mais j'aime mes livres autant que leur contenu. Je ne les aime pas de
la même façon, voilà tout. La littérature
n'est pour rien dans l'amour que je leur porte. Cet amour est
dédié à leur reliure, à leur composition,
aux caractères avec lesquels ils ont été
imprimés, au papier dont ils sont faits ; à la
possibilité qu'ils m'offrent de les caresser, de les feuilleter
pour y retrouver les pensées qu'ils recèlent et qui me
les ont fait acheter ou recevoir en cadeaux ; aux rêves que leur
lecture a suscités en moi et que je suis heureux de savoir
là, près de moi, dans ma petite bibliothèque. Car
j'aime aussi ma bibliothèque ... pour les livres qu'elle
contient.
Certes mon IPad, ce bijou de technologie, est moins
encombrante, plus facile à consulter, mais elle est comme une
jolie femme dont la robe, toujours la même, amoindrirait le
charme de la déshabiller.
11 juin - Société
14% de millionnaires en plus en 2009...
Trois observations :
1/ Le seuil de pauvreté est subjectif
alors que celui de la richesse ne l'est pas. Deux millionnaires ou
milliardaires font l'objet d'une définition identique dans tous les
pays et toutes les sociétés du monde, alors qu'un pauvre ou
considéré comme tel, dans un pays comme la France par exemple, n'a
rien de commun avec un pauvre "survivant" avec peine dans
un pays lui-même émergeant, ceci en dépit de l'idée que tentent
d'accréditer ceux dont les pseudo pauvres sont le fond de commerce
et l'électorat. Il est d'ailleurs significatif que dans les pays
riches, le seuil de pauvreté soit l'objet d'indices et de repères
qui se rapportent au niveau de vie et non à la misère, que
connaissent trop peu nombre de ceux qui en parlent. La véritable
misère est trop profonde pour s'indexer, elle se traite dans
l'urgence. Et il y a chez ceux qui font l'amalgame une tentative de
récupération fondée sur la nostalgie de ce que fut chez nous un
prolétariat, en train d'émerger ailleurs.
2/ Vaut-il mieux plus de riches et
moins de pauvres ou plus de pauvres et moins de riches ? Sachant que
l'enrichissement de la société n'est qu'un simple aspect du progrès
dont chacun de ses membres profite.
3/ Comme trop souvent hélas, la
passion entraîne vers une idéologie qui fait se tromper
de combat. Comme le bien et le mal sont indissociables, la pauvreté
n'existerait pas sans la richesse et inversement. Le véritable
problème n'est pas là, il est dans le partage ... de la richesse,
comme de la pauvreté.
06 juin - Société
Devoir de mémoire - Pour commémorer le débarquement des alliés en Normandie le 6 juin 1944
Quelques décennies après ...
De
vastes cimetières sous des cieux identiques,
Abritent
les défunts, ami comme ennemi.
Des canons et des chars, souvenirs
pathétiques,
Témoignent de combats où tant d'hommes ont
péri.
Les vestiges d'un port dont se jouent les marées,
Des
restes de blockhaus, épaves ensablées
Moins ignorées que
d'autres reposant sous les eaux,
Données à d'autres morts en
guise de tombeaux.
Le soleil sur la mer, des enfants sur les
plages
Et de fringants voiliers aux joyeux équipages,
Un pays
verdoyant rutilant alentour,
Où le fer et le feu régnèrent
un long jour.
Des drapeaux haut dressés qui veulent dire au
monde
Le souvenir sacré, la gloire d'un instant ;
Un
message de paix ? Mais qui de nous l'entend ?
04 juin - Économie
De l'innovation
Posté
sur le forum de l' IFRAP en réponse à un article de B.
Zimmern qui nous dit : « Les Américains
avaient déjà découvert en 1958, il y a un
demi-siècle, que les
fonds communs ne doivent pas s'occuper de financer la création
d'entreprises, sauf exceptions : les sommes nécessaires sont
trop
faibles et ces investissements beaucoup trop risqués.
» et « Les innovations
qui créent rapidement des emplois sont, en outre, fondées
sur des
idées marketing et nécessitent, plus que des moyens
techniques, de
l'argent au démarrage. »
Il serait temps en
effet de dépasser le concours Lépine et d'aller au-delà de ce type
d'encouragement, certes franchouillardement sympathique mais
insuffisant, pour aider sérieusement l'innovation à sa source. La
créativité est individuelle, qu'elle habite un chercheur patenté
ou inné, mais le reconnaître ne suffit pas. Quand bien même elle
surgit dans plusieurs cerveaux en même temps, l'idée naît dans un
seul à la fois et c'est à partir de là que doit s'exprimer le
soutien permettant de traduire en produits et services créateurs de
richesses, d'innombrables concepts n'ayant trop souvent pas même les
moyens d'aller jusqu'à leur traduction en prototypes et/ou en plans
de développement garantis par une vision appropriée de ce qu'est
une saine gestion. Dans un monde ou la prise de risque est un métier
qui fait des banques de véritables notaires – davantage intéressés
par les garanties de l'emprunteur que que par la valeur d'un projet –
et des entrepreneurs susceptibles de s'intéresser à ces mêmes
projets des frileux, pousser l'inventeur à créer une entreprise est
trop souvent prématuré qu'inapproprié. C'est l'envoyer au tapis,
lui et son idée, aussi bonne soit-elle ; c'est l'enfoncer dans un
processus qu'il peut ne pas avoir vocation à maîtriser ou auquel il
ne porte pas l'attention suffisante pour des raisons compréhensibles,
voire excusables.
(Exprimé en
connaissance de cause par l'un de ces porteurs de nombreuses
innovations, dont certaines ont été testées avec succès, mais qui
finiront dans ses tiroirs après lui faute de compétences et de
moyens suffisants pour les avoir hissées au niveau d'une
exploitation digne de ce nom.)
23 mai - Société
Homosexualité
Les
lignes qui suivent sont celles d'une contribution rejetée à 4
reprises par un (bien petit) quotidien en ligne, parmi ceux listés
ci-dessus. L'objet de l'article auquel elles se rapportent, est un film
ayant pour thème une relation homosexuelle. L'auteure de l'article
écrit : « Le film souligne la difficulté de la condition sociale
qu’est l’homosexualité, mais la normalité de l’homosexualité
elle-même... »
Commentaire :
Plaidoyer dont la parti-pris transpire
sous l'habilitée de l'écrit. Sauf que :
1° L'homosexualité n'est pas une
condition sociale mais place ceux qui en font preuve dans une
condition (encore) particulière au sein de la société (Nuance !)
2° Selon Socrate lui-même, qualifier
n'est pas définir. L'homosexualité ne peut se définir
arbitrairement ni par ses partisans ni par ses opposants, mais par
rapport à la nature fondamentale des sexes et d'une seule sexualité hors
laquelle il peut y avoir jeu, fantaisie et déviance plus ou moins marquée pouvant aller
jusqu'à la perversité (comme dans toute autre forme de rapports
d'ailleurs).
Quant à l'amour, sauf à le limiter au
plaisir tiré d'une relation sexuelle quelle qu'elle soit, peut-être
est-il permis de penser qu'il s'agit d'une valeur universelle qu'il
est regrettable de vouloir récupérer et réduire de la sorte.
22 mai - Environnement
Submerdation
Voici,
à quelques mots près, une communication parue dans un numéro de
la presse Philosophique, poétique et satirique des années 80 sous
la signature de Y. Truoc.
Pour
contribuer à l'enrichissement de la langue française :
Submerdation
subst. féminin, donnant le verbe submerder, dont
l'académie ne saurait manquer de publier la conjugaison dans un
proche avenir.
Submerder
quelqu'un ou quelque chose, c'est l'enfouir sous les immondices ;
le recouvrir d'ordures, de crasse, de déchets, etc. [ou de produits
plus nobles, tels le pétrole et ses innombrables dérivés par
exemple] NDLR
La
submerdation peut être provoquée volontairement ou non, mais
il a été observé que sa forme involontaire, et même inconsciente,
est la plus courante.
Ex. En
dépit de son pourcentage recyclable, la masse d'excréments qu'a
produite l'humanité et qu'elle continue de produire la submerge, ou
plus directement, plus simplement, la submerde.
S'emploie
au simple comme au figuré.
Il
peut y avoir submerdation physique – gazeuse, liquide ou
solide – ou morale. Il est d'ailleurs constaté que l'humanité
approche, en de nombreux endroits du globe, d'un état de
submerdation à la fois morale et matérielle.
Il est
à craindre que sous l'un ou l'autre de ses aspects, la submerdation
ne provoque l’asphyxie des populations qu'elle touche et ceci
jusqu'à ce que mort s'ensuive.
Des
études sont actuellement menées pour déterminer la masse exacte
d'immondices de toutes sortes produite par l'humanité depuis ses
origines. Les savants qui se penchent sur la question espèrent
pouvoir de la sorte situer avec une précision suffisante l'époque à
laquelle l'homme devrait disparaître de la surface de la terre,
s’enlisant d’abord puis disparaissant sous la couche de ses
propres excréments et autres saletés lorsqu’elle aura atteint une
épaisseur suffisante, ce qui ne saurait tarder.
La
submerdation pour être combattue efficacement, requiert de
puissants moyens dont l'arme nucléaire. Celle-ci s'avère être la
solution la plus radicale, par vitrification de la masse sur une
épaisseur suffisante pour assurer la fossilisation de l’espèce.
Substituant un état de submerdation à un autre, cette issue n'est
cependant pas sans poser nombre de problèmes qui devront être
résolus le moment venu.
Face à
la montée du péril, des "écologistes" se sont donné
pour mission de prévenir et combattre la submerdation en
limitant dans un premier temps leurs préoccupations à sa dimension
matérielle. Eux-mêmes touchés par le fléau dans ses
manifestations morales, il est à craindre que cela les condamne à
l'impuissance, d'où quelques craintes d'aggravation de la situation
générale en dépit de leurs louables efforts.
Les
deux formes de submerdation sont cumulables, sans que la
prédominance de l'un ou l'autre ait pu être fixée avec certitude.
Il paraît par contre peu probable de combattre efficacement la
submerdation matérielle si une immunisation n'a pas d'abord
été opérée du point de vue moral.
A
noter que les volontaires traités à cette fin ont opposé une vive
résistance au vaccin.
Seuls
les jeunes humains semblent susceptibles de combattre la
submerdation. Malheureusement, les effets de l'hérédité se
font sentir chez la plupart d'entre eux, paralysant leurs facultés
et les rendant souvent définitivement inaptes. Une telle impuissance
a souvent pour origine la connerie – nom donné à la
submerdation morale avant que ce fléau n'ait été identifié
avec suffisamment de précision pour que lui soit attribué un nom
excluant toute confusion. Ainsi des parents atteints de connerie
donnent le plus souvent des enfants totalement incapables de
combattre la submerdation et comme le nombre de sujets
atteints a crû à une vitesse inquiétante ces dernières années,
les milieux autorisés se demandent s'il reste encore une population
suffisante d'individus capables de constituer la force d'intervention
dont l'humanité ressent le besoin chaque jour plus pressant.
21 mai - politique
A propos du bouclier fiscal
Le "cas" Paul Dubrule,
cofondateur du groupe Accor
Les commentaires sont infiniment plus intéressants que les
articles fleurissant çà et là et auxquels réagissent leurs
auteurs : par le nombre d'abord, qui bat des records dès lors qu'une
personnalité est dans le collimateur ... et par l'absence d'une
évocation quelconque de certaines des raisons qui ont pu être
celles de l'intéressé.
Voilà quelqu'un qui a fait légalement fortune (avec l'aide de
ceux qui le honnissent après avoir participé à son enrichissement.
Car qui d'entre nous n'est jamais descendu dans un Novotel, un Etap,
un Formule 1, etc. ou n'a pas mangé dans un Courtepaille ou autre
relais d'autoroute ?) et qui a pris des dispositions pour mettre son
argent à l'abri des prédateurs que sont ses concitoyens. Que
pouvait-il faire d'autre ? Car, non seulement ceux-ci ne
reconnaissent pas les mérites qu'il a eu à créer les milliers
d'emplois qu'ils occupent non seulement en France mais partout dans
le monde, mais ils prétendent maintenant le plumer. En somme, celui
qui a eu l'imagination, l'esprit d'entreprise et la volonté de créer
des richesses et de l'emploi est condamnable et le capital doit être
aboli ou mieux, être distribuée à ceux qui vivent de l'initiative
d'autrui et des ressources qu'elle procure à la collectivité).
Ne vaudrait-il pas mieux convaincre celui qui détient une fortune
acquise par les voies que lui offre notre société, de la faire
gérer en France plutôt qu'à l'étranger ?
Ce n'est pas en tout cas avec ce dont le pays est privé faute de
cela que seront sauvés les régimes de retraites ... et bien
d'autres choses.
Mais certainement vaut-il mieux "moins de riches et plus de
pauvres" que "plus de riches et moins de pauvres" ?
A méditer, en pensant que la France a eu de tous temps l'art de
se priver des moyens et des hommes qui ont fait sa prospérité, ce
dont n'ont pas manqué de profiter les pays qui les ont accueillis.
20 mai - Politique
Se souvenir que ...
1° le marché du travail en est un comme un autre, sujet à
fluctuations et sur lequel chaque partie échange ce dont elle
dispose, au mieux de ses intérêts. Les uns tentent d'y obtenir un
maximum de travail pour un minimum de leur argent et les autres un
maximum d'argent pour un minimum de leur travail. Libre à chacun de
rechercher, dans une situation qui est ce qu'elle est, de meilleures
conditions. Et ne nous en prenons pas à un veau d'or auquel nous
sommes tous soumis, du plus riche au plus pauvre d'entre nous, tous
confondant confort et bonheur.
2° Pour ce qui est de ses équilibres, la société est une
pyramide, or une pyramide n'a jamais tenu sur sa pointe, aussi
rabotée et plate soit-elle (sinon peut-être, en lui enfonçant le sommet, autrement la tête, dans
le sable). Et quand notre société disparaîtra, à force de
décourager les initiatives qui la font profiter du progrès, elle
disparaîtra, envers et contre tout, avec ses pauvres et ses riches,
ou avec les uns plus riches (ou plus pauvres) que d'autres.
Comme disait Socrate « Ce qui est juste, selon la nature, c'est
que les forts aient le dessus. Mais les lois, instituées par et pour
les faibles, empêchent les meilleurs d'exercer leur supériorité
naturelle ; ils finissent par croire qu'il est injuste de vouloir
plus que les autres. L'égalité [à laquelle le français tient plus
qu'à la liberté selon Chateaubriand, au point d’être devenu de
l'égalitarisme] est ce que prônent les inférieurs pour asservir
les natures supérieures. »
19 mai - Politique
Réforme des retraites
Brillante intervention de François
Fillon à l'Assemblé Nationale, en réponse aux questions des
socialistes au gouvernement, quant au financement de la réforme des
retraites.
Il
est évident depuis longtemps
que le parti socialiste a manqué plus que tout autre –
parfois dans des circonstances pourtant éminemment favorables
– du courage
nécessaire pour regarder les choses en face. Il n'est même
plus
permis à ses défenseurs de lui trouver des excuses dans
une
idéologie qui cède, non seulement en reconnaissant enfin
l'existence du problème criant posé par les
régimes de retraites
mais par un recul implicite sur le départ à 60 ans, sous
couvert
d'une soi-disant retraite à la carte. Seule la démagogie
le guide là encore, qui lui fait avancer des solutions
fantômes, financées
par une pression fiscale tellement accrue qu'elle enfoncerait encore
davantage l'économie et l'emploi dans le marasme si les chiffres
sur
lesquels elles se fondent n'étaient pas eux-mêmes
dénués de sens.
Ses propositions ne trompent
personne dans ses propres rangs et si quelques uns de ses partisans
les plus clairvoyants, se refusant à livrer des combats qui n'ont
rien à voir avec les problèmes auxquels le pays est confronté,
apportent déjà leur contribution à l'effort commun, plutôt que de
continuer à livrer à des combat dépassés et sans issue, il reste
à souhaiter que d'autres ouvrent les yeux et fassent de même. La
France a besoin de tous ceux qui comprennent que la solution n'est
pas davantage dans la subventionnite que dans la cavalerie.
17 mai - Environnement
Noire marée
Considérée à travers ses effets
immédiats et les impardonnables agissements de ceux qui en sont
responsables, une marée noire est une chose ; juger de ses
conséquences à terme en est une autre. L'expérience montre que la
nature reprend tôt ou tard ses droits et a effacé toute trace des
pires marée noires connues à ce jour, sans omettre les fuites et
l'expansion aussi ignorées que spontanées provoquées ici et là
par des effondrements et autres catastrophes naturels. Les bactéries
marines digèrent littéralement le pétrole comme ses résidus et
ceux de son nettoyage toujours insuffisant. Plutôt que de laisser
les nappes atteindre les côtes et provoquer des dégâts
supplémentaires, souvent irrémédiables, par sacrifice de leur
faune, de leur flore et des activités qui y sont exercées, couler
ces nappes au large n'est-il pas le moindre mal ?
Tant que les hommes saliront davantage
qu'ils ne savent nettoyer et au train où va la démographie et la
consommation, le processus n'est pas près de s'interrompre et il
serait opportun de concentrer la critique et les efforts sur les
conditions d'exploitation où naissent tous les risques qui
pourraient être évités. Le pétrole n'est pas une invention des
hommes, contrairement à leurs insatiables besoins en énergie. Tant
que nous ergoterons sur les palliatifs qui ont aussi leurs défauts
tels que marémoteur, nucléaire, éolien, solaire, etc. il ne nous
restera, hélas, qu'à préférer en tout les solutions les moins
mauvaises.
14 mai - Politique
Pauvre GrècePour
qui a quelques notions d'analyse transactionnelle, il en est des
nations comme des individus, qui peuvent se comporter en adultes
responsables ou en enfants plus ou moins capricieux, exigeants et
irresponsables, ce qui peut être mis sur le compte de leur
âge et porte à beaucoup leur accorder et pardonner, tant
qu'ils n'ont pas atteints la limite à partir de laquelle la
survie de l'ensemble de la famille ou du groupe est compromise.
Pourtant,
en dépit de son âge, c'est strictement ce qu'est en train
de connaître notre mère la Grèce, après
d'autres pays et en attendant le tour d'autres encore,
privilégiant la polémique au détriment du travail.
Les
français feraient bien d'y penser et leurs leaders politiques
aussi, tous partis confondus, quand leur idéologie, leur
démagogie ou leur manque de courage, les entraînent
à grands pas vers la même situation.
10 mai - Société
Phantasme idéologiqueLes puces de Montreuil qualifiées de "Marché de la misère" !
Se
laisser entraîner par la gêne qu'il occasionne à ses
riverains ou ses phantasmes idéologiques au point de qualifier
de "marché de la misère" ce qui a toujours
été, est encore plus affligeant qu'exagéré.
Il en est de cela comme de la fameuse souffrance au travail, soi-disant
éprouvée par ceux qui devraient aller voir ce qu'est
cette souffrance, là où elle existe vraiment. C'est
à se demander qui insulte le plus le fait de confondre les
crêve-la-faim de sœur Emmanuelle, survivant dans les
détritus des métropoles de pays
sous-développés, avec les vendeurs des vide-greniers ou
de "puces" de Paris ou d'ailleurs en France – car n'en
déplaise à des journalistes trop avides de sensation
à bon marché pour s'en rendre compte, il en existe aussi
en province – qui pour la plupart vivent des surplus
d'occidentaux tellement bien nourris, habillés, meublés,
que leurs poubelles et déchèteries débordent
d'articles de toutes sortes encore en assez bon état pour
trouver preneurs capables d'y mettre le prix. Bien sûr il a
là des miséreux qui tentent de faire face à de
criantes détresses en vendant ce dont ils seront privés,
mais pour l'essentiel, ce marché n'est que celui de nos abus de
consommation. Il y a donc lieu de dénoncer ces abus,
plutôt qu'une misère que certains s'acharnent à
débusquer – ce qui est louable – mais aussi à
inventer par tous les moyens pour se donner raison en même temps
que bonne conscience et développer leur propre fonds de commerce.
9 mai 2010 - Environnement
Nouvelles du Golfe du MexiqueAux
dernières nouvelles ça ne fait que commencer, car les
clathrates sont dans le coup. Il serait peut-être temps d'en
parler. (cf.
http://groups.google.fr/group/clathrates )
Ouest-France de ce jour
Installé
hier, le « couvercle » qui devait endiguer la fuite de
pétrole a dû être retiré pour raisons
techniques.
Le « couvercle » qui avait été
placé hier sur la fuite de pétrole pour juguler la
marée noire dans le golfe du Mexique a dû être
retiré dans la soirée en raison de la formation de
cristaux similaires à de la glace.
20minutes.fr«
La marée noire bientôt endiguée? Pas si
sûr... Le «couvercle» qui avait été
placé sur la fuite de pétrole pour juguler la
marée noire dans le golfe du Mexique a dû être
retiré en raison de la formation de cristaux similaires à
la glace, a indiqué ce samedi un responsable de BP. Ces cristaux
se forment sous l'effet combiné de gaz avec l'eau à
certaines pressions et températures.
Deux jours pour trouver
le problème. " Le grand défi technique a
été la formation d'hydrate", après la pose du
couvercle, a expliqué Doug Suttles, directeur d'exploitation du
géant pétrolier britannique. "Cela va prendre
probablement les deux prochains jours pour chercher des solutions
à ce problème ". »
7 mai 2010 - Politique
Eh bien je suis aussi de parti pris !
Mais
de droite, après avoir été résolument de
gauche et milité lorsque j'étais jeune. Mais comme a dit
quelqu'un, n'est-il pas aussi normal d'être de gauche lorque nous
avons encore nos illusions qu'anormal de l'être encore lorsque
nous les avons perdues ? Quoi qu'il en soit, j'assume d'être de
droite, principalement (et non exhausitivement) pour les raisons
suivantes auxquelles j'invite tout un chacun à
réfléchir :
. Je suis individualiste (à ne pas
confondre avec égoïste, comme certains prétendent
faire passer le socialisme pour un vertueux altruisme), ce qui ne
contredit pas l'interdépendance d'individus vivant en
société.
. Je me rends à l'évidence des
inégalités et à l'obligation que la nature fait
à chacun d'entre nous d'être préoccupé
d'abord de soi-même, pour la simple protection des siens et la
conservation de l'espèce.
. Je crois en une compassion
raisonnée pour être utile et durable, et non en une
compassion banalisée et gaspillée, conduisant de
surcroît à un assistanat offensant.
. Je préfère plus de riches et moins de pauvres à moins de riches et plus de pauvres.
.
Je considère que le "marché" de la misère est
parmi les plus florissants et les mieux entretenus de la planète
(démographie aidant), par tous ceux qui y trouvent leur compte,
en pouvoir comme en argent. Sachant que des pauvres concèdent
plus volontiers du pouvoir que les richesses dont ils sont
démunis par définition.
. Je crois que le bonheur de
tous peut naître du bonheur de chacun et en aucun cas le
contraire, sauf à considérer comme étant bonheur
le ralliement à une croyance supérieure,
idéologique aussi bien que religieuse.
. Je me garde de confondre bonheur (que je conçois exclusivement dans la recherche de lui-même) et confort.
.
Si la droite est encore loin d'apporter le bonheur (qu'elle confond
elle-même trop souvent avec le confort), la gauche y
échoue partout, pour des raisons strictement et banalement
humaines, qu'elle occulte dans son aveuglement idéologique.
.
Je crois en des valeurs comme le travail et l'effort, et en aucun cas
à la facilité en quoi que ce soit,
préférant me botter le c.. moi-même (ce qui est un
périlleux exercice d'équilibre, je le reconnais) lorsque
cela est nécessaire – et cela l'a souvent
été – que me le faire botter par d'autres.
. Etc.
6 mai 2010 - Sciences
Questions à Joël de Rosnay sur son blog
Merci
pour toutes ces passionnantes réflexions, dont certaines
m'inspirent quelques réactions, qu'en dépit de mon
ignorance, je ne résiste pas au plaisir de vous livrer :
-
Amusant cette notion de BNB (Bonheur National Brut), mais convaincu que
le bonheur de tous ne peut être obtenu que par cumul de celui de
chacun et non par l'inverse, j'y vois une notion assez
éloignée du bonheur tel que je l'imagine. Je parlerais
plutôt, si je puis me permettre, de CNB pour Confort National Brut,
le confort, que la science est la première à nous
procurer, étant tout autre chose que le bonheur, vous en
conviendrez je pense. La science n'est-elle pas faite pour trouver,
alors que, comme disait je ne sais plus qui « le bonheur est dans
sa propre recherche ». N'est-ce pas d'ailleurs la raison pour
laquelle les chercheurs peuvent être des gens heureux ?
-
« A mon avis, l'"homme augmenté" créerait des
différences trop grandes en devenant une sorte de surhomme,
entre des alphas et des gammas comme les appelait Aldous Huxley, entre
les élites riches et les laisser pour compte de la technologie.
» dites-vous. Le conditionnel ajoute à ma surprise
à lire un tel propos, alors que la science ne peut et ne fait
qu'augmenter l'homme, ou du moins de lui donner le sentiment de cette
"augmentation", sans changer d'un iota sa nature profonde, qui le
ramène à la barbarie à la moindre occasion, comme
l'histoire et la simple observation permettent d'en juger.
-
« La clé de la compréhension et du soin du vivant
c'est la synergie: c'est à dire l'association et
l'interdépendance de plusieurs facteurs ». Voilà
qui semble tellement vrai que peut-être est-ce de là que
viennent nos maux et leur accumulation tellement inquiétante. En
effet, cette synergie, clé de la compréhension,
n'échappe-t-elle pas chaque jour davantage à des
scientifiques ? comme au vulgum pecus ? submergés par un savoir
que nul être humain et nulle machine ne sont dorénavant en
mesure de synthétiser et de contrôler ? D'autant plus
qu'il semble que l'interdépendance ne doive pas s'établir
entre plusieurs facteurs, mais TOUS les facteurs.
5 mai 2010 - Environnement
Marée
noire dans le golfe du Mexique
Non seulement notre appétit
énergétique nous porte à absoudre l'exploitant de la plateforme et
avec lui tous les consommateurs que nous sommes, moyennant
dédommagement que nous paierons tous d'une manière ou d'une autre,
mais comme d'habitude nous examinons la question par le petit bout de
la lorgnette. Nous préférons ne voir qu'une apparence trompeuse ;
une conséquence – somme toute mineure – des forages offshore,
loin de correspondre à ce qu'ils peuvent provoquer et que nous
attribuons alors à d'autres causes, plus hypothétiques les unes que
les autres. Nous
pouvons assez raisonnablement supposer que ce n'est pas une cigarette
ou un chalumeau oxhydrique, imprudemment allumés à quelques
centaines de mètres sous l'eau qui ont mis à feu la colonne du
naphte extrait et encore moins provoqué une explosion capable
d'envoyer la plateforme de forage par le fond. Quoi d'autre alors ?
quel est l'explosif en cause ? Quel a été le détonateur ?
La
présence de poches de gaz ou de gisements sédimentaires
susceptibles d'en produire en abondance et de manière incontrôlable,
est toujours possible à proximité.
Les
effondrements et autres bouleversements des fonds marins, que doivent
provoquer les ponctions dont ils sont l'objet, ne doivent pas être
sans conséquences, d'une autre ampleur que l'explosion d'une
malheureuse plateforme, avec la mort de quelques uns de ses occupants
et une marée noire de plus, quand bien même elle serait sans
précédent.
Nul
besoin d'être devin ni pessimiste pour prédire que nous nous
surpasserons et connaîtrons pire.
1er mai 2010 - Société
1er
mai
Il y a belle lurette que la
fête du
travail aurait dû s'appeler fête des travailleurs,
mais même cette
dénomination serait aujourd'hui usurpée !
Célébrer la valeur qu'est le travail
en plaçant ce dernier sous l'éteignoir, est en
effet tout sauf
l'honorer. Consolons-nous en considérant que si tel avait
été le
cas, le 1er mai n'honore même plus les travailleurs mais les
plus
avides de ponts et autres occasions de ne rien faire.
Ceux qui ont érigé cette date en fête
du travail seraient surpris de voir ce que les masses
démocratiques
et de moins en moins laborieuses en ont fait, comme il seraient
étonnés de constater qu'elle existe encore
là où se pratiquent
les 5 semaines de congés payés, les 35 heures
hebdomadaires,
l'accumulation de jours fériés et
chômés, la retraite à 60 ans
et moins, etc. ; autant de raisons qui renvoient la
célébration du
1er mai à des temps révolus, sauf bien entendu
pour les passéistes
qui ignorent que la nostalgie est bien peu favorable au
progrès, en
quoi que ce soit.
Mais ceux qui attendent, avec d'autant
plus d'intérêt qu'elle tombe un jour ouvrable, une
commémoration
qui devrait dorénavant porter un tout autre nom,
connaissent-il
seulement l'origine de cette fête, qui n'est pas celle que
croient bon nombre d'entre eux ? S'ils ne sont pas trop
fatigués, peut-être
chercheront-ils à l'apprendre.
A moins que, loin des préoccupations
et récupérations politiques ou syndicales qui
leurs sont prêtées
par convenance ou commodité, il fêtent le
printemps et le muguet, qui eux ont
encore et à juste titre, tout pour plaire.
25 avril 2010 - Politique
Misère, compassion, humanitarisme, socialisme, islamisme et chinoiseriesSocialisme
et islamisme ont ceci en commun qu'ils prennent parti pour la
pauvreté, sous couvert d'une compassion hypocrite et sans
discernement ; moins pour éradiquer cette pauvreté que
pour la faire partager, au nom d'une égalité qui sombre
chaque jour un peu plus profondément dans l'égalitarisme
sous l'effet du nombre et d'un égoïsme atavique dont nul
n'a jamais empêché la généralisation et la
croissance.
Le seul véritable bénéfice
tiré par les religions, sectes, philosophies, idéologies,
etc. se fondant sur une telle fausse compassion, l'est au profit de
ceux qui y exercent leur pouvoir. La preuve en est que nul d'entre eux
ne néglige les richesses matérielles issues de ce
même pouvoir, entrainant leurs adeptes à convoiter celle
des autres.
Comme eux, les tenants de la lutte de classe qu'ils
entretiennent et excitent ainsi oublient simplement que le jour
où l'humanisme – qui est précisément fait de
différences donc d'inégalités – succombera,
et avec lui l'humanité, cette dernière disparaitra en
l'état, avec ses riches et ses pauvres.
À une toute
autre échelle, l'Islamisme est en train de faire du socialisme
ce qu'en son temps notre bonne vieille SFIO a fait du PCF, en attendant que la Chine fasse de même,
concurremment avec tout l'humanitarisme occidental et ce qu'il voile
pudiquement. La présence des uns et des autres parmi les pauvres et les formes
qu'elle revêt, partout où la misère la plus
profonde côtoie les richesses les plus convoitables, en attestent.
Et la
Droite, contaminée par une pensée unique
héritée des Lumières, après le
christianisme, participe benoîtement et se consume
à petit feu.
21
avril 2010 - Société
Le
cas Zemmour ou le triomphe de la pensée unique
Quelles que soit la pratique de Zemmour
d'un dénigrement aussi primaire que simpliste, tel que le
réclame
au demeurant un lectorat people et les bobos, il déclare -
en accord
avec ce qui est de notoriété publique et trop
souvent démontré -
que des individus identifiables ethniquement sont majoritairement les
auteurs de certains faits répréhensibles. Mais
comme la loi défend
la référence à des chiffres qui
pourraient dire s'il a tort ou
raison, son assertion ne peut être
vérifiée et il est simplement
mis en accusation et menacé de sanctions.
Réactions et méthodes
dignes de l'inquisition.
Il n'a pas dit que tous les individus
appartenant aux catégories qu'il cite sont coupable des
faits en
cause, mais que la majorité de ceux qui s'en rendent
coupables
appartiennent à ces catégories. Il y a une
différence, et de
taille. Il n'a pas dit non plus que la pâleur de leur peau
dispense d'autres du soupçon.
Voilà où conduit la politique de
l'autruche ou de Tartuffe, qui préfère cacher
d'un voile pudique ce
qui dérange - les uns et les autres -, comme toujours au
bénéfice de l'ignorantisme ainsi que d'une
violence et d'un
désordre toujours plus grands.
Ce qui ajoute à l'inquiétude dans
cette affaire, est qu'elle laisse muets de trop nombreux organes de
presse.
16 avril 2010 - Environnement
A
propos du nuage de cendre en provenance d'Islande
Cette
éruption volcanique, ses dangers, assortis de la
gêne
(passagère ?) qui en découle, devraient nous
rendre plus
attentifs à d'autres émanations qui, pour
être
moins visibles ne peuvent en être que plus
traîtresses et
dangereuses, au point de pouvoir être à l'origine
de
disparitions inexpliquées aussi bien d'aéronefs
que de
navires, et ceci particulièrement depuis qu'existe le moteur
à explosion. Il s'agit de l'émanation de
méthane
provoquée cà et là de par le vaste
monde, à
partir de bouleversements occasionnels, le plus souvent
insoupçonnés, de fonds marins,
déclanchant la
production puis l'évaporation, à partir de
gisements de
clathrates, de gigantesques masses de méthane, gaz
éminemment volatile et inflammable qui, par simple effet de
convection, après avoir gagné la surface des
océans, traverse l'atmosphère pour aller
participer
à l'effet de serre, sauf s'il rencontre en route la moindre
érincelle. Il est facile d'imaginer ce qui peut arriver si
cette
étincelle est produite par les réacteurs d'un
avion, les
moteurs d'un navire, ou la braise de la cigarette d'un passager
nonchalamment accoudé à un bastingage.
Même le
fameux Flying Dutchmann pourrait être dans le coup, bien que
de
manière moins explosive. L'explosion n'est pas la seule
chose
à craindre en effet. Le méthane ayant des effets
soporifiques, des individus soumis à son inhalation peuvent
d'abord s'endormir puis succomber par asphyxie si l'inhalation du gaz
se prolonge. Un changement des caractéristiques de la couche
d'eau traversée par le gaz de méthane pour
atteindre sa
surface modifient par ailleurs les conditions dans lesquels un navire
peut y flotter, d'où le risque pour celui-ci de sombrer
subitement s'il vient à traverser une zone dont le gaz
modifie
ainsi sensiblement la densité.
Curieux que personne n'en parle. Non ?
Pour
ceux que le sujet pourrait intéresser, il leur suffit
d'interroger n'importe quel moteur de recherche sur le Net en tapant
"clathrates" ou "hydrates de méthane", par exemple, ou de
s'inscrire au groupe de discussion sur les
clathrates
9 avril 2010 - Politique
Bouclier
fiscal, "niches" du même nom, richesse et pauvreté.
Deux
questions fondamentales à ceux qui veulent la fin du
"bouclier
fiscal" :
-
Qu'est-ce qui est indispensable au fonctionnement de
l'économie et
par conséquent au progrès dont elle est porteuse :
1
- La pauvreté ?
2
- La richesse ?
-
La fuite des capitaux a un double effet à l'égard
de l'économie
d'un pays : 1° Elle la prive d'une partie de ses moyens.
2° Elle
offre ces mêmes moyens à des économies
concurrentes.
1
- Vrai ?
2
- Faux ?
L'investissement
seul permet d'être concurrentiel et ne peut être
obtenu que de ceux
qui disposent de capitaux, moyennant rémunération
de ces derniers,
d'où l'intérêt de n'être pas
stupide au point de les encourager à
aller investir ailleurs (voir double inconvénient
souligné plus
haut).
Et
n'importe
qui peut comprendre que la consommation est favorable aux
échanges
commerciaux - au profit des plus concurrentiels -, au
détriment de
l'industrie - donc des emplois - des pays les moins bien
placés dans
une compétition dorénavant planétaire.
L'état
dans lequel 40 ans d'aveuglement ont mis le pays nécessite
que ceux
qui – à droite comme à gauche
– se font les apôtres d'une
égalité
de façade et d'une compassion calculée,
nécessite une réponse par
oui ou par non à ces deux questions. La suite
dépend d'une prise de
position sans détours ni circonvolutions
démagogiques de leur part.
Quant
aux niches fiscales, nous vivons dans un monde de privilèges
qu'il
serait bon et grand temps de supprimer.
Outre
le bénéfice fiscal à en tirer, ce
serait revenir aux fondamentaux
de la République, ce dont pas un seul citoyen, fut-il de
gauche, ne
devait se plaindre.
Enfin, en ce qui converne les
problèmes posés par la pauvreté et la
richesse, il y a lieu de
ne pas confondre bonheur et confort. De quoi s'agit-il ? dans des
pays où il suffit de faire varier d'une fraction de point
tel ou tel
indice ou tel ou tel minimum social servant de
référence (RMI,
SMIC, RSA, alloc de ceci ou de cela, etc.) pour créer des
pauvres
supplémentaires par dizaines de milliers ? De plus en plus
nombreux
parmi nos pauvres (pas tous évidemment) sont ceux qui
feraient bien
de comparer leur condition à celle de vrais pauvres et leurs
soi-disant souffrances à la vrai misère. Chacun
d'entre nous est le
pauvre (ou le riche) d'une autre et la solution à nos maux
est avant
tout le travail associé à l'investissement.
D'ailleurs,
écrire que la solution à nos maux est le travail
allié à
l'investissement (permis par le Capital, n'en déplaise aux
anticapitalistes de tous poils qui en réalité ne
l'abhorrent pas au
point de renoncer à la part qu'ils estiment leur revenir)
c'est être
incomplet. Sans être exhaustif bien sûr, une autre
partie de la
solution serait la raison et la libre pensée - excluant tout
dogme
et idéologie - qui amèneraient les braillards
à moins hurler au
passage de la caravane, en s'appropriant les idées des
autres, avec
une crédulité affligeante, plutôt que
de se donner la peine de
réfléchir. Bien sûr il faut aider les
pauvres, mais les vrais ;
sans gaspiller nos moyens en achetant les voix de ceux à qui
il est
trop aisé de faire croire qu'ils le sont, à coup
de mesures
démagogiques qui en font des assistés et les
enfoncent dans leurs
certitudes (pour le seul succès de ceux qui les
endoctrinent). Comme
disait Mao (je ne suis pas maoïste pour autant), qui envoyait
les
intellectuels à l'usine ou aux champs pour leur faire
connaître ce
dont ils parlaient, c'est en leur apprenant à
pêcher qu'il est
possible de nourrir les hommes, et non pas en leur donnant du
poisson.
Il
n'est probablement pas de manière plus dégradante
que
d'aider quiconque à dépasser sa condition sans
lui
demander de partager
l'effort commun, dans la mesure de ses capacités.
5 avril 2010 - Culture
A
propos d'une émission philosophique sur
le Temps,
diffusée hier par ARTE - Remettons les pendules à
l'heure
Ce pont jeté
sur le temps figuré par
le Danube, et parcouru par les hommes, m'a semblé le signe
d'une
vanité qui confirme bien celle selon laquelle, imagerie,
propos
tenus au cours de l'émission et commentaires du forum de
Philosophie Magazine
font de
l'homme le spectateur - à défaut de savoir en
être la maître -
d'un temps qui passe.
Mais ce n'est pas le temps qui passe !
c'est nous qui passons ; comme tout ce qui vit sa vie à un
rythme
plus ou moins rapide, pour une durée plus ou moins longue.
Quelques rimes explicites à ce sujet :
Ô
Temps, miroir de l'homme, temps qui passe dit-on,
Dans
notre insignifiance et notre prétention.
Temps
tu es le métier, majestueux, immense,
Sur
lequel nous brodons notre pauvre espérance.
Temps
qui toujours le même, immuable, serein,
Est
l'écran sur lequel se joue notre destin,
Tu
distilles nos jours avec parcimonie
Quand
tu as décidé de nous donner la vie.
Temps
apaisant nos peines et consumant nos joies,
Tu
restes insensible à nos pleurs, à nos voix.
Alors
que vainement nous voudrions voler,
Tes
lambeaux par lesquels nous semblons exister.
Une
conception du Temps, que peut illustrer, voire expliquer la vision
d'œuvres telles qu'un pont sur le Danube, des montres molles
peintes
par Salvador Dali, ou une succession de portraits, aussi
séduisantes
que soient ces œuvres – et justement à
cause cela –, en fournit
une idée en rapport avec l'esthétique et non avec
une réalité se
voulant objective ; en rapport avec l'imaginaire et un art qui par
définition n'est pas raisonnable, plutôt qu'avec
la raison. La
spéculation de l'observateur y domine, privant celui-ci de
la
lucidité et du pragmatisme avec lesquels doit être
abordé un
concept aussi fondamental. Il n'est pas surprenant dès lors
que
l'esprit fasse fausse route au point de faire oublier l'essentiel. Le
mélange des genres conduit à une confusion puis
à une inversion
des rôles. La vanité de l'homme fait le reste et
l'amène à se
considérer tout simplement comme le centre, non plus du
monde cette
fois, mais de l'univers. Tout gravite autour de lui, y compris le
Temps, qui passerait comme les astres accomplissent leurs
révolution
autour de celui qui les observe. Il en oublie que le Temps est tout
autre chose : comme l'arrière plan impalpable, abstrait et
pourtant
éternellement omniprésent, par lequel tout existe
... pour un temps
limité.
4 avril 2010 - Société
A propos des prêtres coupables de pédophilie - Des
limites du pardon
Assistons-nous au
naufrage de la
conscience collective ? Ou pouvons nous espérer que sortira
de tout cela un regain de cet ordre moral
indispensable à la civilisation, dont les églises
se prétendent
les garantes ?
Les religions et en particulier la
religion chrétienne portent en tout cas une
énorme responsabilité
quant à l'état dans lequel vit
l'humanité.
Comme tout pouvoir, l'Église ayant dû
de tous temps diriger ses sujets, qu'il soit permis de remarquer
qu'elle le fait en grande partie grâce à l'un de
ses sacrements :
celui de la confession, suivie de l'absolution. Ses fondateurs et
plus encore leurs continuateurs ont agi à ce propos avec un
opportunisme sans égal en se donnant le pouvoir de
remission.
Combien de fidèles le sont ou le demeurent-ils parce qu'ils
savent
trouver dans leur religion le pardon pour des fautes que leur seule
nature ne manque pas de les entrainer à commettre de temps
à autre
?
Mais il n'y a pas loin de l'absolution
à l'amnistie et la rémission des
péchés conduit naturellement à la
dilution des culpabilités, d'où la disparition
progressive du
sens des responsabilités et du devoir. L'oubli,
l'ingratitude et la
roublardise de qui a bénéficié de
l'absolution ont tôt fait de
lui accorder la permission – sinon le droit – de
commettre à
nouveau les abus pour lesquels le pardon a été
accordé. Rien ne
s'oppose plus alors à ce que chacun commette ce qui est
pardonné
d'avance, les comptes définitifs étant
appelés à être
réglés
dans un futur hypothétique.
Est toutefois bafoué, ce faisant, une
donnée essentielle de la vie en
société, ici-bas : le respect de
ses semblables. Et la faute est aggravée lorsque l'omission
et la
dissimulation s'en mêlent. C'est reculer pour mieux sauter,
car la
vérité sort toujours du puits, comme dit le
proverbe.
L'homme s'est-il inventé ses Dieux par
peur de l'inconnu, ou plus simplement par peur de ce qu'il pouvait le
mieux connaître, c'est à dire lui-même?
Il est permis de se le
demander mais la preuve pourrait en être qu'en retour ces
Dieux lui
ont dispensé, à travers leurs églises
et les prêtres chargés de
les représenter, la confession d'abord et l'absolution
ensuite.
L'homme ainsi libéré de lui même a
trouvé le meilleur moyen d'absoudre ses pires agissements :
passés,
présents et à venir. Qu'il ait ensuite
catégorisé, classifié,
ses fautes; inventé un niveau collectif de confession
–
n'entraînant pas absolution celui-la – qu'il nomme
repentance, ne
change rien à l'affaire. Et ceci n'est d'ailleurs pas
applicable aux
seuls églises et sectes, mais à toutes ces
idéologies qui en sont
autant d'autres.
1er avril 2010 - Culture
Concours
de mots originaux pour lutter contre les anglicismes
Quelle
affligeante initiative ! Quel piètre exemple de
créativité,
tournant le dos à celle qui s'exerce pour
conquérir le droit de
créer son vocabulaire.
Ce n'est certainement pas ainsi que le
français s'est imposé parfois, ni ne s'imposera ;
y compris en
francophonie. Regrettable leçon donnée
à la jeunesse quant aux
efforts à faire et aux résultats à
atteindre pour prévaloir, dans
tous les domaines.
Les
langages écrits et parlés sont parmi les modes
d'expression
qu'empruntent tous les savoirs pour leur propre divulgation puis leur
vulgarisation, et il n'y a rien de choquant à ce que
l'inventeur de
quoi que ce soit s'en remette à sa langue maternelle pour
faire
connaître son invention et ce qui en résulte.
Plutôt
que de chercher à inventer des vocables de remplacement,
à la
tournure conduisant à leur rejet en raison de leur
caractère
autant forcé que ridicule (cf. mercatique, méle,
etc.), il reste à
celui qui veut imposer sa langue ou simplement la défendre,
à se
montrer créatif "en amont des mots". Voilà le
véritable
défi – challenge
demeurant optionnel – à relever !
Movies n'a pas remplacé cinéma.
Souvenons-nous
que la langue anglaise, dangereuse concurrente de la notre pour des
raison qui n'ont rien d'académique, a compté une
majorité de mots
d'origine française.
N'est-ce
pas biaiser, esquiver, tricher, que de tenter de traduire les mots
pour s'en approprier le sens ?
27
mars 2010 - Société
Liberté
d'opinion
Apropos
de "l'affaire" Zemmour
Ce
qui fait rire est souvent le plus affligeant. Il en est ainsi de la
mort, mais cette fois l'information, ce sujet si sérieux,
s'en
charge, bien que ce soit pour des raisons qui pourraient elles aussi
être en rapport avec la mort : la sienne, du moins sous sa
forme
à laquelle les démocrates sont
attachés
Eric
Zemmour est-il allé trop loin ? titre l'un des
média
généralistes qui ne se comptent plus sur
Internet,
souvent versions de journaux traditionnels sacrifiant au
progrès.
L 'outrecuidant quidam, bien qu'il ait peu de
chances d'être entendu, ne se décourage pas pour
autant et
croit bon de faire part des réactions que lui inspirent ce
titre
et certains des propos qu'il introduit, en dépit de la
mention
clôturant cet article : « À la suite de
nombreux
débordements sur ce type de sujet, nous nous voyons
contraints
de fermer cet article aux commentaires. Merci de votre
compréhension. » . Déclaration
d'ailleurs
pleinement en rapport avec le sujet en question.
Pourtant, des questions sont posées, qui en provoquent
d'autres, débordantes ou non :
...
ce [que dit Zemmour] relève d'un sentiment et non pas d'un
fait
puisqu'on ne peut pas prouver ses propos, les statistiques ethniques
étant interdites en France. «Donc il y a un
problème dans ses propos». ... Est-on
entré dans
une ère politiquement correcte ? Nous demande le
média.
Y-a-t-il
problème dans les propos de Zemmour ou dans le fait que les
statistiques ethniques soient interdites ? Ne sort-on pas ainsi de ce
politiquement correct, créé de toutes
pièces par
une certaine presse, pour aboutir à une pensée
unique,
encadrée ; qui n'est autorisé à
s'alimenter
qu'à des sources préalablement
purifiées ?
L'article demande encore : « Y a t-il une dérive
de la part des journalistes-polémistes? »
Non
! Car comme l'analyse François Jost, cité dans
l'article « ... ils sont devenus les stars des
leurs
émissions, de leurs journaux et de leurs sites et se placent
dans une contradiction : critiquer les autres et se poser en
maître à penser».
Les journalistes dits
polémistes ne sont hélas pas seuls dans ce cas.
La
profession entière est touchée par cette
véritable
maladie qui transforme le rapporteur et commentateur de faits et
d'opinions en propagateur forcené de certitudes et de
ragots.
Est-ce Zemmour qui est allé trop loin ? Ou la
presse toute entière ?
Le
média concerné n'est pas unique à
traiter et
à clôturer le sujet de la sorte. C'est la raison
pour
laquelle son nom n'est pas cité ici. Tous ou presque s'y
reconnaitront
Tout communiquant, qu'il le veuille ou non, fait
œuvre de pédagogie et nombreux sont
hélas ceux qui
l'oublient ou en jouent sans scrupules. Mais comme le citoyen a les
politiques qu'il mérite, probablement le lecteur a-t-il les
journalistes qu'il souhaite.
26 mars 2010 - Société
Vérité
de la presse
Il se confirme
qu'Internet est aux
autres média ce que la parole est à
l'écrit. S'abritant avec le
courage que renforce l'usage de pseudonymes et la faculté
d'effacer
ou de trafiquer de mille façons un message, il permet de
dire tout
et n'importe quoi. Mais là n'est pas le plus grave.
Que les visiteurs de tel ou tel site
usent sans la moindre retenue de ces facilités laxistes,
lors de
leurs contributions, peut être
considéré comme ce qu'il y a à
attendre d'un exutoire (pour ne pas dire de vomitoire), mais que des
intervenants qui sont des journalistes professionnels, ou qui se
prétendent tels, fassent de même, sans la moindre
vergogne est
indigne. Cela relève de la tricherie, de la
malhonnêteté
intellectuelle et du pire des abus de pouvoir, exercé par le
mensonge.
Chacun a pu apprécier la manière dont
certains journaux, en particulier sur leurs sites, ont
traîné les
pieds pour porter à la connaissance de leurs lecteurs et
visiteurs
l'intégralité de l'intervention du
Président de la République, à
la sortie du conseil des ministres du 26 courant, ce qui constituait
déjà ni plus ni moins de leur part qu'un mensonge
par omission,
nommé pudiquement désinformation.
Mais hier encore et la journée
d'aujourd'hui commence sur le même ton, non seulement
l'ensemble de
la presse s'est empressée de diffuser un bobard relatif
à une
soi-disant rupture entre le Chef de l'État et son Premier
ministre,
mais s'est bien gardé de faire part du démenti
,aussi formel que
solennel, donné par ce même Premier ministre, en
personne, devant
le Sénat.
Pas brillant messieurs de la presse qui
vous laissez aller à de telles pratiques ! Que des coups bas
puissent s'échanger dans l'arène politique, peut
être mis sur le
compte de la colère, de la passion, etc, autant de
sentiments que
notre nature nous fait obligation de comprendre, à
défaut de les
cautionner, mais que des professionnels de l'information, qui ne
cessent de clamer haut et fort le caractère sacré
de leur mission
agissent de même, avec toute la réflexion, donc la
préméditation
qu'implique nécessairement le temps de
l'écriture, est carrément
abject et déshonore la profession.
20
mars 2010 - Politique
Elections régionales
Il
y a plusieurs points dans ces élections qui
mériteraient d'être
davantage pris en considération qu'ils ne le sont :
1
- Régionales ou nationales ? Alors que l'opposition a saisi
toutes
les occasions de protester contre une soi-disant nationalisation de
ces régionales par le pouvoir, elle n'a de cesse maintenant
d'en
proclamer cette portée, appliquée à
son succès et ne se cachant
pas de ce qu'elle prétend en tirer . Des
régionales sont ce
qu'elles sont et il importe qu'un gouvernement national se garde de
se laisser influencer par leur résultat au-delà
du mécontentement
que peut exprimer notamment un taux d'abstention sans
précédent.
Qu'il doive changer son style d'intervention, sa politique
d'ouverture, sa pédagogie des réformes, etc. est
indéniable et
urgent, mais sans que les roitelets régionaux n'outrepassent
leurs
prérogatives.
2
- La coalition hétéroclite formée
autour d'une gauche dont
l'identité devient chaque jour plus trouble n'est pas sans
expliquer
ses résultats. Il est bon de le rappeler, ne serait-ce que
pour
apprécier l'absence de compromission de l'UMP,
comparée aux
alliances parfois reconnues comme honteuses et précaires,
par les
socialistes eux-mêmes, qui se sont laissés aller
à un véritable
racolage tous azimuts. De quoi n'aurait pas été
qualifiée l'UMP si
elle avait ne serait-ce qu'évoqué
l'idée d'une entente avec
l'extrême droite ou le Modem ?
3
- Beaucoup de bruit pour rien - 3 mutations en tout et pour tout
(dont deux au bénéfice de l'UMP) Y-a-t-il
seulement de quoi
fouetter un chat ? Certes, les pourcentages nationaux sont
là, mais
résultant des combinaisons, ententes et compromis
évoquées
ci-dessus, ils s'expliquent objectivement par d'autres raisons que
l'impétuosité d'une gauche qui se donne une fois
de plus les
allures martiales et conquérantes d'une Marseillaise de Rude.
4
- Le vote blanc – à ne pas confondre avec
l'abstention – qui,
bien qu'inexistant selon notre loi électorale, a
été pratiqué par
des électeurs voulant sanctionner les politiciens de tous
bords, a
été assez important au premier tour de ces
régionales pour que
certains commentateurs aient noté que le nombre en avait
été
supérieur à celui des voix obtenues par des
partis, comme le NPA
par exemple. Qu'en a-t-il été au final ? Il est
curieux et
peut-être même significatif de la soumission de la
presse, que
personne ne semble s'en préoccuper.
5
- Le cas particulier de la Région Poitou-Charentes et
l'absence
d'évocation des conditions dans lesquelles le score de
Madame Royal
y a été obtenu. Le raisonnement devrait valoir
pour cette région,
selon lequel il ne viendrait à l'idée de personne
de procéder à
des élections en période de catastrophe
naturelle. Les uns ou les
autres pouvant en avoir (hélas) tiré profit, une
telle élection ne
devrait-elle pas être invalidée pour qu'il y soit
procédé à
nouveau dans des conditions plus sereines ?
13 mars 2010 - Société
Et
la ménopause dans tout ça ?
Le British Medical
Journal nous apprend que l'appétit sexuel de l'homme dure
plus lontemps que celui de la femme.
Bernard
Maris avait décidément raison lorsqu'il
dénonçait parmi "Les sept
péchés capitaux
des universitaires" (Albin Michel - 1991) celui consistant à
mettre les mêmes sujets à toutes les sauces, des
siècles durant, et à enfoncer de la sorte
d'innombrables
portes ouvertes.
Relisons Schopenhauer, dont la misogynie, qui pour
être parfois caricaturale l'a conduit à des
observations
non dénuées d'intérêt. Dans
son "Essai sur
les femmes", véritable règlement de
comptes, il
traite essentiellement du désaccord entre les deux
partenaires,
tel qu’il résulte des conditions de leur relation
sexuelle
autant que sexuée, en se fondant sur son propre
vécu.
Comme
toute pensée, la sienne a été
instrumentalisée, et pourtant, ce texte peut être
utilement lu, à condition de le faire avec le recul qui a
manqué à son auteur pour
l’écrire.
C’est en ignorant sa rugosité et en tenant
exclusivement
compte de sa réflexion portant sur des faits et non sur les
raisons d’un conflit aussi vieux que nos hormones,
l’ayant
personnellement touché, que peut être
appréciée sa pensée.
Pour ce qui est plus
précisément de l'observation du fameux misogyne,
relative
à l'endocrinologie génitale comparée
entre homme
et femme, il y voit les causes d’une guerre des sexes
à
laquelle la ménopause – à partir de
laquelle la
femme perd ses facultés de reproduction en même
temps que
l’essentiel de son désir amoureux et de sa
capacité
à dispenser à l’homme le plaisir dont
celui-ci
reste demandeur jusqu’à la fin de sa vie - ne
semble pas
étrangère.
Rien de neuf sous le soleil donc, sinon les
encouragements que le British Medical Journal dispense implicitement
pour nous aider à privilégier la
compréhension par
rapport au ressentiment.
Joli cadeau en cette année de la femme !
12 mars 2010 - Société
Suicides
: De mieux en mieux.
Lorsque
l'action syndicale en est réduite à
instrumentaliser le
suicide pour exister, il est permis de se demander où
s'arrêtera la surenchère et surtout, s'il est
sérieusement envisageable que le progrès social
puisse
sortir de telles récupérations.
Car hélas, le
suicide est une des tentations les mieux partagées au
monde.
Il touche toutes les catégories sociales, celle des
travailleurs
comme les autres ; des sans emploi aux retraités, sans
distinction de sexe ni d'âge. Il faut le dire : le nombre des victimes de ce
fléau rapporté à celui des
salariés d'une
entreprise ou d'une autre est sensiblement le même que pour
l'ensemble de la population.
En
arriver à en faire le prétexte d'une accusation
d'homicide, fut-il involontaire, a quelque chose d'autrement plus
affligeant et inquiétant que les pires conditions de
travail,
qui sont d'ailleurs bien différentes de celles qui sont
invoquées.
Après une interruption d'une
quinzaine de jours, pour causes techniques, les propos reprennent leur
cours ...
11 mars 2010 - Société
Suicides
Suicides
chez France-Télécom, suicides en prison, suicide
des vieux, suicide
des jeunes, sans omettre tous ces kamikazes qui prolifèrent
... les
individus n'en finissent plus de se supprimer.
Mais ce n'est pas
nouveau et ils ne sont pas les seuls. Il est des suicides encore plus
graves, celui de nos sociétés et par voie de
conséquence celui de
l'espèce, tels que peut le percevoir un humanisme
clairvoyant, en
dépit du mal qu’il éprouve
lui-même à survivre.
L'Homme
paraît se distinguer des autres espèces connues,
essentiellement
par le degré auquel il a su pousser certaines de ses
facultés :
d'une part l'analyse et la réflexion qui,
appliquées à ses propres
conditions d'existence, lui en permettent la
compréhension (?),
d'autre part l'échange de ses savoirs par des moyens de
communication toujours plus sophistiqués. Les experts de
l'évolution
semblent d'accord au moins sur ce dernier point. Quant au reste, les
espèces dites inférieures sont-elles toutes dans
l'impossibilité
de percevoir leur condition et de la comparer à d'autres ?
Aucun de
leurs représentants n'ayant consenti à donner
d'indications
définitives sur ce point, avouons qu'il nous arrive de nous
interroger sur ce qu'en toute discrétion notre chien et
notre chat
peuvent en penser. Il est par contre évident que seuls les
humains
disposent de moyens de communication tels que les leur offre un
langage aussi évolué que le leur,
appuyé par les techniques, les
technologies et les outils dont ils ont su se doter pour stocker et
véhiculer l'information sous de multiples formes.
Donnant
ainsi, d’abord à eux-mêmes, l'affligeant
spectacle de leur
impuissance à juguler leurs pulsions les plus primitives et
l'augmentation de leurs maux, les hommes ne peuvent
assurément en
éprouver – collectivement comme individuellement
– qu'un profond
sentiment de désespoir. Pour vivre cet état, les
plus passifs
l'habillent de résignation, les autres d'hypocrisie et de
vanité.
Le
péché originel lui-même y perd son
caractère expiable pour
devenir récurrent, excluant par là même
tout espoir de réelle rémission.
Bien sûr, les meilleurs d'entre ceux qui refusent de
considérer
cette condition comme fatale et définitive s'obstinent
à lutter.
Ils pensent et espèrent qu'enfouie sous une couche de
cendres
l'étincelle finira par redevenir braise et que la flamme en
jaillira
à nouveau. Hélas, la cendre s'accumule et
l’étouffe ; tout
est mortel, y compris l’étincelle, comme
l’esprit lorsque son
support moléculaire lui manque, et il est chaque jour plus
douteux
que la flamme puisse en surgir à nouveau.
Quoi
qu'il en soit, ressentant et partageant le sentiment de
culpabilité
longtemps réservé aux seuls initiés
que fabriquait un savoir
balbutiant, l'humanité entière éprouve
un mal de vivre croissant,
dont le paroxysme ne peut la conduire qu'au suicide. Elle
réagit de
la sorte comme tout corps qui, déprimé par une
fatigue excessive ;
ayant perdu le goût de l’effort, perd à
son tour le goût de
vivre, sombre dans la dépression puis, dans un geste de
folie
morbide, finit par se donner la mort qui le délivre.
Bien
qu'il n'y ait pas loin de l'une à l'autre, l'absolution,
l'amnistie,
la repentance, aussi hautement proclamées
qu’imméritées,
contribuent à la dissolution progressive du sens des
responsabilités
et à l'aggravation de ce sentiment de culpabilité
avec leurs
conséquences prévisibles à plus ou
moins long terme.
Si
la métaphysique peut se ramener à l'invention des
dieux en vue
d'obtenir d'eux le pardon qui permet à l'homme de
tolérer ses
insuffisances et son impuissance – autrement dit sa condition
–
combien de temps encore l'illusion sera-t-elle assez forte pour
empêcher que ne s'amplifient
les signes d'une autodestruction collective provoquée par le
désespoir ?
Vision
bien pessimiste, voire noire utopie, diront certains. Et pourtant.
D'autres espèces ont été
éliminées de notre planète et ce n'est
pas la suprématie de l'humanité sur toutes celles
qui l'habitent
aujourd'hui qui la met à l'abri du même sort.
L'histoire enseigne
que des civilisations ont vécu leur temps et ont
sombré – pour
des raisons souvent obscures et sans la moindre chance de revivre
–
dans un néant dont seule la curiosité
ethnographique les tire. Ces
civilisations ont été nombreuses, ont
occupé diverses régions du
globe en s'ignorant l'une l'autre, ou se sont parfois
succédées au
même endroit. N'est-ce pas une preuve suffisante de leur
caractère
éphémère ?
Aujourd'hui,
la mondialisation aidant, le nombre des civilisations
différenciées
tend à se réduire ; un laminage dû au
progrès fait que très
bientôt il en existera sur terre une seule, celle dont tous
les
hommes réunis par de nouveaux outils de communication et
l'abolition
des distances se seront dotés. Faudrait-il, parce qu'elle
sera
unique, qu'elle fût exempte de tout risque de disparition ?
Ce
serait ignorer le processus en cours depuis des millénaires,
dont
l'aboutissement inexorable nous guette avec d'autant plus de
proximité que nous faisons tout pour le hâter.
Tout épouse la
courbe qui de la naissance conduit à la mort ; c'est
seulement
affaire de délai. Étant entendu qu'un cataclysme
naturel pourrait
l'abréger.
19 février
2010 - Politique
Passé
communiste
A
propos du reniement de certains de leurs écrits par des
intellectuels de gauche de la grande époque du communisme
Stalinien, et parmi eux des poètes comme Aragon,
Césaire, Eluard, etc.
Nous sommes sans cesse et de toutes
parts confrontés aux conséquences de
« l’emploi de l’esprit aux
dépens de
l’ordre public [...] une des plus grandes
scélératesses [...] de toutes la plus dangereuse,
parce
que le mal qu’elle produit s’étend et se
promulgue
par la peine [...] infligée [...] des siècles
après lui ». (Duchesse de Choiseul au
sujet de J.J.
Rousseau).
C'est en cela qu'au titre de la liberté de
pensée en même temps que de la raison, ceux que
d'aucuns
considèrent comme les meilleurs poètes
de leur
temps peuvent et doivent être actualisés,
lorsqu'ils ne
l'ont pas fait d'eux-mêmes.
Comme le dit ici-même
quelqu'un en citant Stendhal : Il n'y a que les imbéciles
qui ne
changent pas d'avis, et les errements d'esprits toujours en
quête
de la meilleure manière de refaire le monde s'arrogeant le
droit
de tout dire, en allant jusqu'au n'importe quoi parfois, il est bon d'y
revenir sereinement, en profitant des enseignements de l'histoire.
16
février 2010 - Politique
Elections
régionales - Marketing de lessiviersDiversité
de courants de pensée en
trompe-l'œil ou lorsque le marketing politique emprunte au
marketing
tout court.
Il est bien connu que la mise en marché
d'une nouvelle marque grignote sur les parts détenues par
celles qui
le dominent, pour le plus grand profit de celui qui en
contrôle le
plus grand nombre. Ainsi font les fabricants de yaourts,
pâtes
alimentaires, biscuits et autres lessiviers, et que se
succèdent
Omo, Persil, Ariel, Gamma, Bonux, Tandil, Aldi, Génie, Dash,
X-tra,
Axion, etc.* chacune de ces poudres à laver lavant plus
blanc que
les précédentes, les unes ayant un peu plus de
ceci, les autres un
peu plus de cela.
Il en va de même en
politique, ou la multiplication des candidats et des listes, au nom
d'une diversité de courants de pensées aussi
fondée qu'innocente –
pouvant néanmoins aller jusqu'à la dissidence
lorsque la
dramatisation s'avère utile – devrait pousser aux
urnes un maximum
d'électeurs, dans le plus grand désordre au
premier tour, leur
recentrage étant assuré au second, sur les
candidats garants d'un
ordre et d'une orthodoxie respectueux de l'idéologie à
gauche.
Peut-être les partis au pouvoir
feraient-ils de même, mais cela leur est impossible,
justement parce
qu'ils sont au pouvoir – lequel ne peut s'exercer qu'avec une
cohésion excluant le flou, fut-il artistique – et
peut-être
encore parce que l'idéologie, grande rassembleuse, leur est
interdite.
* Publicité non rémunérée
15
février 2010 - International
Afghanistan
-Opération
MushtarakLe
nombre de victimes augmente avec le
temps, du seul fait de l'indécision des forces
coalisées contre les
talibans. Il en est ainsi depuis qu'a été prise
la décision de
priver le terrorisme islamique international de l'une de ses bases
majeures en même temps que d'offrir à
l'Afghanistan la possibilité
d'évoluer vers sa démocratisation.
Les utopistes, tenants d'une solution pacifique reposant sur la
négociation avec un ennemi dont le
fanatisme et la résolution ne sont pourtant plus
à démontrer en
font un argument, omettant que seuls les atermoiements, au lendemain
du renversement des talibans – qui eut pourtant bel et bien
lieu –
ont permis qu'ils reconstituent et consolident leurs positions, dont
il est aujourd'hui non seulement problématique de les
déloger, mais
d'où ils lancent leurs nouvelles offensives, en n'ayant pas
la
délicatesse de se limiter au territoire Afghan. Pendant que
d'autres
en sont encore à réfléchir
à la manière de la retarder, à
défaut de pouvoir l'empêcher pour le meilleur, eux
ont compris le
caractère inéluctable de la mondialisation et en
usent sans
vergogne, pour le pire.
Par leur refus de considérer les dangers d'un
extrémisme et
d'idéologies dont la planète a pourtant eu
à souffrir à plusieurs
reprises au cours du siècle passé, ces
mêmes pacifistes se font
objectivement les alliés des talibans, comme ont
été de tous temps
les complices de l'obscurantisme et de la barbarie ceux qui, par un
laxisme auréolé de pacifisme béat, ont
toujours préféré laisser
faire jusqu'à ce qu'ils soient eux-mêmes victimes
de ce qu'ils ont
aussi aveuglément qu'efficacement encouragé.
13
février 2010 - Société
Nouveaux suicides parmi les
salariés de France Télécom
Nul
ne doit ignorer la détresse de ceux qui vont
jusqu'à se
supprimer, pas davantage d'ailleurs que l'épreuve que cela
représente pour leurs familles, mais l'instrumentalisation
de
ces drames, avant tout humains, est plus qu'indécente.
Si
bien des progrès sociaux restent faire, ceux qui s'en
emparent
pour en faire des arguments de leur lutte feraient bien d'y
réfléchir. Ceux qu'ils bernent, autant qu'ils
abusent la
mémoire des victimes – que ce soit pour attiser
une haine
de classe dépassée ou satisfaire la
curiosité
d'une audience jamais repue – connaîtront un jour
une
vérité qui ne fait injure à personne
en
démontrant que les suicides ne sont pas plus nombreux parmi
les
salariés de France Télécom
qu'ailleurs. Il s'agit
hélas d'un phénomène qui touche
l'ensemble de la
société, sans distinction d'employeurs ni de
conditions
de travail. Des chiffres existent et ceux qui désirent
sincèrement donner son sens réel au drame peuvent
facilement en prendre connaissance, dans de nombreuses
études,
notamment sur le Net. Ils pourront ainsi ramener à de justes
proportions une situation dont rien ne peut justifier qu'elle donne
lieu à des interprétations hâtives et
indignes.
12
février 2010 - Politique
Toujours
à propos de Clearstream, Questions :
Sincèrement,
y-a-t-il lieu d'être choqué par le fait que soient
poursuivis les auteurs d'agissements graves, du seul fait que l'une des
victimes soit devenue après coup Président de la
République ? Certainement pas. De quelles accusations ce
plaignant n'aurait-il pas été l'objet s'il avait
abandonné la procédure et laissé
l'affaire passer
à la trappe ? Plutôt que
félicité de sa
magnanimité, il aurait été
à coup sûr
accusé d'un manquement à la plus
élémentaire des morales, ainsi que des pires
compromissions et ententes avec ses accusateurs, avant, pendant et
après l'affaire.
Objectivement, y-a-t-il lieu d'être
choqué par le fait que les protagonistes de l'affaire
puissent
avoir des intérêts politiquement divergents, voire
opposés ? Au point d'y voir une haine d'Etat ? Probablement
pas.
Le microcosme est ainsi fait que ses acteurs s'y rencontrent partout et
en toutes circonstances, et qu'ils ne se font
généralement pas de cadeaux, dans ces combats que
le
peuple aime tant, bien qu'il s'en défende.
En tout
état de cause, quels qu'en soient les acteurs, il est sain
pour
la démocratie et la justice qu'une machination comme celle
dont
il s'agit ait été dénoncée
; soit
éclaircie dans tous ses détails, et que tous ses
auteurs
soient punis comme ils le méritent.
Enfin, qu'attendent tous
ces journalistes – davantage portés sur la
polémique que sur l'information et la recherche de la
vérité – pour mener
sérieusement leur
propre enquête et éclairer l'opinion plutôt que
de l'agiter
? Leurs suppositions et procès d'intention faits aux uns et
autres sont en effet infiniment plus nombreux dans cette affaire que
les résutats probants de leurs investigations, dont il est
d'ailleurs permis de se demander s'ils se préoccupent de s'y
livrer.
09
février 2010 - Société
Gauloiserie n'est pas démocratie
Si
le débat sur l'identité national n'a pas eu lieu,
il a
par contre fait parler de lui et n'a apparemment pas fini.
Résultat incontestablement dû à ceux
qui, pour des
raisons aussi nombreuses et variées qu'eux-mêmes
et que
ralliait leur seule opposition au gouvernement, ont cherché
par
tout les moyens à le dénaturer faute de pouvoir
l'empêcher.
Quoi qu'il en soit, en marge du
rapport d'étape auquel il a donné lieu par le
premier
ministre, de nombreuses observations et questions peuvent en
être
tirées parmi lesquelles :
- La peur, ou pour le moins le
manque de sérénité,
manifestée par de
nombreux français face à un véritable
problème pouvant se résumer à une
question :
Qu'est-ce qu'être français ?
- La fuite devant le
débat proposé, ressemblant fort à une
véritable débâcle civique, justifiant
à elle
seule sa nécessité absolue.
- L'incapacité bien
gauloise de considérer avec calme une question cruciale pour
l'avenir de la nation, sauf à admettre que celle-ci n'existe
plus
-
Le recours, dorénavant institutionnalisé par
l'opposition, à une polémique se nourissant de
n'importe
quels arguments pour botter en touche.
- Parmi les mesures
adoptées en premier lieu, l'absence significative d'un mot
parmi
ceux promis à l'affichage dans les écoles : celui
de Devoir.
08
février 2010 - Société
A
propos du séminaire gouvernemental s'étant tenu
ce
jour sur l'identité nationale - Liberté
et
honnêteté de la presse
Plaisanterie ou
terrorisme intellectuel ?
En tout cas aussi peu sérieux techniquement que
manipulatoire :
« 1 - Tant mieux! Besson seul était à
côté de la plaque.
2 - Ah non, c'est le travail du ministre de
l'Immigration !
3 - Bah, ça ne changera pas grand chose...
4 - Stop! Marre de ce débat absurde et
dangereux.
5 - C'est le cadet de mes soucis! »
Tels
sont les 5 prises de position proposées à ses
lecteurs
par un quotidien – de gauche, mais y-en-at-il d'autres? – qui ne mérite pas la qualification de
grand.
Est-ce cela la presse politiquement correcte ?
Peut-être n'existe-t-il aucun problème
d'identité nationale dans notre beau pays ?
Quoi
qu'il en soit, est-ce à partir d'un tel traquenard verbal
que
peut prétendre s'exprimer l'opinion, fût-elle
partisane !
Pas étonnant que l'information devienne, comme bien d'autres
institutions, chaque jour moins crédible.
06
février 2010 - Société
A propos de la
condamnation par la justice anglaise de deux convoyeurs de clandestins
Passeurs ? Aide ? ... Quels compliments !
Une
décision de justice qui permettra à ceux qui n'y
ont pas
suffisamment réfléchi, de faire la
différence
entre le juteux trafic de clandestins et l'humanitaire. Ceux qui ont
été refoulés sont seuls à
plaindre ; ce
sont bien eux les malheureuses victimes et non ceux qui ont
été pris en flagrant délit
d'exploitation de leur
détresse et condamnés en conséquence.
Dommage qu'une complaisance tout aussi
benoîtement coupable qu'aveugle ait pu favoriser l'acheminent
de
ces victimes jusqu'au lieu de leur dernière prise en charge.
Curieux d'ailleurs, la discrétion, à
propos de cet évènement, de bon nombre de ceux
qui,
habituellement, braillent à la moindre mesure ayant pour but
de
réguler ce qui doit l'être. Le moindre malheur de
tous en
dépend pourtant, à commencer par tous ceux qui
attendent
leur tour d'être, hélas,
traités comme une marchandise.
Compassion n'est pas naïveté, et ne pas en tenir
compte fait le jeu des trafiquants de la pire espèce.
26
janvier 2010 - Politique
Allocution
présidentielle - La vérité en face
Exercice
difficile, comme tout ce qui incombe légitimement
à un
chef d'État, mais surtout illusoire, comme ne peut que
l'être un dialogue entre la France d'en bas et celle
d'en-haut,
sous quelque régime que ce soit. Et c'est bien là
que se
manifeste les limites de la démocratie. Comment des citoyens
pourraient-ils admettre, sinon comprendre, les raisons de celui qui
agit au nom d'une raison d'État qui positionne chacun au
rang
infinitésimal qu'il y occupe, que ce soit humainement,
socialement ou économiquement. Comment imaginer que ces
citoyens
puissent faire preuve de l'abnégation requise, ce qui
reviendrait pour chacun d'entre eux à oublier, ne serait-ce
qu'un instant, son propre cas ? Et ceci d'autant plus que nos
mœurs politiques sont telles que les frustrations sont
soigneusement entretenues et emphatisées par une opposition
liguée, à laquelle l'occasion offerte est trop
belle pour
qu'elle n'en profite pas avec outrance, comme s'il était
réaliste d'imaginer que l'un ou l'autre de ses
représentants serait capable de faire mieux, tant au
quotidien
qu'à l'occasion de telles confrontations.
Il a fallu en tout
cas beaucoup de courage au Président Sarkozy pour
s'être
embarqué dans une telle galère. Mais n'est-ce pas
une
manière de dire en face aux français une
vérité qu'ils se refusent à voir,
engoncés
comme ils sont dans des bonheurs individuels – même
s'ils
sont relatifs – que le nombre et les circonstances grignotent
chaque jour un peu plus ?
27
janvier 2010 - Politique
Allocution
présidentielle - Mieux vaut un qui agit que des milliers qui
palabrent.
Qui
a besoin d'être convaincu que tout va mal et qu'il n'est du
pouvoir d'aucun parti de les faire aller mieux par le seul effet du
verbe ?
Les français, par l'approbation à 57% de
leur
Président (inutile de parler de ceux qui
désavouent ses
propos par principe et sans même avoir suivi
l'émission ou
en connaître le moindre mot) prouvent qu'ils savent se
comporter
en adultes et qu'ils attendent autre chose que la polémique
stérile, même si cela dérange ceux qui
ne
connaissent que cela.
Bien sûr les problèmes
personnels
n'ont pas trouvé de solution immédiate, mais ceux
qui en
étaient porteurs s'imaginaient-ils qu'il pouvait en
être
autrement ?
Nous devons tous prendre conscience des
difficultés
du moment et de ce que la rupture avec des orientations qui ont
largement contribué à nous mener là
où nous
en sommes est une nécessité absolue.
L'équité du partage est un autre problème qui doit aussi trouver sa solution, mais envier et attendre
toujours
davantage de l'État est un travers qui nous concerne tous.
Quant
le gâteau est plus petit, ceux qui en voudrait une part
doivent
admettre qu'elle soit d'autant plus réduite qu'ils sont
nombreux, et tenter par eux-mêmes d'y remédier
pour
pallier les insuffisances d'une solidarité qui ne peut tout
faire.
Nouvelle page - Ce qui suit l'inaugure - A vos claviers ! 22
janvier 2010 - Société
Des
forums et autres lieux d'échange via Internet
Effet
Internet ou non, il est remarquable que dans tous les forums
–
quels que soient leurs sujets et leurs tendances –
où les
uns et les autres discutent et même s'étripent,
jamais au
grand jamais, la part de responsabilité incombant
à
chacun de ceux qui s'expriment ne soit évoquée.
Il en est
comme s'il suffisait de proférer ses propres certitudes
à
la manière d'imprécations ; comme si tirer
à
boulets rouges sur des têtes de turc et boucs
émissaires
omniprésents autant que muets était assez pour
que les
choses aient quelque chance d'aller mieux. Que l'ego de
chacun y
trouve son compte ou que s'en trouve soulagées des
colères justifiées ou non, comment se fait-il que
jamais
une contribution n'évoque la responsabilité
individuelle
ou pour le moins la part de responsabilité du contributeur
lui-même, en regard de ce qu'il juge aller mal ? Les autres
seraient-ils seuls responsables de mes malheurs ? Il faut que le sens
des responsabilités soit tombé bien bas pour en
être arrivés là ! Et ce n'est pas un
phénomènes touchant seulement les
overdosés
d'assistanat.
Nos responsables semblent s'en soucier autant que de
leur première promesse électorale, et se gardent
bien de
retourner leurs reproches à ceux qui les leur adressent,
leurs
partisans s'en chargent de la manière communément
admise.
Ils ont l'excuse d'être absents mais surtout : qui voterait
pour
quelqu'un qui aurait l'outrecuidance de mettre le nez de
l'électeur dans son propre pipi ? l'accuserait
d'être un
tant soi peu responsable de ses propres malheurs ? Ne s'appliquant pas
eux-mêmes l'argument, au-delà de promesses non
tenues, les
politiques préfèrent se priver de l'argument.
Ainsi de
la taxe carbone. Mieux vaut ergoter, polémiquer, que de
prendre
des dispositions concrètes et rapides, telles que les motive
l'urgence. C'est encore le lampiste qui paiera ? L'industrie est
exempte de toutes mesures ? Et qui sont les consommateurs des produits
de cette industrie ? Faut-il être assez stupide pour
s'imaginer
que cette même industrie ne répercutera pas dans
ses prix
des coûts supplémentaires lui étant
imposés,
serait-ce pour protéger l'environnement. Ceci revient bien
au
même pour le cochon de payant, non ? Mais jamais l'accent a
été mis aussi fortement sur nos
responsabilités
individuelles ; peut-être le temps est-il venu pour chacun
d'entre nous d'en prendre honnêtement conscience et c'est
là que le bât blesse.
Même chose pour la
désaffection des citoyens à l'égard de
représentants que pourtant ils élisent et
réélisent, n'en étant pas à
une
contradiction près. Là encore les joueurs bottent
en
touche ; là où attendent, imperturbables, sans
états d'âme et jamais
découragés, les
politiques, ceux qui leur servent à la fois d'alibi et
d'exutoire.
Plus grave que cette habitude dorénavant
ancrée dans nos mœurs de s'en remettre
à
l'État en tout et pour tout : la disparition de notre
aptitude
à la remise cause. Sans elle plus aucun progrès
n'est
possible. Dès lors que cette remise en cause
appliquée
à soi-même – la seule qui vaille
– lui est
impossible, l'homme nie avoir au moins autant de devoirs que de droits.